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annatar003
74 abonnés
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1,5
Publiée le 10 juin 2011
Habituellement émerveillé par le style de Lynch je ressent pour la première fois la déception face à l'une de ses oeuvres. Et pourtant, tous les éléments qui font des films de Lynch ce qu'ils sont, se distinguent déjà alors qu'il n'en n'est qu'à ses débuts. L'histoire cauchemardesque d'un père qui perd sa liberté avec la naissance de son enfant est très bien imaginée dans cet univers glauque et triste. Avec un acteur imprégnant son personnage et une mise en scène lynchienne, le midnight movie qu'est "Labirynth Man" n'en reste pas moins très ennuyeux pour autant à mon grand regret. Des scènes d'une longueur inouïes et une quasi impossibilité d'entrer dans la peau du personnage rende difficile l'appréciation.
L'expérience est déroutante!! La bande son est la plus étrange jamais sortie d'un studio de cinéma. Les traitements de l'image et de la narration ne sont pas en reste et confinent ici à l'irréel. Bref, l'impression d'ensemble est terriblement glauque, nihilliste jusque dans sa fin irrationnelle! Très gênant et surtout très long par moments, ce qui fait de cette oeuvre une curiosité à voir mais certainement pas à revoir.
Eraserhead marque m’a deuxième expérience avec David Lynch. La première, très compliqué, ne m’a pas convaincu (Mulholland Drive) et celle-ci ne fait que confirmer ma déception. Tourné sur cinq années, je trouve ça techniquement correct pour un budget aussi ridicule dont à bénéficié le réalisateur. En effet, tourné en noir et blanc, on ressent l’influence de l’expressionisme allemand, de par l’atmosphère sombre ainsi que les ombres qui donnent un aspect glauque à chaque lieu que l’on voit. Passé ces qualités artistiques sur la lumière et les décors pas si mauvais pour seulement 100 000$, je n’en tire rien d’autre de bon. En effet, David Lynch prend le parti dès son premier film, d’ancrer son propos et ses thématiques dans une vision bien particulière. Car ici, c’est à base d’images étranges et de métaphore que le réalisateur nous transmet son histoire. Déroutant, mais pas incompréhensible pour autant si on y réfléchie bien. On peut ainsi se faire sa propre idée, car chacun aura un ressenti différent. Cela n’empêche pas des acteurs en roue libre, notamment Jack Nance, rôle principal. Aussi, les effets spéciaux rudimentaires peinent à nous impliquer plus dans le récit. La longueur est évidemment la bête noire du long métrage qui est étiré comme c’est pas permis. Honnêtement, c’est un court métrage qu’aurait pu faire le réalisateur tant les scènes sont ridiculement longues. Un choix de sa part pour accentuer la notion de rêves qui prennent le dessus sur la réalité. Néanmoins, difficile de plonger dans cette expérience sensorielle et visuelle.
Waaaaaaah. Rien compriiiiiiiiiiiiiii... A défaut de pouvoir analyser et d'y voir clair dans cet ovni qui restera insolvable pendant de nombreux siècles, contentons nous de citer des mots et adjectifs qui nous passent par la tête pour qualifier la bête : cauchemardesque, décapant, décalé, noir, blanc, rugueux, fou, lunatique, métaphysique, sensoriel, angoissant, oppressant, incohérent, maîtrisé. Ne sais pas si cette critique est utile, mais au moins, elle synthétisera les montagnes de trucs personnels qu'on tentera d'apposer à ce morceau de cinéma énigmatique. Lynch est vraiment un cinéaste intéressant. Mais je préfère les films moins oniriques.
Les films de David Lynch ne me laissent jamais indifférent, soit je les adore soit je les déteste mais, malheureusement, c’est ce deuxième sentiment que m’a procuré le visionnage d’« Eraserhead ». Pourtant, tout était réuni pour que j’apprécie le film dans la mesure où j’ai pu le voir au cinéma lors d’une séance de minuit mais, j’ai réellement du me forcer pour rester dans la salle jusqu’à la fin. Bien entendu, le film est visuellement très intéressant et l’on retrouve beaucoup des caractéristiques du cinéma de Lynch qui affiche de hautes ambitions pour son premier long-métrage. Le problème étant que j’ai trouvé le film beaucoup trop complexe et inaccessible ce qui m’a rapidement fais décrocher et procuré un profond sentiment d’ennui. Habituellement, les films de David Lynch ont au moins pour eux leur ambiance particulière qui me fascine mais là, je suis resté totalement en dehors et j’ai même été gêné par l’ambiance sonore du film que j’ai trouvé très désagréable. Je pense que c’est la première fois que je subis autant un film au cinéma et, même si je ne peux pas prétendre que « Eraserhead » est un mauvais film, je garde un mauvais souvenir de ce long-métrage que je n’ai pas su apprécier.
Le premier long-métrage de David Lynch ... et on ne peut qu'être subjugué de voir à quel point son style est déjà affirmé ! Esthétique maîtrisée à la perfection, ambiance onirique et oppressante, plongée dans un univers oscillant entre rêve et cauchemar (bon, signalons quand même qu dans "Eraserhead", c'est tout de même l'aspect cauchemardesque qui l'emporte largement ...) ... et déjà cette exploration des sentiments les plus sombres de l'être humain ... il s'agit là une oeuvre expérimentale riche et envoûtante, et préfiguratrice du génie de son auteur.
Voilà une expérience cinématographique unique! Depuis "Freaks" (auquel se film fait évidemment référence), jamais le sentiment d'étangeté et de malaise n'avait été si fort ni si "réaliste". Car le tour de magie que réussit Lynch est de nous plonger immédiatement dans un monde qui semble infiniment réel. Unique en somme.
Tout dans ce film respire l'étrangeté : du son à l'image, en passant par le traitement narratif. Le son, tout d'abord, est présenté dans une succession de bruits, samples qui mettent en avant une atmosphère angoissante et opressante comme peuvent l'être les semi-silences, l'image quant à elle repose sur des détails d'objets traités en noir et blanc et se présente sous la forme de plan fixe mis bout à bout. En ce qui concerne le traitement narratif, rien de moins réaliste que ce film contrairement à ce que certaines personnes peuvent dire, en effet, tout y est surréaliste : la mise en scène du monde onirique, l'étrangeté d'un 'nourisson' qui pleure, rie et vit toujours dans un même état : bref, selon nous, les influences de Lynch pour ce film sont plus à chercher du côté de 'Un chien andalou' de Buñuel que de 'Freaks' de Tod Browning, film réaliste lui, avec une moralité et une présentation directe de la monstruosité. Si nous voulions résumer ce film, il serait impossible de le faire dans une seule optique : peut-être est-ce la présentation des rêves du personnage principal, une présentation de la quatrième dimension, un film sans histoire ? Tout est possible avec ce film.Tout y est présentation du marginal au final. A voir quand même pour son originalité, mais reste très spécial.
Eraserhead est inaugure la série des longs métrages de David Lynch. "Film culte". "Film fascinant". "Film poétique". Voici ce que l'on peut lire dans les commentaires de cette première œuvre. J'emploierais pour ma part l'adjectif "fascinant" au second métrage de Lynch, le non moins culte Elephant man. En effet, loin d'être fascinant, Eraserhead m'apparaît répugnant : on voyage dans un univers sordide, sans parvenir à y en prendre du plaisir. Lynch accumule les images abjectes et repoussantes qui ont pour unique effet de mettre mal à l'aise. Lynch fait un film poétique. Soit. La poésie, du grec "poïein", signifie "créer". Lynch est le créateur d'un certain univers dans lequel il exprime des impressions. Il fait vivre ses personnages comme il l'entend. Ainsi, il s'apparente à un dieu qui donne la vie et devient poète. Eraserhead est donc une œuvre réussie, mais il demeure sale et ignoble. Je ne peux m'empêcher de ne pas aimer.
Un film sombre, étrange, délirant... c'est ce que nous a servi David Lynch dans son tout premier chef d'oeuvre. Malgré quelques longueurs (surtout au début), on est tenu en haleine pendant les 1h25 du film, presque muettes, mais qui soulèvent beaucoup de questions. Le scenario nous plonge dans la folie d'un homme paumé a la suite de l'accouchement d'un bébé très difforme qu'il "éleve" seul depuis que sa femme est partie. Et dès ce moment la, tout bascule ! Lynch, et sa fameuse mise en scène déja convaincante, parvient a tromper le spectateur, en mélant presque réalité et rêve...a s'y perdre ! On assiste alors a un mélange de divagations, hallucinations et d'effets visuels violents, qui resteront dans les memoires. Ne cherchez pas a comprendre le film sur le fait, il vous en sera encore plus incomphréensible... Encore un film choc culte
L'ambiance mystérieuse des films de David Lynch encore et toujours présente. Complètement surréaliste ce film est un petit délice. Jack Nance y est merveilleux.
Le cauchemar d'un homme torturé qui n'assume pas son statut de père. Grâce à la laborieuse, magistrale réalisation du jeune Lynch, on rentre facilement dans le trip... ou pas.
(...) Nous sommes en 1976 et David Lynch réalise, avec Eraserhead, le premier film de ce qui deviendra l’une des œuvres cinématographiques les plus captivantes du Septième Art. Les obsessions et techniques de l’étudiant plasticien qu’il a été avant de filmer, sautent au visage dès ce premier long-métrage, histoire cauchemardesque sur la famille, l’enfantement et la mort. Sans parler d’influences, le rapprochement avec le mouvement surréaliste du début XXème siècle ne peut manquer d’être fait, tant les thèmes et les techniques de Lynch rappellent tour à tour Un Chien Andalou et L’Âge d’Or (...)
Encore une expérience troublante vécu dans le monde parallèle de David Lynch. Des acteurs aux attitudes et aux tronche bizarres annonçant son chef d'oeuvre à suivre, Elephant Man. Si vous avez trouvé Blue Velvet, Lost Highway ou Mulholland Drive étrange voir dérangeant parfois ... Qu'allez vous penser d'Eraserhead ! A voir pour son originalité et parce qu'il s'agit de David Lynch en premier lieu.
Lynch, ce génie, nous réalise, nous écrit, nous produit, en 1977, son premier long-métrage, qui permettra à celui-ci d'imposer très rapidement sa patte, son univers, sa malsainité, oui on peut le dire. Pas un premier coup de maître pour moi, quoique le film soit très bon. Il a été découvert a son plein potentiel lors des séances de minuits, et il est devenu un incontournable des 'Midnight movies". Un film assez lent par moments, trop même. c'est peut etre ça le probleme. Je suis d'accord que tout ça soit voulu par Lynch, mais la c'est pas dosé comme on l'aime. Malgré ça, le film dispose de scènes totalement flippantes, angoissantes, oppressantes, affreuses, et ça, ça vous pousse dans un monde assez lointain. Celui du grand Monsieur Lynch.