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Frédéric M.
245 abonnés
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4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Très bon dessin animé avec une histoire simple et des personnages droles et attachants. Une legère petite longueur, mais ça divertit bien. Ghibli signe encore un excellent film dommage qu'il ne soit passé en salles
C'est bien animé, c'est mignon... mais qu'est-ce que c'est niais ! Ça ne me dérange pas d'habitude, mais l'heure quarante de vide, d'amour pur (gnangnan) de collégiens et de personnages tous très gentils et bienveillants a cette fois ci été bien longue.
Agréablement surpris pour une fois, moi qui m'attendais à être déçu. J'ai trouvé la personnage principale hyper attachante et j'ai aimé le scénario car malgré qu'il soit simple, on peut facilement s'y reconnaître. Visuellement c'est très beau pour l'époque car il ne faut pas oublier que ça a presque 30 ans ! J'ai bien aimé aussi ce côté famille. Bon après, le le petit côté fleur bleue ce n'est pas trop pour moi, on va dire que je ne suis pas le public concerné mais bon. La fin est un peu clichée mais ce n'est pas bien grave. Dans l'ensemble, c'c'est plutôt réussi. 12/20.
Long-métrage d'animation du studio Ghibli réalisé par Yoshifumi Kondō, Si Tu Tends L'Oreille n'est pas parmi les plus mémorables créations de la firme même si le résultat reste convenable. L'histoire nous fait suivre une jeune fille passionnée de lecture qui va remarquer en empruntant ses livres à la bibliothèque, qu'une étrange personne à déjà lu tous ces ouvrages. La coïncidence semble trop évidente pour l'adolescente qui va alors enquêter pour savoir qui est ce mystérieux individu. Si ce scénario semble prometteur, il n'est hélas pas bien exploité. L'intrigue est assez plate à cause d'un enjeu vite révélé. Du coup, pour combler les près de deux heures de film, le récit se concentre surtout sur des amourettes de collégiens assez puériles manquant de profondeur. C'est donc très long pour le peu que ça a à raconter vu que peu de sujets sont abordés et que le synopsis déçoit par rapport aux promesses. De plus, le ton adolescent manque de maturité et ne parvient pas à véhiculer d'émotion à travers ses personnages. Ceux-ci sont agréables mais peu touchants car ils n'ont pas grand-chose à se dire même si la relation entre Shizutu et ses parents est réussie. Cependant, on ne retiendra pas leurs visages qui manquent de personnalités. Cela est aussi dû à l'esthétique de l’œuvre, entre son dessin assez classique et ses couleurs un peu ternes. Toutefois, dans son dernier tiers, une certaine magie visuelle prend forme par moments. Dommage que ces passages arrivent si tard et soient si courts. Mais heureusement la b.o. accompagnant ces images est très qualitative et surprenante par ses sonorités très plaisantes, qu'on retiendra bien après le générique final. Une fin hélas sans saveur ,qui elle, ne laissera pas de grands souvenirs. En conclusion, Si Tu Tends L'Oreille n'est pas un indispensable dans le catalogue du studio même si ça reste un long-métrage d'animation de bonne facture.
Faire tout un film sur le sujet de "la créativité " au sens large du terme, était plutôt osé. Mais le pari est plus que réussi. SI TU TENDS L'OREILLE est l'un des film les plus originale que j'ai vus. Franchement, une très belle découverte, un véritable coup de coeur.
Le studio Ghibli est surtout connu grâce à ses deux fondateurs et réalisateurs principaux, Hayao Miyazaki et Isao Takahata, qui ont fourni au studio la majorité des films et aussi leurs meilleurs. Mais il ne faut pas oublier que d’autres réalisateurs ont participé à la filmographie assez reconnue du studio. Sorti en 1995, « Si tu tends l’oreille » est un de ses films. Réalisé par Yoshifumi Kondo, et scénarisé par Hayao Miyazaki, le film est assez méconnu et après son visionnage, je comprends pourquoi. Certains films du studio ont acquis une réputation d’excellence de part leur univers original, leur récit d’aventure fantastique ou l’excellence de leur narration et de leur animation. D’autres films, à l’inverse, sont plus modestes dans leur ambition, avec des histoires ancrés dans la réalité contemporaine et racontant seulement des tranches de vie de personnages assez banals. Et je dois bien reconnaitre que je ne suis pas du tout client de cette deuxième partie du studio. « Souvenirs goutte à goutte », réalisé par Isao Takahata, m’avait ennuyé et m’avait laissé un souvenir très moyen et il en est de même pour « Si tu tends l’oreille ». Ici donc, pas d’univers fantastique, d’aventure épique ou de personnages fantasques. On se retrouve dans le Japon contemporain des années 1990 et le réalisateur nous propose de suivre une partie de la vie d’une collégienne en plein doute existentiel, sur ses choix de vie et ses sentiments naissants. Et c’est bien de là que mon ressenti très mitigé vient. Le film est assez banal dans son scénario, pas très palpitant et au final plutôt ennuyeux. La narration et le rythme lent rendent le film assez longuet et je ne me suis intéressé à l’histoire qu’à de trop rares moments. L’animation est cependant toujours réussie, à l’image des autres films du studio mais ça ne suffit pas à rendre le film captivant. « Si tu tends l’oreille » est donc tombé dans l’oubli au milieu des autres œuvres majeures du studio, et cela se comprend. Note : 10/20
Et bien comme tous les films sortant du studio ghibli je n'accroche pas...celui ci c'est peut etre encore pire car la ou chez miyazaki il y a une certaine fantaisie, un coté décalé, ici c'est un récit de vie banale dans un japon contemporain (bon a bien une histoire de chat humanoide mais c'est tout), et c'est loooong de voir la vie ininteressante de cette petite fille assez stereotypée (d'ailleurs tous les personnages le sont)
"Si tu tends l'oreille" est une œuvre mineure des studios Ghibli, mais elle est extrêmement réaliste, contrairement à ce que pourrait laisser penser son affiche originale. On y suit l'histoire d'une adolescente qui cherche sa voie et qui rencontrera divers protagonistes pour la trouver. Si la bande-son est singulière (on peut y entendre de la country !), que la banlieue japonaise est sublimée, que le message est beau (il faut suivre sa passion pour ne pas avoir de regrets), que certaines séquences sont magnifiques (cf. le concert improvisé dans la cave ou le voyage fantasmé de Shizuku), on pourra tout de même trouver : ce film d'animation un peu long à se mettre en place, certains protagonistes un peu cruches et surtout, tous les adultes (hormis le grand-père) pas très présents quant à l'éducation de leur progéniture ! Le visionnage n'a pas été désagréable certes, toutefois je ne le reverrai pas.
A la différence de plusieurs des œuvres de Takahata, l'amour du dessin de Yoshifumi Kondo transpire à chaque plan de son film. Certes son esthétique, son style, reste dans l'ombre de Miyazaki, mais il parvient malgré tout, et avec une grande finesse, à s'en démarquer ici et là, par des façons autres de donner vie à ses personnages, de magnifier le mouvement. Car c'est cela avant tout qui est si émouvant, c'est cette façon qu'ont les meilleurs films du studio Ghibli de donner vie à des personnages tracés avec quelques traits... La manière dont les expressions du visage humain sont rendues, à l'aide de trois fois rien, tient à ce titre du miracle... Et puis cet admirable sens du geste, que l'on ne retrouve que chez les plus grands cinéastes, Bresson ou Ozu par exemple... Pourtant « Si tu tends l'oreille » n'a pas que des qualités, il est quelque peu maladroit (mais ça contribue grandement à son charme) et quelques effets ici et là, sans parler de sa musique, s'avèrent un peu datés. Mais ce ne sont là que des détails, à propos d'une œuvre si finement ciselée dans son écriture délicate et les sentiments qu'elle convoque, qu'il serait bien inopportun de s'en plaindre ! Kondo (et avec lui Miyazaki, présent sur ce projet) arrive à saisir l'éveil de l'adolescence, la frustration que l'on ressent face à son propre manque, l'amour (fort heureusement sans niaiserie), la quête de soi-même et de l'idéal, et la beauté de la vie et du monde au passage... Et toujours cette différence avec les films des autres membres du studio Ghibli (ceux de Miyazaki et « Le Tombeau des lucioles » exceptés) : Kondo s'exprime pleinement à chaque image, nulle place pour l'artificialité ou une complexité ostensible malvenue. L'émotion est donc bien réelle, et ce n'est pas l'intellect qui se voit comblé (encore que), mais simplement les yeux, et les oreilles ! Car de surcroît la bande-son est soignée. Et la réalisation étant excellente, je ne peux que saluer Yoshifumi Kondo pour le seul film, hélas, qu'il lui ait été donner de réaliser. Un auteur qui fait bien défaut au studio aujourd'hui, et à nous autres, spectateurs...
Quel début génial non !? Le thème est mélodieux, doux et chargé de curiosité. Un histoire simple, un message fort qui parle d'amour, mais pas seulement. Un voyage au japon comme toujours pour tout les amoureux d'art et d'emotion.
Unique réalisation de Yoshifumi Kondo, successeur désigné de Miyazaki qui périt tragiquement d’une rupture d’anévrisme quelques années plus tard, Si Tu Tends L’Oreille est un long-métrage d’animation touchant et injustement méconnu. Contrairement à ce que laissent penser sa jaquette et sa bande annonce, ce film s’ancre solidement dans la réalité du Japon moderne pour mieux exprimer la difficulté à trouver sa voie dans une société où la concurrence prime sur tout le reste. Sans se hisser au rang des chefs-d'œuvre du studio Ghibli, cette émouvante histoire d’un amour naissant restitue néanmoins brillamment la poésie du quotidien et possède bien des qualités pour qui sait tendre l’oreille.
Il aura fallu 20 ans d'attente pour voir ce film être enfin distribué en France. Et c'est assez dommage, car on aurait pu passer à côté d'une nouvelle très bonne réalisation de la part de nos amis les Japonais. "Si tu tends l'oreille" est un film qui va vous surprendre de par la façon dont il réussit à exploiter son histoire d'amour. Nous sommes très loin des clichés habituels de ce genre, et tout va se jouer sur un effet de surprise assez bien géré. Personnellement, on m'avait juste conseillé le film et je ne m'étais pas vraiment renseigné sur celui-ci, je n'avais même pas lu son synopsis. Et étant assez fan de ce type de projets, j'avais quand même une belle attente vis-à-vis de celui-ci. Et dans l'ensemble, j'ai été agréablement surpris par la relation entre nos deux personnages principaux. Elle est assez inattendue, mais elle finit par être très logique finalement, et c'est ce qui en fait toute sa force. Elle n'est pas si directe que prévu, et elle va être bien plus allongée sur la totalité du récit, plutôt qu'exposée de manière très rapide. Malgré tout, elle est loin d'être au centre du film, le long-métrage exploitant différentes thématiques, et réussissant à captiver également par ses visuels. Un gros travail a été réalisé sur la lumière en général, celle-ci offrant une dimension plus importante à certaines scènes. De toute façon, l'ensemble du film est globalement très beau et très soigné, dans tous les sens du terme. Il est très inspirant et il dégage vraiment de très bonnes ondes. Le parcours de Shizuku est particulièrement prenant, car on prend plaisir à suivre cette jeune collégienne à travers une thématique, très classique certes, mais qui s'avère efficace, et qui consiste simplement à poursuivre ses rêves. Le long-métrage est donc une vraie réussite, et c'est un plaisir d'avoir enfin pu l'avoir en France ! C'est encore une preuve qu'il faut surveiller le cinéma de nos amis les Japonais. Pour conclure, encore une magnifique œuvre de Ghibli.
Encore un bijou des studios ghibi, très bonne Bo, personnages haut en couleur et attachants, bonne animation. Ce film est malheuresement méconnu, jamais sortie en dehors du Japon et c'est fort dommage car il le mérite autant que les autres. Traite d'une manière poetique et très touchante le passage a l'age adulte. Je le conseille a tous =)
L'incapacité de pouvoir définir sa vie au-delà du lendemain en s'enfermant dans l'imaginaire est une passe qui ne perd jamais son maintient sur toute la durée du film. Une innovation peu soulignée d'avoir réussi le tour de force de ne jamais désintéresser le spectateur d'une personnage principale définit par son absence d'objectif et son déni du temps qui passe, quelque chose de rendue possible par une utilisation judicieuse de petits enjeux et énigmes qui maintienne l'attachement du spectateur (Mais qui est Seiji ? L'amourette va-t-elle aboutir ?) avant de mettre un terme à la diversion pour la remplacer par les véritables questions qui ont été préparées durant la première partie et qui constituent de véritables problèmes dans la vie de Shizuku qui ne peut plus détourner le regard de la phobie qui a torturé tous les jeunes (qui n'a pas vécu dans la panique de ne pas savoir quoi faire de sa vie dans le futur ?). Une fois encouragée à prendre une voie, le film va constamment approfondir son rêve en la faisant plonger encore plus loin dans son mensonge intérieur pour qu'elle apprenne enfin à éclaircir son point de vue sur ce qu'elle vit, ce qu'elle veut et ce qu'elle ressent. Une ligne directive qui s'approprie à merveille avec l'absence quasi-totale de fantastique et qui prouve plus que jamais comment Ghibli recréer par magie la routine du quotidien. Le cadre parfait pour une petite histoire qui touche au plus profond de chacun les peurs de la rêverie et de la réalité.