Shame
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ghyom
ghyom

110 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2014
Superbe photographie, très belle mise en scène, très bon jeu d'acteurs (Fassbender et Mulligan sont magnifiques), un scénario original qui traite de l'addiction sexuelle frontalement (c'est le cas de le dire puisque dès les premières minutes on a le droit à des plans sur le pénis de Fassbender) tout en restant plus observateur que juge. C'est subtil, c'est intelligent, ça questionne sur le monde dans lequel on vit et notamment sur la relation à l'autre et notre difficulté à créer de vrais liens et à se montrer honnête. Pourquoi alors ne mets-je que 3.5/5 ? Et bien voilà, la fin vient gâcher le film. Pourquoi cette fin ? Quel intérêt que cette spoiler: tentative de suicide de Sissy ?
Peut être fait-elle sens mais, personnellement je l'ai ressentie comme factice surtout de la manière dont elle est amenée spoiler: (oh une scène de crime dans le métro, vite, vite je pressens le drame !!!)
et présente uniquement que pour le côté "scène choc" et nous tirer les larmes comme le montre la scène suivante où spoiler: Brandon s'écroule en pleurs sur le pont
avec la musique bien larmoyante au cas où on n'aurait pas compris que c'est un moment triste. Bref, c'est vraiment dommage cet épisode de remplissage limite putassier. En un sens, Shame annonce déjà l'un des gros défaut de 12 years a slave, il me reste à voir Hunger pour savoir si cela est (et sera ?) un défaut récurent des films de McQueen.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

95 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2014
Après avoir impressionné par son sens de la mise en scène, le réalisateur Steve McQueen nous revient avec son second long-métrage. Qui, cette fois-ci, ne s’inspire pas d’une histoire vraie mais se présente comme une véritable œuvre originale. Délaissant l’IRA et le milieu carcéral pour s’intéresser à une toute autre prison. Celle qui n’a pas besoin de murs ou bien de barreaux. Mais plutôt celle de l’esprit, que tout le monde connait sous le nom d’addiction.

Et attention, il ne s’agit pas ici d’alcool ou de drogue. Mais d’un autre genre d’addiction peu traité au cinéma (de peur à la censure, sans doute). Ici, Shame s’intéresse plus au sexe. Au besoin qu’à un homme de devoir coucher sans arrêt. D’être inlassablement attiré par tout ce qui titille l’excitation (jusqu’à une simple inconnue dans le métro qui jouit rien qu’en le voyant et l’incite à la suivre). De devoir se masturber sous la douche ou bien aux toilettes de son bureau (quand bon lui semble, en fait, vu qu’il ne s’agit que d’une question d’envie). Bref, un véritable accro qui ne peut s’en passer, menant sa petite vie comme tel. Jusqu’au jour où sa sœur va débarquer et bouleverser son existence. Et pas de la meilleure des manières !

Pourquoi faire le comparatif de l’addiction à une prison, finalement ? Car il s’agit tout bonnement de la même chose. Et pour cause, notre héros semble coupé du monde, avec l’obsession du sexe en guise d’œillères, remplaçant la cellule. Qui ne peut faire attention à ce qui passe aux alentours qui ne touche pas sa drogue. Prenez l’exemple de sa sœur : elle arrive comme une fleur, lui demandant de l’héberger. Pourquoi ? Son petit amis semble l’avoir quitté. Oui, « semble » car on n’en saura pas plus que le héros lui-même, bien trop enfermé dans son monde de fantasmes. Lui, qui s’inquiète bien plus de voir sa sœur coucher avec son patron plutôt qu’à ses tentatives de suicides (alors qu’il est clairement indiqué que celle-ci possède des marques au bras). Un personnage tellement isolé du monde réel qu’il se sent impuissant quand une véritable histoire d’amour pointe le bout de son nez, quitte à retomber dans ce qu’il affectionne le plus. Même s’il faut en prendre une bonne dose (en une journée, il couche avec une fille dans un hôtel juste après sa panne amoureuse, s’essaye à l’homosexualité sur un coup de tête et finit en partouse avec deux femmes). Pour finalement ne pas remarquer l’appel à l’aide que sa sœur lui adresse depuis son apparition (ne pouvant, du coup, empêcher l’irréparable). Et à la fin, il s’en rend compte et fond en larmes, tombant à genoux dans la rue. Ça y est, l’addiction s’est évaporée ! En êtes-vous vraiment si sûrs ? Suffit de voir le tout dernier plan, à la Inception (le coup de la toupie), qui a de quoi faire douter !

Car là est toute la puissance de la trame de Shame. Suivre un homme dans une spirale infernale qui fait de lui un égocentrique pur et dur, ramenant tout à lui. Ne voyant jamais que c’est sa sœur qui souffre la plus. Que celle-ci préfère s’amuser et vouloir voir son frère pour cacher sa douleur alors que lui, sombre dans la décadence la plus perverse en dévoilant ouvertement qu’il se sent blessé par les événements, tout en voulant cacher des choses qui ne peuvent l’être. Autant dire que pour ce film, McQueen n’a pas lésiné sur l’écriture !

Mais avec tout cela, est-ce un film pornographique pour autant ? Non, ce genre de films proposant des scènes crues juste pour le plaisir des yeux. Avec Shame, c’est le même constat que pour Basic Instinct : les scènes de sexe servent le scénario. Jamais on ne se sent voyeur alors que dans d’autres circonstances, cela aurait été avec une perversité sans nom que le film se laisserait regarder.

Comme pour Hunger, McQueen use de son sens de l’image pour raconter sa trame qui, du coup, aurait méritée de ne pas avoir de dialogues (il y en a plus que pour son film précédent). Une mise en scène qui fait ressortir une certaine poésie visuelle (rien que le premier plan, le personnage allongé sur son lit, quasi livide, à peine recouvert d’un drap bleu, est d’une beauté inexplicable) et une atmosphère quasi enchanteresse (la sœur chantant dans un bar) mais aussi une certaine gêne. Non pas par les scènes de sexe, mais plutôt par le biais d’une ambiance pesante et froide, qui s’accorde à merveille avec les décors du film (décors vastes en verre ou clairs, ou plongés en pleine nuit avec un côté Se7en à l’écran). McQueen le confirme avec Shame : il est un véritable réalisateur, celui qui parle avec l’image et non l’écrit (car autant faire un livre dans le cas contraire !).

Entraînant avec lui quelques acteurs qui n’ont véritablement pas froid aux yeux ! Comme Michael Fassbender, lancé par le réalisateur lui-même avec Hunger. Qui se retrouve une fois de plus totalement nu devant la caméra, ne cachant rien de son anatomie. Et confirmant d’un autre côté qu’il est un excellent acteur (il n’y a qu’à voir sa façon très réaliste d’aborder un tel personnage). Qui donne la réplique à une Carey Mulligan qui se lâche littéralement.

Là où Shame pourra en rebuter certains, c’est au même niveau qu’Hunger. C’est-à-dire par le biais de cette mise en scène qui peut paraître un peu lourdingue par moment, quand elle décide de s’attarder sur certains plans ou détails. Pour exemple, la chanson de la frangine : la scène dure le temps que la mélodie se fasse, avec un gros plan sur l’actrice suivi d’une petite transition sur le visage du frère. Cela contribue grandement aux différentes ambiances du film, mais il est compréhensible que cela puisse faire fuir ceux qui ne sont pas habitués à ce genre de concept dans un film.

Il n’empêche, Shame est la nouvelle preuve que Steve McQueen est un réalisateur hors pair. Qui arrive à traiter un sujet complètement différent et pourtant de la même façon (via l’image). Pour nous livrer un film d’une beauté visuelle incontestable et riche en sensations. Notamment grâce à ce scénario assez peaufiné et un travail de mise en scène irréprochable voire hypnotisante. Il est maintenant clair que le cinéaste fait désormais parti des meilleurs de sa génération. Et qu’il nous tarde de voir ce que va donner son prochain projet !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 janvier 2014
Etonnant qu’un film sur le sexe trouve en son titre « la honte » Le sexe es t’il honteux ? Ou es ce que l’on en fait qui l’est ? On pourrait résumer le film par cette phrase : L’histoire d’un jeune trentenaire a la sexualité dégradante. Mais se serait bien trop simple de lui donner si peu de valeur, tant le cheminement de cet homme a trouver la reconnaissance de ce qu’il est le condamnera a jamais.

La première scène du film est une des plus grande que j’ai pu voir sur la tentation et le désir de l’autre. Une excitation faite de regard provocateur qu’elle ne peut que vous donner l’envie de passer à l’acte. Et pourtant ! Elle ne prend comme décorum qu’une simple rame de métro. On se rends comptes que le sexe pourrait simplement se résumer à ça, a une excitation si forte qu’elle pourrait se supplanter à l’acte lui-même. Faisons nous du sexe juste un acte ? Ou une valeur ajoutée à l’amour ? Cet homme peut t’il être heureux a rester ainsi ? Il est l'antithèse de l’amour puisque quand il fait la connaissance de sa collègue de travail, il la rejète au moment de la pénétration car il vois en elle une relation sérieuse, une femme qui pourrait l’amener vers des fondements plus terre à terre qui le condamnerai a avoir une vie normale d’une vie de couple. Cet homme est maudit, maudit par sa maladie du sexe. Il cherche avant tout l’acte lui-même et quel qu’en soit la personne qu’il a en face de lui, en oubliant les vertus de ce qu’il y a autour, le partage. Le sexe est pour lui comme une cigarette qui se consume doucement puis s’éteint. Mais le plus malheureux c’est que cette satanée cigarette le rappelle à l’ordre tel un démon. Cet homme (ou tous les hommes) est un reproducteur macabre puisque qu’il ne satisfait pas de ce qu’il a eu. Faut t’il alors dix actes sexuels pour un seul acte féminin ? Je ne pourrais répondre a cette question. Et puis tous n’est pas fait de généralité.

Malgré ses nombreuses scènes de sexe plus ou moins explicite, le film ne rentre pas dans le voyeurisme. A part peut être une ou deux scènes et encore. Le dîner avec sa collègue de travail, fait d’un plan séquence assez jubilatoire est d’une telle sensualité qu’on la vis avec eux. Ses ratages verbaux ou l’on teste l’autre ou l’on s'excuse de ne pas penser la même chose par peur de rater le coche. Et c’est bien cela dont il s’agit, le coche. Cette chose qui nous fais rester sur notre réserve pour obtenir ce que l’on souhaite en oubliant ce que l’on est. Chaque première rencontre est fait ainsi, on est tout autres. Plaire est l’absolue nécessité pour pouvoir assouvir notre pulsion sexuelle. Mais lui, vois cela comme un engagement qu’il n’est pas prêt a partager. C’est un être primal (Primaire ?), un égoïste qui ne fait que subir ses pulsions aux autres.

Ce film est un voyage sexuel, qui peut, selon votre sensibilité vous donner l’envie comme le dégoût. Chacun y verra sa propre vérité mais qu’elle en soit l’aboutissement, elle vous donnera a réfléchir. J’aime ce film, j’aime ce qu’il dégage, j’aime les femmes, j’aime l’amour et pour répondre récemment a la question de qu’elles étaient mes résolutions pour l’année 2014 ? J’ai répondu que je n’en avais aucune, puisque je me satisfais de ce que j’ai. Mais a cet instant, je crois avoir trouvé.
Easywordz
Easywordz

11 abonnés 63 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2014
Un malaise constant découle de ce film. Le pessimisme y est omniprésent. Et l'on reste dubitatif lorsque l'on désire traduire son message. Oeuvre qui ouvre à la réflexion. L'acteur principal interprète son rôle à merveille. On finit tout aussi perdu que son personnage en suivant ses aventures...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 janvier 2014
Un film profond et très bien interprété, malheureusement il n'a aucun but et nous laisse sur notre faim, on se croit au milieu de l'histoire lorsque le film se termine, alors qu'on s'est pas mal ennuyé avant..
 Kurosawa

675 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2014
Sur un sujet aussi délicat, Steve McQueen réalise un film impressionnant. On pardonne les quelques lourdeurs employées (comme l'utilisation particulière de la musique ou encore certaines scènes trop attendues), et l'on s'incline devant une mise en scène froide, assurée et brillante. Et au centre, un acteur: M. Fassbender. Son interprétation étant magistrale, il porte la complexité de son personnage en jouant tout en intériorité. Il incarne Brandon, un homme qui souffre d'addiction au sexe, mais plus grave encore, il ne peut tomber amoureux. C'est donc la conséquence de la maladie que montre McQueen, plus que la maladie même. Un enjeu dramatique filmé avec une conviction et une intensité folles, une ambiguïté omniprésente, et une atmosphère oppressante qui fait résonner douleur et humanité. Un film poignant qui raconte la vie d'un homme rongé par la mal.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 janvier 2014
Aucun rythme, aucune émotion. Du porno chic sans aucun intérêt. Bref j'ai perdu 1h40 de ma vie.
Seule la bande son est à peu près intéressante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 janvier 2014
[Shame] nous met face à une addiction dont on ne parle jamais, mais qui est bien réelle : l'addiction au sexe. Steve McQueen, le réalisateur (à ne pas confondre avec l'acteur), pour son deuxième film, met en scène un film troublant, dérangeant, intense, porté par un Micheal Fassbender irréprochable, entre violence et fragilité, une prestation parfaite, troublante, juste, montrant bien tout le talent de cet acteur absolument incroyable. La B.O et la photographie sont absolument magnifiques, les scènes de sexe et de masturbation sont filmés de manières très crues.
Steve McQueen est donc un réalisateur à suivre !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 décembre 2013
Shame aurait pu être un grand film si le réalisateur n'avait pas tout dévoilé, comme incapable de suggestion McQueen donne tout à voir. Certes le regard est distancié et la caméra rend bien l'ambivalente froideur de l'addiction, certes Fassbender sait jouer, mais le film ne sait pas s'arrêter : trop hésitant pour un chef d'oeuvre. Du cinéma, néanmoins.
MC4815162342

451 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 février 2014
Steve McQueen se lance sur un sujet sensible, l'addiction au sexe, et pour incarner la personne qui subit cette addiction qui de mieux que son acteur fétiche Michael Fassbender, qui est toujours aussi impressionnant, face à lui la génial Carey Mulligan en très grande forme.
Un superbe film mais qui manque peut être de quelque chose, enfin c'est pas tellement un manque mais bon, c'est que le film est un récit, c'est un moment dans la vie d'un homme, y'a pas tellement de début, y'a pas tellement de fin, c'est un moment tout simplement, y'a pas de grande révélation ni de twist final, c'est un moment dans la vie tout simplement.
Ça peut nuire ou au contraire renforcer le film.
En tout cas la direction de McQueen est toujours impeccable, la photo est sublime, la bande son est extra et le scénario est très bon.
Bref un superbe film.
QuelquesFilms.fr

360 abonnés 1 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2013
Le sujet est original. L'addiction sexuelle a rarement été traitée au cinéma de façon aussi exclusive. Steve McQueen l'aborde sans voyeurisme, sans vulgarité, sans érotisme non plus. Il décortique avec une certaine froideur (stylisée) le quotidien d'un obsessionnel. L'objet de cette obsession semble finalement moins l'intéresser que la mécanique pulsionnelle et le rapport au monde de celui qui vit cette obsession. McQueen décrit un séducteur compulsif, un homme tout entier concentré dans l'instant et la répétition, incapable de se projeter dans une durée, de tisser une relation durable, amoureuse ou simplement affective. Ici, la quête du plaisir sexuel, qu'il soit partagé ou solitaire, va de pair avec un isolement et un égoïsme que met en évidence la cohabitation entre Brandon et sa soeur. Sissy envahit l'espace de son frère. Elle dérègle sa mécanique quotidienne en faisant éclater sa bulle ; elle est un élément perturbateur qu'il rejette. Sissy introduit aussi un regard extérieur, un potentiel jugement moral. Insupportable. La mécanique de Brandon non seulement s'enraye, mais réagit à la pression par un emballement encore plus frénétique et désordonné. Le réalisateur sonde alors le fond de la névrose de son personnage, un abîme de contradictions, où la jouissance devient douloureuse, voire autodestructrice.
Shame s'impose comme un film aussi profond qu'inconfortable. Rarement plaisant, mais toujours captivant. Brut, fascinant à certains moments. Trop étiré en longueur à d'autres. Mystérieux dans sa façon d'éluder le passé ou les causes du comportement des personnages. Moralisateur ? Son titre et son dénouement peuvent le laisser entendre. Mais la réponse n'est pas évidente. La critique morale est peut-être avant tout sociale, l'addiction sexuelle ne faisant qu'illustrer une forme d'incommunicabilité propre à nos sociétés modernes.
Une chose est sûre : Shame confirme le talent d'un grand acteur, Michael Fassbender, qui tenait déjà le rôle principal dans le premier film de Steve McQueen, Hunger. Il compose ici un personnage magnétique et ravagé, avec une intensité et une fragilité vraiment étonnantes.
Vutib
Vutib

155 abonnés 701 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2013
Certains films vous bouleversent à jamais, et ce « Shame » en fait incontestablement partie. C’est là un véritable joyau de folle mélancolie, d’obscénité décadente ; Jamais le vice sexuel n’a été aussi bien retranscrit, dans sa forme la plus maladive. Steve Mc Queen a fait preuve d’un génie hors-du-commun tant cette œuvre grouille de qualités, d’un humanisme lépreux et fragile mis en avant par une mise en scène à vous décrocher la maxillaire. Admirez le travail effectué sur les cadrages ou les lumières ! La bande-son renforce le cruel dessein du personnage principal, torturé par une très sombre addiction à la débauche, à la violence sexuelle, bestiale, cruelle, douloureuse surtout. Les affres de la décadence humaine nous sont ici dévoilés avec une capacité émotionnelle incroyable, telles que l’attestent certaines scènes d’anthologie (métro, bar, et compagnie). Les plaisirs de la chair nous apparaissent sous un angle hideux, effrayant. Le film en déstabilisera plus d’un, c’est certain. Furieusement additif et touchant, ce film porte bien son nom car c’est un profond et incurable sentiment de « honte » qui envahi progressivement Brandon. Michael Fassbender nous délivre une performance fabuleuse, estomaquant de crédibilité, de finesse. Carey Mulligan est elle aussi fort convaincante. Ne tergiversons pas davantage : « Shame » est une pierre angulaire du cinéma indépendant américain, à la frappe sentimentale dévastatrice, à la réalisation impeccable. Une furieuse ode aux déboires de notre société actuelle.
HGW XX/7
HGW XX/7

12 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2013
Un beau jeu d'acteurs, des belles images, une bonne mise en scène, un film plein d'émotions mais un peu trop vide de sens à mon goût. Un film dérangeant.
Thibox_
Thibox_

57 abonnés 265 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2013
Après son premier film et premier succès critique "Hunger", le réalisateur Steve McQueen traite un sujet sensible, pas souvent exploité qui est l'addiction sexuelle et il excelle une nouvelle fois. Il nous offre un film bouleversant et puissant avec un Michael Fassbender magistral et une Carey Mulligan touchante. Un film spécial et particulier mais qui mérite d'être vu.
Loskof

422 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2013
Considéré par beaucoup comme le film de l'année 2011, Shame en est loin. S'il est considéré comme tel c'est que Steve Mcqueen a tout compris pour réaliser un film à récompense: du cul. Alors oui Shame n'est pas exempt de qualités, son interprétation d'une part, et de la réalisation d'autre part. Au niveau de la réalisation, Steve Mcqueen nous gratifie de long plans séquences. Parfois il en fait trop,lors de la scène de chant de Mulligan, mais lors de certains dialogues c'est magnifique. De plus, Shame ne décrit jamais ce que l'on voit à l'écran, la maladie du personnage principal n'est pas expliquée, on la vit juste et c'est génial. Par contre pourquoi nous infliger autant de sexe? Ce n'est pas parce que l'on parle de cette addiction que l'on doit en montrer le plus possible, il était possible de faire subtil, comme dans la séquence d'introduction, toute en jeu de regards. Mais vers la fin du film on nous inflige une séquence de presque 5 minutes, très explicites , qui s'éternise sans apporter grand chose. C'est dommage de devoir en passer par là pour se faire aduler par la critique cinéma (regarder les films sélectionnés à Cannes notamment, il parle presque tous de sexe, ou de violence).
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