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Johnny Merguez
9 abonnés
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1,5
Publiée le 29 novembre 2012
Ce 1er film de David Lynch est un gros trip psychedelique qui se laisse regarder sans jamais vraiment passionner. Pas de véritable histoire mais une ambiance malsaine et très glauque et des acteurs inquiétants. A voir uniquement pour sa propre culture cinématographique ce film experimental est tout à fait dispensable !
Difficile de critiquer un réalisateur tant reconnu pour son génie etc...mais j ai sans doute un rapport different que les autres personnes sur ce "génie " . Je reconnais vraiment des prouesses techniques mais pour le reste c est d un vide abyssal ! . Trop simple de laisser toujours le spectateur imaginer ce qu'il veut lui même interpréter. C est pas choquant c est juste d une prétention incroyable.
Le film est évidemment un classique du cinéma underground, et marque la naissance d'un cinéaste devenu fort célèbre. Mais dieu ce que c'est soporifique ! Cette irrésistible envie de tomber dans les bras de Morphée tient à la lenteur extrême du récit et à la quasi absence de dialogues, mais aussi à la triste pauvreté des obsessions du jeune Lynch qui nous assomme avec des pluies de fœtus et autres nouveaux-nés monstrueux, tandis que son héros fantasme sur la plantureuse "girl next door". Pénible...!
J'ai du mal parfois avec les oeuvres de Lynch (je pense notamment à son Mulholland Drive) mais son fameux Eraserhead que je souhaitais découvrir depuis longtemps m'a plutôt plu certes ce film est loin d'être un chef-d'oeuvre et son ton très étrange pourra vous rebuter cependant ce film très sombre à sa beauté, il est fascinant. A voir au moins une fois dans sa vie de cinéphile.
Wow, l'ovni par excellence ! Même sans savoir que le génie de Lynch est derrière tout ça, on comprend déjà que c'est un pur chef-d'oeuvre ! Perso j'ai eu quelques haut-le-cœur en visionnant le film. Si vous êtes prêt pour une aventure dans le glauque, le sordide, l'angoisse et la noirceur de vos pires cauchemars... Voyez ce film !
Un film en noir et blanc lent où la musique et les dialogues se font rares et où on ne comprend pas grand-chose. Et pourtant c’est génial ! Avec ce premier long-métrage, David Lynch signe un film envoutant qui signe l’arrivée dans le milieu du cinéma d’un des réalisateurs les plus atypiques et les plus intéressants que le 7ème art ait connu. Par ses images hallucinantes (issues d’un tournage extraordinairement long : environ 4 ans) et son travail sur le son, Lynch hypnotise le spectateur et le fascine. Un trip hallucinatoire qui connut un petit succès grâce aux séances de minuit qui existaient à cette époque aux États-Unis, qui est toujours aussi envoutant quarante ans plus tard et qui, plus est, laisse entrevoir des éléments du futur auteur vénéré qu’est David Lynch (on retrouve par exemple le même sol que celui de la Red Room dans Twin Peaks). À voir à condition d’accepter de se laisser porter par les images et le son et de ne pas chercher à comprendre totalement ce film expérimental.
Lynch est un réalisateur dérangé et son premier film en est la preuve : puissant, absurde, dérangé, fou, initiatique, bizarre, fascinant, incohérent et d'autres qualificatifs. Techniquement parfait en N&B, quasi silencieux, bande son impeccable, Lynch nous offre avec délectation son meilleur, son plus bizarre et incompréhensible film.
Lynch place la barre à un niveau de surréalisme incroyable dès son premier long métrage avec ce Eraserhead. Tout en ayant une réalisation avec une patte bien reconnue, ce film nous absorbe petit à petit et nous fait plonger dans un degré de bizarreries à peine croyable. Je n'ai pas été retourné par ce film car je n'ai pas aimé plus que ça personnellement, mais il faut reconnaître que c'est une oeuvre tout à fait particulière, il faut y mettre beaucoup du sien pour apprécier toutes les subtilités, c'est à voir au moins une fois car ce film est totalement unique.
En 1977, les Américains eurent la surprise de voir débarquer sur leurs écrans un film un peu particulier, fait par un homme qui multiplia les casquettes sur ce film, Eraserhead.
David Lynch lança donc sa carrière au cinéma avec ce film étrange, drame angoissant, hermétique au premier abord, durant ses 45 premières minutes avant de dévoiler toute sa force dans les ultimes minutes du métrage. L’histoire est peu importante chez Lynch, ce qui compte, c’est la force des images, même si elles s’appuient sur une narration très obscure et au final peu importante. Lynch met son spectateur mal à l’aise sans céder aux sirènes de l’explication de texte ni du gore, n’utilise aucun jump scare et s’autorise même à quelques séquences poétiques. Les cadres sont très travaillés, presque tous magnifiques (on retiendra le portrait de Jack Nance, génial, à la fin du film), laissant libre cours à l’imagination du spectateur.
Eraserhead met son spectateur mal à l’aise, et pourtant arrive à le fasciner totalement, tant l’univers du film l’entraîne vers d’autres émotions que celles auxquelles il est habitué.
Eraserhead est l'un de ces films qu'il est impossible de comprendre tant la complexité est grande, et tant la bizarrerie est importante. Le premier film de David Lynch apporte beaucoup au reste de son oeuvre, des séquences hallucinantes rappelant un cauchemar (rappelant la Loge Noire de Twin Peaks), où encore des personnages inexplicables (mais c'est quoi ce bébé?). Le virage est parfois si important que le spectateur se sent perdu et commence à perdre un petit peu patience, mais l'atmosphère est si désagréable et étrange que le spectateur ne peut qu'être sublimé par tous ces éléments. Jack Nance est également excellent. Un film important, mais pas forcément majeur dans la carrière du papa Lynch.
Un film séminal. Tout Lynch est déjà là, sa peur des normes (ici les normes et les liens sociaux imposés par la société sont vécus comme une prison), ses fantasmes (on retrouve tout ce qui va venir ensuite, le tapis zébré de Twin Peaks, la scène de music-hall de Mulholland Drive, le vers géant de Dune, etc.) et la présence du diable (au début et à la fin). Le tout filmé avec cette caméra qui fixe longtemps les images jusqu'à ce qu'une ouverture se fasse (cf la fille du radiateur). Radical et assez effrayant. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
un ovni démentiel très complexe signé Lynch , le film le plus étrange qui m'a été donnée de voir intriguant sombre et inquiétant , il n'y a qu'un fou qui peut vous pondre un film comme ca
Bof, je suis passé complètement à côté de ce film, beaucoup trop psychédélique et incompréhensible pour moi. Le premier plan qui donne le ton : une étrange planète, le plan superposé du visage à l'envers du personnage principal, un homme couvert de pus, le protagoniste qui recrache une sorte de gamète dans une flaque. Ça donne une idée du caractère complètement WTF du film. Entre les bébés-monstres (au sens littéral ; clairement le film ne donne pas envie de se reproduire), les poulets rôtis qui sont en vie qui finissent de se vider par le cloaque et les danseuses complètement boursouflés, on ne peut pas dire que la coupe de cheveux de Jack Nance soit ce qu'il y a de plus grotesque dans le film. Le film est extrêmement space mais surtout ultra glauque. De base, je ne suis pas forcément fan de David Lynch (même si j'ai bien aimé Mulholland Drive) et de son côté mystique et perché en particulier ; autant dire que là, j'ai été gâté. On reconnaît la patte Lynch (les monstres, le grotesque et l'incompréhensible), mais c'est sans doute la seule chose que je retiens de ce film. Jack Nance est parfaitement casté, son visage et son physique, tout droits sortis d'un film de Burton, collent parfaitement à l'atmosphère du film et à son personnage candide et burlesque. Le film a le mérite de ne pas être trop long car je ne sais pas si j'aurais pu tenir deux heures face à ce délire psychédélique.
Eraserhead est le socle central de la pensée lynchienne : instaurer un adjectif pour son cinéma est la moindre des choses. David de son prénom côtoie les plus grands cinéastes qui marquent de leur emprunte la structure cinématographique. Eraserhead est une sorte de projet de fin d'année dans une école de cinéma. Le film aligne du génie et des maladresses. Mais lorsque la jeunesse fougueuse fait des erreurs, c'est qu'elle apprend et tente de progresser. Eraserhead est un tableau vivant. Un esthétisme en noir et blanc qu'on assimile rapidement comme un reflet des sociétés modernes teintés de tristesse, d'automatisme mais également de perdition de l'état humain. La thématique de l'adultère et de la parenté est l'enjeu central dont le couple joué par le fantastique Jack Nance et Charlotte Stewart est confronté. Si comme moi, vous n'avez guère compris plusieurs pans entiers du film, ce n'est pas une faute. C'est que nous avons vécu l'oeuvre et conçu notre propre interprétation. Néanmoins, l'intégralité des personnes qui apprécie l'oeuvre s'accorde sur un point : une esthétisme superbe, des personnages et des situations complètement barrés (qu'on retrouvera dans les autres films de Lynch) mais surtout l'amour que David offre dans chacun de ses plans. Récemment, j'ai terminé la série Twin Peaks et certaines ressemblances entre les 2 univers sont particulièrement troublants : la photographie d'un champignon atomique à côté du lit de Henry ou encore la branche d'arbre sur la commode qui ressemble étrangement au guide de l'agent Cooper. Pour revenir à Eraserhead, déroutant soit-il, le voyage vaut un sacré détour artistique. Qu'on aime ou qu'on déteste, le film ne laisse pas indifférent.
Derangeant et cauchemardesque sont en effet les mots qui le definissent le mieux. C'est vraiment la premiere fois que j'ai l'impression de regarder le cauchemerd d'un autre! Non, la seconde fois en fait; la premiere etant "The Grandmother", un court-metrage de Lynch egalement. A ce niveau la, donc, aucun reproche a faire, le but est atteint. Par contre, je ne peux qu'admettre qu'une fois de plus, il m'a ete tres penible de le regarder jusqu'a la fin, comme la plupart des films du realisateur... Un peu comme Lost Highway qui est tres bien, mais incroyablement ennuyeux et trop long pour son sujet. En bref, Eraserhead est un bon film, mais etire a l'extreme; on est content qu'il finisse.