Derniers Avis : The Changeling - L'Enfant du diable - Page 3
The Changeling - L'Enfant du diable
Note moyenne
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zinjero
28 abonnés
193 critiques
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3,5
Publiée le 5 novembre 2011
Bon film malheureusement gâché par une fin bâclée (résolutions expéditives, incohérences...). Dommage car le personnage principal est très attachant et l'ambiance dans la baraque bien rendue.
16 196 abonnés
13 142 critiques
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3,5
Publiée le 19 septembre 2025
Qui y a t-il dans cette maison victorienne inhabitèe depuis un demi-siècle ? Et pourquoi essaye t-on de rentrer en contact avec cet homme qui vient de perdre sa femme et sa fille dans un terrible accident de la route ? Une maison inquiètante à plus d'un titre que "The Changeling" (1980) avec le toujours impèrial George C. Scott! Avec ces robinets qui fuient, ces coups de marteau et ces morceaux de verre qui proviennent des fenêtres, ce film rèalisè par Peter Medak peut être considèrè pour les amateurs de fantastique comme une oeuvre majeure! Ici tout craque et tout est propice à la peur! Sur le plan technique, peu d'effets faciles ni excessifs! Et c'est là que "The Changeling" gagne à être vu car tout y est terreur et montèe d'adrènaline avec un soin apportè au dècor et au son...
En plus d'être une ghost story, L'enfant du diable partage avec Le cercle infernal bien des points communs, notamment celui du personnage principal qui s'isole dans une demeure hantée à la suite du décès accidentel d'un membre de sa famille. Il s'en distingue aussi par un traîtement du thème de la maison hantée plus classique dans la mesure où l'ambiguïté y est absente : la réalité du fantôme ici ne laisse en effet aucun doute. Et pourtant, Peter Medak réussit une oeuvre d'une efficacité qui surpasse toutes celles qui l'ont précédée, grâce notamment à une mise en scène nerveuse (les impressionnants travellings dans les escaliers et les couloirs obscurs) qui exploite avec une puissance rare l'espace proprement dit de la maison. Celle-ci me paraît encore plus terrifiante que la pourtant effrayante maison de Robert Wise. Le scénario fort bien construit propose un beau développement dramatique où la figure du fantôme, que l'on voit fort peu (mais quelles apparitions tétanisantes, c'est un fantasticophile assez blasé qui l'affirme !)s'étoffe jusqu'à devenir un véritable personnage, ce qui est fort rare dans ce genre de ghost story. On doit aussi mettre au crédit du film la prestation de George C Scott au pouvoir de conviction qui égale l'interprétation de Mia Farrow dans Le cercle infernal. Dans le genre, voici un must pour tout amateur exigeant de belles histoires fantastiques qui ne privilégient pas les effets spéciaux ni les effets granguignolesques au détriment du simple, mais ô combien éternel art de conter. Qu'il est bon de se faire une belle terreur ! Ici, elle est à 200% garantie.
S'il est un seul film sur le sujet souvent galvaudé des maisons hantées que je puis conseiller, c'est bien celui-ci ! Scénario, mise en scène, jeu des acteurs, musique... tout n'est que perfection. A voir seul chez soi la nuit pour savourer la quitessence de la peur !
Vu une seule fois à sa sortie en salle en 1980, voilà un film qui n'a cessé de me hanter depuis 26 ans. Des nuits entières de cauchemars, l'impossibilité de monter dans un grenier ou une mansarde ou dormir dans une grande maison mystérieuse m'ont poursuivi pendant des années ! Il y a des films qui, enfant, vous ont beaucoup marqué ou même terrorisé, et lorsqu'on les revoit adulte, on est très deçu car l'effet n'est bien sûr plus le même avec des yeux "de grande personne", comme Furyo qui m'avait laissé un souvenir ému adolescent, et qui vingt ans plus tard, ne m'a procuré aucune sensation si ce n'est de l'ennui, ça avait très mal vieilli. Rien à voir avec The Changeling, en français L'enfant du diable. Titre bien mal choisi car il n'est aucunement question du diable dans cette histoire. Voilà donc un film de terreur comme on en fait plus. Pas de sang (ou très peu), pas d'effets spéciaux. Peter Medak arrive à distiller la terreur par petites touches progressives juste en la suggérant et en ne montrant rien, aider en cela par une musique appropriée (et non pas exagérement appuyée comme dans les films de terreur aujourd'hui). Ajouter à cela le jeu très inspiré des acteurs, George C.Scott dans le rôle de ce veuf entrant en contact avec un enfant assassiné dans sa maison 70 ans plus tôt est très convaincant, Trish Van Devere est, elle aussi parfaite. Après avoir joué ensemble dans Les Complices de la dernière chance (1971), George C. Scott et Trish Van Devere, qui se sont mariés en septembre 1972, rejoueront par la suite dans Le Jour du dauphin (1973), The Savage Is Loose (1974), Beauty and the Beast (1976) ou Movie Movie (1978). Melvyn Douglas grand acteur de l'âge d'or d'Hollywood décédé 2 ans après le tournage, complète magistralement la distribution. En 1981 aux Génies Awards (les César canadien) le film triompha avec 8 trophées.Film culte après une seule vision à l'adolescence, il le restera. 27 ans plus tard, même effet, même terreur, un vrai régal.
Ce film, contant le sujet très usité de la maison hantée, frôle vraiment le chef-d'oeuvre. Une atmosphère oppressante qui s'installe au sein d'une solitude recherchée par un homme (professeur de musique) en souffrance, et qui va communiquer avec un esprit cherchant à révéler un fait tragique occulté. Dans ce film, l'angoisse existe ; mais elle est purement psychologique. Dans "The Changeling", contrairement à ce titre racoleur de "L'Enfant du Diable" (dont il n'est nullement question) aucune entité maléfique, mais comme je l'ai dit plus haut, le rencontre de deux êtres (vivant et mort) en souffrances. Deux éléments, pour moi, marquent cette oeuvre : l'absence de violence (exceptée la scène, très pudique, visant uniquement à expliquer le pourquoi de la manifestation surnaturelle), mais surtout son coté poétique (le premier contact entre les deux êtres se fait par la musique). Le seul reproche que l'on pourrait formuler est l'incendie final, très gonflé à mon sens, de la maison (rompant avec l'esprit d'humilité voulu de ce film). Toutefois, "The Changeling" mérite d'être découverte, du fait qu'à sa sortie il fut occulté par un "Amityville", autre film au même sujet mais à l'aspect bien plus commercial et prétentieux.
20/20 - Un chef d'oeuvre d'horreur à avoir absolument en DVD (je ne sais pas s'il existe d'ailleurs) pour les adeptes de vrais films d'horreur (tout dans l'intrigue, la musique, la peur, et pour une fois pas d'hemoglobine à tout va.