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vivaBFG
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3,5
Publiée le 4 septembre 2021
Voilà un monument du cinéma français de l'entre-deux guerre. On ne va pas se cacher la face, ce film est effectivement bien, le scénario est bien construit, les acteurs sont bons. Mais quelques petites invraisemblances attirent l'attention du spectateur du 21ème siècle et viennent entacher cette belle réussite. Pourquoi notre héros ne peut fuir la casbah, discrètement, sans se faire voir. On a vraiment du mal à s'imaginer qu'un quartier devienne une prison aussi hermétique. De plus, Gabin qui s'amourache de cette Mireille Balin, certes qui n'est pas moche, mais qui ne mérite pas que l'on laisse tout en plan pour elle. Bon, dernier détail à ajouter, cela finit en drame! Mais c'est indiqué dans la description du film. A voir par les amateurs de vieux films et de Gabin
Une des rares apparitions au cinéma de la chanteuse Fréhel qui joue une chanteuse oubliée du public et qui interprète la chansons nostalgique "Où est-il donc ?", instant émotion. Il y a des scènes qui manquent de vraisemblances, on frôle trop souvent la tragédie grecque comme ce final grandiloquant. Mireille Balin est trop peu expressive tandis que Gabin est survolté dans un personnage de caïd qui perd pied. Ce film est un mixte parfait entre polar exotique et drame romantique il est juste dommage que le scénario manque un peu de nuance.
Sur un scénario très faible, tant sur le récit « policier » que sur l’histoire d’amour, ce film, à la confluence du film noir, de la comédie à la Française et du mélo, parvient à générer charme et intérêt. Grâce à la reconstitution (plus fantasmée que réelle) d’une ambiance, celle de la Casbah d’Alger ; grâce aux dialogues de Henri Jeanson, typiques d’une époque et débordants de bons mots ; et grâce à la façon dont Duvivier filme certaines scènes, entre baroque et expressionisme.
La face poisseuse de l'imaginaire colonial français (avec la casbah d'Alger en cul de sac en marge de la loi d'exilés et de proscrits) et un drame parfaitement construit. Avec la distance on s'amuse de tics cinématographiques. Les jeux de lumières sur les visages et les bijoux... font un peu devoirs appliqués de cinéphiles amateurs de films expressionnistes. Les prouesses drolatiques des dialogues d'Henri Jeanson annoncent celles d'Audiard. Mais autrement on a toute la magie envoûtante de la grande époque du cinéma français des années trente-quarante. Voir et revoir...
Pépé le moko est un film pas mal. L'histoire est sympathique et tient bien sur l'ensemble du film. Les décors d'Alger sont très beaux et permettent une vraie plongée dans l'intrigue. Jean Gabin est très bon. Son personnage est très émouvant et attachant. Ses partenaires à l'écran m'ont paru bon. Après, ce n'est sans doute le film le plus mémorable de la filmographie de Jean Gabin (d'autres m'auront davantage marqué)
Très bon film qui doit beaucoup à Gabin, bientôt au sommet de son art. Le réalisateur a un peu de mal à nous faire oublier le coté studio du film, par un manque d'intensité au début aisément contrebalancé par la fin.
Sans être le chef d’œuvre couramment admis, l'atmosphère de la Casbah est l'intérêt principal du film, bien au delà de l'histoire. Un des rares films "exotique" francais
Amour et exotisme, bandit au grand cœur, inspecteur fourbe, police peu compétente, compagne fidèle et soumise, femme fatale, nostalgie du pays : tous les ingrédients traditionnels du film d’aventure sont réunis dans cette production qui met en valeur la casbah d’Alger. Si l’on accepte de rentrer dans cet univers un rien factice et théâtralisé, le plaisir est constant. Les dialogues d’Henri Jeanson font mouche, la composition de Gabin est sans reproche, l’inspecteur Slimane (Lucas Gridoux) est savoureux, Inès (Line Noro) émouvante, et les personnages secondaires tous bien choisis. Bien que l’essentiel des scènes soit tourné en intérieur, Duvivier sait mettre en valeur la casbah reconstituée, (fameuse séquence de la descente des escaliers), avec son ambivalence de convivialité et d’enfermement. Le milieu interlope qui en a pris possession est décrit avec justesse, le reste de la population qui l’occupe est réduit à de la figuration. Comme dans toutes les productions de l’époque, les personnages sont trop typés, l’exotisme est de pacotille, et les lieux communs abondent, mais il suffit de se laisser emporter par le cours du film pour oublier ces travers.
Un chef d'oeuvre! Des dialogues savoureux, un Gabin au top, la moiteur et, malgré tout, la beauté de la Casbah d'Alger parfaitement représentée, etc... : bref tout est parfait.
Quel merveille que ce Pépé le Moko, un vrai voyage. Quand je pense que Mireille Balin a été la petite amie de Gabin dans la vie...J'ai lu dans une critique que la Casbah avait été reconstituée en studio, quel travail, on s'y croirait vraiment. Des années que je n'avais revu ce film et c'est toujours un plaisir de le faire, on ne s'y ennuie pas une seconde. Amour et voyous, un melange qui explose dans une fin grandiose !
Alger en studio, la Casbah comme prison et Gabin en prisonnier. Un film de gangster, assez peu violent dans l'image par rapport aux équivalents américains de l'époque. Mais un film précurseur pour les films de gangsters français d'après guerre : dialogues argotiques et drôles, gangsters typés et sympathiques, jolies pépées, policiers pas toujours très efficaces. Une vision colonialiste un peu désabusée, des laissés pour compte (comme dans Quai des Brumes), des sentiments. Une belle musique et quelques cadrages vraiment très réussis.
Un très bon film français ! Jean Gabin incarne un gangster très recherché par la police française. Il se cache dans les rues de la Casbah d'Alger. Il ne peut en sortir s'en être arrêté. Il doit donc résider "de force" dans ce quartier historique très bien reconstitué. Il y perd ses repères et les retrouve en la personne de Gaby, parisienne qui lui rappelle ses origines, d'où il vient. C'est pourquoi il s'éprend d'amour pour elle. Cependant, Ines, une Algérienne, est elle aussi éprise de Jean Gabin. C'est comme si l'Algérie voulait le garder et que la France voulait le reprendre. Ajoutons également la présence de ce point de vue populaire très fréquent dans les films français de l'époque. Ceci va le conduire à sa perte. Nous avons donc un très beau film !