Simple et émouvant. Une forte et très belle histoire à l'accent Québécois, qui ne devrait pas manquer d'émouvoir et de plaire à toutes celles et tous ceux en charge de l'éducation des plus jeunes. Tous les ingrédients, et contraintes de notre époque sont réunis, de la difficulté d'enseigner, à celle de l'intégration. Toutes les façons envisageables de porter un deuil sont exploitées avec délicatesse et sans aucun pathos. Mohamed Fellag est sobre et d'une incroyable justesse. Tout simplement magnifique, il a largement mérité toutes les louanges et récompenses pour son interprétation. Les enfants sont tous parfaits. Il manque toutefois un approfondissement des sujets traités qui aurait évité de tomber dans quelques clichés. Ce petit bémol n'est pas gênant, face au bon moment passé qui n'est pas sans rappeler des souvenirs d'enfance. http://cinealain.over-blog.com/article-monsieur-lazhar-109166365.html
Monsieur Lazhar nous parle des différences culturelles en mettant en valeur la rencontre d’un maître d’école algérien et d’une classe d’élèves québécois, en particulier deux élèves Simon et Alice (les deux seuls enfants à avoir vu leur maîtresse au bout de la corde). Le drame est réalisé avec beaucoup de légèreté. L’histoire de ce maître algérien qui doit faire face au fossé le séparant de ses élèves est très touchante. Mais à aucun moment, le réalisateur nous emmène dans le pathos.
Le réalisateur a eu la bonne idée de faire jouer ce drame par Fellag, l’acteur joue le maitre d’école algérien, déraciné, et au passé douloureux. Fellag joue ce rôle tout en douceur, finesse et humour. Émilien Néron et Sophie Nélisse, les deux élèves sont très naturels.
Le film n’a pas que des critiques positives. Pour certains, le film est inégal et sans aucune surprise mais ce drame raconté avec autant de finesse se laisse suivre avec plaisir.
Un drame porté par Fellag, excellent, l’acteur y est drôle, décalé, grave.. Un joli film
Monsieur Lazhar est une comédie dramatique délicate. Un film généreux et bouleversant qui ouvre la porte d'une classe pour une réflexion sur la vie et ses drames et ses tragédies. Sensible et digne ce film ne peut pas vous laisser indifférent !
Aucune esbroufe, ni affectif maniéré. Une histoire simple, limpide, mettant en scène une richesse infinie : la nature humaine sans fard, avec ses qualités et ses défauts transcendée par la sagesse. Belle démonstration de l'altérité de "Monsieur Lazhar" avec en miroir celle du réalisateur. Un film bonheur à voir.
Les bons sentiments ne suffisent pas à faire de bons films et "Monsieur Lazhar" en est la preuve. Bien sûr que, comme le défend Bachir, l'école devrait rester un sanctuaire ou les enfants seraient en sureté et que Martine, en violant se sanctuaire en se pendant dans sa salle de classe, a commis un acte impardonnable. De même, c'est tout à l'honneur du film de montrer qu'il faut laisser les enfants s'exprimer sur se drame quand ils en ressentent le besoin et ne pas leur cacher la vérité ou faire comme si de rien n'était sous prétexte que la vie continue. Et il est intéressant de faire un parallèle entre les situations par certains côtés similaires de Bachir, algérien réfugié politique au Québec faisant le deuil de sa femme et ses enfants, et les élèves, en particulier Simon et Alice (il faut saluer la performance de ses jeunes acteurs) gérants comme ils peuvent la mort de leur professeur. Mais si le sujet et les intentions sont nobles, le traitement est quand à lui bien trop banal et plat pour passionner.
Un très beau et bon film qui bouleverse, questionne, émeut, retourne, fait sourire... Fellag démontre qu'il est un excellent comédien face à des enfants très bons aussi. Seul bémol : le film devrait être sous-titré quand les québecois parlent.
Mohammed Fellag est excellent et interprète ce rôle difficile magnifiquement. L'ensemble des acteurs et actrices sont au même niveau. Un travail de direction d'acteurs et de réalisation parfaitement mené par Philippe Falardeau.Il faut aller voir ce film ! Voir l'article et les photos de la soirée à l'UGC à cette adresse.
Qu’il est beau, imagé, chantant, le langage de nos cousins québécois ! « Monsieur Lazhar », le BEAU, TRÈS BEAU FILM de Philipe Falardeau nous sert ici une heure et demi de celui-ci enrichi du cœur et de l’âme…
Sera-ce un film « de plus » sur le monde agité et vibrant de « l’école » comme l’écrit en « border line » Vincent Ostia dans l’Huma (lequel précise « au lieu de prendre une simple intrigue et de la dérouler »…. Consternant !) ?
Eh bien, non, justement ! Car le film « déroule » dans le cadre d’une structure scolaire une histoire complexe mêlant la mort, l’exil, le choix, la relation aux autres, le regard sur la différence, la codification des rapports humains … Seulement ici, le cadre scolaire met en relief, sans poncifs, sans lourdeurs démonstratives, ces idées au travers d’une vraie histoire déroulée qui peu à peu, touche par touche, nous fait découvrir le tragique destin, enfoui dans des non-dits de Monsieur Lazhar (sublime interprétation de Mohamed Fellag)… Ce n’est donc pas, SEULEMENT, un film sur le milieu enseignant ! (Au sens de ceux assez nombreux qui nous furent donné à voir ces derniers temps.
Le réalisateur mène la trajectoire scénaristique de son film en usant d’une technique simple : peu de plans mobiles, beaucoup de plans fixes servis par un cadrage parfait… Musique discrète… Jeu naturel des enfants (le réalisateur précise que pour obtenir ce « naturel » il a dû batailler pour que enfants apprennent leur texte, ceci dans une ambiance ludique…) Et surtout cette œuvre est servie par des dialogues magnifiques, profonds et poétiques !
Prenez le temps de regarder Bachir Lazhar naviguer comme il peut dans sa classe, oscillant entre reproduction et modernité… Modernité d’une attitude qui considère les enfants comme « capables »… Capables d’entendre les propos graves, capables de se hisser sur les rugosités de l'âge adulte…. Le plus utile et le plus bel enseignement qui soit, celui de l’HUMANISME ! Un film simplement humain !
Superbe émotions et personnages. Et les enfants jouent merveilleusement. Fellag est parfait en Algérien parlant mieux le français que Molière lui même ! Extra! Beaucoup de réflexion sur la mort et sur le deuil! Des textes pleins d humour avec des moments d'emotions très forts!
Le sujet principal de Monsieur Lazhar est le deuil. Doublement. Celui d'une classe traumatisée par le suicide d'une enseignante. Celui du remplaçant de celle-ci, algérien d'origine, qui ne s'est pas remis de la mort de ses proches, au pays. C'est lourd, très lourd, pour un seul film, et Philippe Falardeau aurait pu allèger son scénario et le concentrer sur un seul thème. D'autant plus que le film, dans ce contexte on ne peut plus grave, choisit une extrême pudeur, qu'on pourrait estimer excessive, à peine troublée d'une poignée de scènes davantage dans l'émotion, avec modération. Fellag, excellent, compose son personnage dans une grande sobriété, à la limite de la rigidité. Beaucoup de retenue dans Monsieur Lazhar, ce qui est logique dans une enceinte scolaire où se déroule la majeure partie de l'action. Reste qu'on aurait aimé sortir davantage de ce cadre, en savoir plus sur la vie de cet immigré algérien. La fin du film, ouverte, participe de cette grande frustration.
Mention à Mohamed Fellag qui donne une âme à ce film qui pour moi est un réel surprise. Un plaisir simple, distrayant et triste mais empreint d’émotion. Un petit bijoux venu tout droit du Canada, et franchement des histoires aussi touchante on en voit pas souvent.
Belle fable articulant le monde de l’enseignement à celui de l’immigration. Monsieur Lazhar devient professeur des écoles dans un contexte morbide intéressant qui ne provoquera pas de grandes péripéties. C’est un film agréablement mesuré et pleins de bons sentiments sur la vie ce qui pourraient d’ailleurs expliquer un résultat mitigé. Très bonne interprétation de Fellag.
Un très beau film, simple avec un vrai scénario. Je ferai tout de même un petit reproche, j'aurai aimé quelques sous-titrages pour les expressions typiquement Québécoise qui ne nous sont pas très familière de ce coté de l'Atlantique.
Magnifique. Film chargé d'émotion sans jamais tomber dans le pathos. la psychologie de cet homme est bien plus réaliste et juste que la psychologue ou le corps enseignant. Il suffit simplement d'aimer les enfants pour les comprendre, accepter aussi sa différence, les moqueries.... Remarquable interprêtation de Fellag et des deux enfants. Le garçon est touchant et exceptionnel dans les dernières scènes quand il évacue toutes ses angoisses.