Kirikou et la sorcière
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Brazzo VII
Brazzo VII

4 abonnés 144 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2026
« Kirikou et la Sorcière » (1998) est un magnifique film d’animation, à la fois simple, intelligent et profondément original. Réalisé par Michel Ocelot, le film se démarque immédiatement par son univers africain, encore assez rare dans l’animation française de l’époque. Loin des productions formatées, « Kirikou et la Sorcière » possède une véritable identité artistique et raconte son histoire avec beaucoup de poésie.

J’aime particulièrement le fait que le personnage principal soit un tout petit garçon qui, malgré sa taille et son jeune âge, fait preuve d’une incroyable détermination. Kirikou n’est pas un héros classique : il n’est ni puissant ni impressionnant physiquement. Sa principale force réside dans sa curiosité, son intelligence et sa capacité à réfléchir par lui-même. Il cherche à comprendre avant de combattre, ce qui donne au film une dimension presque philosophique.

Le personnage de Karaba est également très intéressant. La sorcière pourrait facilement être présentée comme une simple méchante, mais le film choisit progressivement de lui donner davantage de profondeur. Derrière le conflit entre Kirikou et Karaba se cache finalement une réflexion sur la souffrance, la peur, la vengeance et les conséquences de la violence. C’est notamment ce qui permet au film de dépasser le simple cadre du conte pour proposer une histoire étonnamment mature.

Visuellement, le film est superbe. L’animation possède un style très particulier, avec des décors colorés, des paysages magnifiques et une esthétique volontairement épurée. Les couleurs, les silhouettes et les compositions donnent au film une atmosphère presque intemporelle. Tout paraît simple en apparence, mais l’ensemble est extrêmement travaillé.

La musique participe également beaucoup à l’identité du film. Elle accompagne parfaitement cet univers africain et renforce son côté dépaysant et poétique. On a vraiment l’impression d’entrer dans un conte traditionnel, tout en découvrant une œuvre profondément personnelle.

Et surtout, « Kirikou et la Sorcière » est un film qui fonctionne aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Les plus jeunes peuvent y voir une aventure pleine de personnages et de péripéties, tandis que les adultes peuvent davantage apprécier les thèmes abordés et les différents niveaux de lecture.

C’est donc un très beau film d’animation français, devenu culte avec le temps, qui prouve qu’il est possible de raconter une histoire destinée aux enfants avec beaucoup d’intelligence, de sensibilité et d’ambition artistique. Une œuvre singulière, poétique et attachante, qui a parfaitement sa place parmi les grands classiques de l’animation française.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Avec Kirikou et la Sorcière, Michel Ocelot propose un conte d’une grande simplicité apparente, nourri par une richesse culturelle et symbolique rare dans l’animation française. Le film séduit par son esthétique épurée, ses couleurs lumineuses et sa manière de puiser dans les traditions africaines sans les réduire à un simple décor exotique. Kirikou incarne une figure d’enfance singulière, guidée moins par la force que par la curiosité, l’intelligence et le refus des jugements simplistes. Mais, malgré la beauté de son message et l’originalité de son univers, le récit paraît parfois trop démonstratif dans sa volonté de délivrer une leçon humaniste. Une œuvre précieuse et profondément bienveillante, dont la fraîcheur et l’inventivité demeurent intactes, mais qui suscite davantage l’admiration que l’émotion durable
Hotinhere

808 abonnés 5 535 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2026
Un conte d’animation bourré de charme grâce à une animation riche et épurée, et un récit humaniste imprégné de culture africaine.
Darkniamor
Darkniamor

20 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Un animé à part qui regorge de bonnes idées, de péripéties et d’humanité. Une innocence qui fait du bien.
Arkab Prior
Arkab Prior

5 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Mes enfants, très petits, ont adoré ce film. Il est quasiment devenu une obsession. Ce qui leur a plu je pense : le personnage de Kirikou "petit mais vaillant" auquel ils pouvaient s'identifier, la drôlerie parfois, les éléments magiques, les aventures qui font peur car la sorcière et ses fétiches font très peur.
Ce que j'ai aimé. Les idées : La méchante est très méchante mais Michel Ocelot est un gentil qui résout l'affaire de façon intelligente avec beaucoup de compassion. C'est pas mal car cela donne de l'espoir. Aucun sadisme dans Kirikou. Pourtant, Michel Ocelot ne cache pas la dureté de la vie, les injustices, la violence etc. Rien n'est niais. Kirikou surmonte les problèmes grâce à ses qualités et soutenu par l'amour de sa mère. J'ai apprécié la qualité du dessin, des couleurs, du langage et de l'élocution des personnages.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

88 abonnés 2 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2026
Un très bon film d'animation réalisé par Michel Ocelot sur un petit garçon africain face à une sorcière
Lachainemusic
Lachainemusic

25 abonnés 442 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Kirikou et la Sorcière, réalisé par Michel Ocelot, raconte la naissance du minuscule Kirikou dans un village d’Afrique de l’Ouest terrorisé par Karaba, sorcière superbe et cruelle qui a asséché la source, rançonne les villageois et a fait disparaître tous les hommes, dont le père de Kirikou. Refusant les superstitions et les rumeurs, Kirikou veut comprendre « pourquoi Karaba est méchante » et entreprend un voyage initiatique jusqu’au sage de la montagne pour découvrir le secret de la sorcière.

Le film est un conte philosophique et humaniste, anti‑Disney assumé : le mal y est expliqué par la souffrance (l’épine dans le dos de Karaba) plutôt que présenté comme inné, et la résolution passe par l’empathie et la compréhension plutôt que par la destruction. L’univers graphique, inspiré des arts africains, offre une animation simple mais d’une grande beauté, portée par une musique envoûtante de Youssou N’Dour et une mise en scène qui respecte l’intelligence des enfants.

Succès critique et public majeur, le film a dépassé 1,6 million d’entrées en France et révélé Ocelot au grand public, malgré les craintes initiales des distributeurs devant un long métrage d’animation entièrement africain avec nudité non sexualisée. Aujourd’hui encore, Kirikou et la Sorcière reste un classique du cinéma jeunesse : un récit d’initiation lumineux, profond et accessible.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

10 abonnés 1 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Un conte africain plein de charme et de sagesse, au style unique et à la musique envoûtante, qui séduit petits et grands.
Kouto
Kouto

35 abonnés 4 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2025
Vu dès mon enfance, un dessin animé qui enchantera petits et grands. Véritable conte de Michel Ocelot touchant de part le naturel de l’histoire et par la beauté simpliste des images. Inspiré de conte africain, le film est tout simplement une merveille à voir ou à revoir.
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2025
A travers l’histoire de Kirikou, enfant minuscule qui va combattre la sorcière Karaba qui terrorise, grâce à des fétiches animés, son village d’Afrique de l’Ouest ( spoiler: disparition des hommes, assèchement de la source
), Michel Ocelot réalise un film poétique, dépourvu de mièvrerie, plein d’inventivité ( spoiler: Kirikou parle déjà dans le ventre de sa mère, déclenche lui-même sa naissance et coupe son cordon ombilical
), visuellement superbe et qui constitue un hymne aux femmes africaines, solidaires, combattant l’ignorance et les superstitions. Sans oublier la musique de l’artiste sénégalais Youssou N’Dour (39 ans). D’où plus de la vingtaine de récompenses obtenues, dont le grand prix (Cristal) au festival du film d’animation d’Annecy en 1999. On y trouve déjà la patte du réalisateur avec son sens de la couleur, ses dessins épurés et ses travellings latéraux.
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juillet 2025
“Kirikou est petit mais il est vaillant”, tout le monde connaît cette référence inconsciemment.
Mine de rien dernière cet aspect “connerie pour bambin” sa chent les métaphores du mal venant de la souffrance ou encore de garçon qui devient un homme. Il incite les jeunes enfants à la générosité, au pardon, et leur apprend à réfléchir calmement à travers les problèmes, à l’instar du fabuleux kirikou.
Certes c’est extrêmement décalé et souvent ridicule, voire choquant (la sorcière qui embrasse un enfant) mais il s’agit d’une autre culture, d’un conte africain, d’autant plus poétique que ne l’est l’animation de Michel Ocelot. De plus l’oeuvre dispose d’un durée efficace pour un tel divertissement (1h10).
Nonox
Nonox

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2025
Merci Michel Ocelot ! Ce film nous fait passer un agréable moment. Kirikou est attachant et chaque personnage ajoute une touche unique à l'œuvre.
Shawn Atreides
Shawn Atreides

38 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Sensations particulières lors de ce visionnage de Kirikou et la Sorcière, 27 ans après sa découverte au cinéma lors d'une sortie scolaire !

Premier constat : des souvenirs intacts, précis, d’images et de sons qui m’avaient déjà marqué à l’époque.

Mais c’est avec un regard neuf que je redécouvre aujourd’hui toute la richesse thématique de ce film pourtant compact (1h10 à peine), où tout s’enchaîne à vive allure, à l’image du pas de course de notre petit héros.

C’est d’ailleurs là le premier contraste : un rythme effréné dans l’action, mais une parole toujours posée, un ton doux, apaisé. Un contre-pied parfait à des idées et symboliques pourtant fortes et parfois dures :


spoiler: Les cris de détresse d’une villageoise devant sa case en feu. La psychose mystico-technologique portée par les fétiches, omniprésents et oppressants. Et bien sûr, ce cri final, celui de Karaba en souffrance.



Pour son premier long métrage, Michel Ocelot ne prend pas son public pour un auditoire fragile ou naïf. Il alterne poésie, humour et intensité dramatique. Et surtout, il aborde frontalement des sujets de fond tels que :

L’obscurantisme, l’exercice du pouvoir, le courage, l’acceptation, la servitude... Mais aussi, et déjà en 1998, les relations Hommes-Femmes.

À travers Kirikou, qui verbalise ses pensées, Ocelot ose les bonnes questions. Il cherche à comprendre, à dépasser les peurs limitantes.

La figure féminine est également au cœur du récit, présentée dans toute sa complexité : à la fois travailleuse, sociale, maternelle, mais aussi enfermée dans une destinée. À l’inverse, Karaba apparaît comme une femme puissante, sensuelle, sur le point de regagner sa souveraineté.

Sur le plan stylistique, le film navigue entre minimalisme, en écho à un art premier africain et moments poétiques ou naturalistes, portés par une faune et une flore locales réalistes.

Et puis, au milieu de tout cela, un choc, que seuls des yeux avertis ne pouvaient percevoir : l spoiler: l’allégorie du viol, évoquée dans l’histoire tragique de Karaba, contée par le sage grand-père, tenu hors de portée du village, par la case de la Sorcière. Un traumatisme si violent qu’il la condamne à la souffrance, jusqu’à ce qu’elle accepte de lâcher prise et de retrouver confiance, à travers l’amour pur de Kirikou. Une fois libérée de son fardeau, Karaba permet à Kirikou de voir son rêve s’accomplir, à la hauteur de son mérite, dans cette scène du baiser — à mille lieues de tout ce que la firme aux grandes oreilles oserait jamais tenter (sans se vautrer dans une complaisance putassière).

Pas mal, pour un « petit » film pour enfants, honnête et sans prétention, non ?
I'm A Rocket Man

396 abonnés 3 892 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2025
Non... Kirikou ça ne passe pas... je ne sais pas pourquoi mais je n'adhère pas ! Je trouve ça bizarre, sans intérêt, je n'aime pas les voix, les dialogues, les chansons... bref tout ! Je trouve ça plat, presque malaisant... bref ce n'est pas ma tasse ! Dommage car la sorcière arttirait bien mon grand et sa belle chaman mais non... rien à faire ! Kirikou c'est pas pour nous !
Pommerettristan
Pommerettristan

44 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2025
J'apprécie énormément ce film je l'ai vu plusieurs fois il y a beaucoup d'émotions dedans c'est émouvant un garçon minuscule mais très rapide qui est un véritable génie qui sait résoudre tous les problèmes je comprends qu'on dise Kirikou n'est pas grand mais il est vaillant film très touchant et vraiment a voir et revoir en boucle.
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