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max6m
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5,0
Publiée le 11 janvier 2009
Eraserhead est le 1er long métrage de David Lynch mais aussi, et de loin, ce que le cinéaste a fait de mieux dans toute sa carrière. Mon avis ne sera peut-être pas très objectif. Je noue en effet avec ce film une relation particulière. J'ai vu Eraserhead très jeune et ce film m'avait alors fasciné comme jamais un autre film auparavant. C'est en recherchant de nouveau les sensations que j'avais pu ressentir en voyant ce film que je me suis intéressé au cinéma et que j'ai ainsi découvert ma passion pour cette forme d'expression artistique. Eraserhead est donc le film qui m'a ouvert au cinéma. En le revoyant de nombreuses années après, le film m'est apparu beaucoup moins complexe que dans mes souvenirs, mais toujours aussi original. Eraserhead se situe quelque part entre "Repulsion" de Polanski et "L'heure du loup" de Bergman, avec une influence indéniable de Buñuel et un aspect "arts plastiques" proches du cinéma de Svankmajer. Mais plutôt que de faire de la copie de ces diverses influences (comme Lynch ne cessera par la suite de le faire avec son propre 1er film, sans jamais retrouver 1/10ème de la force d'Eraserhead), le cinéaste les digère et créée quelque chose de réellement inédit. Dans le fond, le film est très proche du chef d'oeuvre bregmanien pré-cité: la mise en forme visuelle et sonore des angoisses du personnage. Inutile de chercher plus loin la signification d'Eraserhead. Lynch ne fait qu'exacerber, par l'image et par le son, les angoisses personnelles d'Henry Spencer, porté par le très bon jeu "chaplinesque" de Jack Nance. Le reste n'est que pure représentation fantasmagorique et symbolique de la réalité (comme par exemple, la 1ère séquence qui représente la fécondation et l'accouchement du bébé à venir). Privé de moyens, Lynch aura mis 5 ans à faire Eraserhead. Il aura alors tiré toutes ses cartouches, tant tout son cinéma à venir est déjà présent dans ce film. Plus qu'une curiosité, Eraserhead peut fièrement porter aujourd'hui le titre de chef d'oeuvre
Un cauchemard d'1h30 qui me résonne encore dans la tête. Je ne suis pas spécialement une fan de Lynch mais c'était intéressant de découvrir ses débuts.
Un film sombre, étrange, délirant... c'est ce que nous a servi David Lynch dans son tout premier chef d'oeuvre. Malgré quelques longueurs (surtout au début), on est tenu en haleine pendant les 1h25 du film, presque muettes, mais qui soulèvent beaucoup de questions. Le scenario nous plonge dans la folie d'un homme paumé a la suite de l'accouchement d'un bébé très difforme qu'il "éleve" seul depuis que sa femme est partie. Et dès ce moment la, tout bascule ! Lynch, et sa fameuse mise en scène déja convaincante, parvient a tromper le spectateur, en mélant presque réalité et rêve...a s'y perdre ! On assiste alors a un mélange de divagations, hallucinations et d'effets visuels violents, qui resteront dans les memoires. Ne cherchez pas a comprendre le film sur le fait, il vous en sera encore plus incomphréensible... Encore un film choc culte
Un film vraiment particulier et hors-norme comme Lynch en a l'habitude. Symbolique et totalement malsain, Eraserhead commence pourtant de manière assez lénifiante, mettant en place un personnage principal ennuyeux. Puis, le repas avec la famille de Mary et l'annonce de la mère de celle-ci de l'apparition d'un bébé né prématurément change la donne. On se retrouve alors en huit-clos, l'homme restant seul avec le bébé dans un cadre malsain et vraiment insupportable qui est soutenu par les sons en arrière fond toujours présent et mettant mal à l'aise ainsi que par la vision du bébé. Il tente de s'échapper par l'intermédiaire du radiateur et rencontre donc la dame du radiateur qui lui chante un magnifique 'In Heaven, everything is fine' des Pixies. Un film grandiose, le premier de Lynch, mettant en place son univers torturé et ses symboles qui seront aussi présent dans ses films à venir. Attirant et étouffant, on regrette seulement ce début pénible.
Le premier long métrage de David Lynch nous plonge dans un univers industriel cauchemardesque. Nous pénetrons dans l'esprit tourmenté de Henry Spencer, contraint de devoir s'occuper seul de son enfant prématuré difforme à ses yeux. Irréaliste de bout en bout, mélant réel et pure fantasme sans définir de limites entre ces deux concepts, cette oeuvre nous fait vivre une expérience unique dans l'histoire du cinéma. La mise en scène est soignée, la photo est sombre, le choix du noir et blanc accentue le côté sordide, bref un véritable exercice visuel où se cotoient onirisme et symbolisme appuyé.
Eraserhead est un film unique, incomparable et inclassable. Si il y a bien un film culte, c'est Eraserhead. Lors de sa sortie, le film passait que dans une poignée de cinéma et très tard. Les spectateurs en ressortaient sous le choc. Puis beaucoup d'entre eux ensuite portaient le t-shirt :" i saw it". Tourné avec un budget ridicule, pendant 5 ans et avec des acteurs inconnus, Eraserhead est le premier film de Lynch. DL est à l'origine un peintre, mais frustré de l'absence d'animation dans ses peintures, il se mit au cinéma, et on le sent beaucoup dans le film, avec des plans larges ressemblant à des peintures. Le film est en noir, avec une qualité d'image très mauvaise. Son 1er film est déjà très compliqué. L'interpretation de Jack Nance (R.I.P.), acteur fétiche de Lynch, est parfaite, et certaines scènes resteront dans toutes les mémoires, comme la scène finale avec ce bébé horrible, dont tout le monde se demande comment-a-t-il été fait, avec ce miniscule budget. Lynch n'y repondra jamais. Déjà dans ce film on retrouve des éléments lynchiens qui resteront tout au long de sa filmographie, comme cette scène du cabaret, caché dans le radiateur de Henri. J'adore Lynch, mais moi-même j'ai eu du mal à regarder le film en entier la première fois tellement il est difficile d'accès et son ambiance est lourde. Ce film, dont disait Kubrick que si il y avait un film qu'il aurait aimé réaliser c'était celui là, est donc à reservé aux fans de Lynch.
Voilà une expérience cinématographique unique! Depuis "Freaks" (auquel se film fait évidemment référence), jamais le sentiment d'étangeté et de malaise n'avait été si fort ni si "réaliste". Car le tour de magie que réussit Lynch est de nous plonger immédiatement dans un monde qui semble infiniment réel. Unique en somme.
Insupportable, affreux. Où l'absurde et le manque de préhension sur les choses sont deux plus des grandes peurs de l'homme. le film le plus terrifiant à mes yeux : il a surpassé Incassable et Shining. Ce chef-d'oeuvre peut provoquer quelque chose de très profond en chacun de vous. Danger si vous le visionnez alors que êtes dépressif. Et si vous voulez regarder quelque chose de frais, de léger et d'optimiste, alors vous vous êtes complètement planté en choisissant de regarder Eraserhead.
C'est pour moi le plus grand des cauchemards jamais réalisé! Eraserhead m'a foutu la plus grande frousse qu'il m'ait été donné de recevoir au cinéma! Premier film de David Lynch, mais aussi le plus réussi selon moi, parce qu'il est atypique, formidablement bien inventé et parce qu'il fut engendré par un cinéaste faisant fi des conventions cinématographiques, engendré à la manière de ce foetus peu banal, à la fois si horrible et si fascinant...Ce chef d'oeuvre rappelle les films surréalistes de Bunuel et Dali ( On peut notamment y voir une référence au Chien Andalou ), de par son aspect glauque, repoussant, unique en son genre. L'interprétation de Jack Nance est par ailleurs très réussi, la bande son est saisissante ( Ah! La fameuse chanteuse au visage difforme hantant le radiateur...) Film OVNI parmi les OVNI, Eraserhead - film spectaculaire, rappelons le encore une fois - agit sur le spectateur à la manière d'un asticot: il le chatouille, il le titille, il l'écoeure, bref: il l'asticote !
Impressionnant ! Ce film est fantastique ou plutôt cette oeuvre est fantastique, car il s'agit en fait d'une oeuvre d'art à part entière. Ce fascinant voyage cauchemardesque dans un cerveau humain celui de Henry Spencer (John Nance halluciné avec sa coiffure mythique) marié a Mary X qui vient d'avoir un "bébé", ou plutôt un extraterestre nous plonge comme rarement on l'a fait dans un univers très particulier, les apparitions fascinantes de "la dame dans le radiateur" de "la belle fille de l'autre coté du couloir" ou alors l'hallucinante scène du poulet souligne cet originalité surréaliste. Avec "Eraserhead" le grand cineaste David Lynch nous plonge dans un cinéma remplit de symboles et d'intelligence et dont on ne peut que ressortir traumatisé.
Le premier long métrage de David Lynch est un pur chef d'oeuvre. Tous les citoyens se doivent de le voir avant leur mort. D'autant plus que David Lynch est un réalisateur qui ne faiblit pas et qui vient d'avoir une de ses plus grandes consécrations avec le cultissime et multiprimé Mulholland Drive. C'est grace à lui que j'ose parfois crier : Vive le cinéma Américain!
Unique ! C'est comme un véritable cauchemar filmé dans la tête du personnage...Troublant, dérangeant, cette oeuvre préfigure ce qui fera le succès futur de Lost Highway ou Mulholland Drive. Cela peut malgré tout rebuter beaucoup de personnes.
L'expérience est déroutante!! La bande son est la plus étrange jamais sortie d'un studio de cinéma. Les traitements de l'image et de la narration ne sont pas en reste et confinent ici à l'irréel. Bref, l'impression d'ensemble est terriblement glauque, nihilliste jusque dans sa fin irrationnelle! Très gênant et surtout très long par moments, ce qui fait de cette oeuvre une curiosité à voir mais certainement pas à revoir.