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cocolapinfr
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5,0
Publiée le 9 janvier 2016
Si vous pensez que le cinéma consiste à transmettre un livre en image, vous allez être déçu. Eraserhead est un film hypnotisant dans lequel il ne faut pas chercher de logique mais se laisser emporter dans ce torrent poétique, un cauchemard en quête de rêve, à l'image de Henry personnage passif à la vie glauque. Passant de l'obscurité à la lumière, des bruits de machines à la mélodie. Eraserhead réussit l'exploit de transmettre des sensations uniques. Angoissant, frissonnant, beau à pleurer. Merci Lynch.
Tout premier long métrage de David Lynch sorti en 1977, "Eraserhead" semble encore aujourd’hui comme le plus abouti, c’est un véritable conte d’une grande noirceur et d’une extrême intelligence, un midnight movie envoutant, Stanley Kubrick confia lui même "C’est le seul film que j’aurais aimé réaliser". L’histoire, Henry (Jack Nance) un imprimeur au chômage d’une nature névrosée se voit contraint d’épouser sa petite amie Mary (Charlotte Stewart) à la suite de la naissance de leur enfant, prématuré, à l’allure monstrueuse. Épuisée de ses pleurs incessants, Mary quitte l’appartement laissant Henry seul avec cette créature. Il va alors se mettre a rêver pour fuir cette situation qui le torture. Le film est en noir et blanc, laissant place à un esthétisme brut et un sens plastique très puissant, la patte de David Lynch dans toute sa splendeur. Le film s’ouvre de manière à nous lancer dans un voyage intérieur, aux confins de l’esprit, nous laissant flotter paisiblement à tâtons dans ces paysages industrielles où la photographie est juste exceptionnelle de contraste. La scène du diner est des plus macabres et dérangeantes, la mise en scène relève autant de l’absurde que du génie, le fameux découpage du poulet fait parti des prémisses du thème de l’atrophie et du sacrifice. La nouvelle de la naissance prématurée rajoute une surcharge à la détresse chronique de Henry, et la fuite de sa femme le plonge dans les abîmes de sa névrose, le faisant fantasmer à sa voisine de palier et surtout à une femme étrange, au visage difforme représentant un échappatoire voulant le conduire à la plénitude absolue, ce chant "In heaven everything is fine …" résonne encore. Sa folie est à son paroxysme lorsqu’il fini par être décapité et remplacé par la tête du bébé, son fardeau; sa propre tête est enlevée par un jeune garçon pour y être recyclée dans une machine industrielle fabricant des crayons à papier, symbole de la matérialisation de son esprit liée à sa propre condition servile. Il finira par se délivrer de cette condition en tuant la créature avec une paire de ciseaux, un sacrifice obligatoire à sa libération mentale qui est imagée par sa rencontre avec la femme du radiateur. Ce film est d’une beauté onirique sans pareil, dont on ne ressort pas indemne, un véritable diamant brut.
Regarder Eraserhead, c'est comme regarder une télévision étrangère. On voit des des choses qui s'agitent devant notre écran, on entend des sons, mais impossible d'expliquer se qui se passe vraiment. Malgré tout le respect que je porte à David Lynch, et à sa volonté de faire des films différents et cérébrales, je dois dire que je reste relativement perplexe après le visionnage de ce "Eraserhead". Je n'ai strictement rien compris devant cet accumulation de supposés symboles, qui ont certainement un sens dans la tête de Lynch, mais reste une énigme pour le spectateur lambda que je suis. Ne rien comprendre à ce qui se passe devant son écran pose problème, d'autant plus que l'on ne peut pas se rattraper à la beauté des images qui sont sont d'une laideur glauquissime. Le seul intérêt que j'ai trouver à regarder Eraserhead en entier fut l'espoir de trouver une explication rationnel à toute cette bizarrerie. Malheureusement, cet explication n'arrivera probablement jamais. Je suis sans doute trop rationnel pour ce genre de film. Pour moi "Eraserhead" est au cinéma, ce que l'art abstrait est à la peinture. Une énigme.
Avec sa première œuvre "Eraserhead", David Lynch impose tout de suite sa patte et son style. C'est quasiment un film expérimental et même une expérience cinématographique, mais une bonne expérience. Il arrive a instaure un climat sombre, malsain, dérangeant et ambigu tout le long de son récit où l'on suit un homme qui découvre qu'il est père d'un enfant prématuré et s'ensuivre une histoire mêlant rêve, vision, réalité et voyage initiatique. Les images fortes et mémorables ne manquent pas (le poulet, l'enfant, la "dame dans le radiateur", la fin, toute l'introduction...). Lynch utilise bien le noir et blanc et sa maitrise technique est, dès ce premier film, impressionnante, rappelant parfois l’expressionnisme Allemand. Jack Nance avec sa coupe "électrique" est impeccable dans un rôle compliqué. Lynch passa plus de cinq années à concevoir son film et le décrit lui-même comme un "rêve de choses sombres et troublantes" Plus qu'un film, c'est une véritable expérience cinématographique que nous propose David Lynch, qui peut paraitre déroutante, mais qui m'a totalement fasciné et je suis entré dans ce film que l'on peut interpréter de différentes façons, et qui est de toute façon unique et une œuvre à part. Incroyable et inoubliable pour ma part.
Le premier long métrage de David Lynch est un pur chef d'oeuvre. Tous les citoyens se doivent de le voir avant leur mort. D'autant plus que David Lynch est un réalisateur qui ne faiblit pas et qui vient d'avoir une de ses plus grandes consécrations avec le cultissime et multiprimé Mulholland Drive. C'est grace à lui que j'ose parfois crier : Vive le cinéma Américain!
Il est certain que ma note est sévère eu égard à la portée de cette oeuvre dans le cadre du cinéma expérimental et extrémiste.Premier long-métrage de David Lynch,"Eraserhead" pose une bonne partie des bases et des obsessions de son auteur:rêves et cauchemars,visions indélibiles,expérience sensorielle,narration tordue,images dérangeantes,parfois même horrifiques.Avec un tout petit budget et un tournage étalé sur 5 ans,ce film unique déroute,beaucoup trop à mon sens,puisqu'il ne s'agit plus vraiment de cinéma,mais d'un délire en vase clos d'un homme brillant et intelligent,qui ne savait pas encore comment partager tout son talent.Evidemment,la plongée de cet homme dans son imaginaire intrigue,mais c'est surtout son bébé,sorte de croisement entre un reptile et un veau qui marque les esprits.On pense aussi à la scène du repas avec le poulet artificiel qui agite ses pattes,tout en perdant du sang.Tout respire l'abstraction,le peu de lignes de dialogues et le noir et blanc expressionniste ne faisant rien pour rendre accessible l'objet.Bref,Lynch se faisait la main,et on oubliera bien vite cet essai forcément inachevé et ennuyeux.
Premier film de David Lynch et première épreuve de torture mental que nous impose le réalisateur. Flirtant avec le comtenplatif, Lynch a toutefois du mal à maintenir cette ambiance de mystère que l'on ressent sur plusieurs passages. Résultat: beaucoup d'ennuie. Il est certes amusant, à la fin de "Eraserhead", de développer sa propre interprétation (et de lire celles des autres) sur le "pourquoi du comment" car ce long métrage reste assurément un film intelligent à l'ambiance glauque et sombre; une ambiance assurée par un esthétisme et une prise de son irréprochables. Pourquoi cette réserve de ma part alors? Tout simplement, comme je l'ai dit plus haut, pour son effet soporifique qui a pris le pas sur la qualité technique.
A ceux qui croient qu'on ne fera jamais plus bizarre que Mulholland Drive, qu'ils aillent voir le premier film de David Lynch. OCNI : Objet Cinématographique Non Identifié. Voici, je pense, la meilleure description qu'on puisse faire d'Eraserhead. Un collage de visions hallucinées, cauchemardesques, terrifiantes. Ne cherchez pas la cohérence, il n'y en a pas, et ce n'est de toute évidence pas la préoccupation première du réalisateur. Lynch se lâche, il met son inconscient sur l'écran. Et qu'importe le reste ! Alors le spectateur n'y comprendra rien du tout. Et ça ne sert à rien de comprendre. Il faut se laisser bercer par ces images obscures et absconses, laisser venir la sensation de malaise (quasi-obligatoire devant un tel film), et s'imprègner d'une ambiance incomparable. Et rien que parce qu'il est unique, Eraserhead est un film qu'il faut avoir vu.
Je n'ai absolument rien compris à cette leçon de cinéma made by Lynch, les plans en noir et blanc se succèdent lentement, les acteurs déambulent, leur mimiques, personnalités resteront gravé à jamais dans ma mémoire. Ce film ne m'a pas plus, ni déplu il m'a juste marqué profondément de par se justesse, la réalisation est encore une fois parfaite (normal c'est lynch) je ne cherche plus à comprendre, pourquoi vouloir comprendre quelque chose d'aussi beau, alors qu'on pourrait juste l'admirer et faire travailler son imagination !
Au moins ne pourra t-on pas accuser David Lynch d'avoir débuté en faisant dans la facilité... Pour son premier film, on retrouve les qualités qui ont forgé sa légende : pleins d'idées, d'audace, d'images folles et une beauté irréelle presque enivrante : sincèrement, offrir une photo aussi hypnotique avec un budget aussi dérisoire (100 000 dollars!!) : bravo, monsieur ! Mais comme vous l'aurez compris à ma note, ce « Eraserhead », je ne l'ai pas trop aimé. Le cinéaste en parle comme d'une « sorte de poème en style libre » doté d'un scénario de 22 pages : pourquoi pas, mais au niveau du concret, cela se ressent fortement sur l'intérêt du spectateur. Certes Lynch multiplie les tentatives et les scènes plus étonnantes les unes que les autres (qui ne sont pas sans évoquer les futurs classiques de David Lynch, notamment « Elephant Man », « Blue Velvet » et surtout « Mulholland Drive »), sa vision très organique, malsaine de la vie, des cauchemars, de l'individu se réfugiant dans les rêves pour échapper à l'isolement et à la folie du quotidien ayant quelque chose de fort. Mais voilà, 22 pages de scénario, quoi... Sur 90 minutes ! Déjà que j'avais eu du mal à rentrer dans l'œuvre avec cette scène d'introduction pour le moins inconfortable, la suite, de plus en plus bizarre au point d'en devenir presque absconse, ne va pas déroger à cette impression initiale, et à force de ne presque rien comprendre, la suite logique est l'ennui. Alors oui, la beauté des images nous interpelle, et pour se lancer dans le cinéma, il fallait quand même être sacrément courageux pour commencer avec cette œuvre aussi personnelle qu'inclassable : insuffisant pour susciter autre chose qu'une estime distanciée. Une (très) étrange curiosité.
Le premier long-métrage de David Lynch est un cauchemar halluciné, un film purement mental où le spectateur entre dans la folie d'un personnage terrifié par sa propre existence. "Eraserhead" raconte comment Henry Spencer va être soumis aux forces d'un quotidien qui le cadenasse, forces représentées par des symboles très forts (le diable qui tire les ficelles / l'ange qui chante les louanges du paradis), et comment il doit moins lutter que composer avec la monstruosité qui l'entoure, que ce soit ses beaux-parents infernaux ou le bébé prématuré, créature horrifique qui dépasse nettement celles de Zulawski et de Cronenberg. Le minimalisme du film, qui tient autant dans ses décors que dans son action, et son noir et blanc granuleux qui penche vers l'abstraction pourraient laisser penser qu'il s'agit d'un simple exercice de style génial; or, "Eraserhead" est bien un geste expérimental ample, habité par la peur qui gagnera par la suite presque tous les films de Lynch. Sa capacité à toujours être en mouvement, à faire en sorte que chaque scène soit un événement, rend le parcours d'Henry sublime malgré la tonalité dramatique qui l'imprègne. "Eraserhead" n'est pas un drame complaisant mais un objet incroyablement inventif, jamais fixe mais apportant au contraire une infinité de nuances, jusqu'à un final à la signification plus ambiguë que celui de "Mulholland Drive" ou d' "Inland Empire". Un film exigeant à la lenteur envoûtante.
C'est pour moi le plus grand des cauchemards jamais réalisé! Eraserhead m'a foutu la plus grande frousse qu'il m'ait été donné de recevoir au cinéma! Premier film de David Lynch, mais aussi le plus réussi selon moi, parce qu'il est atypique, formidablement bien inventé et parce qu'il fut engendré par un cinéaste faisant fi des conventions cinématographiques, engendré à la manière de ce foetus peu banal, à la fois si horrible et si fascinant...Ce chef d'oeuvre rappelle les films surréalistes de Bunuel et Dali ( On peut notamment y voir une référence au Chien Andalou ), de par son aspect glauque, repoussant, unique en son genre. L'interprétation de Jack Nance est par ailleurs très réussi, la bande son est saisissante ( Ah! La fameuse chanteuse au visage difforme hantant le radiateur...) Film OVNI parmi les OVNI, Eraserhead - film spectaculaire, rappelons le encore une fois - agit sur le spectateur à la manière d'un asticot: il le chatouille, il le titille, il l'écoeure, bref: il l'asticote !
Avis aux esprits barjots qui aiment s'exploser le cerveau devant des films d'illuminés : "Eraserhead" est fait pour vous ! Premier long-métrage signé de la plume de l'immense David Lynch, ce "Midnight Movie" laisse aujourd'hui comme hier laisser planer un vent de liberté plus que réjouissant permettant de s'éloigner des conventions du moment. Ne cherchez pas à travers ce film à y voir quelque chose de véritablement construit : il ne possède peu ou pas d'intrigue, pas de rebondissements, presque pas de dialogues... Il n'a pas de rythme réellement élaboré et se fiche royalement de ce que vous en penserez... Finalement, on peut le voir comme une succession de scènes décalées jouissives mêlant (déjà !) rêves et fantasmes à un univers sombre et violent où règnent des folies en tout genre. Dimension fantastique mais surtout surréaliste pour cet essai assez allumé proposant en outre une habile critique de la société de consommation (et j'avoue que de réussir à placer cela aussi explicitement dans un délire si particulier, c'est très fort !). Nous retiendrons avant toute autre chose les superbes qualités graphiques d'un opéra visuel et sonore (énorme travail sur ce fameux son) déjanté et choc laissant apparaître de nombreuses images de notre inconscient. Toute la thématique Lynchéenne est d'ailleurs présente, qu'elle soit psychologique voire philosophique. Bref, l'homme est pourri, réduit à un état animal dans ce trip incorrect et fascinant qui ne laissera pas grand-monde indifférent. Vous risquez selon votre mentalité d'adorer ou détester : pour moi, la première catégorie me désigne clairement, simple spectateur que je suis aimant prendre mon pied devant des oeuvres bizarres donnant une impression de jamais-vu. C'est tout à fait le cas de cet "Eraserhead" qui, s'il n'est peut-être pas mon Lynch préféré (pour le moment) n'en demeure pas moins une expérience unique à ressentir au moins une fois dans sa vie de cinéphile. Un très bon premier passage derrière la caméra.
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0,5
Publiée le 18 juin 2020
Je tiens à signaler que Eraserhead a été mon premier cauchemars cinématographique. J'avais 18 ans et quand j'ai vu ce film j'ai failli renoncer au cinéma pour toujours. Je me demande parfois si des gens comme Lynch font des films complètement aléatoire juste pour voir combien de personnes ils peuvent convaincre que c'est de l'art ou un chef-d'œuvre. Je peux imaginer Lynch assis dans une pièce lisant tous les éloges riant du nombre de personnes prétentieuses qui regardent ce film comme une pièce de cinéma sérieuse. Cela mis à part avant qu'une centaine d'autres sortes d'esprit ouvert ne me critiquent pour avoir manqué ce chef d’œuvre, j'aimerais penser que je comprends pourquoi les autres aiment ça. Je ne pense pas qu'il y ait un film que j'ai vu qui m'a donné envie de me percer les yeux et les oreilles plus que quand j'ai regardé Eraserhead. Peut-être que c'est conçu pour vous mettre mal à l'aise, peut-être que cela fait partie de son « pouvoir », mais pour moi cela n'était pas un bon film. À son crédit c'est un film ouvert à l'interprétation. Regardez-le si vous le souhaitez, si vous pouvez en retirer quelque chose que j'ai manqué ou ignoré...
Le film le plus difficile de Lynch, difficile de se faire une opinion et une interprétation du film!! Cependant, cet univers était les prémisses de l'oeuvre d'un grand cinéaste, on s'en rend bien compte.