Et Dieu... créa la femme
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87 critiques spectateurs

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Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2022
Juliette (Brigitte Bardot), une jeune femme libre et sensuelle, excite le désir des hommes : Carradine (Curd Jurgens), un riche entrepreneur, Antoine (Christian Marquand) dont elle est amoureuse et Michel (Jean-Louis Trintignant), le frère d’Antoine, qu’elle accepte d’épouser sans l’aimer pour s’émanciper de ses tuteurs qui veulent la renvoyer à l’orphelinat.

"Et Dieu créa la femme" est un film mythique qui lança le « mythe Bardot ». À sa sortie, en France, fin 1956, il fit un flop. Mais son succès au parfum de scandale à l’étranger lui valut de revenir à l’affiche un an plus tard et d’y attirer les foules.

B.B. y crève l’écran. Un des personnages du film la décrit dans un langage fleuri : « Elle a le cul qui chante ». Simone de Beauvoir dit la même chose dans un style plus polissé : « un saint vendrait son âme au diable pour la voir danser ». Aujourd’hui, on pourra la trouver bien sage. Il est vrai que depuis 1956, les mœurs se sont libérées et que le spectateur en a vu des vertes et des pas mûres. Pour autant, même en 2022, les fesses dénudées de l’actrice, sa moue, ses cheveux relevés en chignon ou dénoués en cascade, le déhanché fiévreux de ses danses jusqu’à son phrasé traînant que les puristes critiquent, font leur petit effet.
Et on imagine volontiers le scandale qu’elle a causé à l’époque, pour devenir illico une icône du féminisme. Une icône toutefois pas si révolutionnaire, puisqu’à la fin du film – pardon pour le spoiler – après un mambo endiablé, elle reçoit quatre torgnoles de son mari et le suit piteusement à la maison.

Il est de bon ton de nos jours de tenir en piètre estime "Et Dieu créa la femme". Les critiques se moquent de son intrigue de roman-photo. Elles n’ont pas tout à fait tort. Mais celle des "Parapluies de Cherbourg", peut-être le film le plus réussi qui soit à mes yeux, ne valait guère mieux. Elles raillent le jeu des acteurs, à commencer, on l’a dit, par celui de Bardot : si Trintignant – dont c’est quasiment le premier film – se morfond dans le rôle du mari cocu transi d’amour, Curd Jurgens y est pourtant impérial. Surtout, elles passent à côté de l’essentiel : l’apparition météoritique d’une actrice incandescente dont le réalisateur – et futur ex-mari – eut le talent de capter la sensualité et l’élan de liberté. Elle enflamma la pellicule ; elle l’enflamme encore.
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2022
Premiere réalisation de Roger Vadim, connu pour son talent de découvreur de stars féminines, de Bardot à Catherine Deneuve, " et dieu..." fit beaucoup de bruit à sa sortie en 1956 et obtint un grand succès à l'international.


En couple avec Bardot ( le film eut pour effet sa fin ) déjà avant le tournage, c'est l'opus de Vadim qui lança la carrière de l'actrice.

Le scénario n'a d'autres prétentions que de brosser rapidement le portrait d'une jeune fille du midi, amoureuse d'un jeune homme ( interprété par Christian Marquand) qui la délaisse, se marie avec le frère de son ancien flirt, pour revenir de manière furtive à son ancien amant.

Sacré coup de pieds dans la morale petite bourgeoise et dans la morale tout court, mises en avant dans " et Dieu...". L'attitude, les poses de Bardot sont ici provocantes et c'est vrai parfois très sexys, qui feront monter la température chez certains spectateurs ( je pense à la scène "maillot mouillé" particulièrement épicée, sur la plage, après l'incendie du bateau).

Les couleurs chatoyantes, les paysages de St Tropez et de ses plages, procurent un parfum de nostalgie et le film possède un charme qui ne s'est pas évanoui encore aujourd'hui.

La faiblesse de " et Dieu..." provient essentiellement de la realisation uniquement illustrative qui n'est certainement pas celle d'un grand metteur en scène.

On notera un des premiers rôles tenu par Jean Louis Trintignant qui est ici en compagnie de son futur beau-frère ( Christian Marquand- frere de la future Nadine Trintignant). On apercoit aussi, rapidement, Jean Lefevre

On peut conseiller aux spectateurs intéressés par l'actrice, de ne pas manquer " vie privée " de Louis Malle consacré aux conséquences de la starisation dans la vie de Bardot hors du regard des caméras.
Michael R
Michael R

140 abonnés 1 534 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2015
Une icône est née de ce film, qui par contre n'est pas un chef d'oeuvre. C'est léger puis faussement grave et toujours peu crédible.
antony Z.
antony Z.

84 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 octobre 2016
Le Mythe de "St Tropez", le Mythe et le fantasme de toute une génération "BB".. Naturellement, il fallait bien que je découvre enfin ce film même si j'ai souvent repoussé le visionnage.. Et bien, ce fut une grande déception.. alors oui, l'époque a changée, oui le cinéma a tant évolué.. alors oui, je n'ai pas su aprécier
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
J'ai été très étonné de voir que la réalisation était plus que correcte ! C'est dommage d'avoir des acteurs peu convaincant (Brigitte Bardot s'en sort finalement assez bien par rapport au reste), et surtout une histoire vraiment peu intéressante. On nous raconte une histoire assez banale, remplie d'éléments futiles. Bref, pas tellement d’intérêt, même si dans l'ensemble le film s'en sort encore bien.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 avril 2011
je n'ai vraiment pas accroché. L'histoire m'a vraiment peu interesse, meme en resituant a l'epoque.
Ykarpathakis157

6 217 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2021
Et Dieu... créa la femme est le film de la révélation de Brigitte Bardot. Elle explose à l'écran submergeant le public et surtout le public masculin bien sûr. Je parie que les femmes elles aussi sont choquées à l'idée qu'une telle rivale puisse exister. Le film lui-même a toujours été sous-estimé. Il a fait scandale à l'époque et nous pouvons facilement comprendre pourquoi. En fait l'atmosphère érotique créée par B.B. dans Et Dieu... créa la femme est étonnante même pour les standards d'aujourd'hui immensément supérieure à celle des films actuels à mon avis. En tout cas le scandale a fait que le film a été automatiquement considéré comme mauvais mais inutile de dire que les gens sont devenus fous pour le voir. Curieusement des années plus tard plusieurs mauvais films avec Bardot ont été automatiquement considérés comme bons par les critiques en raison du scandale qu'ils ont soulevé. L'image de Bardot incarnait une combinaison unique de perversité et d'innocence. Au moins par rapport a des films de la nouvelle vague Française le film de Roger Vadim a une histoire cohérente...
Guillaume182
Guillaume182

149 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2011
Brigitte Bardot brille de mille feux, c'est simple on ne voit qu'elle d'ailleurs toute l'histoire est centrée sur elle.

Une femme qui trouble les hommes pour finalement semer la pagaille dans la tête des hommes au point qu'ils se battent pour elle.

Pas indispensable mais à voir pour Bardot.
Nadia T
Nadia T

8 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2018
Magnifique culte surtout pour St tropez on voit comment était le port avant... Et c'est la qu'on se rencontre qu il n'y a pas d'énorme changement. Habitant à côté ce film me touche. St tropez est magique et l à toujours été ! Merci à ce film de le mettre en valeur !
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

258 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 décembre 2016
Et Dieu … créa la femme est un film correct mais pas si mémorable que ça, pour voir que c'est considérer comme un film culte.
Il faut admettre que c'est le genre de film qui résiste mal à l'air du temps. Si la fameuse scène de nu de Brigitte Bardot (qui n'en est pas vraiment une, on ne voit que les jambes et le dos de l'actrice) faisait sensation à l'époque, propulsant Brigitte Bardot au rang de sex-symbol, elle serait aujourd'hui somme toute assez banale.
L'histoire n'a pas beaucoup d'intérêt, pouvant se résumer à trois hommes se battant pour une femme.
Les acteurs ont le mérite d'être bon (même si le jeu d'actrice de Bardot m'a un peu laissé de marbre).
Ça ne m'a pas plus marqué que ça.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 juin 2012
La musique introductive si chatoyante et mordoré ainsi que la première scène , le dévoilement gracieux et scintillant des jambes de Juliette résume l'ensemble du film : une comédie de moeurs fiévreuse porté à bout de bras par l'icône féminine de l'histoire du cinéma français , Brigitte Bardot qui tient ici à 22 ans le 1er grand rôle de sa carrière. Cette délicate alliance de la jeunesse , du désir et de l'amour , de la fidélité repose sur les chassés-croisées d'un quatuor amoureux au centre duquel Juliette , jeune orpheline frivole et libre , impertinente et séductrice lie et délie les passions des hommes sous l'emprise de son charme absolu. C'est léger , les décors du Sud-Est de la France y étant pour beaucoup , on est inévitablement séduit par BB (son charme plus que son jeu d'ailleurs) moins par ses prétendants qui ont une tendance certaine à surjouer leur rôle pour accentuer leurs différences (Le timide gringalet , l'homme séducteur , le riche manipulateur). Malheureusement c'est trop léger , l'intrigue et le scénario ne reposant pas sur un fond qui rendrait le film plus puissant. A voir pour sa culture personnelle sans s'attendre à des miracles.
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2021
Un film qui n'est pas idiot. Il y a quelque chose de très juste dans ce film. Même si je ne suis pas fan de Brigitte Bardot il faut bien avouer qu'elle a quelque chose cette femme.
Autrement, en ce qui concerne le film, il y a de véritables dialogues qui fonctionnes au quart de tour.
L'ensemble du film étant très unis, c'est une valeur sûre. Par contre l'émotion n'est pas garantie. Tout cela étant très extérieur.
selenie

7 466 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2025
Très vite on comprend deux choses, la première est qu'en vérité elle n'est pas libre mais veut le faire croire et surtout veut y croire, la seconde est essentielle au vu du mythe c'est que si le film a fait scandale pour sa sexualité et sa nudité le film en est en vérité complètement dénué ! La sensualité ambiante ne doit qu'à la beauté insolente de BB et à une subtile mise en scène de Vadim qui permet de confronter le public à ses propres frustrations sans jamais rien montrer frontalement. On frôle le génie. Même en 1956 on constate que le film a choqué car c'est sans une des premières fois où une femme assume son corps, exprime ses désirs et en quelque sorte annonce son émancipation... mais qui n'est en vérité qu'une chimère ! Vadim signe un film visuellement sensuel et solaire, sans aucun doute plus profond qu'on l'imagine au premier abord et qui s'inscrit effectivement dans une époque encore très patriarcale et que l'émancipation féminine est encore balbutiante, le film est ainsi un petit pas pour la femme mais un bond de géant pour le féminisme...
Site : Selenie
Redzing

1 458 abonnés 4 964 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 décembre 2022
Il est des films dont l’impact sur la pop culture est tellement énorme, qu’ils en deviennent des œuvres considérées comme majeures. Ce indépendamment de leurs qualités intrinsèques... C’est évidemment le cas de « Et Dieu créa… la femme ». Si sa première sortie française fut timorée, le film cartonna à travers le monde, notamment au USA et au Royaume-Uni, où il déchaîna les passions. Les scènes sensuelles avec Brigitte Bardot, et ce rôle de jeune femme aussi insolente que fraîche, faisant autant tourner les têtes que couler de l’encre.
Les acteurs principaux virent leur carrière propulsée en avant. Tandis que Brigitte Bardot devint une égérie des 60’s, de la sexualité, ou encore de la féminité. Roger Vadim, scénariste et réalisateur, connut la célébrité, au prix de son mariage avec Bardot, qui se brisa peu après la sortie du film. Celle-ci atterrissant provisoirement dans les bras de… Jean-Louis Trintignant ! Enfin, St-Tropez, petit village de pêcheurs connu de quelques initiés, fut placé sous les feux de la rampe, et se transformera en quelques années en une station balnéaire de riches.


Certes, mais quid du film ? Et bien il faut avouer que vu d’aujourd’hui, on peut avoir du mal à comprendre tout ce raffut.
D’abord, que les (a)mateurs se détendent, les scènes de nudité demeurent très prudes. Oui, ça a du faire tourner quelques têtes dans les 50’s, notamment ce plan totalement gratuit dans les premières minutes sur le corps nu de Brigitte Bardot (vu de dos). Ou cette séquence de danse lascive, par ailleurs sans doute la mieux montée du film. Mais pas de quoi vrombir non plus…
D’autant plus qu’à part cela, le film est monstrueusement statique. La mise en scène étant très sage, et l’intrigue sans grand intérêt. Qui des trois lascars la belle jeune femme sensuelle va-t-elle choisir ? Le jeunot gentil sans charisme ? L’entrepreneur cinquantenaire trop vieux et rigide pour elle, mais qui a du pognon et du statut ? Le loup aguerri qu’elle désire, mais qu’elle sait être une raclure ?
Alors je veux bien admettre qu’à l’époque, il était relativement novateur de montrer le désir et les choix féminins de la sorte. Le problème est que cette démarche est anéantie par le personnage de Bardot, une irrespectueuse immature qui tient davantage de la saboteuse de relation que de la jeune épicurienne. En conséquence, on n’éprouve aucune empathie ni pour elle… ni pour l’intrigue.
Sans compter le propos du film, soi-disant féministe. En réalité le comportement de la protagoniste est sans cesse moralisé par les autres personnages (hommes comme femmes). Et son univers est en permanence guidé par le choix des hommes, qu’elle se contente de suivre. Ce jusqu’à un final d’un conservatisme ahurissant pour une œuvre qui est censée représenter la sexualité et la féminité des 60’s.
Reste une évocation esthétique du St-Tropez pré-jet set, de bons acteurs dans les rôles principaux, et quelques bons mots çà et là.
Roub E.

1 317 abonnés 5 405 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2026
Le film qui aura fait exploser le phénomène Brigitte Bardot en dévoilant beaucoup (pour l époque) la plastique de l actrice et en la montrant comme un objet de fantasme pour toute la gent masculine. Que penser de ce film aujourd hui? Pas grand chose de bien. Malgré son sex appeal le talent d actrice de BB s avère ici très limité, Roger Vadim ne fait pas preuve d une grande inspiration derrière la caméra et le film tourne rapidement à un vaudeville sans comique d une grande banalité. Un film qui vaut plus pour son contexte et le phénomène qu il a contribué à engendré que pour ses qualités artistiques propres.
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