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Un visiteur
2,0
Publiée le 19 juillet 2011
Alors, si on aime Wendy et Lucy, on aimera la dernière piste. pour les autres, comme moi, c'est plus délicat. c'est lent, en 4/3, les sous titres sont au milieu de l'écran et il se passe pas grand chose. n'empêche que j'ai accroché et j'ai apprécié certains aspects. mais franchement, finir sans dénouement, cela a beau être un contre-pied au cinéma actuel, cela reste aussi un contre-pied aux attentes des spectateurs. j'en suis sorti frusté.
Non non et non ce n est pas bien! ce n est rien d' autre qu'un film exomil Sur les 10 spectateurs de la séance de 22h15 la moitié piquait du nez sur son fauteuil ou dormait gentiment. Je le sais je suis parti 1/4 d' heure avant la fin qui, il parrait finit en queue de poisson ;)) pour ceux qui trouve cela très réel demandez vous pourquoi des gars sensés mettent la seule eau disponible sur un chariot qui as toutes les chances de se renverser dans sa descente de la ravine. Sinon pour les paysages il y a de très bonnes émissions sur arte.
Avec La Dernière Piste, Kelly Reichardt dépouille le western de ses mythes pour en révéler l’attente, l’incertitude et l’épuisement. La mise en scène resserrée, presque anti-spectaculaire, privilégie les visages et les gestes répétitifs, faisant du hors-champ une source constante d’angoisse. Reichardt filme la conquête de l’Ouest comme une errance opaque, où l’autorité vacille et où le doute devient moteur narratif. Le personnage de Meek incarne ainsi une figure d’autorité progressivement vidée de sa crédibilité, face à des colons contraints de réévaluer leur confiance. Un western minimaliste et profondément contemporain, qui interroge avec acuité les récits fondateurs américains.
1.5 parce que j'ai vu Pater avant et donc à coté celui ci est un chef d'oeuvre. passe encore l'absence d'action et qq invraisemblances mais si au moins il y avait une fin, voire une histoire...
"Mais que suis-je en train de regarder ?" ou ma première réaction face à ce film extrêmement singulier estampillé 'western'. C'est lent, trop lent. Un périple qui n'en finit pas, dans un cadre proche du néant... et pourtant ! Pourtant c'est curieux de voir qu'un un film dénué d'artifices Holywoodiens puisse dégager une telle aura, presque crédible dans une démarche naturaliste. Une expérience à tenter, vraiment.
La dernière Piste est l'histoire d'une errance, celle de trois familles en route vers l'ouest américain. Malheureusement les personnages ne sont pas assez développés pour que l'on partage avec eux l'anxiété d'un voyage en milieu hostile (le manque d'eau, désorientation et désaccord sur la route à suivre, menace des indiens). On avance dans le film exactement comme eux, sans savoir où l'on va. Car de scénario il n'y en a pas, comme de cartes. Ce qui m'a le plus ému dans ce film ce sont ces paires de boeufs qui font avancer les chariots sur la piste, tantôt caillouteuse, tantôt plate. On parle d'un cinéma de la réalité, et c'est vrai que la reconstitution de l'époque est très fidèle, avec ces tenues et ces ustensiles d'un autre age. Seulement, quand un enfant ramène quelques pépites d'or lors d'une pause et affirme qu'il y là-bas de quoi en remplir un seau, et qu'ils s'en vont sans même aller voir (l'or ne se boit pas); j'ai vraiment du mal à le croire. Alors Oui Kelly Reichardt aime déjouer nos attentes mais bon, c'est un peu fort tout de même. La fin du film me laisse pantois, comme lorsqu'on arrive enfin à la rivière et que l'on découvre que son lit est sec. Grosse déception pour ce film qui n'apprend rien, n'ouvre sur rien, ne dis rien de plus. Autant j'ai aimé ces film précédents, comme Old Joy, Emma and Lucy, mais là le jeu des acteurs est trop mince pour apprécier la réalisation. L'afffiche du film nous trompe volontairement, et rate sa cible. Ce n'est pas un western mais un huis-clos qui s'égare. J'apprécie la dimension humaniste du film seulement elle tient d'avantage de la posture que de la teneur. Ce film est un mirage qui s'évapore à mesure que l'on progresse.
Magnifique film d'errance sans fin... et pourtant, des changement presque imperceptibles, comme des doutes qui planent. L'humain face à ses croyances, dans sa solitude quant aux décisions à prendre, acte moral par excellence. De longs plans qui racontent mille choses, comme le premier où des femmes traversent un fleuve, l'une porte un oiseau en cage, dans l'immensité de cette nature inconnue. Le choix du format est effectivement surprenant, on est en 1,33, alors n'attendez pas le noir pour vous approcher de l'écran! Ça fait comme des œillères, comme les coiffes que portent ces dames? Les décors sont somptueux. La matière brute. Le film d'une grande finesse.
Assez déçue, du moins, je ne m'attendais pas à cela! Certes les paysages sont magnifiques, cela représente bien l'épouqe fimée et c'est bien joué … Mais il ne faut pas s'attendre à de l'action, c'est d'une lenteeeeur, on est bien loin des Western habituels! De ce fait, je ne le classerais pas dans un Western (même si cela se passe à l'époque des westerns) mais plutôt dans une sorte de drame / suspens un peu psychologique!genre !!!
un western d'art et d'essai, ce qui pourrait etre interessant, mais que la façon de tourner et le montage rend extrêmement epuisant ; des les premiers plans on se dit que on va enormement s'emm...
Je n'ai rien contre la lenteur dans le cinéma, si elle est portée par de grands acteurs et un grand cinéaste. De plus, je suis passionné par les westerns. Mais il faut bien reconnaître que cette chose, qui dure une heure et quarante minutes et parait durer trois heures, et ses acteurs particulièrement pitoyable et insignifiants, à part celui qui interprète l'Indien, est d'un ennui total. Il n'y a rien du tout dans ces cent minutes de cinéma, rien que de l'ennui. Un grand cinéaste, avec de grands acteurs, aurait pu réaliser un grand film à partir de cette histoire, mais Kelly Reichardt n'en a fait qu'un néant, un vide abyssal. Cent minutes d'ennui absolu. Bon courage.
Kelly Reichardt atteint, avec "la dernière piste", l'essence même du Western, ne cédant pas aux attentes de l'imaginaire collectif fortement influencé par les films de Sergio Leon, mais flirtant avec le documentaire en nous transportant véritablement avec cette caravane perdue et livrée à elle même. Ce que la réalisatrice à voulu montrer avec ce film, ce sont des "héros ordinaires", des hommes et des femmes qui ont du traversé, au rythme lent de la marche à pied, des paysages désertiques et dangereux, ne faisant confiance qu'à leur instincts ou à la parole de cowboys faisant croire, à juste titre ou non, qu'ils connaissaient chaque recoin de l'ouest sauvage. Le rythme lent du récit nous emmène au plus proche de la réalité de ces longs voyages, les plans larges donnent leur force à la ligne de l'horizon et à ce sentiment d'immensité qui habite le film, et le jeu des acteurs révèle bien les préoccupations, les incertitudes et les peurs d'une génération d'explorateurs forcés. Un film qui ne peut pas plaire à tout le monde mais ceux qui aime les belles images et les histoires authentiques y trouveront 1h45 de pur bonheur!
Des plans très longs et fixes, un rythme au niveau des gens que l'on suit tout au long du film, filmé de leur point de vue uniquement... Ce film, en insistant sur chaque chose, chaque geste simple trop souvent considéré comme inutile au cinéma, chaque hésitation, nous plonge dans cette atmosphère glaciale et brûlante à la fois en nous communiquant chaque sentiment des différents personnages, comme si le laconisme ambiant nous permettait de mieux les comprendre et de nous identifier à eux. Le décor est magistral et semble engloutir les personnages qui luttent durement contre la nature. spoiler: Les scènes de communication avec l'Indien sont heureusement sans pathos et sans trop de manichéisme, c'est avant tout une confiance désespérée et nécessaire que lui portent les autres.