Le Troisième homme
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Charlotte28
Charlotte28

206 abonnés 2 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2024
Un excellent film ni ennuyeux ni vieilli mais au contraire rythmé, doté d'une musique géniale et porté par des comédiens convaincants. Un vrai film noir qui porte la marque de son réalisateur et se distingue par sa sobre efficacité. Un must-see.
Henner
Henner

93 abonnés 144 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2025
Ce film fait incontestablement partie des chefs d'oeuvre du cinéma français. Tout est superbe, l'histoire qui tient en haleine, le jeu des acteurs épatant, Vienne admirablement filmée, tous les personnages secondaires, la mise en scène, la bande son inoubliable. C'est un film que l'on peut revoir encore et encore sans jamais se lasser et on garde toujours dans la tête des plans culte, le chat sur les chaussures noires, la grande roue, le gamin qui crie dans la rue, la poursuite dans les égouts, le dernier plan au cimetière. On parle souvent du film d'Orson Wells, remarquable sans le rôle de Harry, mais c'est bien l'oeuvre de Carol Reed, sur un scénario de Graham Greene. Palm d'or à Cannes, bien méritée et certainement l'une des plus brillantes. C'est non seulement un film dont on se souvient longtemps mais très certainement l'un des meilleurs films de tous les temps. A voir et re-revoir sans modération.
yayo
yayo

76 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2013
Le troisième homme faisait parti du haut de la liste des films noirs qu'il me fallait absolument voir. J'en attendais beaucoup et j'ai été déçu, frustré même. On sent qu'il y a quelque chose de génial, mais je n'ai jamais réussi à m'impliquer totalement dans l'histoire. Il est clair que niveau mise en scène c'est parfait, et que les acteurs sont très bien dans leurs personnages. Mais le déroulement de l'histoire m'a juste ennuyé par moments. Pourtant avant l'excellent climax et la sublime fin, on a quelques moments intéressants qui telle une décharge me font reprendre espoir dans l'intrigue, puis finalement non, ce n'était qu'un feu de paille. Le gros problème de ce film est certainement le cas Orson Welles et son personnage; du coup je déconseille au spectateur voulant voir le film de lire la distribution, le synopsis (voir la suite de cette critique!). En effet, si on connaît peu cet acteur et que c'est le premier film qu'on voit de lui, le twist peut surprendre. Mais pour moi impossible, du coup je passe plus de la moitié du film à l'attendre, et c'est long! Trop long! Après j'avoue que sa première apparition est juste d'une classe folle. Rien que cette scène justifie l'intérêt des films en noir et blanc car impossible d'avoir ce genre d'effet en couleur. Après j'aime bien tout le discours que tient le personnage à la fête foraine, sa fugue dans les égouts de Vienne. Sinon la musique ultra connue d'Anton Karas est vraiment étrange dans le contexte du film, cela change radicalement de ce qu'on a dans les autres films du genre. Finalement même si ce n'est pas la claque que j'aurai voulu prendre, certains aspect mon assez marqué pour que j'ai envie de le revoir.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Superbe chasse à l'homme dans une Vienne ravagée par la guerre, déserte et transformée en théâtre d'ombres. L'intrigue est prenante, le montage nerveux et la photographie superbe avec cadrages obliques à la Citizen Kane. Musique célèbre et poursuite dans les égouts d'anthologie. Reed reprendra la même ambiance dans L'homme de Berlin en 1953. Quel plaisir de voir apparaître Orson Welles, mince et cynique et d'admirer la beauté d'Alida Valli. Chef d'œuvre.
Patjob
Patjob

44 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2025
Un monument à plusieurs titres. Par ordre chronologique :
- Un humour British immédiatement du plus haut niveau : dès la séquence d’ouverture, avec le télescopage entre le commentaire (dans un monde où le trafic est roi, les amateurs ont beaucoup de peine à concurrencer les professionnels) et l’image ; ensuite, la notoriété bien différente, selon le niveau du public, du personnage principal en tant qu’écrivain de romans de série Z.
- Un rythme parfait dans la découverte des personnages et des éléments constitutifs du « mystère ».
- Une atmosphère oppressante héritée des grand films expressionnistes Allemands.
- La place de la ville de Vienne, à la fois dévastée et pleine de vestiges artistiques, composante essentielle du film.
- Quelques plans inoubliables comme celui de Lime (campé par Orson Welles) apparaissant dans la lumière d’une fenêtre subitement ouverte ; ou celui des doigts du même personnage, dépassant d’une bouche d’égout qu’il est impuissant à ouvrir.
Quand on voit la carrière de Carol Reed, on peut s’interroger sur la part de Welles dans cette réalisation, qui entretient des rapports avec plusieurs films du Maître (comme « La dame de Shangaï », avec les plans « déséquilibrés », représentatifs de la psychologie du personnage ou de la société montrée, ou « La soif du mal »)
Une date dans l’histoire du film noir et un vrai plaisir de cinéphile !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mai 2016
Cette année, mon duel « Evasion »/ « The equalizer » n’aura pas eu lieu. « Evasion » aura ainsi donc marqué, avec « Les ailes de l’enfer », l’action des fêtes de Pâques.
Pour continuer sur mai, le 69ème Festival de Cannes a ouvert ses portes le 11 mai avec le nouveau Woody Allen : « Cafe society ». Et juste avant, de découvrir un improbable Laurent Laffite en maître de cérémonie surbooké. En ce 13 mai 2016, mon cycle Cannes s’est ouvert hier soir par « Le troisième homme » de Carol Reed. Mon festival cannois de palmés est également composé de : « Othello », la pièce de théâtre mise en scène par Orson Welles, « Apocalypse now », dont je fournirai un commentaire plus long que ma critique, « Paris, Texas » de Wim Wenders, « Sailor et Lula » (pour me refaire une idée dix ans après un premier visionnage ; critique déjà mise en ligne), et se terminera par « Le pianiste » (critique également déjà réalisée), œuvre tout en douceur de Roman Polanski.
Mais reconcentrons nous sur « Le troisième homme ».
Synopsis : Holly, un écrivain américain en bout de course, arrive dans le Vienne de l’après-guerre pour rencontrer Harry, un ami qui a prétendument été tué écrasé par une voiture. Holly va mener son enquête.
Scénario au diapason pour Graham Greene qui adapte au cinéma son propre roman dont il écrit le script au fur et à mesure des idées de Reed et d’Orson Welles. La collaboration Greene/Reed a débuté sur « Première désillusion » et se terminera par « Notre agent à La Havane » se concrétisant en trois films sur 12 ans. Durant « Le troisième homme », l’écriture filmique est audacieuse et des idées de réalisation permettent une fluidité scénaristique et de montage sans équivoque. Idées qui seront reprises par la suite avec le génie en moins. De plus, les rumeurs ne font qu’accentuer la légende selon laquelle Orson Welles aurait réalisé le métrage. Si Maître Orson avouera plus tard ne jamais avoir touché la caméra du metteur en scène, Carol Reed s’est sans aucun doute inspiré de la patte du réalisateur de « Citizen Kane » à cause des angles inclinés à la Orson.
Toujours pour parler scénario, Carol Reed a imprégné au « Troisième homme » une épaisseur psychologique intelligente en ne montrant jamais la figure d’Harry (Welles). En cela, et en imprégnant les codes du film noir américain (suspense ou tension nerveuse à son comble, complets gris pour les personnages, magnificence du N&B en des jeux de lumière et d’ombres portées signés Robert Krasker (Visconti l’avait engagé pour « Senso »)…), le futur réalisateur de la comédie musicale « Oliver » dessine un métrage anglais calibré pour faire face au « Faucon maltais », « Grand sommeil » ou « Key Largo ». Un atout kitsch et charmeur.
Une autre raison d’inscrire « Le troisième homme » dans la lignée des plus grands films noir d’époque, c’est grâce à la musique d’Anton Karas qui, grâce à une cithare, nous joue un morceau électriquement intense, nous embaumant dans l’histoire qu’on ne perd pas d’un fil. Parfois mirobolante, parfois inquiétante et lugubre, la partition d’Anton sert admirablement une Vienne désolée et dévastée par la guerre. Aujourd’hui culte pour n’importe quel amateur de cinéma, l’unique composition d’Anton Karas pour le cinéma est ainsi rentré dans les annales. Magnifique !
Si l’on se rapproche du casting, on tutoie l’excellence.
Orson Welles, dans la peau d’Harry, porte à lui seul l’intérêt général du film. Trois scènes-clés, trois partitions mémorables ! Sa première apparition lumineuse (sous la véranda), sa discussion avec son ami Holly dans la grande roue et la course-poursuite finale dans les égouts de Vienne font de ces moments intenses nerveusement le clou du spectacle. D’autant qu’il est uniquement présent pour financer un de ses projets (« Othello ») !! Ou quand Welles nous prouve qu’on peut s’investir sans être présent longtemps sur un tournage. Coup de maître !!!
A ses côtés, son ami de toujours et efficace Joseph Cotten (« L’ombre d’un doute », « Duel au soleil ») dans le rôle d’Holly l’enquêteur, et la sensuelle Alida Valli (« Œdipe roi », « Les yeux sans visage »).
Pour conclure, « The third man » (1949) a acquis une renommée mondiale grâce à Cannes (il a remporté le Grand Prix la même année et un Oscar pour Krasker en 1951) et reste encore aujourd’hui un monument de genre. Un film noir mythique pour un classique du cinéma.
Spectateurs, citizen ! 2 étoiles sur 4.
Notes : Guy Hamilton, le futur réalisateur de « Goldfinger » et de « La bataille d’Angleterre », est assistant-réalisateur ; le poids lourd américain David O. Selznick, porteur de projet de « Gone with the wind », est associé à Alexandre Korda, producteur anglais reconnu par ses pairs (« Jeux dangereux », « Les quatre plumes blanches »).
Ducerceau
Ducerceau

21 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2023
Un grand film pour l'histoire du cinéma parce qu'il nous fait découvrir la Vienne de l'après-guerre. Avec ses combines pour survivre à l'occupation. Depuis ses égoûts jusqu'au sommet de sa grande roue. Mais il a un peu vieilli avec ses images en noir et blanc qui rappellent le temps du muet. Heureusement il y a sa musique qui restera toujours comme une éternelle ritournelle...
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2020
1/ Pour le portrait exceptionnel d'un ville si vivante qu'elle serait presque le personnage principal du film ;
2/ Pour la capacité du film à pointer la fragilité et la relativité de la morale humaine.
Akamaru

3 511 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2012
Une référence intemporelle du film noir,que l'on attribue généralement à Orson Welles,au lieu de Carol Reed,alors que concrètement,le premier n'apparaît que 15 minutes à l'écran.Ceci étant,son influence est très présente dans "Le Troisième Homme"(1949).Il est à l'origine de la longue poursuite finale dans les égouts,sommet d'expressionnisme dégoulinant.Il est l'auteur de la réplique délicieusement ironique sur les Borgia et les coucous suisses.On pense aussi à lui,tant les cadrages obliques se multiplient,et tant la ville de Vienne dévastée ressemble à un de ses personnages.Autres images obsédantes:son apparition dans l'enluminure d'une porte,ou ses mains sortant des égouts.Pour le reste,le film pâtit d'une intrigue extrêmement prévisible(l'enquête d'un scribouillard sur son ami supposé mort)et d'un Joseph Cotten assez effacé.Quant à la femme fatale,Alida Valli,elle n'est guère mystérieuse ou sexy.Retenons plutôt l'omniprésence de la cithare d'Anton Karas,et la galerie de personnages repoussants,qui ont toutes les raisons de cacher la vérité.Ce film aura une influence essentielle sur tous les polars noirs d'après-guerre.
Roub E.

1 316 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2020
Un film noir qui vaut surtout pour son environnement à savoir le Vienne de l'immédiate après guerre. Une enquête mené par un écrivain dans une ville dévastée ou la débrouille est devenue la seule manière de s'en sortir et ou tout le monde a changé suite aux événements. Le film est parfaitement mise en scène les jeux d'ombres sont formidables comme la photo et utilise parfaitement le décor de la ville ravagée. L'apparition d'Orson Welles est vraiment marquante et donne un nouvel élan à un film déjà passionnant. J'ai juste été dubitatif quand à la bande son qui ne colle à mon goût pas du tout au film qui s'il peut donner une touche comique au début gâche franchement le film au fur et à mesure de son avancement.
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Bon scénario, beau jeu, belle photographie, "Le troisième homme" est un classique du genre thriller ! Cette chasse à l'homme, au delà de ses qualités cinématographiques et de sa saisissante ambiance sombre, tient en haleine son spectateur d'un bout à l'autre.
Xavi_de_Paris

365 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2015
Un très beau film dans une Vienne sublimée par un magnifique noir et blanc. L'histoire est une enquête somme toute assez banale, bien qu'intéressante, mais elle est portée par des acteurs brillants, et un Orson Welles énigmatique. Le final est superbe, et clôt en beauté le spectacle.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2015
La guerre est juste terminée. Dans un Vienne divisé en zone d’occupation entre les 4 nations vainqueur de la guerre, un écrivain américain vient rejoindre un ami qui lui a promis un emploi. Il arrive pile le jour de son enterrement. Le voilà qu’il se lance dans une enquête pour comprendre les causes de sa mort.
Grand Prix du Jury à Cannes en 1951 et parmi les 100 meilleurs films britanniques de l’histoire pour les britanniques eux-mêmes ; je ne peux avoir le même enthousiasme. Carol Reed réalise un film classique de très bonne facture s’appuyant sur :
-Un chef opérateur de talent qui sublime le noir et blanc et apporte une touche expressionniste (ombres immenses, contrastes saturés, grand angle,…). Krasker obtint même un Oscar bien mérité.
-Une mise en scène inspiré avec ses lignes obliques signifiant le malaise permanent. Ce qui fît dire que Reed était sous influence de Welles ; mais ce dernier ne passa que quelques jours sur le tournage, se faisant même doubler dans les égouts.
-Un scénario hyper classique mais efficace. Dommage que le malaise apporté par les lieux supplante le malaise des personnages eux-mêmes.
-Quelques scènes mythiques : la course poursuite dans les égouts, les mains de Welles dans la grille, Welles planqué dans une porte cochère de nuit démasqué par un éclairage impromptu,…
-Le thème musical de cithare composé par un inconnu et présent tout au long du film. Un tube de l’époque instillant mélancolie et légèreté composé par Anton Karas
-Et la présence magnétique d’Orson Welles qui fait oublier le très discret Joseph Cotten alors qu’il n’est que peu présent à l’écran.
On peut malgré toutes ces qualités regretter que le suspens s’étiole au fil du film ; mais aussi que Reed regarde son intrigue et ses personnages avec trop de distance, et que certains personnages sont un peu grotesques (Popescu et Kurtz).
Un bon classique de film noir avec un travail de mise en scène évident, mais pas le chef d’œuvre escompté.
Une fameuse réplique du film écrite par Welles : « L'Italie des Borgia a connu trente ans de terreur, de sang, mais en sont sortis Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité et cinq cents ans de démocratie. Et ça a donné quoi ? Le "coucou" ! »
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2015
Film noir remarquable sur un écrivain fauché qui se rend à Vienne pour rejoindre un ami, et finalement apprendre le décès de ce dernier dans des circonstances bien étranges. S'entichant de la petite ami du défunt, il tente de l'aider et de démêler les fils des évènements, entre police, témoins réticents, et mafieux notoires. Si l'on passera sous silence ses découvertes, on ne peut qu'applaudir la réalisation superbe dans les rues de Vienne, les jeux d'ombre, la densité et la qualité générale du film. Certains aspects comme la poursuite dans les égouts ont vraiment vieilli, tout en conservant malgré tout un je-ne-sais-quoi de fascinant. A l'image de la dernière scène, belle et cruelle à la fois. En conclusion, The Third Man est considéré comme l'une des meilleures oeuvres de l'époque, en témoignent les prix glanés aux Oscars (meilleur réalisateur) et à Cannes (Palme d'Or), et sans surprise, il mérite certainement le coup d’œil !
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 652 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2024
Une bonne enquête policière, entre policier et espionnage. J'y ai appris que Vienne tel Berlin avait été occupée par les 4 puissances ayant gagnées la guerre. Vienne y est magnifiée malgré les nombreuses destructions, et l'enquête bien menée est réaliste. Il manque un peu de suspens à mon goût. Les acteurs sont très bons même si je ne les connaissais pas, mis à part Orson Welles.
A voir par les amateurs de film politico-espionnage.
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