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Spiriel
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4,0
Publiée le 1 février 2008
Ferreri, pas réputé pour son tact, met les pieds dans le plat. Que deviennent les relations entre hommes et femmes à la suite de la marche des femmes de 1972? Depardieu joue le rôle d'un chômeur, largué par sa femme féministe, mais ayant la garde de son jeune fils. Dégoûté devant le changement radical des femmes, il se terre dans son appartement et ses préjugés. Ornella Muti, jeune et sublime, débarque. L'homme s'aperçoit alors qu'il est prisonnier de son désir sexuel (dont il essaie de se libérer dans une dernière scène horrible mais mythique), qui détruit la relation qu'il avait avec la jeune femme. Le film est cru mais rend compte du côté obscur de la libération de moeurs d'après 68 (Pasolini ira beaucoup plus loin encore dans Salo...). Car pour la grande majorité, cela passe uniquement par l'apparence, la superficialité. La ville dans laquelle se passe le film (tourné à Créteil...^^) est déprimante, et pèse terriblement sur les esprits. D'une façon certes différente, japonais et russes vivent quelque chose de semblable en ce moment, face à l'émancipation récente mais brutale des femmes. Il ne s'agit bien sûr pas d'un film à thèse machiste, mais un constat sur les conséquences pas toujours visibles d'une évolution ultra rapide de la société. Un film qui ne s'oublie pas.
Une déception malgré le casting du fait de la faiblesse du scénario et du tropisme du réalisateur pour le sexe. On a trop souvent l'impression de tourner en rond.
septiemeartetdemi.com - Il faut un certain temps pour rentrer dans cette œuvre, dont il est difficilement compréhensible qu'elle se soit laissée aller au X, qui n'y est même pas un outil cinématographique, et qui sert seulement à établir une sorte d'intimité fade entre le spectateur et le couple. Cela pouvait se faire sans les bribes érotiques dont Marco Ferreri fait usage. De plus, le personnage de Depardieu est présenté comme un égoïste sans nuances, et c'est lourd à supporter comme à comprendre pendant une heure et demi. En fait, le réalisateur emploie ces moyens pour s'ouvrir l'opportunité d'un fort symbolisme final qui va renier toutes les croyances instillées jusque là chez le spectateur. Il ne reste alors qu'à décider si tout ça en valait la peine, mais on tendra le plus souvent à dire que non ; tout un film n'est pas au service de sa fin.
Le sexe à très souvent été le thème favori de Marco Ferreri. C'est sans doute un des films les plus ambigus qui a été réaliser sur et la vie de couple.
Gerrard au chômage est séparer de sa femme qui la quitter pour un mouvement féministe doit élever seul son fils, il rencontre la troublante Ornella Muti avec qui il vivra une relation charnelle et passionnelle. Banni et interdit aux Etats-Unis, Marco Ferreri est un provocateur, pas réputé pour son tact, met les pieds dans le plats avec une grande décontraction. Que deviennent les relations entre hommes et femmes à la suite de la marche des femmes de 1972?
Dégoûter devant le changement radical des femmes, Gerrard se terre dans son appartement et ses préjugés, il s’aperçoit qu'il est prisonnier de son désir sexuel, qui détruit sa relation qu'il a avec la jeune femme.
ce film pousse très loin la provocation. Aussi bien dans les plans sexuels explicites que dans le langage cru qui rappelle du Blier en Hardcore. Depardieu est nu pendant plus de la moitié du film. Il faut le voir se masturber devant une glace tout en engueulant Ornella Muti parce qu'elle le déconcentre.(Ornella elle aussi filmée nue sous toutes les angles notamment dans les scènes de sexe très crues.). Plus tard, le même Gérard, toujours nu, dans une joute verbale sur le MLF glisse un énorme saucisson entre ses jambes en déclarant que c'est ça que cherche les femmes. Juste après il engueulera Ornella qui s'est coupé une tranche de saucisson "mange pas ma b... toi!
Un film cru mais montre le coté obscur de la libération des mœurs de d’après 68, l'ambiance du film est déprimante,poisseuse et pesante. Ferreri inconsciemment veut pousser et secouer le spectateur. Il ne s'agit bien sûr pas d'un film à thèse machiste, mais un constat sur les conséquences pas toujours visibles d'une évolution ultra rapide de la société. Un film hélas retomber dans l'oubli.
Le film a choqué en son temps. Sa conclusion brutale, quoique symbolique, et la nudité jugée indécente de Gérard Depardieu n'y sont pas étrangères. Son personnage baptisé Gérard se résout à l'impensable au terme d'une étude de moeurs où Marco Ferreri tente de démontrer que le sexe masculin, le phallus, est l'origine des maux du couple, de l'incompréhension fondamentale entre l'homme et la femme. Entre Gérard, largué par sa femme, et Valérie, la passion ne dure qu'un temps. Dans une HLM de Créteil, dans le dénuement de son appartement, le jeune couple essaie de surmonter la discorde. L'égoisme de Gérard -comprendre son appétit et son tempérament sexuels- s'accommode mal des attentes de Valérie, d'autant que les idées féministes font leur chemin. Quoique sagace et audacieux, le tête-à-tête entre les deux personnages et leur existence domestique s'étirent un peu longuement, au rythme de séquence qui m'ont paru, pour certaines, vaines ou redondantes. En réalité, face à une Ornella Muti belle mais un peu fade, sans doute trop jeune pour un rôle nécessitant une expérience d'actrice et de femme plus affirmée, Depardieu, massif et instinctif, généreux et impudique -tel que l'ont révélé ses premiers rôles- porte le film à bout de bras.
Tout est sordide dans ce film.... Ferreri fait du Ferreri... Et que penser de l'enfant pris au millieu des ébats de ces deux paumés ? Il valait mieux que ce très petit film tombe dans l'oubli....