Très joli film avec que des acteurs saisissants, de belles ames qui donnent à ce film beaucoup de tendresse, d'émotions, sur un sujet difficile à admettre, à comprendre. Des répliques avec des accents pas toujours facile à saisir au début , ensuite l'oreille s'y fait et ca devient ludique. Un petit bémol, chacun s'apprivoise et se fait du bien pour affronter leur douleur, mais la vie personnelle du professeur et son drame est trop vite effleuré. Chacun essaye de se reconstruire grace à l'autre...Belle lecon de vie.
Un océan de délicatesse remarquablement joué par les adultes comme par les enfants. Ce qui est extraordinaire, c'est le tact avec lequel le film aborde des sujets graves comme la mort, le suicide, l'émigration, l'éducation... C'est une vraie réussite aux accents canadiens qui nous donne à la fois le sourire et l'émotion. Bravo !
C’est l’histoire d’un professeur au Québec, qui remplace au pied levé, une professeure qui vient de se suicider…..Il n’a de cesse de dégager la pesanteur qui règne alors dans la tête des enfants…..Et l’on découvre alors quelques secrets sur les uns et les autres……Le film possède une délicate pudeur et décrit avec finesse les rapports qui existent dans une classe…..Mais surtouts le film se place délibérément dans une approche de l’invisible, du cœur et des sentiments……Il mène le spectateur à tâtons dans les intrigues de l’école, dans la psychologie nécessaire au métier d’enseignant,, aùx rapports hùmains….C’est filmé avec un côté affectif délibérée avec un souci permanent de désenclaver les cultures, le professeur est algérien, les élèves sont québécois…..si vous êtes en collège ou parent d’élève ou professeur (ou pas) courez-y…..un film plutôt beau et sensible…..
Certes les comediens sont pas mal mais il ne se passe pas grand chose.Les differents themes abordes ne prettent pas a la rigolade et ne sont pas approfondis d'ou une impression de manque.Film pas abouti et l'accent terrible quebecois fait que l'on ne comprend pas toujours.
Sur un sujet délicat, comment faire face à la mort, un film fort mais desservi par sa modestie, à l'image de la fin ouverte qui ne s'imposait pas. Le film sonne juste mais semble avoir peur de tomber dans le mélo, ce qui le rend trop timide. Il est plus convaincant dans ses intrigues annexes comme lorsqu'il pointe les errements administratifs d'un système sécuritaire, et que l'arrivée d'un professeur "à l'ancienne" souligne encore plus. Très, très belle interprétation de Fellag et de toute la classe d'ailleurs.
Ce film est honorable. Il est poignant, extrêmement humain et sincère, plein de doutes et d'émotion. J'aurais pas mal de choses à dire, mais ce qu'il faut saluer par dessus tout (après avoir noté l'immense talent de Fellag pour faire exister son personnage par lui-même), c'est les prestations époustouflantes des enfants-acteur. Le petit Simon particulièrement est incroyable lors de la scène où il explose et livre enfin tout son chagrin et sa culpabilité. Comment un enfant de cet âge a-t-il pu atteindre un niveau de conscience et d'empathie si énorme qu'on a l'impression qu'il vit cette scène, qu'il est rongé par le remord, et que ce poids, il l'a bel et bien porté ? On a l'impression qu'il n'y a pas de caméras, pas de texte, pas de consignes, et plus un personnage mais bien une personne. Fou.
/ http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/09/11/monsieur-lazhar/ / “Monsieur Lazhar” est un film léger au premier abord. Mais qu’est-ce qu’on entend pas légèreté au cinéma ? J’entend par là que c’est un film sans aspérité qui glisse sur ses personnages et son intrigue sans jamais vraiment mettre le doigt sur un sujet polémique de la société. La légèreté est aussi la caractéristique des films qui ne se retiennent pas, puisqu’il ne dispense aucun réel point de vue. Le film léger oscille souvent entre comédie dramatique et drame. Il tire du drame le côté sentiment à fleur de peau sans toucher aux sujets lourds des véritables oeuvres dramatiques. Malgré ce manque de consistance, la légèreté entraîne une douceur qui permet de toucher le spectateur en lui permettant de se confronter à des êtres souvent bons qui ne cherchent que le bonheur d’autrui. Ces saints modernes sont cependant des êtres trop parfaits pour n’être autre chose qu’une simple coquille vide que le spectateur perce dès sa sortie de la salle. Mais, l’oeuvre prend un tout autre visage quand au fil de son intrigue cette pseudo-légèreté laisse place à une retenue mise en place par Philippe Falardeau (le réalisateur) face à son sujet et à ses protagonistes. Cette retenue peut, certes, être vu comme une simplification des émotions humaines et d’une intrigue qui ne se compliquera jamais Mais, c’est justement cette simplicité qui permet au réalisateur d’accoucher de cette oeuvre sur l’enfance et la confrontation à la mort. Il fait l’abstraction d’un cinéma de spectacle qui favorise l’effervescence émotive et l’entremêlement d’histoires annexes et d’éléments faussement perturbateur. Falardeau confronte le spectateur à une réalité où tout ce qui touche à la mort est tabou, surtout lorsqu’elle touche le domaine de l’enfance.
Les questionnements qu’élaborent le cinéaste sont des problématiques sociétales auxquelles toutes civilisations est confrontées. Falardeau montre un nouvel angle d’attaque du film sur l’école qui semblait pourtant avoir épuisé ses possibilités. Il pose tout d’abord un regard sur la mort et l’enfance en immisçant entre des écoliers une notion si brutale. Falardeau ouvre judicieusement son film sur l’évènement qui créera le trouble: le suicide d’une enseignante de primaire qui décide de se pendre dans sa propre classe. Son but n’est pas d’expliquer ce geste, même s’il esquisse des raisons potentielles, mais de montrer ses répercussions sur ces enfants mis à mal par le destin, et qui si brusquement entrent dans les thématiques de l’adulte. Mais il évite de raconter une banale sortie de l’enfance. Falardeau s’intéresse plutôt à l’absurdité dont l’homme est capable dans de telle situation. Bien que ce traumatisme sera toujours un spectre qui maintiendra le trouble, le corps enseignant tentera d’insuffler une vie illusoire qui ne pourra fonctionner puisqu’elle se construira sur le déni d’une mort si violente. “Monsieur Lazhar” aura alors la lourde tâche de reprendre en main cette classe. En incluant à son histoire les thèmes de l’exil et du conflit des cultures (sans s’attarder dessus pour autant), Philippe Falardeau donne à son oeuvre un goût d’universalité. Une certaine poésie se dégagerait même de la relation qui se crée entre un vieil enseignant algérien et une jeune écolière québécoise. Mais, cette lueur d’espoir sera vite ternie. Monsieur Lazhar n’a jamais été enseignant, mais face à cet épisode tragique et le manque de personnel, il avait su passer à travers les mailles administratives.
Philippe Falardeau génère alors une réflexion sur l’enseignement. L’enseignant tient une place central dans le développement d’un enfant. Il est son référent adulte le plus présent, bien plus que les parents en terme d’heures. Mais qui peut se dire assez digne pour se dire un modèle à suivre ? Qu’est-ce qu’un bon enseignant ? Falardeau s’interroge sur ce qui légitimise ce positionnement: le diplôme. Un bout de papier est-il suffisant pour laisser nos enfants à de parfaits inconnus ? Son raisonnement repose sur la confrontation entre ces deux personnages qui se succèdent à la tête de cette classe. D’un côté, cette enseignante diplômée qui par un geste égoïste traumatise ses élèves ; et d’un autre, Monsieur Lazhar, “enseignant amateur”, qui apporte à nouveau la joie et permet à ses élèves de progresser tant scolairement que dans les étapes du deuil. Falardeau prend clairement le partie de Lazhar et tente de montrer que enseigner doit avant tout être une envie et non un moyen de trouver un travail.
“Monsieur Lazhar”, en lice pour l’Oscar du Meilleur film étranger en 2012 (remporté par le film Iranien “Une Séparation”), est un film profond qui donne l’impression d’avoir vu vivre. C’est dans un sentiment d’injustice, d’incohérence et regret que Falardeau décidera de clore son film, comme pour mieux laisser réfléchir son spectateur sur ses problématiques et les solutions à apporter.
Un film sur l'école, l'enseignement ... un de plus. Mais c'est sensible et sincère. J'aurais préféré que le sujet de l'éxil soit moins effleuré ... Fellag est tout en nuance et fait passer de très belles émotions. C'est gentillounet quoi.
Un grand moment de bonheur et de simplicité avec un fellag magistral et d'excellents enfants dans une belle histoire , quel bonheur après tant de navets .
Ah! Bachir Lazhar, sensible et généreux. Un film simple qui ne laisse personne indifférent, mais qui ne sombre jamais dans le mélo facile et impudique. Une belle histoire!
Un sujet compliqué et universel, intemporel et prégnant. Ici, beaucoup (Trop ?) en retenue, le thème est abordé à 360° en impliquant (résumé ?) (presque) toutes les réaction à un drame dans un service public adressé aux enfants. On ressent le prétendu travail pour bonne conscience d'une administration (comme en France) qui ne donne quasiment aucun moyens au élèves pour au moins évacuer "un peu" le ressenti en s'adressant surtout aux parents. Ces parents (surement trop caricaturaux ici !) qui se "reposent" par déni ou un désir d'optimisme sur cette même structure qu'est l'école. La bravade sincère de ce prof, emprise à des tourments aussi forts, de par sa culture et son humanisme, va tenter, avec quelques maladresses, d'amorcer un semblant de communication sur cette épreuve. La fragilité de tous, ici réveillée et sous-jacente (bien trop ?) chemine tout le long du scénario avec, en fil rouge, d'exiger d'avancer, de passer à après, de continuer. Un script surement trop orienté et assez cliché qui déçoit un peu. De plus, l'émotion, au rendez-vous, reste assez subjective et pas forcément très bien exploitée. Malgré tout, un beau film et un drame (silencieux) qui à le mérite d'en parler. Un film un peu court q'on aurait aimé un peu plus étoffe. 3.5/5 ! A voir !!!
Une surprise, ce film canadien, l'accent peut dérangé par moment, mais le scénario est bouleversant et la mise en scène poétique est touchante. Le jeu d'acteur est excellent et transmet une réelle émotion aux spectateurs. A voir !
Ce film n'a rien d'extraordinaire mais se regarde avec un grand plaisir et c'est ce qu'on demande au cinéma. Fellag est pour moi plutôt un acteur de théâtre mais est très attendrissant dans cette histoire déchirante. Les enfants sont très bons et la scène où le jeune garçon dévoile son mal-êtreest très forte et émouvante.