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pat T.
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4,5
Publiée le 9 mars 2019
Excellent , un vrai bon moment de passé avec ce film ,c 'est original , enfin un scénario qui sort des sentiers battus et ça fait du bien . tout repose sur la réalisation qui est doucement mais finement menée le rôle et le jeu d ERIKA SAINTE est parfait ah quel belle surprise ça fait du bien un peu d 'air frais
Sidonie (Erika Sainte), une hôtesse de l'air, la petite trentaine, est une jeune femme belle et indépendante. À seize ans, alors qu'elle vivait en baie de Somme une jeunesse insouciante, passant d'un amant à l'autre, elle est tombée enceinte. Ses parents n'ont pas accepté son choix de garder l'enfant qu'elle a élevée seule. Lolo (Matilda Marty) la presse de questions sur l'identité de son père. Pour y répondre, Sidonie, accompagnée de sa fille, part "à deux heures de Paris" retrouver ses anciens amoureux : un garagiste taiseux (Fred Testot), un vieil esthète décadent (Frédéric Perrot), un patron de boîte de nuit (Bruno Slagmulder), un entraîneur de foot, un médecin de campagne infidèle....
"À deux heures de Paris" avait de quoi séduire. À commencer par son actrice principale, la rousse Erika Sainte, jusqu'alors cantonnée aux seconds rôles (la série "Baron noir", "La vie est belge", "Le Serpent aux mille coutures", "Jeune femme", etc.), entourée de quelques partenaires de talent : Frédéric Perrot, aussi décoiffé que dans "En Thérapie", Thierry Frémont, qu'on aimerait voir plus souvent, Fred Testot qui n'utilise pas la veine comique qui l'a rendu célèbre avec Omar Sy, et même deux actrices qu'on pensait à tout jamais rangées des voitures : Fanny Cottençon et Valérie Mairesse. Autre atout : les paysages tellement zen de la baie de Somme.
Malheureusement, la réalisatrice Virginie Verrier, dont c'est le premier, et à ce jour, le dernier film, n'utilise pas toutes ces ressources. Son scénario, s'il se termine par une jolie pirouette, repose sur des bases bien fragiles : comment croire qu'une adolescente, aussi délurée et inconstante soit-elle, ait pu avoir cinq rapports avec cinq hommes différents en l'espace d'une semaine ?
La relation entre Sidonie et sa fille n'est pas assez creusée. Il en va de même du conflit jamais soldé qui a opposé Sidonie à ses parents. Autre personnage délaissé : Jeanne, la meilleure amie de Sidonie pendant son adolescence, qui, elle, est restée au pays et y a connu la vie immobile que Sidonie a refusée. Du coup, le film se réduit à la narration sans surprise des cinq rencontres successives de Sidonie. Ces cinq amants ont dans l'ensemble plutôt mal vieilli - au point qu'on se demande ce qu'elle a pu leur trouver et pourquoi elle ressent le besoin de remettre le couvert avec trois d'entre eux. Nostalgie quand tu nous tiens....
Le premier long-métrage de Virginie Verrier, sorti en 2018, hésite entre le drame et la comédie, laissant ainsi un goût d’inachevé. Une trentenaire volage décide de retrouver le père de sa fille qu’elle a eue quinze ans auparavant. Pour connaître le géniteur parmi ses anciennes relations, elle doit procéder à un test ADN de paternité. Le scénario s’appuie sur une idée originale qui tourne malheureusement vite en rond faisant passer cette femme pour une simple nymphomane dépourvue de sentiments. La relation mère-fille tout comme la nostalgie des retrouvailles avec ses ex sont sous-exploitées. On reste ainsi dans le superficiel et le papillonage. Bref, un film qui porte maladroitement l’émancipation féminine.
Voilà un film qui dérange, c'est le moins que l'on puisse dire quand on lit les critiques. Je rejoins Paul P. dans sa description: Sidonie est un mec, sauf que c'est une femme.
Qu'un homme se tape tout ce qui bouge, sans protection, et on en fera un héros. C'est une femme ? "Inacceptable", "Honteux", "Grotesque" !
Pour rappel, le cinéma c'est du cinéma. C'est un art. Et l'art, parfois, ça dérange et c'est à ça qu'on le reconnaît.
Les films montrant des scènes de violence, meurtre, chauffards, sexe avec des jolies filles récoltent moins de critiques négatives alors que les messages qu'ils véhiculent ne volent pas forcément très haut (voire provoquent leur part de violence physique ou morale). Un film montre une femme un peu trop libre, cela devient un navet : c'est culturel chez nous et certaines personnes semblent ne pas l'avoir intégré.
Pour ma part, j'ai aimé ce film. Au début, Lolo attend sa mère en équilibriste sur les rails d'un train. A la fin Lolo attend son père en funambule sur les rails d'un train. Entre les deux rails de la vie, on peut voir une femme qui choisit d'être libre et de ne rien cacher de cela à sa fille. Ce n'est pas un bon exemple ? Mais c'est le chemin qu'elle a suivit, qu'elle a choisi. C'est son exemple à elle.
Nombreux sont ceux qui ne sont pas d'accord. Elle dérange ceux qui veulent la posséder, la contrôler; elle est même rejetée parfois. Elle met le bazar là où elle passe. Mais plutôt que de ramper, elle choisit la liberté. Avec toutes ses conséquences, agréables ou troublantes.
J'ai trouvé le film plutôt bien filmé, plutôt bien joué dans le sens où il correspond à des personnages que j'ai pu rencontrer dans la vraie vie et au rôle qu'ils peuvent se donner dans notre société. De nombreuses scènes suggèrent plus qu'elles ne montrent, certaines mêmes en évoquent d'autres (scènes) sans rien en montrer; c'est plutôt finement monté.
En conclusion, si vous êtes gênés à l'idée qu'une femme puisse avoir plusieurs hommes et qu'elles doivent être normales et exemplaires, ce film vous bousculera. Sinon, il est probable que vous appréciez cette belle ode à la liberté de s'affranchir du carcan familial et sociétal.
Et en citant le film : "Qu'est ce que ça veut dire normal ? Rien du tout !"
Sur une idée originale, une mère n'hésite à donner de sa personne pour que sa fille atteigne ses objectifs. On enn sait plus sur le pourquoi au fil du film, les moyens par contre sont toujours les mêmes et ça lasse. PLV : un film qu vous fera poser pas mal de questions
Une jolie hôtesse qui a couché avec la moitié de son village natale revient avec sa fille ado pour savoir qui était son père, parmi tous les ex. Pis c'est pas fini. C'est bien joué.
Un naufrage… J’ai détesté ce film notamment à cause de son personnage principale. On part sur une enquête d’une mère qui recherche le père de sa fille qu’elle a eu à l’âge de 15 ans. 4-5 candidats sont en lice. Bon, on ne juge pas, mettons ça sur le compte d’une erreur de jeunesse. Cependant, là où le film se tire une balle dans le pied, c’est en faisant de son personnage principal quelqu’un de détestable. Elle n’a rien appris de ses erreurs passées en continuant à traiter ses prétendants comme du bétails, en ne faisant preuve d’aucune humanité envers son propre père mourant, en prenant un malin plaisir à maltraiter sa mère sous les yeux de sa fille, en traitant son amie d’enfance comme un bouche trou, en faisant preuve d’une arrogance perpétuelle, en se la jouant maman super cool avec une ado aussi gentille que lisse etc… Bref, c’est insupportable et incohérent. Comment peut on suivre avec intérêt un film à travers cet ersatz féminin…! Je vais éviter de spolier la fin mais c’est complément crétin. À fuir
C'est un film sympathique qui manque un peu d'envergure avec une idée de départ un peu légère mais finalement une histoire bien construite. Le décor de la baie de Somme n'est pas là pour boucher les trous ou comme une carte postale car il s'inscrit bien dans le film et pris avec amour, il nous livre de très belles images.
Mais quelle horreur ! Sous couvert de faire l’apologie du féminisme et du sexe assumé, on se retrouve avec une ôde au rapport non protégé. Pire ! spoiler: Le film se termine de la mm manière qu’il a commencé. C’est à dire qu’il encense ce qu’il était censé réparer. La mère insouciante et égoïste est à claquer avec ses faux airs d’ado attardée et l’on en vient à vouloir hurler : « tout le monde ne devrait pas ni faire des enfants, ni faire des films ». Sans parler de la réalisation... heureusement que Sidonie ne travaille pas dans un fast-food sinon ça aurait un parfait téléfilm de Noël.
Eh bien, avec un tel casting on était en droit de s'attendre à un bon film et ben, non. Même si certains acteurs s'en sortent honorablement, la réalisation est ratée, les personnages ne sont pas du tout attachants. Avec en tête, le personnage principal, cette Sidonie, détestable à souhait, égocentrique, se plaisant à remuer la merde chez la plupart de ceux qui ont eu le malheur de la rencontrer quinze ans plus tôt, réouvrant des plaies tout juste cicatrisées sans une once de scrupule et avec même un certain plaisir malsain. Dommage, il y aurait vraiment pu avoir de bonnes choses avec un tel sujet, le lieu de tournage et tout cet éventail de bons acteurs plus ou moins oubliés...
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2,5
Publiée le 3 novembre 2020
Le retour d'un personnage dans sa ville natale et le règlement de ses comptes avec les laissés pour compte rappelle un modèle du genre Un Revenant de Christian Jaque (1946). Une femme revisitant ses vieilles flammes se souvient d'un autre grand film le Carnet de bal de Julien Duvivier (1937). A 2 heures de Paris le premier long métrage de Virginie Verrier est un lointain cousin de ces deux œuvres mémorables mais ne gagne certainement rien à être jugé contre elles. Ce revenant moderne ne survivra certainement pas à l'oubli comme le font les deux classiques mentionnés. Certes Sidonie hôtesse de l'air au début de la trentaine vient semer le désordre et les conflits dans la petite ville de la Baie de Somme qu'elle a quittée à l'âge de 16 ans mais le règlement des comptes manque de pertinence et de netteté. D'accord l'héroïne rebelle déborde sur les traces mais elle ne fait pas vraiment basculer le bateau. Sa révolte semble creuse et en conséquence le film donne bientôt le sentiment de tourner à vide. Avec de telles histoires on pouvait raisonnablement s'attendre à de riches échanges entre la trentenaire et sa progéniture adolescente. Ce n'est pas le cas puisque Virginie Verrier oublie peu à peu Lolo au profit de son ancêtre et c'est dommage. Là réside le problème général. La réalisatrice peine à tirer le meilleur parti d'une histoire et de personnages pourtant pleins de possibilités. De même elle ne met pas particulièrement en valeur la belle région de la Baie de Somme qu'elle filme de manière assez impersonnelle. Elle n'a pas non plus suffisamment étoffé les caractères des habitants locaux. Tout comme son héroïne elle les considère du plus haut de son parisianisme. Mais si ses personnages sont bien embourbés dans une immobilité stérile, en quoi cette femme libre vitupère est-elle supérieure. Que fait-elle de particulièrement intéressant dans sa vie à part voler d'une escale à une autre et flirter avec les hommes. C'est le gros point faible de ce film qui en revanche est bien réalisé et peut être suivi sans ennui...
Nul, nul, nul. Le film a le don de vous faire détester la personnage principale qui donne envie de lui mettre des baffes tellement elle est prétentieuse, égoïste et immature. L'ennui + exaspération = à bannir.
Originale cette histoire du couple mère / fille à la recherche d’un papa ! L’héroïne jouée par une éblouissante Erika Sainte aux magnifiques yeux bleus innocents et que nous aurions bien voulu rencontrer il y a quinze ans, m’a complètement séduit par son jeu, sa philosophie de vie, ses rapports avec les hommes, sa franchise, sa complicité avec sa fille, bref je suis resté sous le charme…