1132 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
137 critiques spectateurs
5
21 critiques
4
58 critiques
3
38 critiques
2
14 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CH1218
283 abonnés
3 285 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 13 octobre 2018
Un peu plus d’un an après le fiasco de « Le Mans », Steve McQueen électrise à nouveau la toile, charmant, d’une pierre deux coups, le spectateur et sa jeune partenaire (et future épouse), Ali McGraw. Fidèle à lui-même, Sam Peckinpah ne fait pas dans la dentelle avec ce road-movie bien ancré dans son temps. Un film acéré, soutenu par un montage efficace, qui perd forcément de son punch lors des moments plus doux et intimistes.
Sur un scénario de ce bourrin de Walter Hill, qui a tout de même pas mal édulcoré le roman original de Jim Thompson, Sam Peckinpah nous réalise en 1972 un western urbain où un ancien taulard, incarné par le charismatique Steve McQueen star de l'époque, court après une mallette noire remplie de billets de banque lui-même pourchassé par une bande de truands qui l'a trahi. On y retrouve les marques habituelles du cinéma de Peckinpah : les fameux ralentis lors des scènes de fusillade qui inspirèrent John Woo, l'otage féminine petit à petit consentante face à son ravisseur et le déchaînement de violence à la fin à travers la longue séquence de l'hôtel. Le début est assez étrange, on y voit Doc McCoy en prison en train de se remémorer les bons moments avec sa femme Carol qui l'accompagnera dans sa cavale. Mais comme dans Apportez moi la tête d'Alfredo Garcia ou Les chiens de paille, on sait que ce n'est que le calme avant la tempête.
Cest la deuxième fois que je vois ce film de Sam Peckinpah et je le connais par coeur à cause de son remake presque honteux de Roger Donaldson avec Alec Baldwin et Kim Basinger qui a copié plan par plan l'original que je trouvais pas mal lorsque je l'ai découvert dans les années 90 et dont mon avis a bien changé depuis. Sur un scénario de Walter Hill, Sam Peckinpah brosse un film violent et distrayant sur un couple dont le mari sort de prison contre un contrat de braquage de banque qui ne va pas se passer convivialement. Courses poursuites, fusillades et trahisons vont se succeder. "Guet-apens" est un chef d'oeuvre pour tout les amateurs de films d'actions parfaitement réalisé, notamment les ralentis réussits cher au réalisateur Sam Peckinpah. Steve Mc Queen et Ali Mc Graw forment un couple de choc dans ce film et meme dans la vie car ils étaient ensemble. A noter aussi la magnifique musique du compositeur Quincy Jones. Un régal.
On peut trouver un petit côté suranné au film en raison de sa plastique, de ses décors ou de ses cascades qui peuvent sembler un peu molles par rapport à la débauche d'effets spéciaux obtenus aujourd’hui par les super caméras dont on dispose. Mais ces apparences sont trompeuses. Car dès le générique, l’œil aiguisé du ou de la cinéphile ne peut s’empêcher de reconnaître les procédés filmiques de narration développés des décennies après par Tarentino, Woo et les autres. Juxtaposition de plans d’actions et d’arrêts sur images, et de scènes anticipatives aux scènes qui vont vraiment se passer, d’actions exagérément étirées ponctuées de scènes hyper violentes, de ralentis presque chorégraphiés pour atténuer ou exacerber l’impact de la violence. Tout est déjà là. Les jeunes réalisateurs n’ont eu qu’à tendre le bras, cueillir et se servir. Et ils ne s’en sont pas priver. Le scandale ne réside pas dans les emprunts que l’on fait aux maîtres. Il réside dans l’oublie de leur rendre hommage, et dans l’indifférence des critiques face à ces oublis.
Un couple mythique magnifiquement filmé par Peckinpah dans un polar intense et nerveux. Une fois encore la mise en scène est sèche et brutale. Elle se conjugue parfaitement avec cette histoire de braqueurs piégés on ne peut plus virile. La violence que le film dégage est elle aussi tranchante, jusqu'au superbe final (filmé comme un western) où les tirs de fusils à pompe explosent un hôtel miteux. Steve McQueen est toujours charismatique, le parfait alliage de fragilité et de virilité. Dans le genre polar qui a la classe, on ne fait pas mieux.
Sam Peckinpah réalise avec talent ce polar avec un excellent Steve McQueen et une charmante Ali McGraw. Le film est monté avec originalité et une fois la cavale on est plongé jusqu'à la fin du film, impossible d'en sortir.
En 1973 le cinéaste Sam Peckinpah venait déjà d’enchainer plusieurs classiques, il se frotte ici à une histoire mêlant les genres du polar, thriller et celui du road-movie. "Le Guet-apens" suit Carter McCoy qui sort de prison grâce au gangster Jack Benyon, en contrepartie ce dernier lui demande de braquer une banque pour lui. Une fois le coup terminé son complice tente de le tuer, il décide donc de fuir les Etats-Unis avec sa femme et l’argent volé… Caractéristique du cinéma de ce metteur en scène, le scénario somme toute assez banal réussit tout de même à se distinguer par la place des différents passages violents qu’il confère entre fusillades et courses poursuites. Comme à son habitude Steve McQueen incarne avec énormément de charisme ce personnage, un genre qu’il semble affectionner, pour lui donner la réplique il peut compter sur la lumineuse et convaincante Ali McGraw mais aussi Ben Johnson dans le rôle du pourri de service. Plutôt divertissant dans son ensemble, "Le Guet-apens" souffre néanmoins d’un rythme pas toujours bien dosé et de la relation désagréablement machiste entre les personnages de McQueen et McGraw.
Un film parfaitement rythmé qui emporte par un scénario au poil et des personnages forts. Sam Peckinpah imprime un rythme posé qui permet à l'histoire de prendre son temps et fait de ce film de gangster un modèle du genre. Ça défouraille sec, mais avec beaucoup de classe, et on ne verse jamais dans l'action pour l'action. On est ici dans une certaine cérébralité et un contrôle très appréciable dans ce genre de film. Après un temps, le scénario, plutôt classique, vire à la fuite désespérée et les personnages prennent alors le relais, notamment celui d'Ali Mc Graw. Sa relation avec Steve Mc Queen est passionnante et évolue avec complexité. La mise en scène est classique mais très efficace et tout cela nous donne un must pour les amateurs du genre.
Un super film. Des acteurs excellents (Steve McQueen, Ali McGraw). Un rythme sans temps morts sauf peut être le début du film qui est un peu long à se lancer. Si non, les fusillades sont plutôt bien faite et le suspense est au rendez vous.
De part son couple vedette très charismatique et sa réalisation ultra nerveuse ,ce film reste une des références des polars de son époque même si avouons le ,l'ensemble a pris un léger coup de vieux.Niveau rythme ,la première 1/2 heure peine a lancer la machine et il faut patienter jusqu'au braquage pour vraiment ressentir l'adrénaline des poursuites et autres fusillades qui s'enchainent parfois au détriment d'un certain réalisme.Le réalisateur de la Horde Sauvage maitrise son sujet et nous gratifie d'un savant montage qui allié a de superbes ralentis procure son petit effet question mise en scène.Bien que signé Quincy Jones ,la BO apparait en retrait et ne soutient que rarement des images quelque fois d'une extrême violence ,Peckinpah oblige.Cette bestialité contraste avec la douceur d'une resplendissante Ali Mac Grow formant un efficace tandem a la Bonnie and Clyde avec un Steve Mc Queen au sommet de son art alternant avec brio sequences tendres et violentes.
« Guet-apens » est un bon thriller policier doté d’une histoire engageante, d’une intrigue familière et d’un développement nerveux. Sam Peckinpah impose son style épuré, violent et limite misogyne, là où Walter Hill peine à offrir une histoire sachant rester dynamique durant l’intégralité des 120 minutes du film. Quincy Jones signe une bande originale offrant des sonorités assez pénibles, à se demander s’il était sous l’effet de produits stupéfiants lorsqu’il l’a composée. La photographie orchestrée par Lucien Ballard est plaisante. La distribution offre de bonnes prestations. L’ensemble reste agréable malgré le poids des années.
Steve McQueen... Ah ce cher Steve ! He's in "The Getaway". Traduit en français par "Guet-apens". Basé sur un roman de Jim Thomson (également scénariste pour Kubrick et ses "Sentiers de la gloire"). Synopsis : McCoy doit réaliser un hold-up sans bévues pour rembourser sa remise de peine. A la banque, rien ne se passe comme prévu... . Scénariste : le futur réalisateur de "Double détente", "48 heures" et sa suite, "Dernier recours" (avec Willis) : Walter Hill. Il bétonne cette histoire de part en part. Nickel ! Avec le couple vedette McQueen-McGraw (ils se sont rencontrés sur ce tournage !) qui tient le haut de l'affiche, on reste scotché devant cette ambiance délétère à souhait soigné par la musique mirobolante de Quincy Jones, compositeur sur "Dans la chaleur de la nuit" (avec Sydney Poitier), "La couleur pourpre" (de Spielberg), et "Le majordome" (incarné par Forest Whitaker) dernièrement. Notons Ben Johnson (l'habitué du western : "L'homme des vallées perdues", "La horde sauvage"...) et Bo Hopkins (apparu devant la caméra d'Alan Parker ("Midnight express") et d'Oliver Stone ("U-turn") notamment) au casting. Parlons maintenant de l'atmosphère rendue par Sam Peckinpah (il a déjà tourné "Major Dundee", "La horde sauvage" et "Les chiens de paille" !!). Un poil trop lent dans son début, on rentre de plein fouet dans le film lors du fameux hold-up. A partir d'ici, c'est la classe de Steve McQueen et le charme de velours d'Ali MacGraw qui va faire le reste. Le couple, à la fois charismatique et tout en légèreté, dirigé par une caméra qui nous tisse des plans larges puis des plans rapprochés, est à fleur de peau : l'univers de Peckinpah est mis à nu. Violence, culpabilité et cynisme sont ainsi filmés avec maestria. La violence reste, quant à elle, suggestive et ne déborde pas du pitch. Parfait, Monsieur Sam. Avec McQueen à bord, nous avons droit à des courses-poursuites étincelantes et des scènes de fusillades bigrement bien léchés. Je l'ai néanmoins préféré dans "Bullitt" où Lalo Shiffrin faisait rugir son moteur dans sa bande-son. Il n'en reste pas moins, avec "Guet-apens", dans une forme redoutable et d'un tonus irréprochable. Ce Steve, il nous fait une de ses leçons de cinéma, dites-donc. Tout comme Peckinpah, à l'instar du dernier gunfight, extra. "The Getaway", considéré aujourd'hui de facture classique, ne reste pas moins un Peckinpah with Steve & Ali et a ainsi acquis le statut de film culte. Spectateurs, un policier made in 70's. Date de sortie US : 1973.
Une des stars les plus glamour sous la caméra du cinéaste le plus pessimiste, ça ne pouvait pas donner autre chose que ce résultat. Un film de hold-up qui décortique ses personnages, un monde de faux semblants, de violence mais aussi sordide et sombre parfois. Road movie, film de gangsters, film d'action, Peckinpah iconise S. McQueen avec son fusil à pompe, loin de la séduction affichée habituellement par le tombeur. Un rôle dense, bien épaulé par la très belle A. McGraw, dans un rôle là aussi complexe. Parallèlement, on va suivre l'ancien complice de Doc, accompagné d'une fille un peu simplette et de son mari, forcé de regarder leurs ébats. La scène d'action finale est un morceau d'anthologie tout comme le couple glamour au beau milieu d'une décharge. Oeuvre à part dans la carrière de Peckinpah, un film réussi, bien rythmé et au scénario bien construit. Son inutile remake fais bien plus vieux que son modèle, le comble. D'autres critiques sur
Pour être libéré de prison, Carter Mc Coy s’engage en contrepartie à fournir une prestation inhabituelle à un avocat véreux : un hold up. Après le hold up et les règlements de compte, Mc Coy et sa femme fuit direction le Mexique pourchassés par un complice survivant et la police. Adaptation d’un roman de série noire référence des 70’s, c’est l’histoire de deux êtres froids et déterminés. Le romanesque amoureux de Bonnie and Clyde qui avait fait un carton quelques années plus tôt ; pas pour eux. Lorsqu’ils se retrouvent après 4 ans de séparation ; pas un baiser. La scène de la baignade du début du film est donc inadaptée aux personnages, c’est une des rares maladresses. Sam Peckinpah champion de la misanthropie et des films âpres aux relations humaines parfois sauvages n’a pas été totalement maître du scénario ce qui explique quelques choix contestables comme celui-ci. Le choix d’Ali Mc Graw tout juste auréolé de son succès dans « Love Story » et égérie de la Paramount pour jouer le rôle féminin en est un autre. Manque de charisme, de dureté et de force chez cette actrice ; Bonnie (Faye Dunaway) était une autre pointure. Décrié par les fans de Peckinpah dont je suis car trop mou du genou (le hold up manque d’envergure pour un Peckinpah) ; ce film qui fût paradoxalement son plus grand succès commercial est tout de même bourré de qualité… Peckinpah même sur un film de commande est une pointure de la réalisation. Et il le prouve dans de nombreuses scènes sa maestria : la scène de la benne à ordure, la fusillade entre McQueen et les deux flics en pleine rue, la scène du train, le gunfight final dans l’hôtel termine le film en beauté. Et puis, j’ai personnellement découvert Al Lettieri dans le rôle d’un méchant tarantinesque avant l’heure. La scène où dans la chambre d’hôtel, un plan nous montre des jambes ligotées à un siège remontant au visage du personnage avec un contrechamp sur le lit est d’une drôlerie absolu. Un pur plaisir ce film mais Sam Peckinpah s’était montré beaucoup plus tranchant et cynique dans ses deux chefs d’œuvre que sont « Les chiens de paille » et « La horde sauvage ». A voir tout de même car les héritiers de ce cinéma sont nombreux.