Padre Padrone
Note moyenne
3,7
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 novembre 2009
C'est un film creux ! Violent et dont les scènes sont extrêmement choquantes en matière de cruauté animale et de pratiques pour le moins ignoble. Censé être un film ayant obtenu la palme d'or, je me demande bien comment il a fait pour obtenir ce prix prestigieux car pour moi il n'a rien qui mérite ce genre de prix. Il n'y a aucune analyse là-dedans, à part quelques pics vite fait bien fait, et on s'ennuie littéralement sur un scénario vu et revu sur le rêve américain version Italie. Le son est ignoble et m'a donné mal à la tête pendant toute la séance ! C'est non seulement un film sans interêt mais c'est aussi un film qui mérite 0 étoiles car rien ne m'a plu dedans, car ce n'était que creux.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2012
Franchement pas une grande "Palme d'or" ! Si on ne peut que reconnaître un grand souci d'authencité dans la reconstitution de la vie paysanne en Sardaigne et une interprétation convaincante, "Padre Padrone" est plutôt un film ennuyeux aux personnages peu attachants et dont le récit ne prend son envol et son interêt que dans la dernière demi-heure. Sans parler que la maîtrise de l'image et du son frôle parfois l'amateuriste. C'est pour ces raisons qu'il ne méritait certainement pas la récompense suprême à Cannes. En bref, ce film est très moyen et ne se revèle pas inoubliable.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2009
Le titre de «Padre Padrone» (Italie, 1977) de Paolo et Vittorio Taviani, dans toute sa brièveté et son allitération, synthétise le programme du film. Le père, Padre, est en même temps le patron, Padrone. Une fois averti, le spectateur se trouve confronter à un film sur le communisme où la figure paternelle, et par extension toute pratique paternaliste, cache une ambition patronale, donc d’asservissement. Adapté du roman autobiographique de Gavino Ledda, le film s’ouvre sur l’auteur qui, dans une scène anti-artificielle, donne un bâton à l’acteur qui joue son père. Suite à ce préambule, le récit est prêt à s’enclencher et les Taviani sont parés pour décortiquer le fonctionnement du capitalisme. Débutant sur le retirement de l’enfant Gavino de l’école par son père, le film s’organisera en deux temps : l’abêtissement et l’émancipation. La période où l’enfant est «dressé» par son père pour surveiller le troupeau occupe une place plus courte que celle de l’émancipation. C’est qu’il faut plus de temps pour se libérer des chaînes de la servitude que pour s’y soumettre. Mis au pas par son père, dépucelé avec un animal, Gavino grandit sous des conditions archaïques, sur une terre d’Italie du Sud que la communauté des hommes ne semble pas avoir atteinte. La phase de libération s’entame dès que le fils se gagne un accordéon après l’avoir échangé contre un mouton, au mépris de l’autorité tyrannique de son père. Découverte de la musique, élévation de l’âme humaine dans les secrets de l’harmonie, toutes ses explorations se bousculent pour Gavino jeune homme et l’envie insatiable de s’éduquer agit son nouveau comportement. La lutte contre le père qui, dès la jeunesse de son fils, s’est institué en patron, se charge d’une double interprétation. Lutte des générations et lutte des idées, «Padre Padrone» se plonge au sein de la terre, lieu premier de l’idéologie communiste, est y observe, dans une démarche éthique et mesurée, les conditions d’assujettissement et d’affranchissement.
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