Pépé le Moko
Note moyenne
3,9
717 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

75 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
31 critiques
3
20 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
David R
David R

50 abonnés 271 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2010
Une belle ambiance poisseuse de la kasbah d'Alger, et c'est même surprenant d'apprendre par la suite que tout a été filmé en studio... Belle reconstitution donc. Après, l'enquête autour de ce Pépé le Moko est un peu légère.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2016
Un classique indémodable où l'on retrouve toute une époque colonialiste, avec ses tics de langage détestables ("les nègres"), sa caricature du milieu autochtone (l'inspecteur Slimane est rusé mais lâche) et du milieu mondain parisien en voyage, mais aussi une casbah de carton-pâte plus vraie que nature, des truands magnifiques, des grandes gueules, une femme fatale digne du meilleur cinéma américain, bref un univers envoutant où Gabin, Charpin, Gabrio, Saturnin Fabre sont inoubliables tout comme les superbes Mireille Balin et Line Noro.
Et, cerise sur le gâteau, Fréhel pousse la chansonnette, comme toujours, étonnante de vérité.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 octobre 2022
Au début j’étais pas convaincu. Ensuite Jean Gabin est arrivé, j’étais content. Et enfin j’étais pas convaincu.

Y’a vraiment rien de mémorable : ni le scénario, ni la mise en scène, ni les comédiens (et oui, même Jean Gabin), ni la photo, ni le montage, ni le son.

La dernière scène est cool. Mais finalement comme toutes les dernières scènes de film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2009
10 etoiles pour ce film que j'ai trouve
genial,du debut a la fin,une atmosphere
que l'on ne trouve que dans les films des annees trente
la belle epoque
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 septembre 2012
Une reconstitution de la casbah époustouflante, un grand Gabin, l'apparition de Frehel. Bien sûr, le film a vieilli mais on le regarde avec un grand plaisir. Les temps ont bien changé car Mireille Balin, considérée à l'époque comme l'une des plus belles femmes du cinéma, ne parait plus très charmante aujourd'hui avec sa coiffure plate et ses sourcils épilés.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 novembre 2008
Julien Duvivier c'est souvent vu taxé d'être un cinéaste de moyenne qualité, reposant souvent sur de petites facilités. Le jugement est aussi prompt qu'il paraît en partie erroné. «Pépé le Moko» (France, 1937) prouve une certaine inventivité, semblable à celle de Grémillon, qui préfigure la vivacité scénaristique du «Casablanca» de Curtiz. Le patron d'un syndicat du vol, craint dans le foyer profond de la casbah d'Alger, tombe un jour amoureux d'une femme de la métropole française. Pour les beaux yeux de Mireille Balin, le personnage de Jean Gabin met en péril sa richesse et arrive jusqu'à en mourir. Après avoir vu la fin tragique de «La belle équipe» remplacée, Duvivier accomplit ici pleinement la mort de son personnage et ancre durement son film dans la mouvance du réalisme poétique français. L'aspect labyrinthique des ruelles d'Alger et l'explosion formelle des courses poursuites dans la foule préfigurent un baroque américain dont Welles sera l'éminent représentant. L'énergie des plans que contiennent en eux mêmes les acteurs et leur mise en symbiose dans un montage vif contraste l'académisme furieux du propos. Basé sur l'archaïque opposition du colon avec les colonisés, concrétisé par une distribution séparée de l'espace, où les colons occupent un lieu refusé aux colonisés, le film borde cruellement une idéologie colonialiste où les algériens sont réduits au rang de métèques, de traîtres et de faire valoir tandis que les français de souche ont droit aux émotions et aux passions. Cette distinction aux élans racistes, que l'on pourrait justifier par un simple partage des rôles, révèle une idée colonialiste profonde puisque ce partage se base sur les nationalités et les «races» (bien que le traître algérien L'Arbi soit interprété par Marcel Dalio). L'innocence politique de l'époque, à l'orée de la seconde guerre mondiale, excuse en partie la bêtise du récit, d'autant plus que vient s'imprimer, au-devant de ce racisme insouciant, une frénésie formelle.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2022
Un gangster se réfugie dans la casbah pour échapper à la police. Un film noir flamboyant et cruel, aux dialogues savoureux, porté par un sublime Jean Gabin. Un classique du cinéma français.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2021
En ce moment, tout en prenant soin de ne pas les enquiller les uns derrière les autres (la cinéphagie n'étant pas mon délire), j'ai à coeur de revisiter tous les grands classiques (à l'exception des "Bas-fonds") dans lesquels Jean Gabin a tourné pendant les années 30. Parce que me laissant des souvenirs assez vagues, j'ai voulu poursuivre avec ce fameux "Pépé Le Moko", voyant un gangster, reclus dans la Casbah d'Alger et tenant les flics en échec depuis deux ans. D'où vient la force du film ? De l'histoire en elle-même ? Non, parce que l'on sait d'avance comment tout cela comment va se terminer, que tels des personnages de tragédie grecque, les personnages seront quoi qu'il advienne soumis à une fatalité qui leur est propre. À l'histoire d'amour ? Non plus, ce genre de romance étant monnaie courante dans ces années d'avant-guerre. Alors d'où ? Du décor, oui du décor. Grâce à la mise en scène de Duvivier, il apparaît clairement que l'ennemi numéro un de Pépé n'est pas Gaby, ou Régis ou Slimane, mais bel et bien la Casbah dans laquelle il est retranché. "Pépé Le Moko", c'est ça. Ou quand le décor est la menace première et non ceux qui vivent (ou vivotent) dedans.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2020
Grandes gueules à l’œuvre et regards de braise pour une histoire oscillant du policier classique à la romance tragique. Ce Pépé le Moko peut compter sur un casting parmi les meilleurs de l'époque, Gabin cannibalisant l'image à son profit. Duvivier parvient quand même à rétablir un certain équilibre, au gré d'un scénario qui tient plus par les développements psychologiques des personnages que par la complexité de l'intrigue, du genre assez sommaire. Les dialogues fusent autant que les balles, et le film déroule sur un rythme soutenu sans jamais ennuyer.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2024
Duvivier investit la casbah d'Alger, que les auteurs présentent comme cosmopolite, dangereuse, grouillante, une ville dans la ville qui favorise la clandestinité des truands qui s'y réfugient. Pépé le Moko en est un (en réalité, plutôt un gentil mauvais garçon) qui vit là en caïd depuis deux ans, insaisissable et échappant toujours aux rafles de la police algéroise. On verra cependant, spoiler: lorsque Pépé s'éprend d'une belle parisienne en goguette, attisant sa nostalgie de la métropole,
que cette casbah protectrice est aussi une prison.
Jean Gabin compose avec brio son personnage typique d'avant-guerre, un dur, un séducteur, un homme du peuple promis à la fatalité. La perspective mélodramatique du sujet et les péripéties, modestes, de l'intrigue spoiler: (essentiellemnt les trahisons de quelques figures glauques ou indics)
déterminent peut-être moins l'intérêt du film que sa brillante distribution ou que l'humour d'Henri Jeanson, dialoguiste de la pègre duquel un Michel Audiard s'est peut-être inspiré. Saturnin Fabre et Dalio, Charpin et Gabriel Gabrio sont des seconds rôles qui font la richesse du cinéma français de l'époque. Expatriés nostalgiques ou autochtones, déshérités ou fugitifs, ces résidents de la casbah forment une communauté pittoresque, sinon authentique.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2022
Mélo romantique et exotique haut en couleurs avec une superbe reconstitution de la casbah d'Alger, une belle photo et des dialogues parisiens, piquants et naturels. Tous les acteurs, Gabin et Balin en tête sont au top. Noter Charpin dans un contre- emploi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 janvier 2016
Si je devais parler des points positifs de ce classique du cinéma français, je dirais d'abord qu'il dispose d'une réalisation efficace, d'interprètes convaincants (en particulier Gabin) et d'une fin magnifique. Le problème, c'est qu'à cause de pas mal de longueurs je n'ai pas vraiment adhéré à l'histoire.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2018
Un malfaiteur trahi par l’amour.
On écoute avec plaisir les dialogues élégants et fleuris. Le romantisme est tout aussi charmant grâce à l’exotisme et au mystère de la ville.
Un Gabin torturé comme dans cette scène où il court fou dans la ville et en même temps charmeur comme un parisien élégant et distingué.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2022
Julien Duvivier, quand on parle du cinéma d’entre deux guerres, passe souvent à la trappe ; Carné et Renoir semble avoir cannibalisé le cinéma français. Il est bien le numéro 3 ; mais être numéro 3 dans une époque faste comptant de grands talents vaut mieux que d’être leader d’une morne période. Et Duvivier n’est pas que « La belle équipe » ; il est l’homme de nombreux grands films.
Gérard Crespo : « Guidé par l’inspecteur Slimane, la police tente désespérément de mettre la main sur Pépé le Moko, un célèbre et dangereux malfaiteur caché quelque part dans la casbah d’Alger. Fuyant une nouvelle fois la police, Pépé rencontre une magnifique jeune femme du nom de Gaby, et en tombe amoureux.
Julien Duvivier retrouve dans ce film Jean Gabin qu’il avait notamment dirigé dans La bandera, auquel Pépé le Moko emprunte son romantisme noir mais aussi son inscription dans un cinéma colonial alors en vogue. La Légion n’est guère présente ici, pas plus que dans Le grand jeu (Jacques Feyder, 1934), mais le rôle central exercé par les policiers français (René Bergeron, Paul Escoffier) illustre clairement le contexte politique et administratif, la casbah d’Alger leur apparaissant comme une zone de non-droit, labyrinthe codé et tribal qui leur échappe et sur lequel la domination occidentale s’exerce avec difficulté. Le début du film est d’ailleurs fascinant, semi-documentaire sur la casbah avec voix off insistant sur le dédale de ses ruelles et sa population bigarrée. Pourtant, les producteurs du film n’ont pas osé faire appel à des acteurs arabes, hormis quelques figurants. L’inspecteur Slimane, qui mène d’ailleurs un double jeu, est incarné par Lucas Gridoux, Français d’origine romaine, et si Inès (Line Noro), l’amie jalouse de Pépé, a une apparence orientale, son prénom a été francisé et il aurait été inconvenant, à l’époque, de montrer un couple mixte à l’écran. En fait, Julien Duvivier et ses scénaristes ont transféré le pittoresque de Montmartre et Pigalle dans ce quartier musulman, mais c’est précisément ce décalage qui fait la saveur du film : les seconds couteaux (Gabriel Gabrio, Gaston Modot), le grand-père lettré (Saturnin Fabre), le mauvais garçon (Roger Legris) concurrencent de verve et d’excentricité, bien aidés par le dialoguiste, Henri Jeanson : « Tu peux jurer sur la tête de ton père, il a été guillotiné ! », lance Pépé au mouchard Arbi (Marcel Dalio).
Et quand l’indicateur Régis (Fernand Charpin, échappé de Pagnol) constate le fiasco de l’arrestation du truand, il remarque que « ce n’est pas une descente de police mais une dégringolade ». Cet humour de scénariste tempère la cruauté des situations. Car Pépé le Moko est aussi un très bon film policier (d’aucuns le comparent à Scarface) et un drame romanesque (l’idylle avec Gaby). C’est aussi, accessoirement, un film musical. Jean Gabin y pousse brièvement la chansonnette sur un air de Vincent Scotto ; et Fréhel, dans le rôle d’une chanteuse oubliée (ce qu’elle était dans les années 30), y interprète Où est-il donc ?, refrain nostalgique qui évoque le Paris de sa jeunesse. On ne saurait mieux résumer l’état d’esprit du film que par cette citation de Jacques Siclier qui y voyait « l’installation officielle, dans le cinéma français d’avant-guerre, du romantisme des êtres en marge, de la mythologie de l’échec », tendance qui se confirmera avec Le quai des brumes. On reste aujourd’hui frappé par la narration sans failles de Pépé le Moko, sa perfection plastique et le charisme exercé par son couple de stars : Jean Gabin y consolidait son mythe et Mireille Balin en demi-mondaine amoureuse a la classe d’une Marlene Dietrich. L’œuvre fut l’objet de deux remakes américains nommés Casbah, réalisés successivement par John Cromwell (1938) et John Berry (1948). »
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2025
On peut dire ce qu’on veut de Pépé le Moko, mais la véritable star du film, c’est Alger. Pas le héros au regard ténébreux, ni les dialogues à la poésie un peu poussiéreuse : non, c’est bien la ville qui impose sa présence, sensuelle, labyrinthique, presque vivante. Une scène dans la Casbah vaut à elle seule trois envolées lyriques de Pépé.
Car pour le reste… disons que le film a pris un sacré coup de vieux. L’intrigue sent le naphtaline, les clichés abondent, et le jeu d’acteur a parfois le charme figé d’une vieille photo sépia. Ce n’est pas du cinéma, c’est un musée.
Mais malgré tout, difficile de lui en vouloir. Pour une leçon de mise en scène urbaine, Pépé le Moko reste une curiosité précieuse : le polar où la ville est plus vivante que ses personnages.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse