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3,0
Publiée le 11 juin 2026
Avec Kirikou et la Sorcière, Michel Ocelot propose un conte d’une grande simplicité apparente, nourri par une richesse culturelle et symbolique rare dans l’animation française. Le film séduit par son esthétique épurée, ses couleurs lumineuses et sa manière de puiser dans les traditions africaines sans les réduire à un simple décor exotique. Kirikou incarne une figure d’enfance singulière, guidée moins par la force que par la curiosité, l’intelligence et le refus des jugements simplistes. Mais, malgré la beauté de son message et l’originalité de son univers, le récit paraît parfois trop démonstratif dans sa volonté de délivrer une leçon humaniste. Une œuvre précieuse et profondément bienveillante, dont la fraîcheur et l’inventivité demeurent intactes, mais qui suscite davantage l’admiration que l’émotion durable
Mes enfants, très petits, ont adoré ce film. Il est quasiment devenu une obsession. Ce qui leur a plu je pense : le personnage de Kirikou "petit mais vaillant" auquel ils pouvaient s'identifier, la drôlerie parfois, les éléments magiques, les aventures qui font peur car la sorcière et ses fétiches font très peur. Ce que j'ai aimé. Les idées : La méchante est très méchante mais Michel Ocelot est un gentil qui résout l'affaire de façon intelligente avec beaucoup de compassion. C'est pas mal car cela donne de l'espoir. Aucun sadisme dans Kirikou. Pourtant, Michel Ocelot ne cache pas la dureté de la vie, les injustices, la violence etc. Rien n'est niais. Kirikou surmonte les problèmes grâce à ses qualités et soutenu par l'amour de sa mère. J'ai apprécié la qualité du dessin, des couleurs, du langage et de l'élocution des personnages.
Kirikou et la Sorcière, réalisé par Michel Ocelot, raconte la naissance du minuscule Kirikou dans un village d’Afrique de l’Ouest terrorisé par Karaba, sorcière superbe et cruelle qui a asséché la source, rançonne les villageois et a fait disparaître tous les hommes, dont le père de Kirikou. Refusant les superstitions et les rumeurs, Kirikou veut comprendre « pourquoi Karaba est méchante » et entreprend un voyage initiatique jusqu’au sage de la montagne pour découvrir le secret de la sorcière.
Le film est un conte philosophique et humaniste, anti‑Disney assumé : le mal y est expliqué par la souffrance (l’épine dans le dos de Karaba) plutôt que présenté comme inné, et la résolution passe par l’empathie et la compréhension plutôt que par la destruction. L’univers graphique, inspiré des arts africains, offre une animation simple mais d’une grande beauté, portée par une musique envoûtante de Youssou N’Dour et une mise en scène qui respecte l’intelligence des enfants.
Succès critique et public majeur, le film a dépassé 1,6 million d’entrées en France et révélé Ocelot au grand public, malgré les craintes initiales des distributeurs devant un long métrage d’animation entièrement africain avec nudité non sexualisée. Aujourd’hui encore, Kirikou et la Sorcière reste un classique du cinéma jeunesse : un récit d’initiation lumineux, profond et accessible.
Vu dès mon enfance, un dessin animé qui enchantera petits et grands. Véritable conte de Michel Ocelot touchant de part le naturel de l’histoire et par la beauté simpliste des images. Inspiré de conte africain, le film est tout simplement une merveille à voir ou à revoir.
A travers l’histoire de Kirikou, enfant minuscule qui va combattre la sorcière Karaba qui terrorise, grâce à des fétiches animés, son village d’Afrique de l’Ouest (spoiler: disparition des hommes, assèchement de la source ), Michel Ocelot réalise un film poétique, dépourvu de mièvrerie, plein d’inventivité (spoiler: Kirikou parle déjà dans le ventre de sa mère, déclenche lui-même sa naissance et coupe son cordon ombilical ), visuellement superbe et qui constitue un hymne aux femmes africaines, solidaires, combattant l’ignorance et les superstitions. Sans oublier la musique de l’artiste sénégalais Youssou N’Dour (39 ans). D’où plus de la vingtaine de récompenses obtenues, dont le grand prix (Cristal) au festival du film d’animation d’Annecy en 1999. On y trouve déjà la patte du réalisateur avec son sens de la couleur, ses dessins épurés et ses travellings latéraux.
“Kirikou est petit mais il est vaillant”, tout le monde connaît cette référence inconsciemment. Mine de rien dernière cet aspect “connerie pour bambin” sa chent les métaphores du mal venant de la souffrance ou encore de garçon qui devient un homme. Il incite les jeunes enfants à la générosité, au pardon, et leur apprend à réfléchir calmement à travers les problèmes, à l’instar du fabuleux kirikou. Certes c’est extrêmement décalé et souvent ridicule, voire choquant (la sorcière qui embrasse un enfant) mais il s’agit d’une autre culture, d’un conte africain, d’autant plus poétique que ne l’est l’animation de Michel Ocelot. De plus l’oeuvre dispose d’un durée efficace pour un tel divertissement (1h10).
Sensations particulières lors de ce visionnage de Kirikou et la Sorcière, 27 ans après sa découverte au cinéma lors d'une sortie scolaire !
Premier constat : des souvenirs intacts, précis, d’images et de sons qui m’avaient déjà marqué à l’époque.
Mais c’est avec un regard neuf que je redécouvre aujourd’hui toute la richesse thématique de ce film pourtant compact (1h10 à peine), où tout s’enchaîne à vive allure, à l’image du pas de course de notre petit héros.
C’est d’ailleurs là le premier contraste : un rythme effréné dans l’action, mais une parole toujours posée, un ton doux, apaisé. Un contre-pied parfait à des idées et symboliques pourtant fortes et parfois dures :
spoiler: Les cris de détresse d’une villageoise devant sa case en feu.
La psychose mystico-technologique portée par les fétiches, omniprésents et oppressants.
Et bien sûr, ce cri final, celui de Karaba en souffrance.
Pour son premier long métrage, Michel Ocelot ne prend pas son public pour un auditoire fragile ou naïf. Il alterne poésie, humour et intensité dramatique. Et surtout, il aborde frontalement des sujets de fond tels que :
L’obscurantisme, l’exercice du pouvoir, le courage, l’acceptation, la servitude... Mais aussi, et déjà en 1998, les relations Hommes-Femmes.
À travers Kirikou, qui verbalise ses pensées, Ocelot ose les bonnes questions. Il cherche à comprendre, à dépasser les peurs limitantes.
La figure féminine est également au cœur du récit, présentée dans toute sa complexité : à la fois travailleuse, sociale, maternelle, mais aussi enfermée dans une destinée. À l’inverse, Karaba apparaît comme une femme puissante, sensuelle, sur le point de regagner sa souveraineté.
Sur le plan stylistique, le film navigue entre minimalisme, en écho à un art premier africain et moments poétiques ou naturalistes, portés par une faune et une flore locales réalistes.
Et puis, au milieu de tout cela, un choc, que seuls des yeux avertis ne pouvaient percevoir : lspoiler: l’allégorie du viol, évoquée dans l’histoire tragique de Karaba, contée par le sage grand-père, tenu hors de portée du village, par la case de la Sorcière. Un traumatisme si violent qu’il la condamne à la souffrance, jusqu’à ce qu’elle accepte de lâcher prise et de retrouver confiance, à travers l’amour pur de Kirikou. Une fois libérée de son fardeau, Karaba permet à Kirikou de voir son rêve s’accomplir, à la hauteur de son mérite, dans cette scène du baiser — à mille lieues de tout ce que la firme aux grandes oreilles oserait jamais tenter (sans se vautrer dans une complaisance putassière).
Pas mal, pour un « petit » film pour enfants, honnête et sans prétention, non ?
Non... Kirikou ça ne passe pas... je ne sais pas pourquoi mais je n'adhère pas ! Je trouve ça bizarre, sans intérêt, je n'aime pas les voix, les dialogues, les chansons... bref tout ! Je trouve ça plat, presque malaisant... bref ce n'est pas ma tasse ! Dommage car la sorcière arttirait bien mon grand et sa belle chaman mais non... rien à faire ! Kirikou c'est pas pour nous !
J'apprécie énormément ce film je l'ai vu plusieurs fois il y a beaucoup d'émotions dedans c'est émouvant un garçon minuscule mais très rapide qui est un véritable génie qui sait résoudre tous les problèmes je comprends qu'on dise Kirikou n'est pas grand mais il est vaillant film très touchant et vraiment a voir et revoir en boucle.