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Aulanius
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3,0
Publiée le 19 décembre 2013
Il faut avouer une chose, c'est que ce drame ressort vraiment du panel des films que l'on peut voir d'habitude et cela a le mérite d'être souligné. Les bons points présents (pour ma part) : la photographie très réussie ; les plans divers et variés intéressants ; l'actrice principale parfaitement choisie pour le rôle et qui par ailleurs, joue très bien ; le sujet assez tabou évoqué ; les deux parties qui retracent le passé et le présent de la protagoniste ; l'environnement ou plutôt l'atmosphère qui règne parait assez réaliste. Voilà, ça fait quand même pas mal d'atouts mais je dois aussi avouer qu'il y a pas mal de choses qui m'ont déplu : Sarah Paulson assez insupportable qui n'arrête pas de se manger la boucher quand elle parle ; certains autres acteurs avec qui je n'ai pas accroché ; le manque de bande originale variée ; certaines longueurs. Mais je retiendrai l'audace du réalisateur qui insuffle avec sa réalisation un vent nouveau dans le monde du 7ème art. En tout cas, il continue sur la très bonne lancée du cinéma indépendant avec de belles productions à la clé. C'est d'ailleurs assez paradoxal de voir que les équipes qui possèdent de gros moyens n'arrivent pas à nous sortir de bons trucs mais bon, ça c'est un autre débat. En bref, "Martha Marcy May Marlene" est un long métrage sympa. 12/20.
Même si le titre n'est pas vraiment facile à retenir, mémorisez-le au moins pour votre prochaine séance de ciné car "Martha, Marcy, May, Marlène" est vraiment un film à voir. La première bonne raison de passer 1h45 devant un écran est la présence de la jeune comédienne Elizabeth Olsen (oui, il s'agit bien de la soeur cadette des insupportables jumelles Olsen, les reines du tapis rouge de troisième zone et des régimes). Elle est tout simplement incroyablement photogénique et surtout étonnante de justesse dans le rôle ingrat d'une jeune femme ayant perdu tout sens de la réalité. Martha (mais aussi Marcy May et même Marlène) s'échappe d'une sorte de ferme un peu étrange et va se réfugier chez sa soeur, parfaite bobo mariée à un cadre stressé. Grâce à des flash-backs parfaitement dosés, nous apprendrons petit à petit que la jolie ferme genre "Maison dans la prairie" renferme une secte aux pratiques évidemment douteuses (viol des nouvelles arrivantes par le gourou pour éliminer les toxines du monde extérieur, cambriolages des maisons environnantes,...). Lentement, malgré un environnement sympathique (belle maison moderne au bord d'un lac), Martha s'enfonce dans une paranoia de plus en plus sourde. Sa soeur rame à la ramener à la réalité, pas vraiment aidée par son yuppie de mari, plus intéressé par son nombril que par le sort de sa belle soeur. Malgré un rythme lent, ce qui est rare pour un film Etatsunien, Sean Durkin, le réalisateur mais également l'auteur du scénario, fait monter la tension, dévoilant au compte goutte la décérébration de l'héroïne, enveloppant le spectateur dans un climat de plus en plus inquiétant qui le mènera vers une fin que je qualifierai de surprenante. Là où le film n'aurait pu être qu'une très intelligente mise en image du travail d'une secte sur des cerveaux fragiles, insidieusement, il met en miroir la vie, peut être tout aussi artificielle et sectaire du couple de petits bourgeois, confit dans ses tics et ses prérogatives de classe. La fin sur le blog : http://sansconnivence.blogspot.com/2012/03/martha-marcy-may-marlene-de-sean-durkin.html
Formaté Sundance, le film déploie une sophistication artificielle et inutile qui enferme le sujet dans une esthétique à la fois douteuse et terriblement convenue. L’imagerie du retour à la nature vue du côté de la secte flirte avec un folklore un tantinet stupide et mal venu. Mais le film n’est pas exempt d’un certain mystère, d’une apparente inoffensivité derrière laquelle se produit l'horreur et l'indicible, sous couvert de discours et préceptes fumeux - le fonds de commerce sectaire par excellence. Le thème de la paranoïa n’est jamais bien loin.
C’est aussi la juxtaposition de deux univers avec l’art du montage qui permet la mise en parallèle parfois appuyée qui donne du piment à l’ensemble, filmé au cœur de paysages imposants, loin des villes et de l’agitation, qui abritent néanmoins les pires dérèglements. Martha Marcy May Marlene analyse assez finement les ravages profonds provoqués par l’influence néfaste d’un gourou charismatique sur une jeune fille déséquilibrée. On sait d’ailleurs gré au réalisateur Sean Durkin de préserver une part de l’énigme et d’éviter ainsi les scènes explicatives et, au fond, inutiles.
Une nouvelle Olsen pour un vrai film d'auteur. On reste scotché devant la justesse de cette jeune actrice au talent indéniable. Impossible de fermer la bouche devant une scène de viol provocante et impossible de ne pas être ému devant un simple morceau joué à la guitare, porté par un simple regard entre cette jeune fille et son bourreau. Hawkes y est flippant et là où le tout pourrait être un vrai coup de gueule contre les sectes et leurs conséquences, sur le retour à la vie normale (superbe Paulsen), l'ensemble reste incertain et incomplet : quid des raisons de cette fuite de sa famille, quid des recherches de cette soeur qui a perdu un membre de sa famille...Le tout pourrait basculer également dans le génial à l'apogée de cette paranoïa qui envahit peu à peu celle qui a souffert. Un final qui se perd dans l'envie de faire de l'art incrompéhensible, sans réponse, sans savoir si cette parano est justifiée ou non. De même, il aurait peut-être été pertinent de confronter cette nouvelle vie à l'ancienne, de confronter celle qui s'en est sortie à ses bourreaux. Incomplet.
C'est vrai que ce film doit avant tout son buzz à cause de l'actrice principale qui se trouve être la petite soeur des jumelles Olsen, qui sont loin d'avoir une filmographie de haut vol. On aurait pu croire que la soeurette suivrait leur traces, mais pas du tout! Alors dès qu'on la voit on sait de quelle famille elle est tant elle ressemble aux 2 autres. De visage du moins car physiquement elle est plus carré (mais elle reste cent fois plus jolie, mieux que les 2 anorexiques). Le film est une bonne surprise. Pas mal mis en scène avec cette sensation de ne jamais trop savoir où on se situe et Elizabeth O. est vraiment très douée. Je met un bémol sur la fin un peu trop brutal à mon goût. En tout cas je ne rechignerai pas à voir un autre film avec elle.
Martha réapparaît chez sa soeur après deux ans d'absence inexpliquée. L' étrange comportement de Martha soulève l'inquiétude.
Un film étrange. Éthéré et provocant comme son héroïne, ce thriller psychologique ne nous mène pas bien loin mais n'en est pour autant pas désagréable.
Que de talents... devant ou derrière la caméra, on profite pleinement de tous les instants du film. Sean Durkin parvient à nous déstabiliser par l'enchainement de ses séquences et nous plonge au coeur de ce groupe pour une montée en puissance progressive et angoissante qui nous laisse toujours tendu.
Derrière une mise en scène douceâtre se cache un film violent et percutant. La fin est hélas un peu ratée. Mais sans doute qu'un pareil sujet est interminable. À voir absolument.
Ce portrait de jeune femme traumatisée, porté par l'aînée des fameuses sœurs Olsen (Elizabeth), se suit sans réel ennui, mais sans franche implication pour autant. L'emprise perverse d'un petit milieu sectaire nord-américain sur Martha nous transporte dans ses souvenirs cachés. Cette dimension rétrospective, qui oblitère l'espoir de l'héroïne en son futur, apparaît bien dans l'affiche du film, duale, en double regard songeur. Un rendu atmosphérique original et cohérent soutient le récit, inscrit dans de majestueux espaces champêtres, à la fois aériens et étouffants. Les teintes automnales délavées, les scènes sordides, les instants cruels ou évanescents délivrent une poésie de douce amertume et d'irréelle âpreté. Certes, les non-dits, la détresse ravalée, le sentiment d'observer un animal traqué impriment un certain malaise; toutefois, cette insistance sur le sentiment d'accablement ne trouve pas d'issue spectaculaire. On finit donc par faire du sur-place, dans un continuel enfermement mental, à l'image de cette fameuse fin suspendue. On peut reprocher à Martha-MMM un manque de densité et de consistance.
Ce film doit surtout à l'interprétation remarquable de sa jeune actrice et au sujet rarement abordé des sectes. Il est toutefois regrettable qu'il s'enlise quelque peu dans une sorte de torpeur dépressive au détriment de la force émotionnelle qu'il pouvait dégager. Une fin abrupte centre définitivement l'histoire sur le seul traumatisme en laissant aussi une impression d'inachevé.
Rien n'est plus compliquer que de faire un premier long métrage plein d'audace avec pour fond d'histoire une fille qui ne cesse de fuir sa vie pour en vivre une autre presque plus complexe. C'est un parie qu'a voulu tenir le jeune et prometteur Sean Durkin. Si ce dernier en ai là aujourd'hui c'est que des gens ont voulu le suivre. Cela fait deux bonnes nouvelles dans une seule. Parce que tenir une promesse c'est bien et ça peut faire des merveilles. Ainsi avec son premier film le réalisateur livre une œuvre aux multiples tournures narratives avec au centre une fille en pleine crise existentielle. Martha, mais aussi appeler Marcy May, a fuit la « communauté » avec qui elle a vécu deux années, ainsi elle essaye de retrouver le goût de vivre au prêt de sa sœur et son beau frère. Mais les souvenirs refont surface et sont parfois difficile à accepter pour la jeune fille et son entourage. Nous nous trouvons dans un drame, mais aussi un peu dans un thriller où spectateurs sommes comme les enquêteurs. Le cinéaste tient à nous faire rester jusqu'au bout et une fois de plus il tient une promesse, tout en nous faisant garder notre sang froid, malgré parfois une certaine angoisse. Il donne de l'originalité à son intrigue, en révélant qu'au fur et mesure l'ensemble des éléments qui conçoit l'action du film, sans pour autant tout révéler, car l'auteur garde pour lui une part du mystère.
suite de la critique: http://cinema.cineco.fr/new/fiche-5496/critiques/cineco
C'est bien le genre de films pour lequel j'ai envie de mettre la moyenne ; mais comme je me suis déjà récemment fait avoir avec le soporifique Winter's Bone, qui il faut le dire, déroule la même ambiance terne et lente, je vais directement prendre la décision de noter à sa juste valeur ce film, plutôt que d'y repenser et de me dire que je l'ai surnoté, parce qu'après tout, je n'en aurai à peu près aucun souvenir d'ici 2 semaines. Mon jugement peut paraitre dur, car il ne s'agit pas non plus d'une purge. Il faut bien avouer que le sujet traité est plutôt neuf, ou du moins peu exploité au cinéma. La mise en scène, mettant en parallèle le passé et le présent de notre personnage principal, donne lieu à des transition plutôt bien senties et presque perturbantes. Toutefois, le manque de parti pris du film, et sa fin en eau de boudin, m'ont vraiment déçu. Je pensais avoir droit à un film original, travaillé, qui allait me conduire vers un niveau de tension beaucoup plus palpable en vue du dénouement. En lieu et place de ceci, j'ai eu l'impression d'avoir reçu une ébauche d'un film qui cherche encore un angle vraiment captivant et qui n'inspire que trop peu de réflexion.
"Martha Marcy May Marlene" donne une idée assez réaliste de ce que peut vivre les anciens membres d'une secte. Traumatisée par ce qu'elle a vécu, Martha tente de se reconstruire mais elle n'y arrive pas, et elle sombre bientôt dans la paranoïa la plus totale, malgré les efforts de sa sœur et de son beau-frère pour l'aider. Le casting n'est pas irréprochable, mais les acteurs sont crédibles, particulièrement Elizabeth Olsen et John Hawkes. Le scénario est (à ma grande surprise) solide et évite de nombreux écueils propres au film de genre, c'est un autre atout. La mise en scène est elle par contre un peu trop sobre et sage, j'aurais aimé un grain de folie véritable plutôt que ces apparitions et ces hallucinations un peu trop discrètes. Pour un premier film, Sean Durkin gagne son pari, et dans les prochaines années ce jeune réalisateur prometteur sera à surveiller.
Dans ce film indépendant, y a tout ce qui est censé retenir l'attention du public. Une mise en scène avec les moyens du bord, une curiosité importante. Et si la réalisation rend le film très vrai c'est parce que le film tient grâce à des personnages au teint sombre. Élisabeth Olsen se donne pour le film et réaliser une belle prestation. On oublierai peut être ce scénario assez court et simpliste. Mais dans le cinéma indépendant, quand ça ne nous ennuie pas, le film est réussi. C'est le cas, la tension est là avec en plus une touche assez brutal
Un film indépendant abordant le thème des sectes avec réalisme et brio. La jeune Élisabeth Olsen nous livre une très bonne prestation dans ce rôle torturé d'un membre de secte essayant de se réadapté à la vie normale. La montage est intéressant, le casting bien choisi et l'ambiance pesante. Dommage que certaines scènes soient dotées de longueurs et que la fin soit tant inachevée et frustrante.