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Roger Cola
35 abonnés
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5,0
Publiée le 7 janvier 2017
Je ne sais pas comment noter ce film. Si on sort les grands mots, Eraserhead est l'essence même du cinéma, à savoir un art de l'image avant d'être un art de la narration. Lynch impose déjà son univers, froid et oppressant. Le visionnage va au-delà de la simple curiosité. Il n'y a rien à dire de ce film, on est séduit ou on déteste, mais on ne peut pas en nier l'extraordinaire et la génialité. Et n'oubliez jamais, in heaven, everything is fine.
je souhaitais juste qu'il étouffe cet affreux étron avec un coussin. toutes les scènes sont d'une angoisse incroyable un film à regarder complètement sobre j'ai adoré au final
Si vous pensez que le cinéma consiste à transmettre un livre en image, vous allez être déçu. Eraserhead est un film hypnotisant dans lequel il ne faut pas chercher de logique mais se laisser emporter dans ce torrent poétique, un cauchemard en quête de rêve, à l'image de Henry personnage passif à la vie glauque. Passant de l'obscurité à la lumière, des bruits de machines à la mélodie. Eraserhead réussit l'exploit de transmettre des sensations uniques. Angoissant, frissonnant, beau à pleurer. Merci Lynch.
Le premier film de David Lynch s'inscrivait dans la droite ligne de ses court-métrages d'étudiant, armé des mêmes thèmes et de la même recherche expérimentale portée par un noir et blanc glauque, une bande-son qui sature l'espace et une forêt de symboles qui tissent sans arrêt un lien oppressant entre psyché et organique, dans une toile d'araignée qui s'étend inextricablement vers la conscience du spectateur. On peut d'ailleurs s'étonner, a posteriori, de constater la cassure stylistique qu'opérera Lynch avec Elephant Man, son long-métrage suivant. Même si, derrière le classicisme formel religieux de ce dernier se cache également une âme tout à fait lynchienne, un regard fasciné sur une humanité déformée et dont le cœur profond palpite loin de l'endroit où on s'y attend. Là s'inscrit également le programme de ce Eraserhead, qui déforme et distend complètement les contours de notre perception sur notre nature. The Grandmother, troisième court-métrage de Lynch, parlait déjà de l'impossibilité à grandir ; Eraserhead y ajoute celle à être parent, ou plutôt la véritable expérience d'une parentalité qu'il regarde comme profondément névrosante. Camisoles de l'âme, prisons du sub-conscient, la vie de couple, la sexualité et la parentalité sont désacralisées dans un mouvement trivial parfois extrêmement dérangeant, et Lynch les regarde se heurter avec les pâles constructions cérébrales qui en font des repères stables chez la presque totalité des hommes. "In heaven, everything is fine, you've got your good things and I've got mine." Vision terrible du couple, énoncée par la femme du personnage principal au visage déformé, qui raconte son ancrage comme construit sur des bases essentiellement égoïstes, sans lien véritable entre deux âmes qui ne cessent au contraire de s'y entre-dévorer. En désincarnant complètement la vie, à travers ses impulsions les plus apparemment normales, Lynch semble se présenter comme un homme profondément torturé, incapable de s'illusionner et sans cesse confronté à un abyme dans lequel son être se dissout. Si son imaginaire est parfois difficile d'accès, et si certains symboles sont un peu grossiers, Eraserhead est truffé de visions prégnantes et traversé par une morbidité trop palpable pour ne pas être spontanée. Il peut alors devenir fascinant de démêler ses mystères et de tenter d'y lire les motifs primaux, les pulsions sub-conscientes à la base du cauchemar. Éprouvant et marquant.
Lynch est un réalisateur dérangé et son premier film en est la preuve : puissant, absurde, dérangé, fou, initiatique, bizarre, fascinant, incohérent et d'autres qualificatifs. Techniquement parfait en N&B, quasi silencieux, bande son impeccable, Lynch nous offre avec délectation son meilleur, son plus bizarre et incompréhensible film.
Eraserhead est un drôle d'ovni qui fait l'effet d'une tarte dans la gueule. Oui, une tarte ça surprend, qu'elle soit fraîche ou qu'elle soit une main.
Eraserhead aka Labyrinth Man (en version française), nous plonge dans une univers étrange où l'on est pas forcément à l'aise. David Lynch nous fait (sans doute) vivre les peurs primales de l'Homme à travers une vie complètement surréaliste et des rêves barrés. Vous l'aurez bien compris, on parle bien d'un ovni.
Après visionnage, les questions fusent dans la tête et si c'est c'était l'effet recherché: ça fonctionne.
Indéniablement ambitieuse et avant-gardiste. Cette oeuvre symbolise la première rencontre du spectateur dans l'univers atypique de Lynch. Il maîtrise fabuleusement bien cet univers chimérique. Référant à l'expressionnisme Allemand de l'après guerre. Parabole irréelle de là paternité et de la peur, appuyée sur une intrigue et une narration conventionnelles, ce film "culte" est acclamé pour son utilisation unique du symbolisme et de l'animation. Malgré cela, une gêne omniprésente règne sur ce monde étrange et dérangeant. Si le dégoût devait utopiquement être dépeint, c'est dans ce film qu'il y trouverait sa place.
David Lynch a l'art d'immortaliser ses scènes pour les rendre absurdes, voire effrayantes ; ce noir et blanc, ces plans, ces visages figés, ces pleurs et autres sonorités troublantes, c'est un univers unique qui prend forme sous nos yeux, c'est glauque, hypnotisant et paralysant à la fois. Vous n'avez encore jamais vu une telle atmosphère ; avec toutes ces symboliques, on y comprendra ce que l'on voudra, mais il faut bien reconnaître que "Eraserhead" s'impose comme un véritable ovni du 7ème art. Un premier long-métrage qui annonce une véritable âme artistique. Dérangeant, attention aux cauchemars !
(...) Nous sommes en 1976 et David Lynch réalise, avec Eraserhead, le premier film de ce qui deviendra l’une des œuvres cinématographiques les plus captivantes du Septième Art. Les obsessions et techniques de l’étudiant plasticien qu’il a été avant de filmer, sautent au visage dès ce premier long-métrage, histoire cauchemardesque sur la famille, l’enfantement et la mort. Sans parler d’influences, le rapprochement avec le mouvement surréaliste du début XXème siècle ne peut manquer d’être fait, tant les thèmes et les techniques de Lynch rappellent tour à tour Un Chien Andalou et L’Âge d’Or (...)
Lynch, ce génie, nous réalise, nous écrit, nous produit, en 1977, son premier long-métrage, qui permettra à celui-ci d'imposer très rapidement sa patte, son univers, sa malsainité, oui on peut le dire. Pas un premier coup de maître pour moi, quoique le film soit très bon. Il a été découvert a son plein potentiel lors des séances de minuits, et il est devenu un incontournable des 'Midnight movies". Un film assez lent par moments, trop même. c'est peut etre ça le probleme. Je suis d'accord que tout ça soit voulu par Lynch, mais la c'est pas dosé comme on l'aime. Malgré ça, le film dispose de scènes totalement flippantes, angoissantes, oppressantes, affreuses, et ça, ça vous pousse dans un monde assez lointain. Celui du grand Monsieur Lynch.
Très particulier comme ambiance.... Le noir et blanc et le silence donnent parfois l'impression que l'on regarde un film muet , j'ai eu du mal à adhérer mais j'ai surtout été extrêmement écoeuré par les images au point que j'ai failli arrêter le film . Néanmoins , je ne peux nier la qualité technique et l'incroyable créativité que déja ce premier long métrage de David Lynch nous montre mais ce que j'aime dans ses films c'est notamment la sensualité , la musique et la beauté visuelle , et ici on en est très loin . L'acteur principal est vraiment troublant .
Encore une expérience troublante vécu dans le monde parallèle de David Lynch. Des acteurs aux attitudes et aux tronche bizarres annonçant son chef d'oeuvre à suivre, Elephant Man. Si vous avez trouvé Blue Velvet, Lost Highway ou Mulholland Drive étrange voir dérangeant parfois ... Qu'allez vous penser d'Eraserhead ! A voir pour son originalité et parce qu'il s'agit de David Lynch en premier lieu.
Premier film pour David Lynch, vous savez l’espèce de détraqué qui nous a servi des trucs comme "Twin Peaks" ou encore "Mulholland Drive", un taré qui aime nous faire mal à la tête et bien il voulait déjà nous faire mal avec son premier film "Eraserhead". Alors je sais pas comment décrire ce bazar, c'est tellement.......bordel j'en sais rien ! Une ambiance malsaine et très sombre voir même glauque, une mise en scène soigné, un univers affreux, vraiment affreux et délirant, un bébé prématuré aux allures de mutant, des personnages sans aucun sens, le coup des fleurs en terre posés comme ça sur les meubles sans pot ma bien fait triper, et le noir et blanc renforce cet aspect malsain, pour la réalisation elle est très bonne et pour le scénario là je suis beaucoup plus mitigé, pas mauvais mais j'ai pas compris, et puis quelques longueurs par ci par là. Donc dans l'ensemble c'est pas mauvais mais ça ne m'a pas transcendé.
Avec sa première œuvre "Eraserhead", David Lynch impose tout de suite sa patte et son style. C'est quasiment un film expérimental et même une expérience cinématographique, mais une bonne expérience. Il arrive a instaure un climat sombre, malsain, dérangeant et ambigu tout le long de son récit où l'on suit un homme qui découvre qu'il est père d'un enfant prématuré et s'ensuivre une histoire mêlant rêve, vision, réalité et voyage initiatique. Les images fortes et mémorables ne manquent pas (le poulet, l'enfant, la "dame dans le radiateur", la fin, toute l'introduction...). Lynch utilise bien le noir et blanc et sa maitrise technique est, dès ce premier film, impressionnante, rappelant parfois l’expressionnisme Allemand. Jack Nance avec sa coupe "électrique" est impeccable dans un rôle compliqué. Lynch passa plus de cinq années à concevoir son film et le décrit lui-même comme un "rêve de choses sombres et troublantes" Plus qu'un film, c'est une véritable expérience cinématographique que nous propose David Lynch, qui peut paraitre déroutante, mais qui m'a totalement fasciné et je suis entré dans ce film que l'on peut interpréter de différentes façons, et qui est de toute façon unique et une œuvre à part. Incroyable et inoubliable pour ma part.