Eraserhead
Note moyenne
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272 critiques spectateurs

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Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2026
Je suis allée voir ce film car il semblait être un classique. Hormis le fait qu'il est particulièrement sombre et incompréhensible, je me suis beaucoup ennuyée. J'ai compris depuis qu'il ne faut pas spécialement tenter de comprendre les films de Lynch, mais plutôt se laisser embarquer dans les méandres de son imagination étrange. Regarder Eraserhead, c'est comme se promener dans un cauchemar.
Nicothrash

464 abonnés 3 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2025
Quelle folie ce Eraserhead, un cauchemar éveillé, le tout premier signé David Lynch. Difficile à croire d’ailleurs tant sa maîtrise est totale et son récit aussi intelligent que tordu. Eraserhead c’est une expérience de cinéphile, ou quand le cinéma redevient art primaire, Lynch commence par brasser plusieurs sujets majeurs, à sa manière bien sûr, puis part totalement en vrille, à tel point que l’on n’arrive plus à suivre quoi que ce soit ! Mais c’est tellement bon ! Et beau, cette photographie est superbe, et le comédien principal complètement halluciné est assez incroyable. Le tout est très perturbant mais on n’en perd pas une miette, le premier long métrage de Lynch, comme pas mal d’autres d’ailleurs de sa part, faut indéniablement partie de l’histoire du cinéma moderne, c’est marquant, choquant, répugnant même parfois, mais aussi un pur délice notamment sur la forme. Ça ne plaira très probablement pas à tout le monde mais l’expérience est passionnante. Il nous manque David Lynch …
Kouto
Kouto

28 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2025
Une œuvre baroque et insoluble signée David Lynch qui pour son premier long-métrage gratifie le spectateur de son style si particulier, entre le ton baroque d’une mise en scène au noir et blanc somptueux et un récit onirique peuplé de personnages étranges. Un film atypique qui ne peut pas laisser indifférent.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 avril 2025
Body horror écrit et réalisé par David Lynch, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Eraserhead est un film expérimental troublant, pour un résultat mitigé. L'histoire nous fait suivre Henry Spencer, un homme abandonné par son amie qui lui laisse la charge d'un enfant déformé, fruit de leur union. Il s'enfonce ainsi dans un univers fantasmatique pour fuir cette cruelle réalité. Ce scénario nébuleux s'avère déroutant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue complexe et difficilement compréhensible traitant de sexualité via des scènes organiques délirantes. Hélas, cette expérience cinématographique cauchemardesque n'est pas très passionnante, ni intéressante tant ça sort de l'ordinaire et que c'est perché. Pourtant, l'ambiance lugubre et poisseuse est réussie et nous fait ressentir du dégoût à l'écran. L'ensemble est porté par des personnages étranges, interprétés par une distribution comprenant Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph, Jeanne Bates, Judith Anna Roberts ou encore Jack Fisk. Tous ces individus entretiennent des rapports obscures, soutenus par très peu de dialogues. Si le fond est déroutant et peu palpitant, le métrage se rattrape néanmoins sur sa forme. En effet, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue au sein d'un univers particulier, très inspiré, aux décors industriels. L'esthétique est aussi repoussante que belle, notamment à la faveur de son noir et blanc très bien éclairé. Ce visuel nous gratifie de plans marquants et est accompagné par une b.o. omniprésente, aux notes menaçantes planant en fond tout du long, renforçant ainsi l'atmosphère macabre. Reste une fin tout aussi étrange que le reste du récit, venant mettre un terme à Eraserhead qui, en conclusion, est une œuvre singulière méritant d'être visionné surtout pour son aspect formel.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 824 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2025
Difficile de nier la qualité du cinéaste présentant ici son univers singulier aux thématiques qui infuseront ses futures oeuvres et prouvant d'emblée une maitrise technique remarquable (surtout vues les conditions de production!), tant dans la gestion de la caméra que de l'ambiance sonore. Ceci admis, deux problèmes persistent: la lenteur contemplative du récit qui empêche toute empathie voire tout intérêt pour ces personnages aussi dérangés que la coiffure du héros & le choix de visions de cauchemars malsaines avec un vaste panel d'images répugnantes ou dérangeantes (était-il besoin d'aller si loin pour marquer la crainte ou le rejet de la parentalité - qui n'implique pas un problème psychologique d'ailleurs!). Complaisamment malaisant.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

81 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
Le premier film de David Lynch qui expérimente l’étrange et qui laisse le spectateur dans l’incompréhension totale.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2025
C’est le premier long-métrage de David Lynch, réalisé avec peu de moyens mais témoignant déjà d’une grande maîtrise de la forme, dans un registre expérimental d’une inventivité inouïe. Cette forme, en noir et blanc contrasté, est le véhicule tourmenté, halluciné, d’un trip unique. Déroutant, malaisant et fascinant à la fois. Un voyage dans la psyché d’un homme terrifié par la procréation et la parentalité. Le réalisateur présentait son film comme un « rêve de choses sombres et troublantes ». Allons jusqu’à parler de cauchemar, dont le sujet est la vie de couple avec enfant, perçue comme une aliénation et un enfer. Lynch s’est emparé de ce thème comme probablement personne ne l’avait fait avant lui. Avec audace et grande modernité pour l’époque, mais sans ménagement pour la sensibilité du spectateur, et toujours hors des sentiers balisés de la narration. Il est allé sonder des peurs viscérales et libérer des monstres de l’inconscient. Parmi ces monstres, le personnage du bébé ou gros fœtus, à l’écran, compte parmi les plus mémorables (et traumatisants) de l’histoire du cinéma. Mémorable aussi est le personnage principal, interprété par Jack Nance, avec ses cheveux dressés sur la tête, ses expressions d’inquiétude, d’incompréhension, de sidération. À noter enfin que ce film est une vraie matrice de l’œuvre à venir de Lynch (tous supports artistiques confondus) : l’inspiration cauchemardesque, le sens de l’étrangeté dans les décors, l’humour noir et absurde, le thème de la monstruosité, les relations parents-enfants, le rapport à l’industrialisation…
Pour l’anecdote, c’est après avoir vu ce film que Mel Brooks, producteur d’Elephant Man, décidera d’en confier la réalisation à David Lynch. De son côté, Stanley Kubrick préparera son adaptation de Shining en demandant aux membres de son équipe de regarder Eraserhead, histoire de les « mettre dans l’ambiance ».
La sphère cinématographique
La sphère cinématographique

9 abonnés 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2025
Il s'agit du premier long métrage de David Lynch et pour ma part, c'était le seul film que je n'avais jamais vu de ce réalisateur.
Ce long métrage tourné en noir et blanc nous emmène dans une histoire de body horror où un père doit s'occuper de son enfant.
Eraserhead est un film hypnotisant dans lequel il ne faut pas chercher de logique, mais se laisser embarquer dans un scénario à sujet d'interprétation comme tous les films de David Lynch.
Histoire d'une grande noirceur et d'une très grande intelligence, très malaisante et dérangeante.
Comme tout film de ce réalisateur, j'ai été surpris dans le bon sens. 
Je conseille largement ce film, mais qui ne plaira pas, je pense a tout le monde.
Serge_la
Serge_la

11 abonnés 815 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2025
Un film avec plein de métaphores exagérées de la vie ordinaire. Une critique a mentionné qu'il s'agit des cauchemars de responsabilités d'adolescents et ça se tient. Premier film de David Lynch qui s'est inspiré d'absurdités Kafkaesques. Ce film est fort en saletés et pourritures. C'est une horreur dont il faut rigoler. Car après ceci, la vie semble plus facile!
Olivier
Olivier

39 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 février 2025
Alors la question première que je me pose est : En quoi ce film est-il un chef d'œuvre ?
C'est long mais qu'est-ce que c'est long et ennuyeux...
Les personnages sont caricaturaux et sortis tout droit d'un asile..
La bande son est énervante,les effets spéciaux très mal faits et je ne parle pas de la photographie et des décors !!! Et les dialogues tiennent sur une demi-page de cahier.
C'est sombre, glauque et pauvre en décors.
Jack Nance a des airs de Jim Carrey dans Man on the Moon quand il imite Andy Kaufmann (on pense à un grand bébé).
Personnellement je ne vois vraiment pourquoi on catégorise ce film dans le genre Horreur car aucune scène n'est vraiment horrible et sanglante.
C'est un mélange de Freaks et de It's alive (Le monstre est vivant) en plus ennuyeux.
Des spectateurs ont même quitté la salle dés la première demi-heure..
En résumé c'est l'histoire d'un homme renfermé sur lui-même, irresponsable et qui n'assume rien dans la vie.
Sa copine est vraiment très bizarre tout comme sa famille...
Le bébé-monstre est le résultat de ses actes irresponsables et de sa peur de devenir père.
Bref un film soporifique et très décevant.
David D.
David D.

44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2025
Une ambiance incroyable, unique. Des décors et lumières fantastiques. Du bon noir et blanc et des idées bien noires. Quelques longueurs qui n'étaient pas nécessaires je crois.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2025
Sorti en 1977, "Eraserhead" marque les débuts audacieux de David Lynch dans le long-métrage, s'imposant rapidement comme une œuvre singulière et dérangeante dans le paysage du cinéma indépendant américain. L’histoire, à la fois minimaliste et cauchemardesque, suit Henry Spencer, un homme perdu dans un univers industriel oppressant, contraint de faire face à la naissance d’un enfant difforme qui cristallise ses angoisses existentielles et ses peurs les plus profondes. Lynch construit un univers visuel d’une densité saisissante, où chaque élément du décor semble suinter l’inquiétude et la désolation. Le noir et blanc granuleux renforce cette sensation d’étouffement, tandis que l’utilisation d’un design sonore oppressant participe à l’atmosphère pesante et hypnotique du film. L’absence de repères narratifs traditionnels plonge le spectateur dans un état de malaise diffus, oscillant entre absurde et terreur sourde. Alors que le film fascine par son audace, il peut aussi rebuter par son hermétisme et son rythme lent, qui exigent une réelle immersion de la part du spectateur.
RnS Cinematic Insights
RnS Cinematic Insights

11 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2025
Eraserhead : Une plongée hypnotique et perturbante

Points forts :

• Jack Nance : Une performance incroyable, ses expressions faciales sont fascinantes et mémorables 
• Jeux d’ombres et visuel : Le travail sur les ombres et l’esthétique est phénoménal, c’est l’une des premières choses qui m’a marqué après le film 
• David Lynch : Une réalisation magistrale, entre body horror gluant, moments en stop-motion et un style unique. Le maître de l’étrangeté frappe fort 
• Immersion totale : Le film te happe, tu ne vois pas le temps passer et c’est une expérience à part entière ⏳
• Titre justifié : Une connexion subtile mais brillante avec le thème principal, parfaitement intégré ✒️

Points faibles :

• Complexité : Le film donne parfois l’impression de n’avoir aucun sens, il peut être difficile de saisir tout ce qu’il veut transmettre 樂
• Analyse requise : Nécessite de creuser via des analyses pour pleinement comprendre et apprécier toute sa profondeur 

Note : 8/10

Pour ceux qui l’ont vu, vous comprendrez la référence : que David Lynch repose en paix au paradis ! Une légende nous a laissé un héritage intemporel.
Bambou Yat Wah
Bambou Yat Wah

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2025
C’est du lynch tout craché. On aime.
Il nous a quitté bien trop tôt mais il nous laisse un beau patrimoine culturel
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2025
Avec Eraserhead, David Lynch compose une symphonie cauchemardesque, un chef-d’œuvre labyrinthique où le surréalisme s’entrelace à l’horreur psychologique proposant une réflexion dans les abîmes de l’inconscient, les terreurs viscérales de la parentalité, et de l’aliénation dans un monde mécanique et désincarné.

Au cœur de ce rêve oppressant, Henry, silhouette frêle et mélancolique, erre dans un paysage post-industriel où les murs suintent l’angoisse et où chaque son évoque la désintégration de l’âme humaine. La paternité, loin d’être un havre, devient un fardeau monstrueux, symbolisé par un enfant mutant, à mi-chemin entre l’organique et l’innommable.

Dans cet univers, une femme chante un idéal : "In Heaven, everything is fine." Mais ce paradis est-il une libération ou une illusion fatale ? Enfin, lorsque Henry s’attaque à l’enfant, la conclusion demeure volontairement ambiguë : est-ce une paix intérieure retrouvée ou la capitulation devant un effondrement mental total ?

Le titre lui-même, Eraserhead, peut contenir une clé cryptique. La gomme à effacer, dans sa scène finale, symbolise l’effacement de l’individualité d'Henry, broyée par les rouages d’une société déshumanisante. L’image de sa tête transformée en gomme devient une parabole du consumérisme et de la réduction de l’humain à un objet interchangeable.

Lynch, avec cette œuvre matricielle, ne se contente pas de raconter : il offre une réflexion polysémique sur la dissolution de l’identité. Il convoque le spectateur à un voyage intérieur, une introspection radicale dans les thèmes de la parentalité, de la sexualité et de l’aliénation. En refusant toute réponse définitive, Eraserhead s’impose comme un cinéma de la suggestion, un poème cauchemardesque qui persiste bien au-delà du générique final.

Outre cela, chaque plan d’Eraserhead est une œuvre d’art en soi, où le noir et blanc déploie sa poésie. La lumière blafarde, les sons industriels, et les espaces confinés composent une toile sonore et visuelle où la réalité se fracture en cauchemar, une plongée au-delà du tangible.

C’est un chef-d’œuvre, une expérience métaphysique qui pousse les frontières de l’art cinématographique. Rarement un film aura à ce point transformé l’écran en une fenêtre ouverte sur l’angoisse humaine, sublimée en art pur.
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