A Serbian Film
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392 critiques spectateurs

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Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2011
Interdit sur plusieurs festivals par la commission européenne, voilà que je finis par mettre la main sur cette bande qui, décidément, fait parler d'elle. A Serbian Film, est une toute première réalisation pour Srdjan Spasojevic, qui officie également en tant que protagoniste, scénariste et producteur au sein de son film.
Véritablement malsain, A Serbian Film n'est définitivement pas à mettre devant les yeux de tous, et atteint une grande violence aussi bien physique que psychologique, en délivrant une atmosphère aussi bien oppressante qu'insalubre dès les premières secondes de la bande.
Evidemment, nous savons dès la lecture du synopsis que le film va mener vers l'univers des Snuff Movies, qui sont traités d'une façon tellement réelle et naturelle, que l'idée que nous regardons une fiction nous échappe la plupart du temps, et alimente en nous des sentiments teintés de rejet et de dégoût. Avec un scénario tout à fait bien élaboré, une réalisation et un montage portant à croire que le cinéaste en est à son trentième film tant la maîtrise est là, A Serbian Film se pose comme un élément majeur du cinéma d'aujourd'hui, et restera gravé dans les mémoires de ceux qui se lanceront à l'assaut de la bande. N'oublions pas d'ajouter au palmarès élogieux de ce film des acteurs possédant un jeu d'une richesse que nous ne connaissons que peu par chez nous.

Je ne vais pas jouer la carte de la pudeur en cachant mes sentiments pour ce film, mais je le considère bel et bien comme un chef-d'oeuvre. Un éloge au morbide et au pernicieux, un film comme on en fait que peu, et c'est bien dommage. Si je devais faire le rapprochement avec une réalisation hollywoodienne, je penserais à Hostel. Mais ici, le film va encore bien plus loin que l'américain.

Quand je lis que certains critiques n'ont pas été perturbés par le film, je me fends de rire. J'ai pu lire une réaction que je trouve tout à fait juste : "Voir le viol d’un nourrisson, ou celui d’un garçonnet par son propre père vous arrache à peine un bâillement?". Oui, pour la plupart que exècrent ce film. Et c'est là que le réalisateur touche le point sensible. Vous remarquez comme nous sommes devenus insensibles à ce que nous voyons et comme la violence se normalise ?... :)
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2016
C'est un sommet dans le glauque et dans le désespérant, une sorte de Orange Mécanique ou de Salo des années 2 000, qui repousse toutes les limites cinématographiques. Difficile de parler de ce film, difficile aussi de l'aimer, et encore plus de le conseiller.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 décembre 2010
Laissez de côté toute votre moralité, les scènes sont choquantes voire insoutenables, c'est plutôt crédible, d'autant que l'acteur principal joue assez bien, mais bon... outre le semblant de scénario qu'on y trouve, je trouve cela passable de réaliser ce genre de film. La moyenne, parce que j'imagine que pour l'amateur de film bien hard et bien immoral c'est un régal visuel, d'ailleurs si on enlève les scènes de pédophilies, je pense que le côté prono/gore aurait cartonné au cinéma, mais alors, l'intérêt du film aurait été différent, d'où la difficulté de le noter.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2010
Avant de voir A Serbian Film, je pensais être proprement blindé au niveau des films violents et malsains. Je l'étais, en effet. Puis, après visionnage, l'évidence vint à moi : ce film est le plus malsain qui aie jamais été tourné. A Serbian Film ne doit pas son interdiction dans beaucoup de pays au gore, mais plutôt à l'incroyable violence psychologique qu'il inflige au spectateur. Les scènes de sexe, jamais pornographiques, sont pires que dérangeantes : la pédophilie infantile extrême côtoie la torture, l'inceste, et les déviances sexuelles les plus tordues de cette planète. Oui, A Serbian Film n'est pas violent physiquement, mais mentalement. Comment réprimer ce malaise qui s'installe au plus profond de l'être du spectateur, et qui ne fait que grandir au fur et à mesure du film ?


Les acteurs sont excellents, le film est très bien monté, articulé autour d'un sentiment de nausée omniprésent. La bande-son, également exceptionnelle, colle totalement à l'ambiance glauque du film.

Un film d'exception, nihiliste, pessimiste et anti-humaniste, porteur d'un véritable message sur les déviances humaines et la folie malsaine. La violence extrême n'est absolument pas gratuite. Fortement déconseillé aux personnes sensibles, aux scribouillards narcissiques de Télérama, et aux féministes. Ce film est l'essence même de ce qui fait d'une croûte une oeuvre d'art. A vous retourner le plus blasé des fans de gore.
dexump
dexump

9 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2010
Le film le plus trash et le plus dérangeant de l'histoire du cinéma.
Je l'ai vu en screener, je n'en croyais pas mes yeux.
Je n'ai jamais vu de snuff movie, j'avais l'impression d'en être le producteur.
C'est horrible, tous les codes du film d'horreur passe à merveille et la violence est parfois tellement franche qu'on ce sens démunie. Une sensation de cauchemar constante...
Je ne sais plus où me foutre. Le film va super loin...
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2013
La claque venue des pays de l'est ! Réalisé avec soin et précision, ce thriller au summum du malsain est à ne pas mettre devant tous les yeux et pour cause : pédophilie, inceste, viol d'un nouveau-né et meurtres sexuels peuplent de manière réaliste ce long-métrage aussi atypique qu'éreintant qui ne peut laisser indemne. Le réalisateur nous assène de scènes-choc autour d'une mise en scène exemplaire, soignée, à la fois crue et cauchemardesque, comme si l'on vivait ces atrocités aux côtés de son héros, Miloš. Alors oui, A Serbian Film est provoquant. Oui, il est choquant, mais au final, dire qu'il est malsain voire anormal de voir de telles horreurs serait absurde, Srdjan Spasojevic ayant habilement réussi à mêler histoire réaliste et violence contemporaine, le tout dans un esthétique des plus renversantes. De nombreuses métaphores visuelles viennent agrémenter ce scénario machiavélique montant progressivement en crescendo du drame peu commun jusqu'à l'hécatombe finale, véritable cauchemar filmique très éprouvant. Un film d'horreur original maquillé sous un thriller diabolique rappelant immédiatement 8MM pour son histoire tournant autour du sujet tabou qu'est le snuff-film. Une baffe, un coup de boule, un coup de cœur immédiat.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2010
Présenté au dernier festival de Cannes, A Serbian Film avait créé une polémique énorme, ayant choqué l’audience à un point tel qu’un potentiel distributeur était tombé dans les pommes, se cassant le nez par la même occasion (chochotte !). Il faut dire que côté dégueulasseries, 8MM et — la saga — Saw sont laissés — très — loin derrière. Je pourrais vous lister les horreurs que l’on y voit, mais hors de leur contexte elles n’auraient aucun intérêt et risqueraient de faire fuir inutilement l’audience.
Milos (Srdjan Todorovic) est une porno-star en fin de carrière, voulant décrocher une fois pour toutes, et devant subvenir aux besoins de sa femme et son fils il n’aura pas d’autre choix que d’accepter de tourner dans un film, pour une somme qui le mettra à l’abris du besoin jusqu’à la fin de sa vie, sans se douter quel en est le contenu, et à quel point il sera extrême. Reprenant une mécanique à la Saw (et un soupçon de Proposition Indécente), Milos étant obligé de faire des choses contre sa volonté, le film se révèle très bien ficelé et tortueux, nous dégoûtant tant les scènes deviennent de plus en plus glauques, voire vomitives, jouant la carte de l’immoralité, pédophilie et snuff étant de mise (le snuff movie est un genre cinéma porno dans lequel une femme se fait violer et tuer, mais aussi une légende urbaine, les meurtres étant toujours simulés).
Milos étant victime de machinations et abondamment drogué pour avoir des hallucinations, il tombera dans une spirale sans fin, et complètement perdu, toutes ses tentatives de rébellion étant déjà prévues par le réalisateur, et l’amenant peu à peu à sa propre damnation, et bien plus encore.
Il est sûr que les âmes sensibles et/ou puritains vont condamner le film pour sa violence allant des fois jusqu’à l’insoutenable (un viol de nouveau-né par exemple — même si ce dernier n’est pas directement cadré, mais projeté sur un écran), mais il faut bien avouer que l’on aura rarement vu aussi machiavélique depuis — le premier — Saw, et aussi bien huilé, le film suivant un engrenage dont le but reste inconnu du début jusqu’à la fin. Gardons aussi à l’esprit, que même si le sujet du film traite d’un snuff, tout cela reste de la fiction, et malgré que tout soit criant de vérité il faudra savoir garder la tête froide. D’ailleurs le réalisateur a voulu rester dans la légalité, et ne pas faire tourner les adultes et mineurs dans la même pièce, mais a ensuite tout recomposé pour en donner l’illusion. Rajoutons à cela le fait que le film possède une superbe photographie, de même que des acteurs parfaits et une bande-son excellente, tranchant avec le côté glauque du snuff, loin du trash de ce genre de production, allant même jusqu’à lui donner un côté artistique et une certaine légèreté qui rend le tout bien trop propre pour être pris au premier degré, et rappelant de ce fait le côté fictif de la chose.
Un chef-d’œuvre pasolinien, ainsi qu’une bouleversante mise en abîme sur la condition de l’être-pornostar-qui-se-fait-piéger-par-sa-propre-industrie.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 février 2011
Techniquement le film est correct. Le jeu des acteurs est plutôt bon notamment celui de l'acteur principal Srdjan Todorovic qui, malgré un rôle horrible, arrive à donner un réalisme troublant à son personnage. Le problème se situe au niveau de la surenchère de violence tout au long du film qui est à rapprocher à celle du film Salo. Dans ces deux films les réalisateurs souhaitent dénoncer ce qui se passe dans leurs pays à une certaine époque. Cependant, je ne pense pas que ce soit le meilleur moyen puisque le spectateur ne retient que la violence et non le message.
timM32
timM32

12 abonnés 331 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2011
La mise en scène est bonne, le scénario est plutôt bien traité et les acteurs sont crédibles (en particulier l'acteur principal) mais toute cette violence gratuite et pornographique pratiquement (l'immonde scène du viol d'un nouveau-né) est tout simplement inutile, le film aurait été très bon sans toute cette démonstration trop importante sur la violence.
softy76
softy76

40 abonnés 339 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 septembre 2010
si on commence à tolérer ce genre de film nauséabonde il n'y a plus aucune limite entre cinéma traditionnel et pornographie!!!très peu de subversion et beaucoup voyeurisme et de complaisance!
pee-wee
pee-wee

57 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2010
Vu au Festival de l'Etrange. "A Serbian Film" est un mauvais film. Alors qu'une seule scène choc peut parfois suffire à faire entrer un film dans les mémoires, "A Serbian Film" joue la surenchère nauséabonde, irresponsable. Personnellement, rien ne me choque vraiment tant que l'on reste dans une démarche de cinéma. Mais savoir que ce film interdit aux mineurs pourrait désormais être vu par n'importe quel gamin en DivX, ça me dérange. Le cocktail abject meurtre gore viol pédophilie premier degré n'a pas d'autre ambition que de provoquer votre sensibilité. Le message géopolitique que clament les auteurs de ce film est aussi vaseux et vain que celui que revendiqueraient des terroristes. Les moyens anéantissent les attentes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2010
Un film dont je pense on se souviendra tant par son réalisme que par son manque totale de limites.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 septembre 2010
Comment défendre un projet aussi vide de sens ? Une parabole sur l'histoire contemporaine de la Serbie soit disant. Ben voyons, il faut bien trouver matière à justifier un tel niveau de perversité malsaine. C'est tout simplement immonde, d'une bêtise abyssale. Chaque scène choc est censée détrôner la précédente dans la violence racoleuse. Dans le style "allez, on ose". Une infamie.
Bobby Sander
Bobby Sander

68 abonnés 506 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2010
Aussi, formellement parlant, le film n'est qu'un bel outil, techniquement rutilant. Mais il est narrativement faible, voir pauvre, et très mal écrit. Ses dialogues ressemblent fréquemment à du Lolita Pille tout fier des déviances exhibées [''que sais-tu de la baise gratuite ? Que sais-tu de l'ecstasy ?'']. Ensuite, le film va tellement loin dans l'atroce qu'il pose deux problèmes : est-ce qu'il ne s'agit pas ici de chauffer le public contre les grands méchants loups ? Puis l'horreur devient prévisible : prenons le cas du viol final, nous nous demandons, forcément (et au diable les spoilers, adieu les âmes sensibles), si c'est bien son fils que Milos est censé sodomiser. Voyez-vous ça : c'est bel et bien le cas. On prétend que la chose n'est pas filmée de façon racoleuse ? Ecoutez bien les bruits provoqués par l'acte, les ingénieurs du son vous ont gâtés (!).

http://pinksataniste.canalblog.com/archives/2010/09/08/18962909.html
jamesluctor
jamesluctor

167 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2010
Interdit aux moins de 18 ans ! Un snuff shooté en scope ! Un extrême jusqu'ici jamais vu ! Y a pas à dire, on se passait tous le mot pour dire que A serbian Film était le nouveau must en matière de choc et d'horreur. C'était donc peu dire de ce qu'on pouvait attendre d'un tel objet. Les acteurs inconnus sont donc bons dans leurs rôles. L'histoire quant à elle est d'une simplicité enfantine : on assiste au tournage d'un porno qui va crescendo dans le raffinement, en filmant en parrallèle une vie de famille proprette (histoire de faire l'interface émotionnelle) à peine éclaboussée par la pornographie (des détails qui essayent de rendre les personnages plus humains et attachants). Cependant, il y a quelque chose à préciser dans le rapport que j'entretiens avec les films déviants. Je les apprécie pour ce qu'ils peuvent dire, et pour ce que la violence peut apporter (sur un plan exhacerbé) aux thèmes ou aux mythes qui sont développés. Or ici, la trame du scénario se contente de nous faire un simple crescendo dans le dévient et le malsain, en ne cherchant juste qu'à pousser le bouchon plus loin. Le problème de la violence, c'est qu'il faut savoir la gérer, la graduée, histoire de tout faire péter à la gueule du spectateur en dernière bobine (en un mot : transcender). Et ici, on sent une totale absence de contrôle de la part de son réalisateur, qui laisse partir ses scènes de snuff en caca(houette), sans en mesurer le moindre impact. Car une fois qu'on a dépassé la scène de viol ultime en milieu de film, plus rien ne choque. Plus encore, on perçoit alors le jeu du réalisateur, à savoir qu'est ce qu'on peut voir de pire maintenant (racoleur, comme méthode). Pas difficile à deviner, on grille immédiatement l'abomination finale, qui ne choquera même plus, et qui provoquera seulement un écoeurement impuissant devant une telle immoralité dépourvue du moindre enjeu ("c'est un film ! C'est un film !" ne fait pas un enjeu, désolé de faire la fine bouche, il m'en faut plus pour accepter un truc aussi gros). Regrettable choix du réalisateur de montrer les actions de la deuxième moitié du film (la première partie plante le décor et les atrocités à venir) sous forme de flash back, ce qui saborde la tension (ça s'est déjà passé, on n'y peut plus rien) La violence, sensée être catharsique, ne fait donc qu'assommer le spectateur, qui ressortira abasourdi d'un tel bordel (à tous les sens du terme), ne sachant par quel bout prendre ce rejeton filmique d'une glauquerie abyssale. Un tel jusquauboutisme, si il avait été plus travaillé, n'aurait pas été aussi vain.
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