Les Temps modernes
Note moyenne
4,4
34684 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

447 critiques spectateurs

5
279 critiques
4
120 critiques
3
36 critiques
2
9 critiques
1
1 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2020
Un chef-d'oeuvre engagé et de témoignage en même temps. Drôle et touchant même après 50 visionnages, du haut de ses 84 ans en 2020, il garde tout son pep's, son plaisir à être vue et ses musiques intemporelles. Difficile de dire du mal... Certains effets spéciaux... Oui, l'écran du bateau qui part est franchement mauvais mais bon... Si on compare à l'excellence de la scène des patins à roulettes, je crois qu'on peut gommer cet écueil. UN MUST ABSOLU
kroston
kroston

9 abonnés 297 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2020
Un chef d'œuvre intemporelle d' une puissance émotionnelle incroyable.
intelligent , mélancolique et poétique ce film est une merveille.
Un grand moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 février 2020
Un classique du XXe siècle illustrant par le comique et la pantomime l'objectif du travail aujourd'hui : accroître l'économie et rendre antipathique l'homme.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2020
Il n'y aura jamais suffisamment d'encre et de papier, de rédacteurs et de pages internet pour parvenir à vanter les mérites de l'artiste Chaplin, dont le génie visionnaire semblerait ne trouver aucune équivalence dans un cinéma politiquement engagé dont il ne reste aujourd'hui que des bribes trop discrètes. Si l'homme, taxé à l'époque de communiste, s'attaquait à tant de thématiques en si peu de mètres de bobines, l'efficacité de dénonciation qu'il collait à chaque image frôlait la perfection pure et dure, imposant son talent comme meilleure manière de dénoncer en divertissant.

Toute la première partie, autrement dit la plus citée, mêle avec brio le désespoir des travailleurs utilisés puis jetés comme des outils obsolètes avec un burlesque généreux et désarçonnant, qui couvera souvent une hilarité salvatrice : Chaplin, pour le baroud d'honneur de son très cher Charlot, repousse toujours plus les limites de son art en intégrant astucieusement des éléments parlants à cette bobine pourtant presque entièrement muette, ajout qu'il répète deux fois.

La première comme aliénation du travailleur par le contrôle d'une autorité tyrannique : le langage n'intervenant que par la technologie, il est constamment lié à la figure du patron d'usine et se rapporte à de la surveillance, presque de la persécution, atteinte étouffante aux libertés du peuple, que Chaplin allie habilement à la maladresse fantastique de son protagoniste, source inépuisable de séquences devenues cultes.

On peut voir ici, outre une critique évidente du capitalisme et du contrôle des masses par un travail déshumanisant que les prolétaires considèrent, paradoxalement, comme un mal nécessaire pour continuer de survivre, une parabole dissimulée sur l'impact désastreux du cinéma parlant sur les films muets : à l'époque ultime défenseur populaire de cette parcelle du 7ème art en voie de disparition, il place le langage en premiers lieux comme un oppresseur puis, dans la même scène, comme source d'inspiration artistique aux premières manifestations du génie chorégraphique de Charlot.

Chaplin associe critique sociale et artistique pour rire du capitalisme et du cinéma parlant, affrontant, tout maladroit qu'il est, la technologie sous les commentaires réprobateurs de son chef d'usine, se faisant de ses collègues travailleurs des ennemis en affirmant sa liberté d'agir; c'est là que survient un malaise irrépressible, de voir ces automates conscients obligés de répondre à chaque sonnette d'arrêt ou de reprise du travail, norme devenue réflexe presque instinctif.

Chaplin propose comme moyen de survie la fuite et le renversement de l'autorité : d'abord de son patron en ne respectant pas ses directives, puis de la police en sauvant des geôles la resplendissante Paulette Godard, se riant alors des forces de l'ordre. Il n'oublie cependant pas que chaque acte doit avoir une conséquence, et fait passer son temps à Charlot sous le poids constant de ses responsabilités : les réprimandes de ses supérieurs hiérarchiques, des représentants de l'Etat, la simple consommation quand ils se retrouveront dans un centre commercial, de nuit, faussement libres de faire ce qu'ils veulent, puisqu'il faudra se dissimuler aux premières minutes de la réouverture.

Ses thématiques bien avancées, l'usine rouverte après avoir licencié maints ouvriers, amenant dans son sillage de faux espoirs de vie tranquille, conduisent ce fantastique duo de famille de substitution vers la deuxième façon d'inclure le langage : la scène du bar, et la préparation d'un spectacle qui devra leur apporter argent et réputation, détourne le réalisme du langage avec une malice géniale.

Charlot témoigne, après toute la séance sur les préparatifs complexes pour apprendre à bien chanter, de la liberté artistique de Chaplin : au lieu de respecter le langage, de proposer des phrases construites comme son chef d'usine, le voilà devenu le chef de la danse deson ultime chef-d'oeuvre comique, seul face à lui-même, sans ses anti-sèches et seulement épaulé par son imagination, son talent, sa liberté artistique : c'est ici que le personnage de Charlot épouse la grandeur de sa destinée d'homme d'improvisation et devant vivre dans l'instant, puisqu'il n'y a finalement que dans la spontanéité que ressort toute sa richesse d'esprit et son humanité.

Cette parole qui l'enchaînait autrefois est désormais totalement sous son contrôle, et devient la représentation de son génie, langue qu'il crée entièrement, qu'il s'approprie comme il dessine, sur un magnifique dernier instant, un sourire spontané sur le visage de sa bien-aimée.

Smile.
Vincent J
Vincent J

21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2019
C'est là qu'on se rend compte qu'il faut "de tout" pour faire un monde. Ce soir passent deux chefs d'oeuvre (Chaplin et Clouzot) reconnus comme tels par les cinéphiles du monde entier et même par les simples spectateurs non cinéphiles. Pourtant certains osent mettre la même note que pour un véritable "navet". Etonnant !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 octobre 2019
Je dois dire que ce fût mon premier film muet intégralement muet et en noir et blanc, et quoi de mieux que de commencer par ce qu'il s'avère être le maestro en la matière, Chaplin Himself.

Le film met en exergue de manière ironique la pénibilité du travail à la chaîne avec un rendement demandé toujours plus important, les difficultés rencontrées dans une société en pleine mutation industrielle avec notamment le chômage, la difficulté de se loger le tout orchestré par des manifestations et des grèves nombreuses, mais heureusement notre Charlot va trouver sur sa route une compagne d'infortune et malgré leur galère, ils ne cesseront jamais de se soutenir mutuellement. J'imagine qu'a l'époque ce film a du beaucoup faire parler et plaire à la classe populaire et contribuer au même cas au succès florissant et au mythe Chaplin.
D'ailleurs, moi qui ne le connaissais qu'à travers d'innombrables extraits ici et la, c'était l'occasion cette fois de le voir à l'oeuvre 1H30, et force et de constater que son personnage est mené de main de mettre.

Un Charlot virevoltant et détonnant avec un look reconnaissable par mille, une démarche mythique avec ses grosses chaussures de clown, un jeu très en mouvement et démonstratif, sans atteindre la dimension grandiloquente d'un De Funès.
Nul doute qu'il crève l'écran, la jolie actrice qui l'accompagne le complète parfaitement et le duo qu'il forme est très attachant.

En dehors de ça, je me suis surpris à accroché à l'histoire et à profiter de cette expérience nouvelle pour moi, même si j'ai fini par davantage décroché dans les 20 dernières minutes.
C'est un cinéma d'une autre époque ou le jeu d'acteur est pantomime, il n'y a donc pas le droit à l'erreur, c'est un travail théâtral adapté sur Grand écran. L'acteur muet doit se sublimer dans ce registre et c'est très intéressant.

Une expérience que je poursuivrais avec "le dictateur" et les "lumières de la ville" prochainement

Mise à jour : Depuis j'ai regardé "Le Kid" et les "lumières de la ville" , je me suis attaché au personnage de Charlot, si "les temps modernes" reste l'oeuvre que j'apprécie la moins des trois ça n'en reste pas moins un bon film
youtube champions
youtube champions

45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2019
Le côté burlesque est réussi avec un Charlot hilarant et quelques scènes qui tiennent du génie (comme les patins à roulette dans le magasin) . Charlie Chaplin nous joue un personnage qui n’a pas de chance mais sans en faire trop et tomber dans le ridicule.
Le côté historique est tout aussi réussi. Alors que le film est muet , on comprend bien le contexte . Malgré que ces « Temps modernes » soit sombres (chômage, vagabondage), Chaplin arrive quand même à nous l’expliquer de manière lucrative et drôle. L’histoire mouvementée de la jeune fille est intéressant et nous montre l’horreur du chômage et des révoltes .
Les décors sont très réussis et ont assez bien vieillis .
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2019
Vu et revu dès notre plus tendre enfance les films de Charlie Chaplin ont toujours été le reflet d’une certaine société, celle des plus riches contre celle des plus pauvres. Et c’est avec une ironie féroce que Charlie Chaplin, visionnaire en son temps, dépeint la société de consommation qui aujourd’hui a fait tant de ravages. Les gags, d’une très grande finesse, s’enchaînent dans un comique flamboyant, tout comme l’émotion. On apprend dans le générique que Charlie Chaplin était aussi compositeur, et l’on se demande comment une telle concentration de talents a pu être possible à une époque où tout était à faire en matière de cinéma. 5 étoiles, c’est un chef d’œuvre.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2019
Le chef d’œuvre ultime.
Celui qui n’a pas vu Les Temps Modernes n’a rien vu. Ou plutôt, il lui reste tout à voir. Chaplin y incarne son personnage fétiche, Charlot le vagabond naïf et candide. Celui-ci tente de survivre dans un monde dominé par la cupidité, la manipulation et l’exploitation des uns par les autres. Nous sommes dans l’Amérique aux prises avec les conséquences du krach boursier de 1929. Le chômage est un fléau social qui détruit les familles et touche les plus fragiles. Dans ce contexte, notre petit bonhomme essaie de trouver du boulot là où il peut. Toutes les scènes sont fabuleuses. Bien sûr, il y a le travail à l’usine montré comme aliénant, abrutissant. Charlot y est déshumanisé. Avalé littéralement par la machine, il en devient un rouage. Il perd l’esprit, ce qui le mènera en prison, lui l’innocence incarnée. On voit aussi la contestation des travailleurs miséreux, victimes d’un capitalisme ravageur. Mais la grande force du film tient aussi à son humour omniprésent. Il fonctionne encore à merveille (vu et approuvé par une bande d’ados) par le talent d’écriture et de comédien de Chaplin. Sans oublier l’émotion présente dès lors qu’apparaît le personnage de la jeune sauvageonne. Après avoir vu le film une dizaine de fois, je reste électrisé par le regard vif, mordant et plein d’espoir de Paulette Godard. L’histoire des deux tourtereaux est tout simplement magnifique parce que confrontée à une adversité à la fois réaliste et pleine de fatalité. On ne finira pas d’énumérer les raisons de voir ou revoir (encore et encore) ce chef d’œuvre absolu qui parvient au fil des visionnages à garder intacte l’émotion de la première fois. S’il ne doit en rester qu’un, ce doit être celui-là.
war m
war m

37 abonnés 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2019
Une superbe satire contre le machinisme. Un des chefs-d'oeuvre de Chaplin avec le dictateur en version restaurée.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2018
Revenant de l'écriture linéaire de Les Lumières de la ville, Chaplin opte de nouveau pour des semblants de sketches alignés les uns contre les autres, avec une cohérence autour du titre (que ne laissait pourtant pas supposer le titre de travail, The Masses). Encore un bon choix pour la continuité de sa carrière, qu'il pousse dans la sonophobie jusqu'à faire de ce film le dernier muet d'Hollywood (hors parodie et expérimental).

Difficile de croire, de nouveau, que c'est le même homme qui joue, tourne, compose la musique, chante même en charabia, et imagine les métaphores du genre de la foule comparée à un troupeau de moutons. Ces choses, qui ne nous choquent pas aujourd'hui parce qu'elles sont des préoccupations aussi importantes pour le commun qu'elles l'étaient dans l'esprit précurseur de Chaplin à l'époque, nous font oublier qu'il soumettait aux grands studios de L.A. des trombes de politiquement incorrect dont les formes n'étaient pas discriminées ; de nos jours, on y voit une série d'inventions allant du scatologique au scandaleux, en passant par la satire et le burlesque. À l'époque, c'était plus binaire : l'on riait, ou l'on censurait.

Difficile, encore, de ne pas voir des esprits faibles dans les audiences de Chaplin jadis ; l'on imagine aisément qu'il pouvait avoir du mal à tolérer les acteurs. Pourtant, ce n'est pas l'amertume qui l'étouffe, au vu de l'humour qu'il invente pour les légendaires scènes en usine, encore à même de provoquer des fous rires ; si l'humour se mesurait, on aurait peut-être là un record du monde.

Il arrive à transformer l'industrie, sa grisaille, son bruit et sa pagaille, en une sorte de Metropolis optimiste, où l'on rit du mal qu'elle nous fait sans avoir à s'en morfondre par ailleurs. Avec en plus le choix d'écriture, il était inévitable que l'on sente une rupture entre les séquences de l'usine et le reste de l'histoire, qui est hélas une redite, en matière d'ambiance, de Les Lumières de la ville (presque dix ans après avoir vu ces films pour la première fois, je m'explique pourquoi j'en étais venu à les confondre). Permettons à cet impair d'être juste la justification suffisante à ne pas hisser l'œuvre au rang de Le Kid.

septiemeartetdemi.com
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2018
Parfait d'un bout à l'autre avec des gags et des séquences millimétrées, on a un peu peur avec l'apparition de Paulette Godard, que le film tombe dans le mélo, mais Chaplin évite le piège et l'actrice est rayonnante. Le film est un catalogue d'inventivité dont certaines à la limite du surréalisme comme la machine à manger. Le sommet de film reste la chanson en yaourt, mais il y en a tellement d'autres, la grande scène du plateau avec le canard rôti, la manif qu'il dirige sans le savoir, mais l'une de mes préférés restera le gruyère avec les trous au vilebrequin.
Januzaz
Januzaz

3 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2018
Dernière oeuvre muette de Chaplin. Un cinéma engagé, comme à son habitude. Une critique du travail à la chaîne, du néo-capitalisme à outrance, des conditions de travails d'une amérique post crise de 29 qui se cherche encore dans une économie fiable et constructive. Les décors sont toujours aussi impressionnants et sont méticuleusement encrés dans les chorégraphies. Chaplin régale, entre comique de situation toujours aussi loufoque et rebondissement folklo. Un régal des années 30 à ne pas manquer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juillet 2018
Ce film est un chef d'oeuvre ! Tout simplement. Génialement drôle et émouvant. Comme tous ses autres films muets ou parlants.
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2018
Les temps Modernes fait partie des classiques de Chaplin et du cinéma en général . C'est une satire ,une critique de l'industrie et plus précisément de l'industrie à la chaîne mais il évoque plusieurs choses durant 1 H 20 .
Ce film culte est rempli d'humour par le personnage de Charlot qui fait sa dernière apparition au cinéma mais également de bons sentiments et d'amour (comme souvent avec Charlot) .
Le scénario est brillant .
La musique est génial .
Charlie Chaplin et tous les autres sont incroyables .

Un des film les plus célèbres en noir et blanc datant de 1936 ou 1938 ,muet même si on entend des voix et celle de Chaplin elle sont rares dans ce film de moins d'1H30 qui est presque hilarant et qui dénonce la société avec le personnage de Charlot interprété par Charlie Cha dans Les Temps Modernes de Charlie Chaplin .
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse