Eraserhead
Note moyenne
3,5
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272 critiques spectateurs

5
95 critiques
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69 critiques
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40 critiques
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37 critiques
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19 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 novembre 2014
Il n’y a pas de logique narrative, le film laisse donc le spectateur libre de son interprétation ; il est davantage à ressentir qu’à comprendre car c’est un film plutôt intuitif que réfléchi. Ainsi est-ce que le film ne serait-il pas un seul et même rêve d’Henry ? Au début du film, la tête d’Henry apparaît en surimpression et remplis l’écran. Ce plan nous signifie peut-être que nous allons voyager dans l’esprit du personnage et que le film ne serait qu’un rêve. Ce n’est pas un récit articulé avec un début et une fin, mais plutôt une succession de scènes plus ou moins traumatiques. Le récit est linéaire.
Dans le film, l'être humain est prisonnier de sa condition, et cherche en vain de s’en défaire. Mais la plupart du temps, Henry est rattrapé par ses cauchemars, c’est-à-dire les pleurs du bébé. Il y a une peur de la paternité et une phobie du corps.

Les seuls personnages ayant une identité son Henry et Mary, la famille de Mary s’appelle X. « Le film est avant tout une trajectoire intérieure, celle de Henry, une sorte de métamorphose interne », une sorte de voyage initiatique.
Le film comporte seulement trois cent répliques environ. Les quelques dialogues sont là pour montrer la superficialité des relations entre les personnages ; ce qui nous montre qu’Henry vit dans un monde où il n’y a pas de communication et dans lequel la seule solution aux problèmes se trouve dans un refuge imaginaire. David Lynch privilégie ainsi la force des images aux dialogues. Par exemple, le dîner chez les beaux-parents, ressemble à un interrogatoire, et les sentiments sont absents. De plus, Bill X pense davantage au diner refroidit qu’à l’avenir de sa fille se joue. Le présent est aseptisé ; tandis que la grand-mère enfoncée dans son fauteuil est le reflet du futur qui les attend.

Le film se déroule dans une semi-obscurité, les intérieurs sont éclairés par des lampes ; ce qui montre au spectateur le côté sombre de l’histoire. On ressent l’influence de l’expressionisme allemand sur le traitement de l’image. Tout comme l’expressionisme, le film tend à déformer la réalité avec des visions angoissantes qui crée chez le spectateur une réaction émotionnelle.

Henry vit dans un monde post-apocalyptique ; sur l'un des murs de sa chambre est accrochée une photo de champignon atomique. C’est un monde dans lequel il fait tout le temps nuit et les orages et autres intempéries sont omniprésentes. La nature semble avoir disparus sans soleil. Les personnages habitent une zone industrielle dévastée, un territoire vague plein de boue hantée par des bruits d’usine. David Lynch crée ainsi une atmosphère oppressante et étouffante.
Le bébé d’Henry et de Mary est la victime des radiations de ce monde. Il en est de même pour « la dame du radiateur » ; elle représente un idéal pour Henry, et elle empêche la vie de se perpétuer en écrasant les embryons. Il y a une répulsion du père pour son fils.

David Lynch utilise également tout au long du film des sons semblables à des sons organique, issus d’expériences et autres accessoires créés spécialement pour l’occasion, qui donnent à son film une atmosphère étrange et indéfinissable. « Pour moi, le son représentait la moitié du film. ». Il y a également la présence d’un « grondement » dans les basses. La bande sonore est non-réaliste ce qui confère au film une dimension fantastique, surréaliste.

« Eraserhead est sans doute le récit d’un accouchement, d’une naissance et d’une métamorphose, celles d’Henry, mais aussi tout simplement, et plus métaphoriquement, celles du cinéaste David Lynch, prêt à prendre son envol après cette aventures extraordinaire. »
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2007
Glauque, terrifiant, malsain, "Eraserhead" est tout ça à la fois, et encore bien plus que ça. A voir absolument pour ne pas mourir crétin, mais attention : ce film est vraiment spécial, décalé, et terrible !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2012
David Lynch a mis cinq ans avant de se lancer dans le dèjantè "Eraserhead / Labyrinth Man" et cinq autres annèes ont ètè nècessaires pour accoucher de ce premier long-mètrage, film culte par excellence! il faut dire qu'au dèpart l'auteur de "Mulholland Drive" ne se destine pas au cinèma mais à la peinture et qu'il a eu recours à la camèra pour donner un plus à son art graphique! En fait Lynch ne dèbute la production qu'en 1972, avec une bourse de cinq mille dollars offerte par l'American film Institute où il a, entre-temps, ètudiè le 7ème art! Le tournage dans des locaux dèserts de l'AFI est interrompu quand l'organisme comprend que c'est un long mètrage que prèpare Lynch, contraint alors de devenir marchand de journaux et de squatter clandestinement son plateau de tournage s'il veut poursuivre (par intermittence) ses dèlires pelliculaires en perpètuelle mutation (l'idèe du petit thèâtre dans le radiateur de la chambre du hèros ne lui viendra qua tardivement). Film ètrange et inclassable qui ne cesse de fasciner par son caractère insolite, "Eraserhead / Labyrinth Man" doit beaucoup à la l'incroyable prestation de Jack Nance, acteur fètiche du metteur en scène qui incarne le père hirsute du monstrueux foetus (les coups de ciseaux qu'il subit dans le final sont hallucinants avec la prècision d'un maître du scalpel). Un comèdien fantastique qui poursuivra une carrière sans èclats avant de dècèder en 1996 d'une crise cardiaque dans l'indiffèrence gènèrale! Unique...
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 décembre 2012
Mauvais de bout en bout. De l'anti-cinéma. Incompréhensible et souvent insupportable. Bref, on est bien loin d'Elephant Man, de Dune, ou de Mulholland Drive...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 décembre 2011
Ce film instaure une ambiance étrange, assez cauchemardesque. Il est assez réussi de ce côté là. Alors pourquoi je mets 1 étoile? Parce que le film n'a aucun sens. Moi j'aime bien ce type de film à partir du moment où on voit où le réalisateur nous mène. Mais là, c'est du grand n'importe quoi... Voilà pourquoi je mets 1 étoile seulement à ce film.
Ydxbemxs llik
Ydxbemxs llik

12 abonnés 35 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2020
Étrange, perturbant, malsain par moment et profondément glauque. Ce film laisse n'importe quel spectateur perplexe, pour un premier long métrage David Lynch nous montre déjà l’étendu de son univers démentiel. Personnages mystérieux, longs silences, regards malsains et êtres difformes cauchemardesques sont les seuls choses que nous voyons du film. Je ne sais toujours que penser de l'histoire...s'il y en a une. Ce film n'est pas fait pour être compris d'une quelconque façon, il est si vague et mystérieux que chaque spectateur aura une perception différente de la mythologie du film. Ce film fait partie du panthéon des films cultes et de l'horreur, a voir seul de préférence pour une meilleure immersion je pense.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 mai 2008
Depuis le temps que la curiosité me poussé à voir ce film, ça y est, c’est chose faite…
Et j’avoue je ne sait pas trop quoi penser de ce film.
J’ai jamais vue un film aussi bizarre, tant par son ambiance, ses personnages, sa mise en scène… J’ai vraiment détesté au plus au point !

Je lui reconnais pourtant une certaine qualité esthétique pour l’époque.
Mais à part cette ambiance, noir, glauque, et malsaine bien retranscrite à l’écran, j’ai trouvé ce film dénué de tous intérêts…
L’histoire est minable, soporifique à souhait, les personnages sont tous sauf attachants, les dialogues sont futiles, les situations complètement dénuées de sens ( normal pour du Lynch me direz vous…)
Mais même si je suis sur que la mise en scènes est très réfléchis, ce film m’a tant déplu, que ma curiosité ne me pousse même pas à élucider les mystères de cette merde cinématographique.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2011
Si quelqu'un arrive à me donner un synopsis précis de cette étrangeté totale, je le crois sur parole. Dès son premier long-métrage, David Lynch n'a aucun mal à imposer sa patte très personnelle à travers des situations totalement barrées, des images mémorables (celles de l'embryon ou du poulet donnent franchement envie de gerber!) et un soin très scrupuleux pour les sons. A ce compte, il n'est pas étonnant qu'avec très peu de moyens, le film ait mis cinq ans à se faire. On peut totalement adhérer ou pas mais il faut reconnaître qu'au moins dès ce film David Lynch savait franchement y faire.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2017
A la découverte sur grand écran de cet "Eraserhead" à l'occasion de sa ressortie en copie 4K, on peut aisément comprendre la sensation qui envahissait les spectateurs de l'époque, découvrant un OVNI, assistant à la naissance d'un metteur en scène. Depuis David Lynch a fait bien du chemin mais il est toujours resté fidèle à ses obsessions qui sont déjà quasiment toutes dans "Erarserhead", cauchemar éveillé tourné en cinq ans dans un superbe noir et blanc : le goût pour les images chocs dans un univers onirique, un travail sur le son minutieux, un penchant pour les moments musicaux chantés devant nous par un personnage et même ces fameuses lumières clignotantes visibles dans plusieurs de ses films... Cela dit, en dépit des qualités artistiques certaines du film (son travail sur le son est hallucinant, le choc des images est terrifiant), difficile d'y rentrer complètement. C'est d'ailleurs, avec "Inland Empire", l'un des films les plus hermétiques de Lynch. Difficile d'avoir un semblant d'intrigue pour s'y raccrocher (aux contraires de "Blue Velvet", "Lost Highway" et "Mulholland Drive" qui prend des éléments de films noirs au milieu des obsessions du réalisateur) et difficile de ne pas se sentir franchement mal à l'aise devant la foule traumatisante d'images que Lynch nous offre (le fœtus, franchement glaçant) et devant la prestation hallucinée de Jack Nance, acteur improbable. Cauchemar éveillé, "Eraserhead" nous plonge dans les méandres d'un univers unique en son genre où Lynch semble nous dire : "préparez-vous, j'arrive". Et le cinéma comme la télévision s'en porteront à merveille...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2013
Ce premier long-métrage de Lynch compile quelques idées qui seront reprises dans "Lost Highway" ou "Mulholland Drive" : l'atmosphère psychédélique, l'ambiance inquiétante, et les métaphores oniriques omniprésentes. La différence est que "Eraserhead" est proche du film d'horreur, avec son côté malsain et quelques scènes marquantes sans fil conducteur apparent. Entre cet aspect et la lenteur du film (pas de musique, peu de dialogue ou d'action), l'ensemble est assez difficile d'accès. Mais il est aussi visuellement très recherché, et très ouvert. Adultère, maladie, mal-être, peur des responsabilités : les thèmes balayés sont larges et plusieurs explications de l'intrigue sont possibles. "Eraserhead" est ainsi une œuvre très étrange, à laquelle certains n'adhèreront pas.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juillet 2013
Dès son premier film, David Lynch parvient à nous hypnotiser en mettant en place tous les éléments stylistiques qui caractériseront son œuvre, à savoir une imagerie surréaliste où le rêve apparait comme l’unique issue à ce cauchemar que forment la condition humaine et la déshumanisation à laquelle pousse la sociabilisation. Bien sûr, cette fable fantastique hors du commun et le fatalisme qu’il dégage ont largement de quoi désarçonner son public, beaucoup d’ailleurs ne comprendront sûrement même pas sur quelle trame repose cette sordide histoire qui nous fait partager les hallucinations du père d’un bébé difforme. Pourtant, dès le plan d’ouverture, on peut comprendre que ce scénario déjanté est celui d’une aventure intérieure, la métaphore d’une vie où la solitude et la peur de l’autre empêchent au bon fonctionnement de l’âme de ce pauvre homme, une idée particulièrement terrifiante donc, qui va de pair avec l’ambiance glauque et la musique psychédélique qui se dégagent de ce petit chef d’œuvre méconnu du cinéma expérimental pourtant annonciateur d’une carrière qui laissera sa marque dans l’approche du 7ème art.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2019
Après avoir vu ses films les plus accessibles comme "Elephant man", "Dune" ou encore "Une histoire vraie", ma cinquième incursion dans la filmographie de David Lynch et incontestablement son oeuvre la plus folle et alambiquée que j'ai vue à ce jour. Une ambiance magnifiquement anxiogène, lourde, dérangeante dans un style à mi-chemin entre "Stalker" d'Andreï Tarkovski et les romans de René Barjavel. Dur, glaçant mais littéralement prégnant et magnétique. Un ensemble qui laisse comme une tenace sensation de référence absolue dans le genre du thriller schizophrénique. Un chef d'oeuvre très difficile d'accès à cause d'un rythme lent et d'une mise en scène complexe, visionnaire.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2011
Le premier film de David Lynch, futur génie du cinéma, qui donne là un essai curieux en forme de réflexion surréaliste sur l’humanité et ses monstruosités. Avant Elephant Man et d’une façon beaucoup moins facile à suivre, il nous donne à voir une aberration humaine sur laquelle on peut se perdre en conjectures… Film aride et torturé, Eraserhead peut être considéré comme un brouillon des chefs-d’œuvre futurs de David Lynch.
Frédéric L
Frédéric L

22 abonnés 127 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2013
David Lynch, en grand explorateur de l'étrange, signe là un cauchemar sublime, un poème d'une beauté et d'une noirceur minérale absolue, son premier et ultime film car tout est là, déjà, de manière évidente. Le film est traversé en continu par des images surréalistes aussi dérangeantes que fascinantes, et nous sort de l'habituel train train des histoires vers un ailleurs. Il suffit de se laisser prendre. Une grande claque pour ma part.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mai 2020
Bon et bien voilà, encore un film de David Lynch qui me laisse de marbre. Sorti en 1977, cette œuvre bien étrange nous présente en gros un jeune homme rendant visite à sa belle famille. Enfin, c'est en réalité bien plus complexe que cela, il se passe bien plus d'évènements et le film est entre le rêve et la réalité. Bon, déjà que j'ai du mal avec les films plus "normaux" du réalisateur (sur cinq films de sa filmographie que j'ai pu voir, seul "Mulholland Drive" m'a réellement plu) mais alors lorsque c'est sous forme d'expérience cinématographique, presque de non-fiction finalement, c'est beaucoup plus déstabilisant. Peut-être que je fais partie de ces spectateurs qui ne comprennent pas son cinéma ou plus généralement son art mais en tout cas, je dois dire que j'ai été ici assez surpris, je ne m'attendais pas en effet à ce que ce soit aussi spécial et décalé. Je sais bien que le cinéma ne se résume pas qu'aux grosses productions, aux films tout public ou aux blockbusters mais franchement, je n'ai réellement pas accroché à ce film. Bien évidemment, je ne dis pas qu'il est nul pour autant, il possède même sûrement beaucoup de qualités, et notamment des métaphores, mais je n'ai simplement pas su les apprécier. Je reconnais également que la mise en scène est très bonne, enfin qu'elle correspond très bien à l'ambiance quoi, et que le travail reste très bon malgré le peu de moyens. Lynch arrive en effet à nous attirer dans son monde et dans son univers si particulier avec très peu de choses. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Jack Nance qui joue très bien. "Eraserhead" a donc été pour moi une expérience plus pénible qu'autre chose mais j'y remarque tout de même l'indéniable talent du réalisateur.
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