Et Dieu... créa la femme
Note moyenne
3,0
890 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

90 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
13 critiques
3
21 critiques
2
26 critiques
1
14 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Michael78420
Michael78420

70 abonnés 2 004 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2026
... et mit le bazar sur Terre ! À tout instant on s'attend à voir débarquer le gendarme... jusqu'à ce que Jean Lefebvre apparaisse ! Juliette Hardy (Brigitte Bardot) est une jeune femme libre qui fait tourner les têtes. Rien ni personne n'a d'emprise sur elle. Sa beauté est à la hauteur de sa liberté. Ainsi elle dit à Antoine Tardieu (Christian Marquand) : "L'avenir c'est ce qu'on a inventé de mieux pour cacher le présent." Marcel Vigier-Lefranc (Jean Tissier) voyant que l'étalage de sa fortune n'a aucun effet sur Juliette : "Elle arrivera jamais à rien cette petite, elle aime pas l'argent !" Juliette se fait aussi narquoise avec l'enquêtrice : "Je ne savais pas que l'amour c'était une maladie. En tout cas vous, vous ne risquez rien, vous vous êtes fait vacciner." On notera aussi cette étonnante réplique à sa copine : "Oh écoute, c'est Gilbert Bécaud !" Sachant que Brigitte Bardot aura une aventure avec le chanteur, que le film est de son mari Roger Vadim et qu'elle est tombée amoureuse de Jean-Louis Trintignant pendant le tournage ! Comme si le film montrait la vie de l'actrice. Cependant qu'est-ce que c'est que cette fin ?! Un film à voir en se rappelant du contexte de l'époque de sa sortie en 1956 car soixante-dix ans plus tard, ça fait moins d'effets.
Laurent B.
Laurent B.

27 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2026
Le film qui révéla Brigitte Bardot au grand public, et qui fit scandale en raison de scènes dénudées (très chastes cela dit, je vous rassure...) jugées scandaleuses en ces années 50 encore très prudes...
Il est vrai que les attitudes de . sont empreintes de liberté et de sensualité, en ces temps reculés où l'émancipation de la femme et la libération sexuelle sont encore des notions abstraites, voire taboues.
CrystalEagle
CrystalEagle

6 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2026
Là naquit un mythe : le mythe BB. Bardot devient Juliette d'un seul geste, sans qu'on sente jamais l'actrice chercher son rôle. Ce naturel-là surprend, presque désarme. Et très vite, Bardot déborde le film. Elle se l'approprie, l'avale, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'elle à l'écran. Ce qui dérange chez Juliette, c'est son aplomb. Elle vit au présent, revendique son plaisir sans jamais le monnayer contre un mariage ou une respectabilité quelconque. Le vrai scandale n'est pas là où on l'attend. Il est dans ce refus obstiné de s'excuser, alors que ce corps qu'on croyait sulfureux se révèle, au fond, d'une grande sagesse. Autour d'elle se referme un tribunal permanent : les hommes la désirent en la méprisant, les femmes l'envient et la condamnent. Cette liberté a un prix. Le film pose la question sans trancher (manifeste précoce de l'émancipation féminine ou fantasme d'un homme amoureux, allez savoir).

La caméra de Vadim, possessive, amoureuse, ne cesse de la chercher dans la lumière tactile d'un Saint-Tropez encore village de pêcheurs, tout embrasé de Technicolor. Et c'est là, au fond, que naît un second mythe : celui d'une ville désormais indissociable du nom de Bardot. Le scénario, lui, tourne en rond. Il hésite sans cesse entre chronique solaire et mélodrame, incapable de choisir son camp, et s'égare dans des scènes de plage et de bagarre qui ne mènent nulle part. Puis il précipite une résolution qui trahit un peu la promesse de liberté posée dès l'ouverture. Dommage. Mais une évidence demeure : le film s'efface, l'actrice reste. Sous nos yeux, Bardot devient légende, portée par une caméra qui n'a eu qu'à la regarder brûler, sur les quais d'un port qui ne sera plus jamais tout à fait le même.
Matthieu Mouillon
Matthieu Mouillon

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2026
Pour ma génération Bardot n'est pas une si jolie femme. En revanche, son attitude incarne, donne son sens au mot "sex appeal". Une jeune femme, nonchalente et rêveuse, tranche par son attitude libre avec les conventions sociales. Ce film se caractérise par sa tension érotique, ou, selon les scènes, amoureuse.
Entre pulsions animales et raison, la jeune femme exprime le mépris d'une génération pour les conventions, la soif d'amour quoiqu'en dise le "quand dira t-on", mais aussi une société cadenassée, où les petits cherchent à survivre d'abord libres, puis sous les ormes des grands, la fin des indépendants, le tourisme, les familles et leurs ridicules préjugés. Les luttes intestines aux familles et les luutes de pouvoir en l'occurrence pour racheter un terrain.
Parmi les scènes cultes, l'ouverture et la petite voiture derrière un grand drap blanc reste pour moi aussi fort que la chute de reins filmée par Godard dans le mépris. Il y a aussi une scène hallucinante de trahison où perdue, l'héroïne se retrouve à danser, en transe sur des rythmes de bossa nova, dans un bar.
Un film à mon sens sur le destin, le pouvoir et l'amour qui transcende malgré tout.
Roub E.

1 333 abonnés 5 448 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2026
Le film qui aura fait exploser le phénomène Brigitte Bardot en dévoilant beaucoup (pour l époque) la plastique de l actrice et en la montrant comme un objet de fantasme pour toute la gent masculine. Que penser de ce film aujourd hui? Pas grand chose de bien. Malgré son sex appeal le talent d actrice de BB s avère ici très limité, Roger Vadim ne fait pas preuve d une grande inspiration derrière la caméra et le film tourne rapidement à un vaudeville sans comique d une grande banalité. Un film qui vaut plus pour son contexte et le phénomène qu il a contribué à engendré que pour ses qualités artistiques propres.
Stef2319
Stef2319

6 abonnés 447 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
Le scenario est pas mal, c'est léger, sulfureux mais ça manque de rythme.
De bons acteurs. Ca se laisse regarder.
Eriksen
Eriksen

17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
féministe ou patriarcal ? les deux. Féministe car Vadim libère les désirs sensuels de la femme, ce qui désorganise la société. Mais la fin est tout autre, suggérant l’idée que la nature féminine nécessite d’être domptée. Certes on peut voir dans ce revirement final et très tardif (10 dernières minutes) une soumission aux codes moraux de l’époque, passage obligé pour être distribué en salles, un peu comme un Hitchcock, dans « Fenêtre sur cour » inverse le message des 4/5 du film dans un final qui valide la surveillance des voisins alors qu’il semblait le dénoncer jusque-là. Idem dans Flight de Zémékis où la rédemption final du héros invalide la valorisation de la drogue du reste du film. Ainsi le bain de contestation des codes moraux qui irriguent la presque totalité de ces films sont apparemment contredits par la fin, mais le spectateur a bien macéré dans la contestation et il lui en restera quelque chose. Dans « Et dieu créa la femme » pourtant, ce retournement n’est pas suffisamment « artificiel » pour vraiment apparaitre comme un contournement de censure. Trop de scènes préalables suggèrent déjà la stupidité de l’héroïne (le tir au pistolet dans l’usine, son attitude dans la librairie) et le regard amoureux et soumis de BB après une double paire de gifles par JL Trintignant est assez difficile à supporter.
Si les extérieurs sont plutôt fades et ont pour seul intérêt maintenant de nous montrer le St Tropez de l’époque, les prises de vue en studio sont magnifiques, et Vadim montre ici un sens du cadre, de la couleur et de la mise en scène.
Quoique que s’étiolant sur la fin, les dialogues sont drôles et riches contrairement à l’opinion de beaucoup de spectateurs et des critiques. Le film est fait pour BB, plein de son désir de liberté et déjà de références aux animaux. Elle est excellente dans le rôle à l’exception de la fameuse scène du Mambo où sa danse est médiocre et mécanique, souffrant de la comparaison avec l’orchestre qui l’accompagne. JL Trintignant pourrait incarner une sorte d’homme nouveau affranchi du machisme, malheureusement annihilé par la scène finale de la gifle. Les autres personnages sont si superficiels qu’on a du mal à juger du jeu des acteurs.
BB est l’incarnation d’une époque de libération du désir. Force est de constater qu’elle a su quitter le cinéma au bon moment, avant d’être obsolète. Si son corps était libre, point de doute ,à observer sa vie, que sa pensée l’était aussi, sachant se battre pour ce qui l’importait, quitte à s’opposer aux dictats des époques qu’elle a traversés.
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2026
Le film débute plutôt bien, posant des personnages intéressants et une histoire romantico-dramatique pleine de promesses. Cependant la suite s'enlise un peu, et même se perd vers la fin. Bardot joue parfaitement la jeune femme aussi ingénue qu'aguicheuse. Le film peut également être vu comme le témoignage d'une époque où la Côte d'azur des artisans et autres petits pêcheurs s'est vendue aux promoteurs immobiliers et autres spéculateurs.
Hotinhere

809 abonnés 5 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2025
Un drame sentimental un peu niais mais précurseur et fascinant qui dresse le portrait d’une jeune femme indomptable et courtisée dans une France encore patriarcale, interprétée par la magnétique BB.
Celine
Celine

20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2025
Comme un voyage dans le temps, un voyage kitch. Le film a tellement mal vieilli. Quand on pense qu'il fit scandale ! ! Très mauvaise réalisation. Quel dommage de n'avoir offert trop de mauvais rôles a BB
selenie

7 498 abonnés 6 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2025
Très vite on comprend deux choses, la première est qu'en vérité elle n'est pas libre mais veut le faire croire et surtout veut y croire, la seconde est essentielle au vu du mythe c'est que si le film a fait scandale pour sa sexualité et sa nudité le film en est en vérité complètement dénué ! La sensualité ambiante ne doit qu'à la beauté insolente de BB et à une subtile mise en scène de Vadim qui permet de confronter le public à ses propres frustrations sans jamais rien montrer frontalement. On frôle le génie. Même en 1956 on constate que le film a choqué car c'est sans une des premières fois où une femme assume son corps, exprime ses désirs et en quelque sorte annonce son émancipation... mais qui n'est en vérité qu'une chimère ! Vadim signe un film visuellement sensuel et solaire, sans aucun doute plus profond qu'on l'imagine au premier abord et qui s'inscrit effectivement dans une époque encore très patriarcale et que l'émancipation féminine est encore balbutiante, le film est ainsi un petit pas pour la femme mais un bond de géant pour le féminisme...
Site : Selenie
gamorreen
gamorreen

36 abonnés 547 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Fort agréablement surpris! Ce film a la réputation d'être démodé, je n'ai pas trouvé, certes il n'est pus ni érotique ni scandaleux mais le propos reste toujours intéressant grâce au portrait de ce "quatro" et à l'exploration des désirs sexuels et des sentiments qu'ils engendrent. J'ai trouvé le film plus complexe que décrit habituellement.
Les acteurs servent le film, et oui BB apporte beaucoup. Là aussi j'ai été agréablement surpris,trouvant son jeu bon (je l'ai vu moins bonne dans certaines comédies), dans le côté désagréable comme dans le côté séductrice.
Et la mise en scène est dynamique (en dehors des scènes de bagarres qui là font bien ringardes effectivement, passons...) voire imaginative.
Et bien sûr son âge (presque 70 ans quand j'écris) ajoute un intérêt "historique", une plongée dans l'époque de nos parents/grand-parents.
Bref un film qui mérite d'être vu même en 2025, pas que pour la culture ci(je m'y étais mis pour ça) mais tout simplement car il est très intéressant et tout à fait plaisant .éil
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 762 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2025
Alors marié avec Brigitte Bardot, Roger Vadim lui offre le rôle lui permettant véritablement d’atteindre le statut de sex-symbol. En effet, dans ce long-métrage, sorti en 1956, elle incarne une épouse libérée et diaboliquement sensuelle. Cette représentation de la femme choque les esprits de l’époque (le film rencontrant l’hostilité des courants conservateurs et subissant la censure pour ses quelques scènes dénudées). Pourtant, le scénario reste d’une grande pauvreté. Sur fond de magouilles immobilières à Saint-Tropez, l’histoire retrace les agissements d’une jeune fille faisant chavirer le cœur des hommes. La mise en scène étant incapable d’insuffler du rythme et de rendre l’intrigue passionnante, on s’ennuie fermement. Bref, une comédie de mœurs légère bénéficiant uniquement de la beauté naturelle de BB.
NoSpoil
NoSpoil

77 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2025
N'ayant jamais eu l'occasion de voir ce film avant 2025, je m'attendais à un truc nunuche avec une Bardot ridicule . Non seulement elle ne l'est pas, mais j'ai perçu beaucoup plus de profondeur que ce à quoi je m'attendais. Je passe sur la sensualité de l'actrice qui manifestement a choqué les bonnes mœurs de l'époque. Bardot incarne certes une jeune femme aguicheuse, sans stabilité affective (orpheline) mais pas sans personnalité. Mais surtout, elle est libre. Libre de dire ce qu'elle veut, libre de choisir qui elle veut, de faire ce qu'elle veut de son corps. Et en 1956, c'est carrément punk ! C'est aussi un remarquable portrait du patriarcat d'alors, de la morale et de la place des femmes dans la société. Juliette apparaît comme un électron libre, bouillonnante de vie mais aussi écartelée entre son indépendance, son besoin d'amour et de stabilité. Les personnages sont plutôt bien écrits, notamment les trois hommes qui la convoitent. Les autres femmes l'envient et la vilipendent à la fois. Certains dialogues sont déjà cultes (''l'avenir, c'est ce qu'on a inventé de mieux pour gâcher le présent"). La dernière scène est réellement d'un machisme écœurant, ce qui m'empêche de donner une meilleure note. Un film avant-gardiste qui finit dans le conformisme absolu. On aurait préféré une fin dramatique, plus en accord avec le reste. "Et Dieu... créa la femme" est peut-être un titre à double sens : Dieu créa la femme parfaite physiquement (l'objet sexuel des hommes), mais aussi la femme qui veut enfin exister en tant qu'individu débarrassé de l'image que l'on attend d'elle. Et c'est cela que je préfère retenir.
surfnblue
surfnblue

92 abonnés 1 873 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2025
BB est très jolie, mais sur les canons de l'époque. Aujourd'hui, elle ne serait pas la star qu'elle a été. Les physionomies ont changé et les femmes enfants, poupées et niaises sont moins glamour.
Par contre, c'est entre la pièce de théâtre et le film d'auteur. Les acteurs surjouent et BB joue mal, ou encore comme on jouait à l'époque au cinéma.
Un titre ambitieux pour un film culte qui met en scène une lolita en quête de succès.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse