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Eric43
20 abonnés
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5,0
Publiée le 16 octobre 2014
Ce film est une pure merveille!
D'abord, le scénario! Il est réaliste! Quand on a connu le foot des années 70, dans les villes moyennes, ou les clubs pratiquaient l'amateurisme marron (joueurs employés par la commune ou les sponsors à mi-temps, voir employés fictifs), dirigeants non mus par l'amour du sport, mais par des intérêts économiques. Tenir et occuper ses ouvriers comme pour Sivardière, afin d'éviter leurs revendications, intérêt commercial comme pour Lozerand et Brochard. On voit qu'au nom du sport, on fait peut n'importe quoi en faisant jouer son influence. Un va faire virer des gens de leur logement pour y loger la vedette, une vedette, va faire exclure un autre joueur de son emploi, des dirigeants bcbg au nom du sacro saint foot, vont faire accuser un innocent de viol...
Le seul dirigeant désintéressé, c'est le vieux Jeanjean! Petit dirigeant passionné par le foot, les jeunes , les joueurs, comme il y en a dans le nombreux clubs. Jeanjean, c'est Robert Dalban! Petit rôle, tout en émotion et en humanité, pour un grand acteur. Si la distribution, est une des meilleures des années 70, avec Patrick Dewaere, Jean Bouise, Paul le Person, Michel Aumont, Maurice Barrier, Robert Dalban! Robert Dalban, dans un rôle avec 10 lignes de texte, montre qu'il est parfaitement le personnage! Il est simplement merveilleux! Pas besoin de plus!
Le héros, le petit joueur qui réalise un exploit et met en application, la maxime énoncée par Sivardière à la mi-temps du match:"On ne gagne pas avec sa technique on gagne avec sa haine!". Superbe Dewaere!
Ajoutons à cela, une réalisation maitrisée, un montage limpide et vous avez un film encore d'actualité! Parce que le foot, le rugby, dans des villes moyennes ou petites, sont encore des instruments d'influences, des enjeux de pouvoir. A voir et revoir!
Comédie satirique sur le petit monde qui entoure le sport et en particulier le football. Un jeune homme se fait virer de son équipe de foot, puis de son boulot. Il perd ensuite sa maîtresse et comme il n'est personne, on l'accuse injustement de tentative de viol. Mais alors que l'équipe de foot de Trincamp déplore de nombreuses absences dans son effectif, il est miraculeusement libéré pour pouvoir jouer en coupe de France. Même en étant amateur de foot, le sujet ne m'a pas particulièrement passionné. Les nombreuses scènes cocasses du film ne m'ont pas paru très drôle (film qui a mal vieilli ?). Je ne vais pas m'étaler davantage, je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette œuvre qui n'a, à aucun moment, réussi à me captiver.
Un film français parlant de football, c'est pas commun ça! Mais le film ne s'en tient pas qu'à ça, il s'agit en réalité d'une critique très acerbe de l'hypocrisie des gens. François Perrin (Dewaere) est considéré comme un mauvais garçon juste parce qu'il a joué physique sur le joueur vedette du club de football local. Il est renvoyé du club et de l'usine où il travaille. Le voila donc au chômage. Il n'est plus le bienvenu, même dans le bistrot du coin. Et puis, vient un match de Coupe de France et après cela Perrin devient un héros, car grâce à lui, l'AS Trimcamp gagne. Et il a droit a tous les traitements de faveurs.
Seulement Perrin n'est pas dupe, loin de là: il prépare sa vengeance! Que va t'il faire? Comment réagiront ceux qui sont visés par cette vengeance?
Patrick Dewaere est tout simplement excellent, il n'y a rien à dire. Et pour moi celui qui incarne le mieux l'hypocrisie c'est Michel Aumont qui joue la grande gueule et qui fait dans son froc quand la situation devient plus complexe. Très bon film.
A noter que les scènes de match se déroulent au stade de l'Abbé Deschamps à Auxerre qui est l'un des clubs mythiques du football français.
Un bon petit film sympa surtout pour un film à budget modeste. Juste parfois dans certaines scènes peut etre un manque d'inspiration du scénariste qui engendre quelques niaiseries.
un chef d'oeuvre avec Patrick Deweare au top, avec un final d'une intelligence ! une situation dont rêve beaucoup de personnes ! Francis Veber signe un scénario incroyable et Jean jacques Annaud arrive à faire ressortir l'hypocrisie des personnages avec une justesse ! tout ça autour du foot ...magnifique et la musique de P Bachelet est géniale, dans le ton du film !
Un grand Dewaere pour un bon scénario même si le film a vieilli. Sa vengeance est exceptionnelle. A chaque fois qu'on le voit, on rigole. La scène du dîner est terrible. Et en plus, le film étant porté sur le foot, je ne peux qu'apprécier.
"Coup de tête" est un long métrage bien singulier dans la filmographie de Jean-Jacques Annaud puisque l'histoire ne s'inscrit pas,cette fois, dans un quelconque cadre historique mais bien dans le présent (du moins le présent du tournage). Ce deuxième film du réalisateur semble avoir été écrit pour Patrick Dewaere tellement ce dernier crève l'écran. Son personnage est d'ailleurs le seul à avoir du relief contrairement aux rôles secondaires sétéotypés. L'intrigue mélange légèreté (ça reste une comédie) et gravité (avec une dénonciation de la corruption et de l'impact du football dans notre société). Rien de bien profond non plus mais on passe un bon moment.
Film référence du cinéma de la fin des années 70, "Coup de tête" aurait il bénéficier de la même bienveillance sans la présence du regretté Patrick Dewaere en tête d’affiche ? Car, si la prestation du bonhomme est çà la hauteur de sa légende (on ne dira jamais assez à quel point Dewaere et son complice Depardieu ont révolutionné la façon de jouer), il faut bien admettre que pour le reste, le film ne vaut guère plus que les autres productions de l’époque. Sur le plan formel, et malgré la présence de Jean-Jacques Annaud aux commandes, on retrouve cette mise en scène paresseuse, aux baisses de rythme fréquentes, agrémenté d’un thème musical unique (signé Pierre Bachelet) exploité jusqu’à la moelle et pas franchement très fun. Et ce n’est pas l’utilisation abusive de la voix-off qui remonte le niveau. Je serai moins dur concernant l’intrigue (signé Francis Veber) qui, outre une critique sociale des petites villes de province des années 70 dominées par les grands patrons d’usine (dont le récent "Potiche" s’est fait l’écho), nous offre de grands moments d’absurdité dont le point d’orgue restera certainement la scène où Perrin, devenu l’idole du club, veut à tout prix retourner en prison. Etait-ce une raison pour faire l’économie d’un traitement plus subtil des personnages, tous plus bas du front les uns que les autres, y compris le héros ? Concernant ce dernier, difficile de reconnaître le personnage de François Perrin (équivalent de François Pignon et joué ailleurs par Jacques Brel, Pierre Richard et Patrick Bruel) tant ses agissements sont sérieux voire déroutants (la scène du faux viol est presque malsaine). Il manque clairement à ce héros la légèreté qui a fait le succès des autres films écrits par Veber. Reste néanmoins un casting de gueules comme seuls les films de cette époque ont su nous réserver avec le rigide Jean Bouise en patron d’usine, Michel Aumont et Paul Le Person en minables sous-fifres aux ordres, Gérard Hernandez en flic, Hubert Deschamps en directeur de prison modèle, Patrick Floersheim en star déchue sans oublier Maurice Barrier, Mario David, Michel Fortin et Robert Dalban. J’ai moins été convaincu par l’interprétation de France Dougnac en victime pas vraiment traumatisée. Une comédie pas désagréable donc mais trop dérangeante et surtout un film particulièrement surestimé !
Du divertissement de qualité, Patrick Dewaere est excellent. Jen Jacques Annaud se moque franchement des supporters de Foot, j'ai beaucoup apprécié, un très bon moment.
Une note peut-être élevé, mais qui vient récompenser, outre un récit simple et prenant, la pertinence du message. C'est simple : ce film est une fable moderne. C'est-à-dire qu'elle est dérangeante, bouscule de notre mode de vie, donne des repères à ceux qui souffrent de ces travers (ici l'hypocrisie). Mais elle est compréhensible par tous et cela donne un bon coup dans la fourmilière. ici, le football m'est apparut comme un prétexte pour mettre en jeu des humains car le récit est universel. A voir et à apprécier.
On devrait faire des séances obligatoires de ce film à un grand nombre de gens de notre temps.