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Laurent C.
294 abonnés
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3,5
Publiée le 31 août 2016
Tom Wolfe, c'est cet écrivain de génie, à la fulgurance verbale et artistique. Exubérant, il s'agite tout le temps, agace son monde, provoque autant l'amour que le rejet. Il rencontre un éditeur, le seul qui croit en lui, et se crée alors entre les deux hommes une relation amicale, teintée de littérature, d'admiration et de ténacité. "Genius" est un film à l'image de son titre : très romanesque, très démonstratif, parfois à la mise en scène ampoulée, pour autant, c'est une œuvre qui parvient à rendre vivante cette relation entre les deux hommes, belle, ambiguë et entière. Les acteurs jouent bien le jeu jusqu'au bout, particulièrement Jude Law qui incarne avec brio cet écrivain excessif et passionné. Devant lui, l'éditeur rivalise de calme et de sang-froid. On aurait imaginé un film plus court, plus sobre, et l'œuvre aurait gagné à plus de pudeur et de délicatesse dans la mise en scène. L'étalonnage est insupportable, rajoutant au style années 30, un tamisage jaune sur l'image. On apprend à connaître un auteur dont les ouvrages et le nom sont trop ignorés en France. On ne peut pas dire que le spectateur passe un mauvais moment. La mise en scène est sérieuse, le jeu des acteurs est honnête, le scénario fonctionne, mais il manque un quelque chose de plus gracieux qui aurait donné au film, la petite touche de littérature qui lui manque.
Certes le personnage de Thomas Wolfe est singulier et Jude Law se l’accapare avec talent mais le film est trop déséquilibré. Il s’attarde sur des détails futiles et survole d’autres aspects qui semblent plus structurant.
L'archétype des travers du cinéma anglais : des acteurs formidables, mais une réalisation totalement absente et un script indigent. C'est dommage car le casting est de qualité.
Genius est un film sur la rencontre entre un écrivain exubérant et un éditeur tout en retenue. Une profonde amitié va se nouer sur plusieurs années. Jude Law nous offre une belle prestation à la fois passionnée et passionnante, face à un Colin Firth, au jeu retenu mais plein d'émotion. Une belle surprise estivale.
Bon film avec un très bon duo d'acteurs dont la complicité fait plaisir à voir. Jude law est particulièrement incroyable en écrivain de génie. Et Colin Firth qui fait tout pout canaliser sa folie !
Film bien realise mais pas tres innovant. Cependant je ne comprends toujours pas pourquoi Jude Law prend plaisir a n interpreter que des hommes detestables a une ou deux exeption pres...
Un sujet intéressant et de bons acteurs gâchés par une réalisation terne voire oppressante. Pourquoi tout filmer dans des tons froids ou passés ? Pour faire vieille photo ? Si oui, est-ce bien nécessaire ? Même en Floride, on a l'impression qu'il fait froid. Et puis, il pleut tout le temps à New York ? Il n'y a jamais d'été ? Il me semble que le film se déroule sur plusieurs mois, non ? Ou alors j'ai piqué du nez à un moment... Pourquoi ces gros plans répétés de pieds ? Pourquoi ces gros plans tout court, d'ailleurs ? Personnellement, ça m'oppresse, j'ai besoin d'un peu de distance avec les personnages. Pourquoi avoir fait appel à Nicole Kidmann ? Oui, je sais, c'est une star, mais son visage figé par la chirurgie esthétique (!) dans un masque cireux n'est plus capable d'exprimer que deux émotions : la froideur et la fureur glacée. Une bonne actrice qui ne peut plus jouer, c'est bien triste. Ces considérations de forme m'ont gâché le film.
Dans l’Amérique de la Dépression, Tom Wolfe est un écrivain dont les manuscrits touffus ne sont pas publiés. Il trouve chez Maxwell Perkins un éditeur compréhensif et un père de substition.
Comme l’illustre son affiche, "Genius" est un double biopic. On pourrait croire qu’il a pour personnage principal Thomas Wolfe (1900-1938). Le rouge au front, j’avoue que je ne le connaissais pas et le confondais avec son homonyme, Tom Wolfe, l’auteur du « Bûcher des vanités ».
Mais le génie annoncé est moins celui du jeune écrivain maudit que celui de son taiseux éditeur. Dans l’Amérique des roaring twenties et des depressing thirties, Max Perkins fut l’éditeur de Francis Scott Fitzgerald et de Ernest Hemingway – qui font tous deux des apparitions superflues. Il est en vérité le personnage principal de « Genius » qui choisit de décrire le rôle essentiel et méconnu de l’éditeur, condamné à l’invisibilité par sa mission : il coupe et corrige pour rendre l’œuvre plus lisible et lui permettre de trouver son public mais a pour limite l’interdiction de trahir l’auteur.
Colin Firth est excellent dans ce rôle ingrat. En revanche le choix de Jude Law est particulièrement malvenu. Outre qu’il cabotine outrancièrement, il est trop vieux pour rendre crédible sa relation quasi-filiale avec Colin Firth, à peine plus âgé que lui. Le choix d’un acteur plus jeune aurait été autrement plus judicieux.
Ce film raconte la collaboration entre l'écrivain Thomas Wolfe et son éditeur Maxwell Perkins à partir de leur rencontre en 1929. J'ai trouvé l'histoire bien construite et allant souvent à l'essentiel. Elle est centrée sur les rapports entre Thomas Wolfe et Maxwell Perkins, mais les relations que chacun entretenaient avec leur entourage sont aussi montrées. Le travail d'un éditeur est très bien décrit ainsi que l'impact que cela a eu sur la vie privée de chacun. Les interprétations de Jude Law et de Colin Firth sont impeccables et la fin du film faisant preuve à la fois de sobriété et d'émotion est parfaite.
Michael Grandage inspire Genius de la courte carrière de l’écrivain Thomas Wolfe (1900-1938). Jude Law, impeccable en personnage habité et conscient de son exubérance, lui prête ses traits. Le film retrace les relations entre Thomas Wolfe et son éditeur clairvoyant Maxwell Perkins (Colin Firth). Tout nait d’un premier manuscrit autobiographique « O âme perdue », fruit de quatre ans de travail, mais refusé par de nombreux éditeurs. Comme l’évoquera Perkins, ce manuscrit trop volumineux n’est pas bon mais il suscite l’intérêt par sa singularité. Dans une Amérique de 1929 où l’économie d’effondre, cette première publication sera un succès en librairie. Mais Grandage relègue cette crise économique en une lointaine toile de fond. Au drame national est ainsi préféré le drame intime et même le mélodrame durant la seconde partie du Genius. Le duo Law/Firth fonctionne très bien. Le premier devient assez vite un fils de substitution pour le deuxième, père de cinq filles. Deux hommes amenés à sa jauger et que les affres de la création littéraire marquées au crayon rouge mèneront à combattre aussi dans leur sphère familiale respective.
J'ai eu du mal à m'immerger dans ce film puis on prend plaisir à suivre cette histoire vraie parfaitement réalisée avec une interprétation remarquable de Law et de Firth. Ce film est à voir, nous avons passé une bonne soirée.
Ce Biopic raconte la rencontre dans les années 30 entre un éditeur Marwxell Perkings et un écrivain Thomas Wolfe. Le coup de foudre littéraire que ressens l'éditeur à la lecture du manuscrit de cet homme que personne ne veut éditer, va se transformer en une grande amitié entre les deux hommes. Le réalisateur rend hommage à la littérature et au métier d'éditeur. Il plonge le spectateur dans l’atmosphère d'un New York des années 30. Pour un premier long métrage, c'est réalisé avec finesse et justesse. On découvre un Jude Law qui interprète parfaitement un homme narcissique qui peut être aussi agaçant et cruel que romantique. Un homme doué pour coucher les mots sur papiers mais incapable de communiquer avec l'autre. Face à lui un Colin Firth, sobre, touchant et qui, a l'opposé de son ami écrivain,sait communiquer mais sans jamais vraiment s'imposer. Entre les deux acteurs, l'émotion passe. A ce beau couple de cinéma vient s'ajouter un troisième personnage important : Aline Bernstein, l'amante au soutien indéfectible. Interprétée par une Nicole Kidman bouleversante en femme amoureuse, blessée et malheureuse. En sortant de la projection, on peut se demander qui est le génie ? Thomas Wolfe, cet homme qui écrit sans jamais savoir s’arrêter ou Marxwell Perkings qui le déniche et le porte jusqu'à sa consécration ? Un bien beau film avec des dialogues qui mettent en valeur les mots et la litterature. Une belle surprise.
USA, pendant la Grande Dépression : Thomas Wolfe (Jude Law) écrivain prolifique et survolté, trouve en Maxwell Perkins (Colin Firth), homme empreint de retenue, l’éditeur qui va faire de lui un écrivain célèbre. L’éditeur est également celui d’Ernest Hemingway et de F. Scott Fitzgerald. Les deux hommes vont tisser une amitié passionnée au détriment de la vie privée de chacun.
L’atmosphère et le décor du New York littéraire des années 30 sont très bien rendus, grâce aussi à une luminosité et des couleurs aux tons surannés.
Colin Firth est très touchant, les seconds rôles surtout féminins vraiment subtilement interprétés. Les dialogues, substance et ossature de ce film, mettent en scène un très beau texte.
L’essentiel du film est centré sur le travail de l’éditeur, homme de l’ombre, lequel vit son métier comme un véritable sacerdoce, oeuvrant comme une fourmi à épurer le texte de Thomas Wolfe, pour en extraire la quintessence et le génie.
La mise en scène est très plate et l'histoire se résume en quelques lignes (contrairement à l'auteur dont on raconte le parcours !). Le film ne tient que par le face à face d'excellents acteurs : Colin Firth et Jude Law mais leurs prestations vaut vraiment le détour. A voir pour eux et seulement pour eux ainsi que pour quelques moments consacrés à Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway.