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totoro35
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3,5
Publiée le 9 décembre 2012
Primé à Cannes et à Sundance, "Martha Marcy May Marlene" est le premier film du prometteur Sean Durkin. A l'aide d'une mise en scène empreinte d'une certaine rigueur (beaucoup de plans fixes et très peu de musique) mais jamais pesante ou austère, il mélange passé et présent, confronte deux faces pas si opposées que ça de la notion de famille (l'une est libre et accueillante mais manipulatrice quand l'autre est étriquée mais sincère mais toute deux sont étouffante), parvenant à rendre palpable la solitude de son héroïne merveilleusement campée par Elizabeth Olsen, LA révélation du film (d'ailleurs très bien entourée par John Hawkes, Brady Corbett, Sarah Paulson ou encore Hugh Dancy), jeune femme complètement paumée et incapable de trouver sa place dans le monde. Fascinant malgré ses quelques longueurs et une fin abrupte, allant crescendo dans la tension, "Martha Marcy May Marlene" est une petite perle qu'il ne faut absolument pas rater.
Un traitement très étrange pour ce film, tout en longueur et en subtilité, avec de très beaux plans et une photographie soignée. On admire le jeu d'Elizabeth Olsen, véritable grande actrice en devenir. Même si le récit s'allonge beaucoup trop en deuxième partie on prend du plaisir à regarder ce film qui prend son temps pour dénoncer les dangers de cette "secte" dont Martha fait partie..
Martha Marcy May Marlene sort d'une secte, retrouve sa soeur, et sombre petit à petit dans un état paranoïde, c'est un pitch qui avait un potentiel infini, mais qui est malheureusement diminué par un rythme trop lent, des séquences prévisibles, et lorsqu'enfin il se passe quelque chose... Fin du film. Mis à part ce défaut, Sean Durkin nous séduit par la composition de ses plans qui va par moments assez loin, et c'est de toute beauté, ceci à l'image d' Elizabeth Olsen qui nous livre sa meilleure prestation ever. Mention Pas Mal.
Un tel sujet mérite d’être convenablement traité et ce film y parvient. Martha est au centre de ce film avec l’entrelacement de deux périodes. Celle du présent, où elle quitte cette secte et rejoint sa sœur et celle du passé proche où elle était dans cette secte. Toutefois, quelques scènes évoqueront des périodes encore antérieures. Un cadre idyllique, au bord d’un lac dans les grands espaces américains. C’est là que Martha émergera d’une longue période de disparition. Bien sur on devine que sa personnalité a changé, sa sœur et son mari gouteront d’ailleurs à des petites libertés que s’autorise Martha. On aura plusieurs fois le droit à cette phrase « Ce ne sont pas des choses qui se font Martha, pas ici… ! ». De nombreux retours en arrière nous éclaireront sur ce comportement en nous présentant sa vie dans cette secte. Son rapport avec le leader de cette secte, la place des femmes, le partage poussé à l‘extrême. Dans la seconde partie du film, Martha soupçonne ses anciens partenaires de vouloir la retrouver. Sur un fond de paranoïa, son rapport avec sa sœur évoluera et ses peurs se feront de plus en plus ressentir… De plus, toute cette histoire est habilement filmée, rythmée et jouée.
A priori, "Martha Marcy May Marlene" n'a pas grand chose à voir avec les récents "J.Edgar" et "La Dame de Fer". Et pourtant, si : cette habitude de plus en plus récurrente de raconter une histoire par flashbacks, soit l'occasion de raconter deux histoires certes reliées, mais qui ne s'intègrent pas toujours à merveille étant donné le décalage temporel. Cela dit, Sean Durkin ne s'en sort pas trop mal, ne tombant pas dans le piège qui veut que l'on sépare deux époques par deux identités visuelles bien différenciées. Le film nous raconte donc simultanément la vie de "Marcy May" dans la secte, et la tentative de reconstruction de "Martha" une fois qu'elle s'en est échappée : dans les deux, on a plus affaire à une esquisse par petites touches qu'à un récit bien défini. La confusion voulue du récit trouve un écho dans l'image à la profondeur de champ très réduite : on voit les choses par les yeux même de Martha. Si certaines scènes sont marquantes et que le réalisateur est assez doué pour ce qui est de mettre le spectateur dans une situation de malaise, on a quand même l'impression que le film manque de personnalité. Quelque part entre le film Sundance en vogue (pas de stars, un petit budget et l'Amérique profonde) et l'hommage trop appuyé à "Rosemary's Baby", "Martha Marcy May Marlene" nous laisse un peu le cul entre deux chaises : on a beau lui trouver des qualités, on est un peu indifférents.
Estampillé « Sundance » sur son affiche (magnifique au passage), le film n'échappe pas à ce qui devient peu à peu un genre à part entière : « le ciné indé américain »... Et je dois avouer que j'aime beaucoup ça... La chemise de bûcheron, la chanson country, une mise en scène épurée, mais ce nouvel opus sort des sentiers battus, notamment par sa maîtrise et son sujet original. Puisqu'il conte l'histoire d'une jeune femme, fraîchement échappée d'une secte, qui va essayer de se reconstruire épaulée de sœur et de son beau-frère. Le film n'est que va-et-viens entre ses errances présentes dans une grande maison de bord de lac et son passé assez trouble dans cette « secte ». Un assemblage chronologique totalement maîtrisé, qui laisse entrevoir peu à peu quelques pièces du puzzle. Un scénario incroyable qui sait installer le doute, la fuite de la secte perçue à la fois comme un espoir de retour à la vie normale et une replongée dans la perdition, un doute qui fait vibrer le film jusqu'à sa toute fin, brutale, frustrante, marquante. Révélation du film, Elisabeth Olsen, sublime dans son tiraillement, est capable d'assombrir comme d'illuminer le film d'un simple sourire. Le troublant John Hawkes, n'est pas en reste, faisant part de son charisme rugueux au travers d'une ballade qui nous scotche autant que l'héroïne. Malgré une thématique lourde qui autorisait la dramatisation, « Martha Marcy May Marlene » reste très doux, très progressif et désamorce vite ses montées de paranoïa. La maîtrise est remarquable d'autant plus qu'il s'agit du premier long de Sean Durkin. Un film étonnant et prometteur qui fait preuve d'une intelligence rare : à découvrir.
Un drame soporifique , l'actrice tient bien son rôle malgré tout, dans sa perdition, le chaos nouveau de savoir ce qui est bien du mal on tend à nous faire penser que certaines idées sectaires sont de nous baigner, de violer, tuer, et que ce n'est pas mal car la tridimensionnalité existe et récupère les âmes torturées. J'avoue que les sectes si elles existent profitent plus du mal être de l'autre pour l'endoctriner et lui faire perdre toute notion de temps et de réalité, des codes en sociétés ou même de civilité voire de politesse. Éprouvant, mais en même temps, cette lourdeur, cette candeur qui s'échappe de son mode de vie quand elle débarque chez sa sœur vont pourtant lui manquer. Mais jusqu'à quel point? La fin est je pense violente...
Quel film à l'étrange saveur, mais loin d'être amère, "Martha Marcy May Marlene" a été pour moi une surprise, et plutôt agréable dois-je dire. Nous voici donc directement embarqué dans la vie de Martha, une jeune fille qui vient de rejoindre un groupe d'individus au mode de vie pour le moins marginal, voire déviant - s'assimilant plus à une secte qu'à autre chose sur de nombreux côtés - et qui n'ont pour autre objectif de s'atteler au bon fonctionnement de leur ferme afin de vivre en autarcie. Martha, qui a trouvé refuge au sein de celle-ci, accepte certains côtés de sa nouvelle vie avec réticences au début, mais s'acclimate finalement plutôt bien à ce nouveau mode de vie, qu'elle finira tout de même par fuir; c'est ainsi dans cette période que le spectateur est convié à assister au décalage psychologique s'étant produit chez la jeune fille après cette expérience, tout en assistant à ce qu'elle a pu vivre au travers de nombreux flashbacks. L'histoire m'a envoutée, prenante du début à la fin du film, elle tient en haleine sans aucune peine, notamment grâce à une ambiance pesante, sombre, parfois malsaine mais toujours authentique et non surfaite. Les transitions entre présent et passé sont très bien réalisées, même si prévisibles, elles bénéficies d'une touche d'originalité appréciable. La fin laisse complètement béant devant l'écran, et il faut plusieurs minutes pour s'en remettre, tant elle est brutale mais judicieuse, elle pousse le spectateur à entreprendre une profonde réflexion. La beauté et la pureté des plans subjugue, tout comme le jeu des acteurs, en particulier celui d'Elizabeth Olsen, révélation du film ( ne faisant que confirmer ce qu'elle avait déjà présenté dans "Silent House" ), qui fait preuve d'une maitrise et d'une justesse impressionnante. A voir sans hésiter donc.
Excellente prestation de la jeune olsen , malgré tout le film est inquiétant sur la manipulation par un gourou pervers violeur et destructeur de jeunes filles en rupture avec leur famille bien sur . Parano , fuite , embrigadement et lavage de cerveau tout est présent dans ce film jusqu'au meurtre...
Quelques éléments manquent de profondeur, mais sinon, agréablement surpris. L'actrice principale tient le rôle d'une force affolante, on la suis avec beaucoup d'angoisse dans ce difficile retour à la réalité de la vie de tous les jours chez une famille "normale".
un film qui m'a fait éprouvé une petit malaise.....On est dans un rythme et un mouvement à la Gus Van Sant (sans l'esthétisme) où une personne (adolescente) essaie de se construire au travers des évènements......Le film a deux temps principaux, le présent chez la soeur et le passé dans la secte....S'en suivent des faits où le sexe sert de film conducteur plus qu'autre chose (sans voyeurisme) et où le réalisateur parvient à nous faire ressentir l'absolu dénument de cette jeune fille face à un milieu (une secte) qui ne brille surement pas par son intelligence.....Une certaine gêne, un inconfort de par le sujet, le film est sur un rythme lent et introspectif qui ne me l'ont pas rendu passionnant......Il ne m'a pas interpellé ni trop touché même s'il possède une beauté intérieure et un questionnement psychologique indéniable....l'équilibre de ce film est fragile et tient à peu de chose, votre humeur du moment sera déterminante car malheureusement le film vous ramène à elle par moments....A vous de voir....
Film décevant par son traitement terriblement lent pour un sujet prometteur. Nous sommes plongé dans son silence abrutissant mais ennuyeux. De plus, tout le film n'est qu'évocateur que d'une partie du traumatisme (heureusement qu'il y a les Feedback visuels !) et le scénario devient illogique de ne pas apporter une vraie aide en voyant le désœuvrement psychologique de notre actrice. Si les souffrances sont "montrées", le film s'arrête là et on nous sert une fin bâclée en raccourcis. Des prestations tout juste acceptable, très théâtre. Bref un film Ennuyeux ! Un thème méritant mieux. 2/5 pour avoir essayé ! Ne le conseille pas !!!