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Flotibo
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2,5
Publiée le 20 septembre 2008
C'est grâce à l'adaptation de ce conte africain que Ocelot s'est fait connaître du grand public. Ce film raconte les aventures de Kirikou, jeune garçon tout petit mais très téméraire. Ce dernier va tenter de sauver son village face à la menace perpétuelle d'une sorcière. Doté d'un très joli dessin mais d'une animation hasardeuse, la technique est bien en deça d'une production Disney ou Dreamworks. Le scénario est quant à lui réservé aux plus jeunes tout comme des discours qui agaceront les plus grands. Cependant, une poésie parvient à se dégager de cet univers.
SOS, je veux mourir ! Je n'ai jamais envie de mourir mais là, j'ai cru que j'allais en finir en regardant ce film où l'on repousse les limites de la nullité.Alors, j'ai voulu me réconforter en regardant les critiques 0 étoiles. Et là, devant une moyenne de 4 étoiles, je sais ce qu'il me reste à faire. Avant de mourir, je tenais à déposer ma critique : Kirikou est un film dérengeant, qui donnerait plutôt des cauchemars que des jolis rêves aux petits de 6 ans. C'est un film vraiment... vraiment... vraiment... Attendez, je cherche un mot qui ne soit pas vulguaire pour définir à quel point ce film est... désolé, il n'en existe pas. Intéressons nous plutôt aux dessins. Même les couleurs ne donnent pas envie. Je trouve ça sinistre. Mais bien sûr on y met en valeur un petit africain donc ça marche bien, c'est sûr. Allez, je préfère ne pas voir ce que le monde va devenir mais avec ce signe avant coureur, je sais à peu près à quoi m'en tenir. Continuez à qualifier aveuglement ce film de "chef d'oeuvre", moi au revoir. Adieu, veaux vaches cochons, adieu famille amis, adieu Allôciné...
Un conte magnifique qui nous emmene loin! J'ai adore ce film d'animation, tant pour ses images detaillees, pour sa musique evocatrice, pour ses dialogues petillants, son hero audacieux, son histoire pleine d'emotion! Ce film a de plus le merite de mettre a l'honneur une culture qui n'est pas souvent sur le devant de la scene.
C'est l'histoire de la métamorphose d'un nain intrépide, héros à contre-courant demandant au méchant de l'histoire pourquoi il s'obstine à camper cette position. Né par sa propre volonté et détenant déjà l'usage de la parole, le petit, tout petit Kirikou, est insatisfait des réponses évasives que lui concèdent des aînés radoteurs. Sans souffrir de leurs idées, donc pas encore résolu à leurs évidences, il démolit par sa soif du Monde ces raisons infondées prétendant décrypter ce qui fait de Karaba une sorcière malveillante.
Lorsqu'on lui a offert de réaliser son premier long-métrage, Michel Ocelot savait déjà quel serait son sujet. Il a puisé dans ses souvenirs d'enfance et la culture africaine qu'il connaît pour avoir séjourné très jeune en Guinée. Le récit de Kirikou & la Sorcière est globalement issu d'un conte traditionnel, auquel l'animateur a greffé un voyage initiatique absent du support évoqué ; dans celui-ci, Kirikou tuait celle qui terrorisait et asservissait son village. L'approche proposée par le film est même tout à fait antagonique, car si le comportement de l'enfant-prodige est salutaire pour les siens, il est ici motivé par la lucidité et la compassion : d'ailleurs il va au-devant des épreuves, peu enclin à se laisser impressionner par des barrières qui n'ont de dangereuses que les affabulations qu'elles génèrent. Curieux d'un univers dont il aspire à repousser les limites, Kirikou est le seul à humaniser et donc à rationaliser Karaba ; paradoxalement, il est sensible à l'aura que dégage la Sorcière.
On devine à quel endroit le film pourra heurter : alors, prêche-t-il par naiveté en donnant une raison à ceux qui accomplissent le Mal ? Car dans Kirikou rien ni personne n'est irrécupérable, rien n'est dû au hasard : le film invite le jeune public à prendre conscience que le monde qui se prête à leurs yeux est mouvant et surtout que ceux qui le font ne sont jamais complètement définissables. La démarche n'est pas simplement pédagogue, elle est surtout édifiante [au sens premier, celui de l'ouverture à la vertu] ; alors que les films qui leur sont destinés ne leurs offrent que des gadgets paisibles et souriants ou au contraire agités et mesquins, Kirikou & la Sorcière propose au jeune auditoire des personnages tous ambigus, parfois contradictoires, jamais entièrement défendables ou condamnables [cela va sans dire, les adultes et adolescents aimeront, d'autant qu'ils percevront autrement la richesse du film et quelques nuances trop âpres à élucider pour les enfants].
(...)
Remettant en cause les croyances populaires obscur(antiste)s, c'est notamment une fable politique, sur une Afrique engluée par des oeillères complaisantes, sinon résignée : dans Kirikou, les hommes savent qu'ils seront ''dévorés'', ou au moins qu'en allant affronter Karaba, ils n'en reviendront pas : pourtant, tous franchissent le pas, comme dépendants d'un mythe auquel se souscrire est une fin en soi, celle qui atteste d'une existence. C'est plus encore la métaphore d'un certain passage à l'âge adulte, Kirikou devenant un homme une fois en surmontant ses préjugés et surtout un certain désenchantement [regarder le prétendu ''Mal'' et le fracturer], en d'autres termes en s'affirmant pleinement libre et maître de soi.
Michel Ocelot est extrêmement doué. Les dessins sont magnifiques, l'histoire intéressante. La musique aurait gagné à être un peu plus soignée. Les personnages sont sympathiques, et la fin est optimiste.
Je l'ai vu a sa sortie il y a 10 ans, et j'en garde un très bon souvenir, c'est un très beau dessin animé, tant au niveau de l'histoire que des dessins.
Attention, chef d'oeuvre! 4 étoiles sans aucune hésitation. Ce très beau dessin animé restera dans l'histoire du cinéma comme l'une des oeuvres majeures avec par exemple "le roi et l'oiseau".
Magnifique petite oeuvre aux ingrédients connus et pourtant toujours aussi réjouissants : musique superbe, personnages attachants, bon esprit, esthétique ravissante. Si joli !
Michel Ocelot, qui réalise ici son premier long-métrage (après avoir donné vie à une multitude de courts-métrages). Il en profite aussi pour donner un second souffle à l’animation française. Trop souvent mise à l’écart face aux mastodontes US. Cette fois-ci, Ocelot nous prouve que l’industrie de l’animation Française a toujours du talent à revendre et le résultat final est tout simplement stupéfiant. Kirikou et la Sorcière (1998), est inspiré d'un conte d'Afrique de l'Ouest où il est question d’un petit garçon, qui sitôt sorti du ventre de sa mère, décide contre l’avis de tous les villageois, d’en finir avec la terrible sorcière Karaba. Un dépaysement total, au cœur de la savane, où chansons africaines se succèdent au gré des superbes couleurs présentent au sein du film. La qualité de la 2D est irréprochable, les couleurs sont magnifique, un vrai travail d’orfèvre ! A découvrir aussi, le second opus, tout aussi réussi : Kirikou et les bêtes sauvages (2005) et dans un autre registre, une œuvre sublime et intelligente : Azur et Asmar (2006).
Ce divertissement d'animation est un pur régal pour les yeux, la tête et les zygomatiques. L'histoire raconte les aventures du petit Kirikou qui va oser affronter une sorcière et montrer que malgré sa taille ridicule, il est capable de faire de grande chose. Derrière ce message de tolérance se cache aussi une volonté de mettre à l'écran la beauté de l'Afrique et la richesse culturelle de ce continent. L'animation, certes simpliste mais très réaliste, nous plonge dans un monde très beau et très coloré. Enfin, le scénario est à l'image de Kirikou c'est-à-dire malin, rusé et très drole et la réalisation est aussi rapide que Kirikou lorsqu'il court. D'une durée assez courte, ce film est efficace de bout en bout et sera apprécié aussi bien par les petits que par les grands.