Je ne suis pas peu perplexe devant le concert de louanges adressé à ce film mais en ce qui me concerne, il m'a "soûlé" : c'est le verbe qu'on emploie dans le Nord pour résumer l'expression "casser les pieds" C'est une ode à l'oenologie et à la viticulture qu'on fêterait bien avec une bonne chope ! Elle m'a fait penser à un pastiche du "Sang de la vigne" punition qu'actuellement France 3 nous inflige toutes les semaines, mais avec le charisme de Arditi en moins ! Arestrup est glacial dans son rôle (à l'image du film d'ailleurs) et on lui aurait préféré Depardieu un temps pressenti pour le rôle et qui connaît bien le sujet, mais peut-être trop cher ? Le scénario a trois mains est indigent et tant Chesnais que Anne Marivin le cherchent et se cherchent. Ne parlons pas de Lorant Deutsch encore plus à côté de son rôle que d'habitude et qui nous ferait plus rire que pleurer en gamin capricieux ! Enfin, on est content, le fisc aussi, d'apprendre que la viticulture, ça paye : le propriétaire du cru roule en Jaguar (pub) offre des godasses de chez Hermès (re-pub) à trois mille euros, et entretient sa propre collection au cognac dont on voit ostensiblement la marque (re-re-pub) Les éleveurs apprécieront. Un des trois scénaristes fait probablement une fixation sur les pompes mais en tout cas, ce film est loin d'être le pied ! Gilles Legrand dont c'était le troisième film, est loin de m'avoir diverti ! willycopresto
Woaw ça faisait longtemps tout de même... de quoi me direz vous, et bien que nous n'avions pas eu de si bon film en France voyons. Une petite merveille surement trop sous estimé avec un casting absolument parfait, un scénario qui ne fait pas de cadeau, une histoire dure et hyper réaliste. Franchement une très belle surprise.
Un très bon film que ce "tu seras mon fils" ,sur le non amour d'un père abject, campé avec brio par Nis tout dans le milieu bien spécifique de la suffisance de la viticulture bordelaise...Un peu excessif mais très bon moment!
Etonnant Gilles Legrand, jusqu'ici aussi mauvais réalisateur ("Malabar princess" entre autres) qu'excellent producteur (de Patrice Leconte entre autres) il signe là un des plus beaux films de l'année. Tragédie familiale dans un vignoble où un patriarche qui a honte de son fils tente de le remplacer pour faire perdurer son patrimoine... D'abord la perfection du casting, Niels Arestrup magistral et impressionnant mais également le surprenant Lorant Deutsh qui trouve là, et de loin, son meilleur rôle. Outre l'interprétation il faut souligner la photographie soignée et la beauté du monde du vin ; l'image est sublime... Un chef d'oeuvre qu'heureusement existe encore parfois dans notre hexagone. Une histoire implacable et dure qui offre aussi un suspense bien géré.
Voilà un excellent film français comme on les aime. Par les temps qui courent ce n'est pas si courant. Le scénario est très bien écrit, des personnages forts et troubles, une tension grandissante, un coup de théâtre inattendu, une histoire de famille puissante où la trahison, la manipulation et la colère font des ravages. Une mise en scène solide, mettant autant en avant les protagonistes que la vigne qui les entourent, un personnage à pat entière. Enfin les acteurs tous absolument parfaits. Le duo père-fils Niels Arestrup/Lorant Deutsch fait des étincelles. L'un aussi méprisant que l'autre est soumis. Si l'on connaissait l'ainé pour ses qualités et sa stature qui en impose, la performance du plus jeune est une vraie bonne surprise. Deutsch trouve ici l'un de ses meilleurs rôles si ce n'est le meilleur. Coup de chapeau à Patrick Chesnais lui aussi formidable. Tous comme ces dames, Anne Marivin (bien loin des Ch'tis) que j'ai trouvé surprenante, même chose pour la discrète Valérie Mairesse. Enfin Nicolas Bridet (le rôle devait être tenu par Jocelyn Quivrin) qui est une petite révélation. Sans être plus ambitieux que cela Gilles Legrand (Malabar Princess, La jeune fille et les loups) réussit un film puissant et prenant, avec un vrai suspens. Une très bonne surprise, l'un des meilleurs films français de l'année jusqu'ici.
Un très bon film sur la relation difficile père-fils quant à la transmission des vignes familiales. Un terrible secret de famille et des prestations toutes impressionnantes. J'ai beaucoup aimé les prises de vues de la Jaguar, reste bluffé par Lorant Deutsch dont je n'apprécie que trop rarement le jeu. Une vraie fin, finement trouvée. Le film m'a beaucoup plu, une véritable surprise !
Un film que j'avais eu le tort de négliger lors de sa sortie en salles. Bon scénario, bonne mise en scène, belle photo et très bonne interprétation. Dommage que Armand Amar donne vraiment l'impression de s'approprier l'écriture de ce morceau de musique exceptionnel qu'est le Cum Dederit extrait du Nisi Dominus de Vivaldi.
Au sein d'un domaine viticole de St-Emilion, un propriétaire humilie et méprise son fils, et surtout ne le voit pas comme un successeur potentiel, au grand dam de celui-ci. "Tu seras mon fils" propose une plongée intéressante dans l'univers du vin, et une opposition séduisante entre deux personnages. Le premier est joué par un Niels Arestrup en forme (même si on l'a connu encore plus malsain), incarnant un gérant impitoyable et infecte avec sa progéniture. Face à lui, son fils maladroit et névrosé, épuisé par les attaques et le manque de confiance de son paternel, interprété par un Lorànt Deutsch plus à l'aise dans les séquences où il encaisse que dans celles où il s'énerve. Leur relation toxique représente l'intérêt du film, car à côté la mise en scène assez téléfilmesque n'a rien de mordant. Divertissant néanmoins.
Enfin content de voir de nouveau un bon film après avoir visionné 5 canards de suite . Bon scénario , interprétation et réalisation pour ce drame au coeur du vignoble . Je conseille fortement . Le déroulement du début à la fin est entraînant. 3 étoiles et demie.
« Tu seras mon fils » a de la classe... pour un téléfilm. Il bénéficie d'une interprétation impeccable : Niels Arestrup toujours parfait, Lorent Deutsch sobre et juste, Patrick Chesnais et Valérie Mairesse... La photo est soignée, les plans léchés bien que classiques. On est emporté dans un tourbillon, rythmé, digne du château des Oliviers. Néanmoins, pour les allergiques aux sagas de l'été, il faudra repasser.
Du réalisateur de Malabar Princess je n'attendais absolument rien, pourtant tu seras mon fils est très bon. Les acteurs y sont pour beaucoup,Niels Arestrup est évidement en tête de liste de la réussite du film. N’oublions pas Patrick Chesnais et même l’éternel adolescent Lorant Deutsch. Si le film ne brille pas par son histoire de famille ,le coté dramatique de la chose fait penser à jean de florette,il est chaudement recommandable pour le jeu des acteurs.
Une plongée dans les vignobles français ( magnifique à l'image ) pour un film sur la transmission aussi bien matérielle qu'intellectuelle et de savoir faire. Le face à face entre ce père impressionnant joué à merveille par le très bon Niels Arestrup et le fragile Lorant Deutsch vaut le coup et saura vous retourner et vous émouvoir. Jamais lassant, le film est prenant, les images sont sublimes et les seconds rôles apportent leurs pières à l'édifice. Tu seras mon fils est un excellent film de terroir comme on en voit peu en France et est à voir absolument notamment pour en apprendre plus sur la confection du vin.
Fabuleux acteurs, le film se tasse un peu en bouche, à force de répéter certaines scènes qui n'apportent pas grand chose de nouveau, mais ça vous soulève qd-même le coeur plus d'une fois. Il a du corps, indéniablement.