Eraserhead
Note moyenne
3,5
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272 critiques spectateurs

5
95 critiques
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69 critiques
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40 critiques
2
37 critiques
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19 critiques
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12 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 septembre 2015
Un très bon film, on voyage dans un monde étrangement fascinant et angoissant . C'est sombre, lugubre, étrange, cauchemardesque ... Et très intéressant, c'est un film à voir absolument tout simplement .
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2017
Œuvre-cauchemar, ce premier long-métrage de David Lynch nous plonge dans l'esprit torturé d'un homme dépassé par la mélancolie de son quotidien. À travers une histoire non linéaire, le cinéaste évoque de nombreuses angoisses existentielles qui prennent ici la forme de monstres purs et simples : l'enfermement du couple, la peur de l'enfant non-désiré, le difficile rapport au sexe opposé, la solitude des villes... Sa mise en scène est d'une maîtrise absolue, et l'image noir et blanc superbe.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2009
Dès son premier long-métrage, Eraserhead, nous trouvons les codes habituels de l'univers de Lynch, à savoir un personnage emplit de culpabilité qui doit choisir entre la lumière et les ténèbres, entre la blonde ou la brune, le tout transfiguré dans un monde onirique inquiétant. Tout comme Orson Welles et son Citizen Kane, Lynch commence sa carrière par un chef d’œuvre qui surpasse peut-être toutes les œuvres qui suivront. Très proche du cinéma muet (très peu de dialogues), à la fois surréaliste et expressionniste, Eraserhead laisse comme tous les films du réalisateur la liberté d’interpréter. On peut y voir notamment un homme pris au piège de la paternité. Adieu la progression sociale, adieu les autres femmes (la voisine brune), adieu même la possibilité d'une vie d'artiste (la scène de music-hall derrière le radiateur). Il doit s'occuper de ce bébé, qu'il voit hideux et bruyant, et se contenter de sa femme frigide. Lynch symbolise cet empêchement d'évoluer dans la vie à cause de l'enfant par les scènes où la tête du bébé remplace celle du personnage principal (puis on extrait de sa tête un crayon à gomme, sa vie est rayée d'un trait ou plutôt gommée) ou encore quand l'ignoble bébé se moque, rigole au nez de son père. Et, comme dans Mulholland drive dans lequel l'héroïne est traversée par la culpabilité pour avoir commandité un meurtre, comme dans Inland Empire pour s'être adonné à la prostitution en attendant le retour du père et de l'enfant, comme dans Lost Highway pour avoir tué sa femme, dans Eraserhead le personnage principal a tué son enfant, se sent coupable et revoit les faits en rêve. La culpabilité éprouvée est rendue en image par le bébé qui, alors qu'il vient d'être tué, devient énorme et effrayant. Mais comme je l’ai dit, Eraserhead est hyper visuel et contient très peu de dialogue, c’est donc l’un des Lynch les plus ‘interprétables’, mais aussi peut-être le plus fascinant, troublant, effrayant, atypique, dérangeant, bref un de ses meilleur.
Najou
Najou

14 abonnés 234 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2007
Je tiens déjà à dire aux rationnels de s’abstenir… Je vois énormément de personnes dire qu’elles n’ont pas compris. Pas compris quoi ? Les films de Lynch font souvent appel aux sens, à notre imagination. Ils s’interprètent différemment selon les gens et se ressentent plus qu’ils ne s’expliquent. Eraserhead fait partie de ces films, qui à la manière d’INLAND EMPIRE, demandent au spectateur de se laisser aller, de plonger dans ce cauchemar éveillé. L’expérience peut mettre mal à l’aise, cela va sans dire… Pour l’histoire : Jack Nance, pilier du film et magnifique acteur, mène une vie insignifiante et glauque dans une zone industrielle grisâtre, sombre et triste (qui plaira aux amateurs ses ambiances Simenoniennes et Kafkaïennes). Lui semble attardé, et sa « femme » complètement folle et sinistre. Elle appartient à une famille tordue (la grand-mère immobile, le père stupide, la mère très bizarre et les chiots couinant avec tout ce monde là !). S’ajoute à cela le bébé monstre qui les enfonce un peu plus dans le néant. On peut alors voir tout se qui se trame dans le cerveau de Jack jusqu’au dénouement final. Chaque image du film est magnifique, on pourrait presque mettre pause à chaque fois pour profiter de ces tableaux Lynchiens ! Le son est aussi dément et contribue en grande partie à la réussite de ce film. Un petit bijou, qui nous laisse sur le carreau…
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 mars 2008
Je vous préviens, vous allez pas rigoler.C'est pas l'style, pire qu'Eléphant man. Moi, j'aime Lynch alors ça va mais c'est pas pour tout le monde.
Cohle.
Cohle.

72 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2011
Le premier long-métrage de ce génie de Lynch figure comme parmi l'une de ses plus représentative et culte. Cette fable cauchemardesque est un méandre complexe, qui est encore approfondi du fait qu'il ne comporte que très peu de répliques et, est pour le coup, un film quasi muet. C'est un film sensible, malgré ses allures glauques, qui se révèle être une belle métaphore analytique du possible comportement de l'être humain et de ses peurs, face à l'arrivé de sa progéniture.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 mars 2013
Un film sombre, dérangeant, dans une atmosphère anxiogène et étouffante. Eraserhead est, à ce jour, l'un des films les plus étranges qu'il m'ait été de voir. Si l'on ne peut que se retrouver fasciné par ces scènes oniriques cauchemardesques, il n'en reste pas moins que le film, par son aspect trop brumeux et son silence assourdissant, ne nous offre pas une position de spectateur confortable et nous perd malheureusement à de nombreuses reprises. Car avec son film, David Lynch atteint le paroxysme de la fascination, faisant ainsi osciller le spectateur entre fascination et désintérêt pour une histoire aux multiples interprétations. Cependant, le film est un régal esthétique de par sa mise en scène sobre qui met en relief l'étrangeté du film via le décor notamment. Si Eraserhead est un film perturbant, il est aussi un film d'une qualité rare qui ne laisse pas le spectateur dans une positon de repos.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 janvier 2012
Complétement fou, absolument glauque, entièrement sorti de nulle part, un peu drôle et parfaitement énigmatique. Eraserhead est peut être le premier film de Lynch, mais on y retrouve allégrement le caractère singulier du maître. Chacun y verra ce qu'il veut et chacun l'appréciera à sa façon ; répugnant, hypnotisant, hermétique, cauchemardesque, inutile où au contraire intelligent... Tout les qualificatifs pourraient y passer. On le sait maintenant, on aime ou on déteste David Lynch mais ce qui est sûr et certain, c'est qu'il ne laisse jamais indifférent !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 juin 2012
David Lynch est un cinéaste que j'apprécie énormément. J'ai visualisé beaucoup de ses films et j'étais bien curieux de savoir à quoi ressemblait son premier long métrage. Alors, il m'est assez difficile de parler de ce film, car en fait il m'a un peu mitigé. D'un côté, j'ai été satisfait de retrouver l'univers bizarre, inquiétant, sombre de Lynch. D'un autre côté, j'ai quand même été un peu déçu. Déçu surtout au niveau du scénario, qui dans mon oppinion est un peu trop caché entre les scènes assez abstraites du film. Il est vrai que Lynch a fait un bon nombre de films dans ce style, cependant, je crois que dans Eraserhead il s'y enfonce un peu trop, et le scénario devient quasiment incompréhensible. On peut trouver quelques idées, mais c'est assez difficile de suivre le film, qui s'embrouille dès le début. Cela m'a donné un peu l'impression (je ne sais pas si c'est vrai), que le style et l'univers si particuliers de Lynch étaient déjà en train de se former, mais qu'il n'étaient pas encore arrivés à maturité. Malgré cela, l'ambiance reste au top, Lynch réussi dès le début à imposer cette atmosphère pesante, assez oppressive, et quelques scènes sont également superbes. Bref, tout cela pour dire que le premier film de David Lynch, même si dans mon oppinion pas aussi bon que ses réalisations postérieures, reste quand même intéressant à découvrir, pour son ambiance et son univers inquiétant. Après, il faut être averti qu'il s'agit d'un film très difficile à comprendre et assez bizarre. De toute la filmographie du cinéaste américain, cet Eraserhead est peut être celui qu'on peut le plus qualifier d'ovni. Malgré cela un bon film, à voir.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2017
Un chef d'oeuvre de David Lynch. Un univers imaginaire très etrange. Un film labyrinthe. Le scénario est complexe et danse. C'est vaste et poétique.
maxshreck
maxshreck

68 abonnés 296 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2008
Un film troublant avec un contenu complexe et mystérieux. La forme quand a elle est splendide, l'utlisation du sons, angles de prises de vue, lumières, une grande maitrise.
Roger Cola
Roger Cola

35 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2017
Je ne sais pas comment noter ce film. Si on sort les grands mots, Eraserhead est l'essence même du cinéma, à savoir un art de l'image avant d'être un art de la narration. Lynch impose déjà son univers, froid et oppressant. Le visionnage va au-delà de la simple curiosité. Il n'y a rien à dire de ce film, on est séduit ou on déteste, mais on ne peut pas en nier l'extraordinaire et la génialité. Et n'oubliez jamais, in heaven, everything is fine.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2007
Le premier film de David Lynch est une révélation : porteur d'une vérité esthétique qui fera sa renomée et animée d'une telle folie créatrice, on peut alors dire que oui Lynch est l'incarnation même du cinéma, un art que l'on cherche trop souvent à comprendre, voire à démythifier, alors qu'il faut se laisser aller par son subconscient. Un génie est n en 1976.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2020
Malade et étrange à l'image de cette sorte de nourrisson extraterrestre tout droit venu rajouter une dose cauchemardesque au quotidien déjà éventré de Henry Spencer (Jack Nance). *Eraserhead*, premier long-métrage de David Lynch sortie en 1980 s’avère véritablement comme une oeuvre insaisissable. Synthèse du cauchemar chez Lynch dont le spectre vétuste et étrange résonnera encore des années après dans *Twin Peaks*, *Eraserhead* sillonne un esprit effrayé par les responsabilités d'une vie qui n'est surement pas la sienne. La réelle dimension horrifique viendrait t'elle de cette imagination possédé ou de cette réalité sombre et glauque ? Des premiers pas expérimentaux, novateurs et inoubliables qui s'empressent de marquer David Lynch dans une catégorie inégalable, et inexplicable.

*Eraserhead* : ce sont ces yeux à la fois apeurés et spectateurs de Jack Nance, ou encore ces matières avec lesquelles David Lynch joue et mène ces explorations d'un autre monde à un autre temps. La vétusté des décors est créatrice d'étrange et d'horreur au même titre que ces personnages dépassés par la misère ambiante qui ronge leurs vie, comme une société qui s'écroulerait et où la seule issue de secoure serait le sommeil et le rêve, ou bien la continuité du cauchemar. Au cœur de ce désastre flou et écorné se construit une paternité horrifique. Henry Spencer, loin d'une maturité évidente, est comme plongé subitement face à la responsabilité d'avoir un enfant. Une vision d'autant plus extrême que ce jeune bébé dispose d'une apparence tout droit sortie de l'imagination folle et décalée de Lynch : mi-extraterrestre ou mi-reptile. De plus, la mère avec ces problèmes nerveux, ne peut assumer une seconde de plus les cries stridents du petit alien et quitte l'appartement insalubre de Henry Spencer au profit de sa vie familiale décalé et autoritaire. **La confrontation entre les deux excentriques commencent avec autour du duo une atmosphère pourtant immobile, mais bel et bien vivante et provocatrice d'une autre dimension.**

David Lynch est un artisan de cinéma. A l'image de ces premiers court-métrages où la peinture cohabitait avec d'étranges tentatives plus singulières les unes que les autres, *Eraserhead* se rapproche d'une oeuvre amatrice signé par un jeune apprenti cinéaste fou de gore, d'innovation et de cinéma. Lynch met en scène ces étranges formes dans une ambiance où le son et la lumière deviennent les arguments principaux d'une immersion effrayante. Ces êtres torturés et cette brutalité graphique résonnent dans *Eraserhead* comme un délire faisant de l'écho au cœur d'un esprit imaginatif et attentif au monde qui l'entoure. Cet esprit, est-ce celui de Lynch ou celui de Spencer ? Ou bien les deux ? Chaque détails regorgent d'une poésie et d'une âme qui amènent à penser et à comprendre. En admirant son chauffage, Henry Spencer aperçoit une scène poussiéreuse ainsi que sa chanteuse, une pin-up délabrée. **Le film déploie ces ailes pour aller au delà du visible en tentant d'imaginer d'autres choses, qui sont surement invisibles.**

*Eraserhead* est une expérience, dont les aboutis et la signification s’avèrent au final n'importer que peu, tant la volonté et la sincérité de David Lynch transpercent l'écran jusqu'à atteindre l'esprit. Une première oeuvre démonstratrice d'un imaginaire inclassable et impossible de cerner tant la vision de Lynch peut embrasser tout une conception de la société. Avant d'évoquer l'Amérique ou Hollywood, David Lynch parlait à travers *Eraserhead* d'une paternité impossible et dangereuse s'articulant avec des formes vagabondes au sein d'une dimension étrange et monstrueuse.
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2011
Premier long-métrage du talentueux David Lynch, Eraserhead démontre déjà tout le talent du réalisateur américain. Le film se révèle être un concentré de ses obsessions passés et futures, on reconnaît déjà sa manière de poser l'ambiance, de terrifier par l'abstrait, de fasciner et dégouter à la fois. Lynch sait se jouer de son public avec brio et il le démontre avec ce premier film très expressionniste et abstrait. Car ce premier long-métrage ne se veut en rien académique, à tel point qu'il en devient même très déroutant de part ses scènes oniriques et fouillés dont lui seul à le secret. La gestion du noir et blanc est irréprochable. Il est difficile de poser des mots sur un film si personnel et déjanté. Pour son premier film Lynch fait dors et déjà preuve d'une grande maîtrise, marquant et souvent choquant, le réalisateur américain à cette capacité à hypnotiser.
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