Eraserhead
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274 critiques spectateurs

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Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2007
«Eraserhead» (USA, 1977) : David Lynch nous parle de nos peurs, de celles non-empiriques, inventées fabuleusement par notre rapport inquiet au monde. Il nous parle aussi de la paternité, avec une étrangeté fictionnelle puisqu'en réalité il n'y a a priori rien d'étrange à être père, bien au contraire. Mais Lynch, lui-même père, partage son inquiétude. On ressort traumatisé de ce film, particulièrement par la séquence ultime, tout aussi insaisissable que les autres mais nettement plus violente. Car dès sa première oeuvre, Lynch créé sa violence, pas celle gratuite et qui ne joue que sur les corps mais celle qui joue sur la morale et la psyché. Ainsi, torturé, amusé, fasciné, notre esprit pénètre «Eraserhead» autant qu'«Eraserhead» nous pénètre. L'image n'est pas en noir et blanc, elle se compose majoritairement du noir, du gris et de leur dérivés. Le blanc apparent ne sert qu'a agencer le sombre, qu'a lui donner plus de valeur. Si les jeux de Jack/John Nance et de Charlotte Stewart sont fabuleux, surtout grâce à la désormais renommé direction d'acteurs de Lynch, le personnage le plus fascinant du film demeure l'enfant-foetus. Ebloui par la magnifique facture de la chose, c'est cet enfant qui participe principalement à la maestria sensationnelle du film. Ce premier long-métrage signé David Lynch est en fait une oeuvre insondable, de celle qui n'appartiennent véritablement qu'à son auteur. L'opacité de son récit fascine à l'extrême autant qu'elle en repoussera. Doté d'une plastique esthétique extra-ordinaire et d'une singularité inouïe mais aussi véritablement expressive, le film est le plus fidèle exemple des origines plasticiennes de Lynch. Chef d'oeuvre qui touche de très prés à la perfection cinématographique, «Eraserhead» n'a pas d'égal dans l'oeuvre de Lynch ( y compris «INLAND EMPIRE» ), son humour particulier et son esthétique lynchéenne glane l'essence de l'art du cinéma, du lien image-son et de l'expression d'auteurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2007
Complexe d'oedipe, paternité, autisme, vieillesse, solitude, mort, dieu, enfant spermatozoide, radiateur acnéique, coupe de cheveux invraisemblable...
David, t'aurais peut etre dû la continuer ta psychanalyse, parceque non seulement tu nous déprimes mais en plus on comprend rien.
3 étoiles pour la bande son.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2007
effrayant, la pate de lynch est déja présente

pour un petit film c'est énorme
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 février 2007
Cauchemard dantesque bizarroïde et déjanté... trop louche et franchement limite n'import'naouak :o) après tout j'ai juste pas aimé du tout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 février 2007
Eraserhead est un film absolument dingue, où Lynch le psy joue comme toujours avec le parallèle réalité/délire. Avec certains passages d'une beauté étonnante, le film met en scène les chocs et névroses d'un homme, vus de l'intérieur. Et comme dans tous les films de Lynch, il ne faut pas se demande qu'est-ce qu'on voit, mais plutôt pourquoi ce qu'on voit a été détourné de cette manière par le personnage principal. Et tout devient beaucoup plus facile à comprendre. Dans Eraserhead, chaque scène et chaque objet du décor compte et est symbolique du mental de Henry, dont ce film n'est au final qu'une fresque.
David Lynch raconte la paranoïa d'un homme et son malêtre viscéral, en filmant un monde déformé, vu depuis l'intérieur de sa folie. Rien n'est fantastique ni surréaliste dans ce film. Mary et ses parents sont tout à fait normaux, mais Henry est malade. Le réalisateur capte des moments, des objets, les déforme, les hyperbolise jusqu'à l'obscène, jusqu'à ce qui peut se rapprocher le plus de ce que Henry ressent.
Eraserhead choque et interpelle par la froideur et et le claquement de certaines scènes. N'hésitez pas à le revoir à tête reposée.
gamorreen
gamorreen

30 abonnés 538 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 octobre 2007
Malheureusement, je suis resté totalement en dehors de ce film, où je me suis profondément ennuyé. Pas d'histoire, pas d'ambiance, pas d'idée... Une suite de plans, parfois étranges, mais comme ce n'est lié à rien je n'ai éprouvé que de l'ennui. Mais à voir par curiosité, je peux comprendre qu'on adore.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juillet 2007
Glauque, terrifiant, malsain, "Eraserhead" est tout ça à la fois, et encore bien plus que ça. A voir absolument pour ne pas mourir crétin, mais attention : ce film est vraiment spécial, décalé, et terrible !
Philemon P
Philemon P

22 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2007
Henry est un garçon étrange. Le regard apeuré et fuyant, la tignasse démesurée, sa vie semble être un véritable calvaire, et cela ne fait qu'empirer quand il se retrouve encombrer d'un bébé difforme qui va lui pourrir la vie... Premier ofni culte d'un réalisateur dont on se demande s'il vient vraiment de notre planète, "Eraserhead" est un film qui aborde les diférentes peurs de l'homme à travers un portrait plus comparable à une oeuvre d'art abstrait qu'à un film psy. Réputé pour sa bizzarerie hors du commun, le film est un véritable exercice d'endurance pour son spectateur comme pour son réalisateur, qui je croi à mis 3 ans pour le finir. Une esthétique très réussie pour un premier film (effets spéciaux gores répugnants, maquettes et décors abyssals) qui donne aux cauchemars tordus du réalisateur un réalisme effrayant (bébé difforme, poulet mutant, sperme vivant, radiateur cauchemardesque). David Lynch nous injecte sans anesthésie une vision infernale de l'égout labyrinthique qu'est le cerveau humain, trop maîtrisé dans son étrangeté pour qu'on puisse dire s'il s'agit d'un poison ou d'un médicament.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 février 2007
Eraserhead est probablement un des films les plus étranges que j'ai jamais vu si c'est pas le plus étrange... Enfin c'est un film où on ne peut dire s'il est bien ou mal (Ce qui justifie mes deux étoiles) car il maltraite tellement le spectateur intèrieurement lui montre tellement d'images d'une bizarrerie étrange mais esthétiquement très belle même quand Lynch nous montre des choses insoutenables. Pour ce qui de l'histoire on peut la résumer facilement, dans un monde industriel "déshumanisé" un gars devient père d'un effrayant petit monstre qui lui donne du fil à retorde...En fait, c'est beaucoup plus compliqué que ça en image mais l'histoire est sommaire. Le film est plein d'éléments absurdes et déroutant. L'atmosphère du film, je la décris ainsi, opressante!, je crois que le mot n'a jamais été aussi bien employé pour un film, car jamais en me montrant un banal plan banal de radiateur un film m'a tant rendu mal à l'aise et dans la salle de cinéma, personne n'osait bouger une oreille. Le malaise est renforcé par l'arrivé du petit monstre puis on finit par s'y faire avant d'être à nouveau traumatisé par lui...Et la fin est l'apothéose halussinante, choquante et violente de ce Eraserhead. Pour ce qui est de la signification est bien (???) je crois ou du moins c'est mon interprétation, que c'est une métaphore surréaliste de la décadence des rapports humains, ce qui veut dire (??) Entre chef d'oeuvre et gros navet (car il y a comme ca des films qu'on ne peut pas "aimer") Eraserhead est un film unique qui marquera à jamais l'histoire du cinéma et le spectateur qui le regarde... Pour moi, en tant que cinéphile et même si je suis peut etre en core trop jeune pour le comprendre et l'interpreter, il y aura l'avant et l'après Eraserhead.!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 février 2007
Surement le film le plus terrifiant que j'ai eu l'occasion de voir. Des scènes sans queu ni tete mais dans une ambiance étrange mettant mal a l'aise. Un véritable cauchemar éveillé : Un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2007
Le premier film de David Lynch est une révélation : porteur d'une vérité esthétique qui fera sa renomée et animée d'une telle folie créatrice, on peut alors dire que oui Lynch est l'incarnation même du cinéma, un art que l'on cherche trop souvent à comprendre, voire à démythifier, alors qu'il faut se laisser aller par son subconscient. Un génie est n en 1976.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2007
Déconcertant, voire rebutant au départ Eraserhaed se révéle, comme chaque film de D. Lynch, fascinant.
Fascinant parce que le spectateur est capté par le film, absorbé comme l'est Henry Spencer par ses rêves.
Film difficile, il est néammoins essentiel à la compréhension de la filmographie de Lynch et révéle les prémices d'Elephant Man et de Lost Highway.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 18 janvier 2007
<< Il faut vivre ce film comme un rêve. >>. Je n'aime pas trop les rêves et encore moins les mômes. David Lynch reste un grand mystère pour moi, je reconnais ne pas avoir compris son premier long métrage. Sa mise en scène est très très bonne et la fin prend aux tripes mais j'ai trouvé le film enervant et peu passionnant. J'ai juste une petite théorie sur la mère de l'enfant mais ça me gênerait trop de la dire...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2008
Radiatorophobe mefiez vous, quelqu'un fait les mêmes cauchemards que vous.
Akira17
Akira17

11 abonnés 45 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2006
Après trois ans de recherches, et étant amoureuse de certains films Lynchiens j'ai enfin pu me procurer Eraserhead en dvd.
Je ne vous dis pas le choc émotionnel que j'ai ressenti lors des scènes avec le bébé : je l'imaginais comme un mini Elephan Man, et c'est ... un alien ! L'agonie finale est monstrueuse, insoutenable, elle vaut tous les films d'horreurs du monde car notre coeur s'emballe à la vue de la séquence. Les effets sonores sont déjà assez traumatisants pour rendre le film encore plus oppressant... J'ai toutefois été légèrement déçue des répliques ô combien minces, elles auraient gagné à être plus étoffées (mais le silence résume bien l'ambiance du film). Deux scoops : l'ingénieur du son du film, Alan Splet, est ... aveugle... et Jennifer Lynch (la fille de...) y tient le rôle d'une petite fille (qui passa inaperçue dans le film...).
Un conseil : regardez Eraserhead, dans la pénombre, avec une lampe de chevet légèrement tamisée, augmentez le son, regardez le seul(e) (jamais en famille ou entre amis, c'est trop horrible) et soyez accompagné(e) d'une peluche (ou d'un ninin de votre choix), toujours présente pour vous consoler et vous réconforter...
Ne regardez Eraserhead qu'une seule fois dans votre vie, sinon, deux fois mais espacés de plusieurs années (afin de vous remettre du choc)...
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