Shame
Note moyenne
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930 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 décembre 2011
J'ai écrit ici même il y a quelques semaines que le 4ème trimestre de cette année nous avait réservé quelques perles. Il nous a également amené des bouses et celle-ci est de taille. On se demande à quoi rime cette stupidité, lente, pénible, traînant en longueur et au scénario sans intérêt que les nombreuses scènes de cul ne rattrapent même pas. Quelques pseudo-intellos y trouveront peut-être leur compte, pas moi. A éviter comme la peste !
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2013
A travers le portrait d’un addict au sexe, Steve Mac Queen signe pour son deuxième film un portrait assez glaçant du tour que sont en train de prendre les rapports humains dans les grandes métropoles où l’environnement high tech devenu le quotidien des cols blancs friqués renforce un peu plus l’isolement au sein de la foultitude. Brandon dont la vie est rythmée par l’aternance entre boulot et plans-cul semble empreint d’une morbidité sans doute induite par des blessures plus profondes que son apparente placidité le laisse paraître. Steve Mac Queen traite l’addiction au sexe de la même manière que toutes les autres à travers la souffrance du sujet qui en plus de la perte de son libre arbitre doit user de tous les stratagèmes pour tenter de conserver un lien social. On est donc loin de l’aspect gaudriole sympathique qui avait nimbé un certain temps la frénésie sexuelle de puissants comme Silvio Berlusconi ou Dominique Strauss Kahn dont l’aspect sordide de leur relation au sexe opposé est apparu au fil des scandales qui se sont fait jour avec les dérapages nés de l’ivresse du pouvoir. Brandon par ailleurs très rigoureux est en prise de risque permanent pour assouvir sa libido devenue folle notamment sur le plan professionnel, truffant son micro de vidéo salaces et se rendant une fois sur deux aux toilettes pour soulager son trop plein de semence. Pris dans la nasse Brandon est en souffrance et Mac Queen nous le montre en combat avec ses démons intérieurs qu’il n’arrive pas à dompter. L’arrivée de sa sœur Sissy avec son cortège de problèmes affectifs va éclairer d’un jour nouveau le parcours un peu mécanique et linéraire de Brandon dont Steve Mac Queen semblait avoir du mal à nous extraire rendant au bout de trois quarts d’heure son exercice un peu vain. C’est à travers cette nouvelle épreuve qui va le distraire un moment de ses problèmes que Brandon se trouvera peut-être une issue. L’ouverture aux autres est souvent une solution au replis morbide sur ses propres tourmentsl, le problème étant que l’environnement actuel nous incite à tout le contraire ce que la photographie aux tons froids de Mac Queen rend très bien. Si le film ne dit pas grand-chose au niveau dramatique , il en impose par la force de conviction de l’interprétation de Michael Fassbender visiblement très investi.
Gardienne de la Galaxie 1975
Gardienne de la Galaxie 1975

27 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2012
Michael Fassbender excelle dans la peau d'un homme malade et torturé à vif. Il porte "haut " ce film, où l'on souffre avec lui de ne pas pouvoir atteindre des plaisirs simples sans s'auto-mutiler ou déséspérer. Cruel. 4/5
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2012
Un film fort , un film unique, atypique, qui ne laisse pas indifférent. La mise en scéne est sobre , clinique, l'image est claire , nous sommes proche de la peinture Hyperréaliste. Les scènes de sexe sont excellentes , magnifiquement filmées , toutes sont hors du commun, un caméra au plus près , des acteurs à fond dans leur pulsion.. La grande question du film est pourquoi ce côté rédempteur , pourquoi considér le Libertinage du Héros comme une "maladie" . C'est un peu le thème de Mc Queen et c'est très discutable. par moment le héros apparait comme un maniaque pervers , presque assassin , Fassbender surjoue, et nous fait peur . Alors qu' au bout il "fait simplement l'amour " . Est-ce une vraie descente aux enfers ? Mc Queen a un problème aevc la notion de péché , probalement marqué par la religion. Ce côté paranoiaque et sacrificiel est un peu gênant mais il fait probablement partie de la personnalité de Mc Queen . En tout cas son film est une mangnifique oeuvre d'art , à l'esthétique parfaite et très orginale.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2016
En deux plans on sait qu'on se trouve à New-York. Steve McQueen a du talent, oui. Parce qu'il a l'audace de laisser trainer sa caméra. J'aime la subtilité des scènes, vulnérables par leur longueur, qui donne un ton, une unité de lieu, un atmosphère. Et ce dernier colle bien au message du film, si tenté qu'il en possède un. Oui, parce que le cercle vertueux dans lequel s'enferme Michael Fassbender est filmé de façon prodigieuse. C'est glaçant sans être terne. C'est chic sans être bobo. C'est brillant.
iceman7582
iceman7582

77 abonnés 1 215 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2013
Un film hypnotique! Bercée par une musique lancinante, on observe la vie débridée d'un accro du sex. Marqué par des scènes mémorable ce film ne plaira pas à tout le monde c'est sur. Pourtant la mise en scène est parfaitement soignée et M.Fassebender est hallucinant. À voir tout de même.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2011
Le plus triste avec Shame, c'est qu'il va sans doute bénéficier malgré lui, du moins en France, de la médiatisation outrancière de l'affaire DSK. Pourtant, avec la seconde collaboration entre Steve Mc Queen (II) et Michael Fassbender, après le très bon Hunger, on est bien loin du misérable feuilleton journalistique plus pervers que son sujet. Après le corps d’un martyr (Bobby Sands) qui refuse de se nourrir pour plaider sa cause, c’est le corps d’un hyper actif sexuel qui est mis à nu (littéralement).

La grande force du film est de laisser parler les images pour ce qu'elles ont à montrer et pas à dénoncer. Shame évite tout écueil moral, et préfère au jugement sentencieux la simple constatation que tout un chacun n’est que le produit d’un monde qui n’a jamais été aussi malade, froid, sans vie (« we are not bad people, we just come from a bad place »). Brandon, interprété par un Michael Fassbender absolument époustouflant, est un abonné des coups d’un soir et du plaisir solitaire. C’est au contact de sa sœur, d’un rapport des plus humains qui soit même dans ses échecs, que Brandon face au miroir se verra, sans pouvoir rien y changer, tel qu’il est, tel qu’on on ne l’acceptera jamais, incapable d’être. Les turpitudes de son for intérieur et la lividité clinique de son appartement haut standing, résonnent comme le constat dramatique d’une société désenchantée, rationaliste où la figure déshumanisée de Brandon s’imposerait en paradigme.

En deux films seulement, Steve Mc Queen, dont on commence à discerner les composantes stylistiques, évolue vers un cinéma qui gagne en puissance visuelle ce qu'il perd en radicalité du propos. Sans tomber dans la complaisance d'un côté, ni dans la répulsion de l'autre, Shame trouve un équilibre dans le point de vue qui permet paradoxalement de saisir tout le déséquilibre qui fait le quotidien de ces êtres en dépérissement tentant de satisfaire le besoin immédiat à défaut de perspectives de vie (une carrière de chanteuse, une relation amoureuse…).

Toute sa réussite réside dans son esthétique, du son et de l’image, qui toujours signifiante amène le film vers des sommets de mise en scène. Lors de l’ouverture ou encore lors de la scène du bar, McQueen semble s’ériger contre le Temps et même en jouer, comme pour rappeler ces dérives-là ne sont pas les suites d’une mauvaise passe, mais que les pathologies faites de non-dits s’incrustent comme les pires cicatrices.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2011
On aime ou on aime pas mais Shame ne laisse pas indifférent, c'est un film qui dérange. Ce qui nous est montré est très cru, que ça soit dans les relations sexuelles ou dans les sentiments. Steve McQueen nous pousse jusqu'au dégoût pour qu'on puisse bien comprendre la réalité du personnage. Je peux pas dire que j'ai prit beaucoup de plaisir en voyant ce film mais ce n'est pas tout ce que je recherche en allant au cinéma. Je suis sorti avec une impression différente que n'importe quel film, j'ai vu quelque chose de nouveau. J'ai aussi été épaté par la performance de Michael Fassbender qui est à coup sur un très grand acteur. La musique du film est aussi magnifique. Ça ne va pas plaire à tout le monde, beaucoup vont le voir comme un film porno sans voir la psychologie qui est derrière, mais pour moi Shame vaut vraiment le coup.
Benoist R.
Benoist R.

8 abonnés 247 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2012
Bon là pour ma part les récompenses ne sont pas méritées, c'est ennuyant, faut s'accrocher. Un conseil, lisez le synopsis et voyez les acteurs qui y jouent et c'est comme si vous aviez vu ce film, basta, il n'y a rien d’autre à voir.
Béatrice G.
Béatrice G.

109 abonnés 458 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2014
Pas forcément un sujet facile à traîter mais Shame y parvient avec une décence et une classe surprenantes. McQueen est un esthète et c'est visible à chaque seconde dans son film, chaque plan, même ceux qui semblent anodins, dénote d'un effort, d'une attention aux détails; je prends par exemple la scène d'ouverture du film, d'ailleurs reprise sur l'affiche, où Fassbender est allongé sur son lit immobile, le cadrage, la lumière, la couleur de sa peau, du drap, la façon dont il est chiffoné... ça pourrait tout à fait être une peinture dans un musée. De même, il y a pas mal de plans séquences ou de scènes très longues, en temps réel qui insufflent une cadence si particulière un peu erratique, à la fois lente et rythmée. La mise en scène dénote aussi une certaine sobriété, pour ne pas dire simplicité, dépouillée qui s'accorde parfaitement avec tout ça. Cette beauté froide et classieuse permet au film de ne pas tomber dans le graveleux, malgré des scènes très explicites. Le revers de la médaille c'est que ça donne un aspect désincarné; cette froideur presque clinique crée une distance émotionnelle difficile à franchir, d'autant plus que le film, dans une optique presque inatteignable de neutralité ou d'impartialité, se garde bien d'apporter le moindre jugement moral ou point de vue sur la question. On n'est que le témoin impuissant, et un peu voyeur, de la détresse des personnages s'en vraiment parvenir à s'en émouvoir malgré les performances fantastiques des acteurs.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2012
Steve McQueen (II) serait-il le nouveau David Cronenberg ? Toutes proportions gardées, bien entendu. En tout cas, les 9ères minutes du film sont magistralement mises en scène et durant lesquelles le réalisateur annonce le niveau auquel va se situer son film : une interprétation sublime de Michael Fassbender, un très bon réalisateur, une musique qui renforce l'émotion et un scénario intelligent qui ne se pose aucune limites pour traiter son sujet. Bref, l'ensemble est beau et j'ai du mal à trouver des défauts donc je n'en citerais qu'un : la scène où Carrey Mulligan chante est trop longue et en plus, je ne trouve pas qu'elle chante bien.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2018
La démarche très personnelle de Steve McQueen en déroutera plus d'un, provoquera le dégoût de certains et de la fascination pour d'autres. Si l'on accroche comme c'est mon cas à cette démarche, on prend alors un plaisir de dingue devant "Shame" qui offre au spectateur une oeuvre de cinéma dense et unique. Au fil de scènes toutes plus intenses les unes que les autres, le cinéaste américain dresse le portrait d'un accroc au sexe new-yorkais et va, à travers lui, élargir son regard à la société urbaine moderne en général. Par une mise en scène clinique, McQueen propose une représentation austère de l'espace urbain qu'il perçoit comme froid, décadent et déshumanisé. Le personnage de Brandon n'est qu'une victime parmi tant d'autre de cette déshumanisation qui le prive de son bonheur et le pousse à mener une vie de secrets ainsi que de faux semblants. Je trouve à titre personnel cette vision passionnante, McQueen excellant dans le fait de faire ressortir la pourriture qui se cache derrière les gratte-ciels, les dîners mondains et les appartements luxueux new-yorkais. Michael Fassbender y est excellent de bout en bout, portant littéralement le film sur ses épaules dans ce qui est sans doute la plus belle performance de sa carrière. Je regrette simplement que le réalisateur finisse par abandonner vers la fin la poésie et l'humanisme, qui contrastait avec justesse avec le caractère sordide des scènes montrées à l'écran, pour adopter un regard moralisateur que je trouve moins pertinent. "Shame" reste à mon sens un superbe long-métrage, d'une réelle inventivité et d'une incroyable puissance, qui reste à ce jour l'œuvre la plus aboutie de son auteur.
chantal v.
chantal v.

6 abonnés 61 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2012
ce film tient en deux lignes (et encore) : un homme ne peut avoir des relations sexuelles qu'avec des prostituées. C'est un peu court pour tenir un film entier, quelques scènes un peu chaudes mais qui ne servent pas l'histoire, bref, une daube. Aucun jeu d'acteur particulier, aucun intérêt, beaucoup de bruit pour pas grand chose.
Etienne
Etienne

16 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2012
Brandon a un désir maladif de sexe : putes, porno, partie à trois, branlette.... Le film est réaliste la caméra est souvent fixe et on ressent complétement la souffrance du personnage. Les scènes de sexes sont assez crues à tel point que cela en devient malsain. Michael Fassbender est hallucinant il semble possédé, il va même jusqu'à perdre tout repère dans sa solitude. On retrouve aussi Carey Mulligan bien loin de la douce Irène de Drive. Profondément original, dérangeant et pessimiste, ce film pose bien des questions sans réponses et marque l’esprit durablement.
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2013
Steve McQueen n'aime pas la facilité après le difficile à digérer "Hunger", il nous offre ce "Shame".
Il est plus un film sur l'addiction que sur le sexe à proprement parlé. On y voit le personnage principal (Michael Fassbender est épatant) emmuré dans sa dépendance et comme le titre l'indique osciller entre honte et pulsions.
En résumé "Shame" est ,comme le précédent film de ce réalisateur, une oeuvre exigeante et éprouvante avec un interprète principal hors norme et un style épuré et lent qui renforce la sensation d'enfermement et d'isolement de son héros.
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