4865 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
157 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
69 critiques
3
23 critiques
2
18 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Dora M.
79 abonnés
548 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 25 mai 2024
Mima fait partie d’un groupe de pop japonaise, qu’elle décide de quitter pour devenir actrice. A partir de ce moment, elle fait face à des événements inquiétants : des messages anonymes, un mystérieux blog, des cauchemars, des hallucinations et même des crimes. L’histoire est prenante, il y a du suspens. Il y a également un vrai travail sur la mise en scène, par exemple les transitions entre les scènes sont étudiées (on pourrait se croire dans un film). A titre personnel, j’ai simplement trouvé certaines scènes assez glauques, mais l’ensemble reste prenant.
Moins connu que d’autres réalisateurs de l’animation japonaise Satoshi Kon signe avec « Perfect Blue » une œuvre clairement destinée à un public adulte et averti. Thriller psychologique déroutant avec ses multiples mises en abîme, le film a de quoi dérouter le spectateur avec beaucoup de maitrise et un sens de la mise en scène exquis.
Excellent thriller ! Un manga ou rêve et réalité s'amusent à nous perdre dans cette histoire de meurtres et de viols. Attention sensible s'abstenir. Il y a du Hitchcock la dedans mais aussi du De Palma. Mise en scène ultra inventive et images qui hantent longtemps après la vision du film. Seul hic pour moi, la pauvreté de l'animation qui gâche parfois le plaisir de cinéphile devant un tel bijou de suspense...
Et voilà donc la première réalisation de Satoshi Kon, et selon ses fans, son chef d'uvre. Il est évident que ce n'est pas un mauvais film, à l'instar de Tokyo Godfathers, il possède à la fois beaucoup de qualités et pourtant tant de défauts. Pour ce qui est de ces qualités, je pense tout de suite à l'animation, très réussie pour l'époque (1997), du choix de l'ultra-réalisme teinté pourtant de rêves, ou dans le cas présent de cauchemars, Ainsi que de nombreuses thématiques très intéressantes : le passage dans le monde adulte correspondant pour Mima au passage d'un girl's band au cinéma; le phénomène de l'adulation fanatique et des conséquences de la popularité, la paranoïa, la schizophrénie et, thème récurrent à Satoshi Kon, l'incapacité de distinguer le réel du rêve, émanation du subconscient. Le film est bourré de nombreuses idées de génie, jusque-là réservée au cinéma live, ce qui rend le film encore plus réaliste. Maintenant abordons les mauvais points : le long métrage, à force de vouloir être trop réaliste, en devient inintéressant, on assiste à beaucoup de scènes qui s'avèrent plutôt inutiles et ne servent pas l'histoire. Si le film aborde de nombreuses thématiques intéressantes, il ne fait que les survoler et ne va pas dans le fond des choses, le spectateur n'en retirera rien. Qui plus est par moment , le film donne l'impression (et pas seulement) d'avoir été lourdement copié sur de nombreux film américains : basic instincts, film de serial killer, Le Fan, et bien sûr le final façon Scream... La psychologie n'est pas suffisamment développée et l'on ne rentre pas autant qu'il le faudrait dans la tête de Mima, il n'y a pas assez de tension dans certaines scènes, pas de volonté de démasquer le tueur, la partie dédoublement de personnalité est mal abordée et malhabilement mis en scène. Au final, une certaine déception pour un film qui aurait pu être vraiment très bon.
Un thriller animé japonais dont le sens de la narration m’a assez vite emporté. C’est court, noir, vertigineux et ça s’inscrit dans la lignée des films schizophrènes type Mulholland Drive, Le Congrès, etc. Cela dit je suis plutôt allergique à ce style de dessin et ça m’a empêché d’être complètement séduit.
"Perfect Blue" est le premier long-métrage d'animation de Satoshi Kon. On reconnait instantanément l'inventivité visuelle et les thématiques de l'auteur de "Paprika". Ici, le cinéaste s'attaque au thème de la célébrité avec la dualité entre l'icône et la réalité, la vie scénique et la vie privée. Il y rajoute une dose de voyeurisme pour installer un suspens constant. Excellent thriller psychologique où toutes les frontières sont petit à petit brouillées, avec une lente montée vers la folie. L'influence hitchcoko-lynchéenne est évidente, dans cette inquiétante étrangeté baignée de voyeurisme et d'illusion. J'ai beaucoup repensé à Inland Empire, dernier long de Lynch à ce jour (mais réalisé après Perfect Blue) avec la vie privée de l'actrice qui se confond avec le rôle qu'elle est en train de jouer. Plusieurs visions seront nécessaires pour bien approfondir les thèmes. Kon prend plaisir à manipuler le spectateur, multipliant les pistes de lecture. Je ne vois pas de vrai défaut, peut être dirais-je simplement qu'au niveau des décors et des expressions, "Paprika" ira beaucoup plus loin dans l'originalité et la folie. En attendant, j'ose dire que Satoshi Kon a d'une part un talent visuel impressionnant (suggestion, symbolisme, multiplicités de lectures) et a d'autre part un regard intelligent sur notre monde (avec l'image qui devient plus importante que la réalité). A voir absolument!
Et c’est sensé donner une claque psychologique ou visuel, ça ne percute pas du tout malgré une mise en scène ambiante, c’est mou et si il n’y avait pas l’introduction au scénario d’une intrigue de J-Pop. Un thriller psychique animé manga moyen où j’en suis rarement déçue, celui-ci est une exception, je respecte cet univers intelligemment glauque. J’essaie de trouver quelque chose de visionnaire, c’est inspiré d’une partie de la vraie vie du show-bizz, la reconversion vers le côté obscur de la force, la différence entre le petit écran et grand écran, le monde de la mode, voyeurisme et autre photographie coquine. La schizophrénie colle à la peau de tous ces personnages déglingués, répéter les mêmes scènes quotidiennes, la routine monotone, oser des scènes de riz sauté par des affamés aphrodisiaques. Ça fait flipper avec les boules de tension puis se réveille à chaque cauchemar en crime de sang hallucinogène, la descente aux enfers pour la mélancolique de profonde solitude. Quand l’heure de prendre une bonne douche froide au dur réveil après la prévision pronostique dans l’enquête « un téléfilm dans le téléfilm ». Une boîte de prévention instinct de survie contre la brochette sauté, la révélation lumineuse sous les feux des projecteurs du camion de la route et la fascination de son public fan, l’asile psychiatrique pour tous, le mobile reste en suspens. L’idole pistonnée des jeunes japonais, fait attention à l’avatar d’internet, les pervers t’observe avec obsession obstinément à la folie meurtrière, je n’ai pas réussi à reconnaître ce subversif du bleu parfait.
Bon, je ne suis pas trop sur ce que j'ai vu, a priori c'est le but mais c'est un peu rageant d'être aussi perdu. Je pense qu'il faut taper dans du lynch pour trouver un truc aussi torturé, parce qu'à la fin on est complètement perdu, le film alternant rêve/réalité sans proposer un seul repère, c'est vraiment déroutant. Malgré tout ça, j'ai quand même vu une belle critique de la médiatisation à outrance des "nouvelles stars" de la chanson et surtout une belle mise en abime du métier d'acteur avec la schizophrénie. J'ai trouvé ce second sujet parfaitement traité, en plein accord avec le film. Je peux pas trop en dire sans spoiler mais vraiment c'est brillant. J'en viens un peu au point qui m'a dérangé c'est le fait de spoiler: nous montrer la schizophrénie de 2 personnages (rumi et mima), car du coup on ne comprend plus vraiment celle de mima. C'était déjà un sujet suffisamment fort pour ne pas en rajouter. Et là, mêler 2 personnages c'est trop confus. Du coup ça m'a un peu rebuté, mais j'ai trouvé ça vraiment pas mal quand même, en plus le montage est hyper court (1h20), rien de superflus, c'est vraiment un bon film.
Satoshi Kon est un réalisateur qui étonne et qui divise au cours de ses films à cause de son style si particulier. Ici, on tient tout simplement son meilleur film (Même si certains s'aiment dire que c'est Paprika) autant sur la forme que sur le fond. Maitrisé jusqu'au bout et un brun moins complexe que ses successeurs, Perfect Blue est un véritable thriller psychologique que l'on arrive pas à lâcher et dont les superbes idées nous laisse incrédule. Après, que l'on n'aime pas ce film,on peut comprendre (comme tout les films de Kon), mais on ne pourra pas critiquer la qualité de ce film, incroyable qu'il est!
Perfect Blue c'est une réelle descente aux enfers pour une chanteuse qui décide de changer de carrière pour se consacrer au cinéma, Perfect Blue est un film terrible, une tuerie, un trip qui te laisse sur le cul, c'est brutal, froid et cru, c'est très bien écrit et vraiment flippant, on trouve ici une œuvre prenante, originale et une référence. Perfect Blue c'est un monument de l'animation. 19/20
magnifique thriller qui monte en puissance en même tan que l'héroïne amorce sa descente aux enfers. Le sujet et les effets de style sont parfaitement maîtrisés!Preuve que les animés nippons peuvent traiter tout les sujets sans rougir face aux productions hollywoodienne !
L'intrigue est difficile à suivre, parce pour le spectateur aussi, la réalité et le rêve se confondent. Sur un sujet ambitieux, Perfect Blue est une vraie réussite non seulement de l'animé, mais également du thriller psychologique. Le changement de vie s'accompagne ici non seulement des doutes évidents quand on fait un choix d'une importance telle qu'il va impacter toute notre vie, mais aussi d'un véritable tourbillon d'épisodes schizophréniques véhiculant une tension palpable. Mais pendant qu'en premier lieu on suit des personnages et des apparitions inquiétantes, le scénario se déroule sans faux-pas jusqu'à un dénouement à la hauteur du reste. Il y a des scènes fulgurantes qui créent une atmosphère exceptionnelle, spoiler: comme la vision des fenêtre de l'héroïne vues de l'extérieur, ou encore la scène de viol filmée, qui relèvent encore le niveau, déjà très haut, de l'ensemble. A bien noter que cet animé est réservé à un public averti, non seulement à cause de la violence et de l'aspect oppressant de l'ensemble, mais aussi au niveau de la compréhension globale de l'oeuvre, très complexe.
Un manga très déroutant et à la fois captivant. On n'est pris sous plusieurs feux, on ne sait pas trop ce qui se passe, ce qui s'est passé et ce qui ne s'est pas passé. Malheureusement tous ces doutes rendent l'histoire gênante. Le début tard à démarrer et la fin est vraiment intéressante.