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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juillet 2009
[...] Difficile d'aborder un film de David Lynch en mettant de côté la perception que l'on a de son cinéma. Si le réalisateur s'exprime plus avec ses émotions que son intellect, alors il convient au spectateur d'approcher son œuvre de manière intuitive, loin de toute rationalité. La tournure souvent abstraite qu'empruntent ses films mène donc à des expériences uniques, variant selon la sensibilité de chacun. [...] Et plus de trente ans après sa sortie, le film n'a pas perdu de son impact. Le monstrueux fœtus – dont le secret de fabrication est aujourd'hui encore bien gardé – est toujours aussi saisissant de réalisme, et le noir et blanc, un peu crasseux, accentue l'effet de cauchemar éveillé. Dans cet univers si étrange, chaque source de lumière n'est que prétexte à d'étouffantes ombres, condamnant chaque issue. Aucun moyen de fuir ce climat oppressant : quelque chose d'indéfinissable va se produire. [...] Plus que l'histoire de ce père qui rejete ses responsabilités et va progressivement s'engouffrer dans une folie dévastatrice, Eraserhead est un film d'ambiance. L'atmosphère inquiétante nous envoûte et nous entraîne dans le désespoir le plus total. C'est justement dans cette étonnante capacité à nous faire perdre tout repère que réside la maîtrise de David Lynch. Comme ses protagonistes, on tente en vain de se raccrocher à la réalité, sans penser que dans quelques minutes à peine nous serons encore un peu plus emportés dans leur chute. [...] Du mystère à l'absurde, puis de l'absurde à la terreur, Eraserhead est un voyage onirique, purement émotionnel, débordant de symboles qui ne trouveront de sens qu'une fois enlisés au fond de notre esprit. Un film à aborder en poète plus qu'en savant. [Ma critique complète sur http://redross.skyblog.com : mon blog de critiques ciné]
Difficile de nier la qualité du cinéaste présentant ici son univers singulier aux thématiques qui infuseront ses futures oeuvres et prouvant d'emblée une maitrise technique remarquable (surtout vues les conditions de production!), tant dans la gestion de la caméra que de l'ambiance sonore. Ceci admis, deux problèmes persistent: la lenteur contemplative du récit qui empêche toute empathie voire tout intérêt pour ces personnages aussi dérangés que la coiffure du héros & le choix de visions de cauchemars malsaines avec un vaste panel d'images répugnantes ou dérangeantes (était-il besoin d'aller si loin pour marquer la crainte ou le rejet de la parentalité - qui n'implique pas un problème psychologique d'ailleurs!). Complaisamment malaisant.
ce film est une pièce maitresse de l'ensemle de l'oeuvre de david lynch en effet il tout à fait bouleversant, c'est le genre de film qui vous fait réfléchir. à noter lambiance assez glauque qui renforce encore plus la portée du film et le nombre restreint de dialogues quinous premet de laisser place à la magie des images envoutantes
Quand un cinéaste est capable de réaliser un tel film pour son premier long-métrage, c'est qu'on tient un très grand. Eraserhead est un chef-d'œuvre cauchemardesque. Il faut juste être capable, ensuite, de rééditer l'expérience et de revoir le film. Pas gagné pour tout le monde.
Très particulier comme ambiance.... Le noir et blanc et le silence donnent parfois l'impression que l'on regarde un film muet , j'ai eu du mal à adhérer mais j'ai surtout été extrêmement écoeuré par les images au point que j'ai failli arrêter le film . Néanmoins , je ne peux nier la qualité technique et l'incroyable créativité que déja ce premier long métrage de David Lynch nous montre mais ce que j'aime dans ses films c'est notamment la sensualité , la musique et la beauté visuelle , et ici on en est très loin . L'acteur principal est vraiment troublant .
Pour son premier long-métrage, David Lynch signe une œuvre dérangeante et sans concession. En s’attaquant au mythe de la paternité et en le traitant comme un cauchemar absurde et organique, le jeune réalisateur sait qu’il va remuer en nous des émotions profondes. La mise en scène blafarde et l’ambiance sonore assourdissante sont à l’image de la société industrielle déshumanisée dans laquelle se déroule cette intrigue minimaliste et contribuent au malaise du spectateur. Je salue vivement la performance mais l’ensemble est vraiment trop torturé pour que j’y prenne le moindre plaisir.
Magnifiquement ignoble. Affreusement sublime. Un pur chef-d'oeuvre oppressant, cauchemardesque, carrément barré du Grand Lynch. On adore ou on déteste, quoi qu'il en soit, on n'en ressort pas indemne, et c'est ça qui est bien.
Un film de déjanté et un des meilleurs Lynch avec ce film à l'ambiance cauchemardesque accompagné d'une bande son sublime et d'un bruits sourd constant qui nous emmène dans un autre univers où se mêle angoisse, rêve et fantastique. Le personnage interprété brillament par Jack Nance est un personnage lynchien par excellence de par son apparence et son caractère, tout aussi mystérieux que les décors ou les situations qui donnent parfois le frisson : le héros découpant son fils prématuré car il est la source de ses cauchemars. Deux mots résument très bien ce film : chef-d'oeuvre.
Premier long métrage de l'auteur, Eraserhead pose les base du cinéma de David Lynch, une image et une bande son ultra soigné pour décrire un cauchemar. Le scenario est ultra minimaliste, comme une succession de scènes étranges et captivantes qui mettent mal à l'aise le spectateur sans pour autant chercher le gore. Surement le film le plus surréaliste de l'auteur, il en est en tout cas assurément l'un des plus déroutant. A découvrir pour l'univers et le travail esthétique.
Véritable OVNI cinématographique, "Eraserhead" est sans doute l'oeuvre de Lynch la plus chimiquement pure, détachée de toute référence, repliée sur elle comme une expérience ultime de cinéma total. C'est un film-abyme autant qu'un film-cerveau, qui nous hante bien après sa projection et demeure comme un territoire à jamais vierge de toute interpétation univoque (à la manière de "2001" ou de "L'année dernière à Marienbad". "Eraserhead" pratique l'art de mettre le spectateur au travail. Révélant tout sans rien dévoiler, il plonge le spectateur dans un univers crépusculaire et opressant, qui tient autant de la fable que du cauchemar (à peine) éveillé. Personne, d'ailleurs ne saura jamais de qui le pauvre héros est le cauchemard, le maître ou l'impuissante victime... Nous naissons à la lumière et à la cité, au moment même où le petit mort-vivant est noyé dans un liquide qu'on pourrait penser amniotique. Car tel est bien le noyau dur du film : l'équivalence monstrueuse et viscérale de la naissance et de la mort. On ne s'étonnera donc pas que "Eraserhead", film d'horreur sur le naître, soit tout entier traversé par un système rituel du passage. Que ce soient les cercles qui ouvrent le film, mais surtout les nombreuses portes présentes dans le récit (qui sont à la fois remparts et obstacles). Cette difficulté récurrente à franchir les portes, cette peur du passage, se vérifie par l'obession de l'espace clos, de la boîte, du cocon. Le replis du personage, son rêve infantile de régression et de fusion avec l'oeuf originel, trouvent de nombreuses variations dans le film. A ce refuge claustrophobique répond le mélange d'angoisse et de répulsion qu'inspirent les creux, les fosses, les trous. Toutes ces percées sont ce par quoi l'univers est perpétuellement en danger, ce par quoi des échanges malsains s'opèrent entre des espaces qui devraient rester hermétiquement clos, à commencer par l'intérieur et l'extérieur du corps, le rêve et la réalité. Cette initiation empririque aux mystères de la vie trouve d'incessants relais dans l'imaginaire du film. L'histoire d'Henry se lit alors comme celle d'un homme affolé par le principe de la vie elle-même, par la violence de ses procédures organiques, par l'insoutenable travail de sa perpétuelle métamorphose. Et le génie de Lynch est de trouver une forme cinématographique nouvelle, faite de sensations pures et d'hypnose visuelle qui confine au mystère ontologique de l'humain.
5/5? Mais pourquoi, alors que je suis assez sévère avec les films? Et bien je vais commencer lentement mon explication.
Eraserhead est sorti en 1976,4 ans après Orange mécanique, qui est pour moi, le deuxième préféré chez moi. alors notons l'aspect graphique du film :
Esthétique 5/5 , soigné, je ne peux en dire plus, nous sommes bien dans une aire fantastique, bizarre,le noir et blanc souligne cette effet, le manque de lumière et le contraste le souligne aussi, Les gestes,mouvements des personnages sont tout simplement incroyable, le mal à l'aise nous envahit, rien que par le décor pourtant pris d'une usine désinfecté, mais si efficace.
Ambiance 5/5 : Comment pourrait-on mettre moins à un film si bon que celui ci? L'ambiance est glauque, les bruitages,sons,ambiances nous font rentrer vraiment dans une nouvelle aire, celle de Eraserhead,les sons, angoissants, nous retourne le coeur, nous fait les gros yeux,"In Heaven" est déjà repris par des groupes connues ( The Pixies) Bref, même le mot parfait est absurde devant la qualité de l'ambiance.
Scénario : 5/5 , dommage qu'on ne peut pas en mettre plus, l'ambiance est à en couper le souffle,l'histoire de cet imprimeur nerveux est pleine de rebondissements, l'histoire rentre parfaitement dans le bizarre avec le comportement des personnages et le courant de la situation, plusieurs indices nous permettront de méditer sur ce film, qui est selon moi, superbe.
Voilà pour le Tout 5/5, je ne peux pas mettre moins, les défauts sont tellement peu pour un film pareil, Même Elephant Man me fait rougir devant cette merveille.
Difficile de noter ce film tant mon ressenti est partager, c'est tous d'abord une expérience unique a vivre, vous ne verrez pas deux films comme celui si, une expérience difficile et d'une sombreur absolue, ce "Eraserhead" fait dans l'horreur et le bizarre, un noir et blanc qui vient renforcer la noirceur, des personnages au mimique et au comportement très étrange, tous cela dans une ambiance glauque... Bref une oeuvre qui ne laisseras pas indifférent. C'est comme un cauchemar transposé sur écran, ce cauchemard qui nous hante longtemps après notre réveille, comme ce "Eraserhead" nous hanteras longtemps après son visionnage. Les scènes choc s’enchaîne, j'en retient particulièrement 2 qui m'on terrorisé : spoiler: la première c'est durant le dînner avec ce poulet qui bouge les pattes tout en dégoulinant d'une sorte de liquide noire pendant que la mère pousse des crie de folie... spoiler: La deuxième c'est la découpe de ce bébé monstrueux avec une paire de ciseaux. Deux scènes qui sont a classé au panthéon des scènes horrifiques. les acteurs on tous un quelques choses d'étrange : Les mimiques de Jack Nance, le sourire du père de famille, les cris de la mère, et bien sur au delà de tous, cet être a l'apparence inhumaine et au cris qui vous rentre dans la tête, le bébé le plus horrible de toute l'histoire du cinéma. Bon ambiance, originalité, horreur.... On est déjà pas mal servie, après le scénario presque inexistant en fait une oeuvre parfois difficile d'accès dans son milieu, une oeuvre qui peu finir par trop en faire dans son délire au risque de nous perdre un peu dans les limbe de son cauchemar. En tous les cas un indispensable a voir pour tous fan de Lynch et de cinéma de manière générale.
Bon ben j'aurais essayé. Ce n'est pas un film pour moi. Les 20 premières minutes il ne se passe rien et il faut bien 45 minutes pour qu'on comprenne enfin vers quoi "l'histoire" du film part (Je n'avais pas lu le synopsis avant de voir le film). Je ne connaissais David Lynch qu'au travers de Twin Peaks que j'aime bien mais ici on est clairement au niveau du dessus question abstrait. A se demander même sinon est plus sur un film ou juste une ouvre artistique. Il y a quelques scènes qui m'ont accrochés comme le départ de la mère en pleine nuit et je pense que c'est parce qu'il y a du récit. L'histoire bien que bizarre avance. 90% du film on a l'impression de faire du surplace. De regarder des images bouche trous pour arriver sur un film de 90min et non pas un court métrage. Je ne le reverrais jamais, je ne suis pas assez érudit en cinématographie pour apprécier ce genre d'oeuvre.