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tuco-ramirez
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4,0
Publiée le 4 avril 2013
Pour être libéré de prison, Carter Mc Coy s’engage en contrepartie à fournir une prestation inhabituelle à un avocat véreux : un hold up. Après le hold up et les règlements de compte, Mc Coy et sa femme fuit direction le Mexique pourchassés par un complice survivant et la police. Adaptation d’un roman de série noire référence des 70’s, c’est l’histoire de deux êtres froids et déterminés. Le romanesque amoureux de Bonnie and Clyde qui avait fait un carton quelques années plus tôt ; pas pour eux. Lorsqu’ils se retrouvent après 4 ans de séparation ; pas un baiser. La scène de la baignade du début du film est donc inadaptée aux personnages, c’est une des rares maladresses. Sam Peckinpah champion de la misanthropie et des films âpres aux relations humaines parfois sauvages n’a pas été totalement maître du scénario ce qui explique quelques choix contestables comme celui-ci. Le choix d’Ali Mc Graw tout juste auréolé de son succès dans « Love Story » et égérie de la Paramount pour jouer le rôle féminin en est un autre. Manque de charisme, de dureté et de force chez cette actrice ; Bonnie (Faye Dunaway) était une autre pointure. Décrié par les fans de Peckinpah dont je suis car trop mou du genou (le hold up manque d’envergure pour un Peckinpah) ; ce film qui fût paradoxalement son plus grand succès commercial est tout de même bourré de qualité… Peckinpah même sur un film de commande est une pointure de la réalisation. Et il le prouve dans de nombreuses scènes sa maestria : la scène de la benne à ordure, la fusillade entre McQueen et les deux flics en pleine rue, la scène du train, le gunfight final dans l’hôtel termine le film en beauté. Et puis, j’ai personnellement découvert Al Lettieri dans le rôle d’un méchant tarantinesque avant l’heure. La scène où dans la chambre d’hôtel, un plan nous montre des jambes ligotées à un siège remontant au visage du personnage avec un contrechamp sur le lit est d’une drôlerie absolu. Un pur plaisir ce film mais Sam Peckinpah s’était montré beaucoup plus tranchant et cynique dans ses deux chefs d’œuvre que sont « Les chiens de paille » et « La horde sauvage ». A voir tout de même car les héritiers de ce cinéma sont nombreux.
Le film possède donc un très grand charme, savoureux à regarder. L’esthétique, dans l’ensemble, est intéressante, digne d’autres road movies, puisque l’on retrouve dans la cavale, la présence des petites villes, des motels ainsi que tous les autres motifs récurrents de la route. L’esthétique visuelle est aussi et surtout savoureuse grâce à la prestance incroyable des deux acteurs. Voir Steve McQueen dans ce costume sur mesure et ce fusil camouflé avec son sac noir procure un véritable plaisir visuel. Il incarne un personnage très intéressant, qui réussit mais n’est pas pour autant intouchable, en témoignent la petite chute, la benne à ordure ou encore les doutes sentimentaux. "Guet-apens" se révèle vite comme un un des meilleurs films avec McQueen tant non seulement son charisme s’inscrit bien dans les goûts du film mais aussi son alchimie avec Ali MacGraw est visible. Les deux acteurs sont grandioses et offrent des interprétations magistrales, exceptionnelles. On ne peut qu’admirer.
Très bonne réalisation, très bon scénario, bonne musique et excellent montage - à part le montage alternatif avec l'autre couple, inutile!!- et des acteurs formidables!
Le film est parfois peu explicite dans son déroulé narratif. (pourquoi tout le monde spoiler: se retrouve à El Paso ? ) On regrettera aussi un élément de scénario peu subtil : (spoiler: "Doc" qui est un excellent tireur se permet de rater plusieurs fois Rudy sans s'assurer de sa mort !). Vraiment dommage car sinon, après une démarrage en douceur, quand c'est parti ça ne s'arrête plus et ce film reste un modèle de braquage foireux avec un suspense constant, des scènes de violence particulièrement réussies et quelques scènes bien dérangeantes. Tout cela nous cloue dans notre fauteuil jusqu'à la fin, McQueen est très bon quoique peu expressif, en revanche Ali McGraw sans être mauvaise a beaucoup de mal à convaincre. Le méchant est particulièrement réussi et Sally Struthers nous fait une démonstration spoiler: complètement barré du syndrome de Stockholm. Outre le gunfight final on appréciera cette scène complètement surréaliste dspoiler: ans le camion poubelle, ou celle du voleur de consignes. Certes, Peckinpah a fait mieux et même bien mieux, mais c'est néanmoins très bon
S'il y a un truc sur et certain que l'on peut affirmer à propos de ce « Guet-Apens », c'est qu'il ne brille pas par l'originalité de son pitch et donc de son scénario. En effet, on pourrait résumer le film de la manière suivante : un couple se retrouve traqué à travers le Texas suite à un braquage qui ne s'est pas déroulé comme prévu. Ce genre de sujet, on a déjà vu ça je ne sais combien de fois et ce n'est pas forcément ce qui attire le plus. Mais là, y a trois trucs qui changent la donne. Le premier, c'est que c'est Walter Hill qui a écrit le scénario. Walter Hill, c'est le genre de mec qui n'est pas un virtuose mais qui sait ce qu'il fait et qui maîtrise ce qu'il fait. Certains de ses films comme « Hard Times » ou « The Warriors » (je ne mets pas le noms français qui craignent vraiment) sont là pour en témoigner. Le deuxième, c'est que derrière la caméra, c'est Sam Peckinpah qui officie. Peckinpah, il représentait pas la crème des cinéastes, mais il était en revanche un « esthète » de la violence au cinoche. Rappelez vous de « Straw Dogs » (1971). Et enfin, le troisième et dernier truc, et pas des moindre non plus, c'est que dans le fameux couple cité précédemment, on retrouve quelqu'un que l'on connaît bien : un certain Steve McQueen. Comme quoi, des fois il suffit de peu de choses pour faire fi de certains préjugés que l'on peut avoir à propos d'un film. Soyons un minimum sincère : « Guet-Apens », ce n'est pas ce qui se fait de mieux au cinéma, même en matière de film d'action. On a vu mieux avant et après. Même si la cavale du tandem McQueen /McGraw n'est pas forcément désagréable à suivre, elle n'est pas passionnante pour autant car elle manque singulièrement de tension, de violence. Toutefois, certaines scènes sont sacrément bien foutues (notamment celle du train). Cependant, le film connaît un vrai moment de « barbarie » : cette fusillade finale dans laquelle McQueen doit en découdre avec tous les mecs aux tronches peu reluisantes qui lui filaient le train depuis le début. Un moment de « barbarie » dans lequel ressort la patte de Peckinpah : ces ralentis montrant les mecs se prenant les bastos avant de tomber à terre. Peut-être que je suis un peu réducteur, mais à mon goût, « Get Apens » est sauvé par ce passage pétaradant et par le charisme de son acteur principal qui bouffe littéralement tout l'écran quand il apparaît.
Malgré des rapports tendus entre Peckinpah et McQueen soucieux de son image de rebelle cool, Le Guet-apens est un pure bonheur 70's sorte de néo-western mis en musique par Quincy Jones et porté par son couple vedette et la belle Ali McGraw. Peckinpah digère parfaitement toute ces influences et offre quelques scènes qui ont marqué plusieurs générations de réalisateur à l'image des affrontements au fusil à pompe dans les couloirs scène culte qui sera recopié 1000 fois par la suite. Bref un vrai classique d'un réalisateur maudit mais tout simplement essentiel.
Lorsque Sam Peckinpah dirige Steve McQueen dans un thriller, cela nous donne un très bon film qui a plutôt bien vieilli, comparé à d’autres films du même genre. Steve McQueen incarne Doc Holiday, un ex-taulard dont le dernier casse a foiré. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’un de ses complices le poursuit pour récupérer la mallette remplie d’argent. J’avais peur de m’ennuyer comme ce fut le cas avec Bullitt, mais il n’en est rien. Je me suis régalé devant ce long-métrage. Steve McQueen est une des pointures de l’époque. Des acteurs comme ça, on n’en a plus autant à notre époque. Néanmoins, le début du film prend du temps avant de réellement décoller. Heureusement, la suite est plus que géniale. Il y a pas mal de suspense et les scènes sont prenantes. Le final du film est aussi la meilleure partie. Rarement une scène de fusillade ne m’a tant convaincu. Je vous conseille fortement ce film.
Une fois encore, Sam Peckinpah fait preuve d'audace en réalisant ce "Guet apens", monument de violence, de sensibilité exacerbée, de cynisme, de malice et de cruauté. Avec "Guet apens", Peckinpah poursuit son exploration des tréfonds de l'âme humaine, plaçant l'homme solitaire face à la machine qui le broie, petit fétu de paille qui se débat comme il peut pour échapper au pire tout en sachant que celui-ci viendra tôt ou tard. Mais cette fois-ci, Peckinpah livre une vision plus optimiste, par la fin bien sûr, mais aussi et surtout par la clairvoyance de son personnage principal qui ne semble jamais pris au dépourvu. Steve Mc Queen incarne comme nul autre cette vision de l'homme traqué qui trouve toujours l'issue où qu'elle se trouve. Son interprétation frôle la perfection. Un grand moment de cinéma.
Très bon polard, Peckinpah se joue des conventions et de la morale. Les personnages sont des caricatures où sont abordés toutes les tares donnant une image assez réaliste des USA. Le travail de Peckinpah est remarquable efficace, alternant violence sordide, humour et tendresse
S'il n'est pas aussi précis dans ses intentions qu'a pu l'être la Horde sauvage, le film reste un bon moment, car servi par de bons acteurs. Aussi, l'intrigue simple mais efficace permet de poursuivre l'étude de Peckinpah sur la violence en Amérique, en lui prêtant cette fois ci des traits séduisants sans omettre d'en montrer le danger. Moral ou Immoral ? Amoral ? Difficile à dire, plus que des incohérences psychologiques, le film est celui de la coïncidence, un film anti-destin, une œuvre détachée, et forcément féroce par la même. Sauvage mais propre.
Miroir inversé du Bonnie and Clyde de Penn (ici, ni romantisme tragique ni fin socialement "morale"), ce film esthétiquement marqué par son époque, ce qui en fait aujourd'hui son charme et ses limites - le rythme est parfois chancelant, la musique très typée...Ali Mc Graw joue objectivement comme un pied, mais son physique atypique à 10 000 lieues des standards d'aujourd'hui apporte une vraie plus-value.
Film un peu décevant de la part de Sam Peckinpah, sans doute parce que je connais le roman dont il est l’adaptation en partie édulcorée. La faute essentiellement à un script de Walter Hill, qui n’a pourtant pas la réputation d’être un tendre, et qui adoucie considérablement la relation du couple, beaucoup plus sombre et vicelarde dans le polar de Jim Thompson puisque les personnages y sont nettement plus égoïstes et envisagent tous deux de se débarrasser de leur conjoint. C'est d’autant plus dommage que la rencontre entre le réalisateur des Chiens de paille et l’auteur de The Killer Inside Me sentait le soufre à des kilomètres. Concernant la mise en scène, Peckinpah alterne passages excellents comme la fusillade finale dans les couloirs d’un hôtel, matrice de tout un pan du cinéma d’action (demandez à John Woo) et les fautes de goût impardonnables comme une roucoulade dans l’eau filmée au ralenti et qui a plus sa place dans une comédie romantique cul cul la praline que dans un film du grand Sam.
Pas le Peckinpah le plus connu, si ce n'est par son introduction, et je dois dire qu'elle est vraiment bien, à la fois virtuose et oppressante, en particulier grâce à la bande-son.
Sinon, j'ai bien aimé ce braquage géant. Les relations des personnages sont intéressantes, le film contient son lot de mystères et de retournements bien vus (pour une fois), pour un peu on se croirait presque dans un film noir pur jus.
Le tout est servi par une mise en scène sans faille.
Non franchement c'est bien, et pas si loin du western moderne Et Ben Johson m'a bien fait rire avec ses manières.
Un bon film de truand ou, pour une fois, les voleurs spoiler: partent avec le butin . Fin immorale certes, mais le scénario fait que l'on prend partie pour eux, même s'ils commettent erreur sur erreur. Ce butin, ils l'ont chèrement acquis, mais a y bien réfléchir, ce n'est pas très joli tout de même. Ali Macgraw est vraiment une très jolie femme, et rien que pour cela ce film a un intérêt. Le scénario est bon, les quelques courses poursuites bien orchestrées, sans trop de tape à l’œil. Quelques longueurs, mais inévitables, je pense. A voir par tous les amateurs de film de truands, de Macqueen et Macgraw
En pleine possession de ses moyens, Sam Peckinpah signe un polar exemplaire doublé d'une très belle histoire d'amour, porté par le charisme de Steve McQueen et culminant dans un gunfight d'anthologie.
Un film culte avec l'exellent Steve Macqueen qui avec sa téte de dragueur arrive à interpréter un truand de maniére badass.Et qui mieux que Peckinpah pouvait rythmer ce film de facon maitrisée avec des scénes d'action vraiment intenses.