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Pierre S.
2 abonnés
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0,5
Publiée le 29 avril 2023
Le plus honteux, c'est de lire toutes ces critiques dithyrambiques, sans doute écrites par des cinéphiles libidineux tout aussi pervers que le personnage principal. C'est une succession de scènes chiantes, interminables, plus glauques ou pathétiques les unes que les autres. Ce jeune quadra, correct mais charismatique comme une moule, passe son temps à en lécher... Pourquoi? Parce que... il est addict au sexe. Heureusement il est riche donc il peut se payer de la drogue, des putes et un bel appartement à NYC. Sinon, ben rien... Sa sœur est insupportable, leur relation tout autant. Elle trouve le moyen de se taper le boss de son frère, dans son lit.. pendant qu'il patiente dans le salon. Affligeant, tout comme le reste du film. Honte aux critiques éclairées ou non qui ont pu mettre 4 ou 5 étoiles.
Steve McQueen réalise un film sans voile sur l’emprise de cette addiction au sexe chez cet homme de CSP+ Aucune causalité sur la psychopathologie n’est abordée dans ce film, autant pour le protagoniste que pour sa sœur psycho-maniacodépressive. Ça n’est pas l’objectif de ce film et pourtant c’est un grand film clinique qui montre la réalité du syndrome : masturbation autistique et compulsive, érotomanie, perversion, dépression… Il y a une impossibilité pour le protagoniste d’accéder à un delà du désir (ici resté au stade d’une sexualité compulsive), celui qui peut l’amener au véritable amour. Le protagoniste coupe systématiquement toute rencontre qui pourrait faire lien d’amour. Face à ce dernier, c’est la détumescence. Un premier rôle difficile et magistralement porté à l’écran.
Le contenu de ce film est assez pauvre. Rien n'est dit sur le passé de cet homme Brandon ainsi que de sa sœur. Pourquoi le sexe constitue-t-il leur principale occupation en dehors du travail et même au travail pour Brandon ? Au lieu de nous ennuyer avec des séquences sans intérêtspoiler: comme le footing dans les rues de New York ou le temps passé dans le métro, il était possible de construire quelque chose de plus dense à l'aide de flash-back. Le spectateur a compris très vite le problème de cet homme et ensuite, le réalisateur ne traite pas le sujet mais reste complaisamment dans ce registre jusqu'au bout. Film inabouti scénaristiquement.
"Shame" aborde un sujet plutôt rare au cinéma, l'addiction au sexe.. Des scènes plutôt crues et une réalisation, signée Steve McQueen, vraiment réussie ont su me garder en haleine jusqu'à la fin et ce, malgré quelques longueurs.. Je regrette cependant que les personnages ne soient pas assez travaillés notamment le personnage principal, Brandon, on n'en sait que trop peu sur lui à mon goût, sur ce qu'il l'amène à agir et vivre de cette façon car cela ne sera pas sans conséquences.. C'est peut-être là le point faible de ce récit tout de même captivant. Quant à la prestation de Michael Fassbender, elle vaut à elle seule le visionnage de ce film. Il confirme, une fois de plus, qu'il est l'un des meilleurs acteurs de sa génération. "Shame" marque les esprits et ne laisse pas indifférent et c'est très certainement là son plus grand atout, un film comme on en voit peu.
Ce film est creux. Je dis pas qu'il est nul, mais franchement c'est une approche stérile d'un problème pour lequel beaucoup de monde semble visiblement se sentir concerné sans jamais prendre la peine de régler leur problème. Comme le protagoniste, me direz-vous? Ouais bah justement... Ça a servi à quoi? 1h40 de chouineries de mec, pour les mecs qui chouinent. Le film tente des trucs mais dans l'ensemble, je n'ai pris ni plaisir visuel avec ses plans séquences trop long ni dans le scénario qui ne mène nul part.
spoiler: Mention spéciale au passage avec sa collègue. C'était le film résumé en 10min soit deux plans séquences.
Pour son deuxième long métrage, Steeve McQueen aborde le sujet peu commun de l'addiction au sexe. Encore une fois, le cinéaste nous prouve ses extraordinaires talents pour la mise en scène. Le film étant effectivement formellement et techniquement superbe. McQueen réussit à poser une ambiance mélancolique tout au long de son histoire qui hypnotise et bouscule le spectateur. En plus de cela, il peut compter sur Michael Fassbender pour incarner avec brio le personnage principal. Ma principale réserve vient des nombreuses scènes s'étirant inutilement en longueur et plombant ainsi le rythme du long métrage. J'ai donc parfois trouvé le temps long.
Rien a dire sur la réalisation.... mais pour du glauque gratuit, vous êtes servi..... Dommage ce film aurait pu être plus fort avec moins de grandiloquence.... Et puis ces colorimétrie publicitaire sont pénible depuis le numérique...
Deuxième long-métrage de Steve McQueen en tant que réalisateur, Shame est un drame traitant d'un sujet tabou et peu vu sur grand écran. En effet l'histoire nous fait suivre Brandon, un trentenaire présentable, travaillant beaucoup, bon sous tout rapport et qui pourtant est dévoré par son obsession pour le sexe. Seulement, l'arrivée surprise de sa sœur qui s'installe chez lui va l'empêcher d'avoir son intimité. Ce scénario donne lieu pendant un peu plus d'une heure et demie à un film déroutant par sa nature intimiste et particulier dans sa forme. Il faut dire que le thème est traité avec gravité, laissant peu de places à l'amusement et aux sourires ce qui peut vite arriver quand on évoque ce sujet. Mais ici l'ambiance est pesante et le récit doté d'un fort aspect contemplatif dans sa mise en scène. Tout repose sur les échanges entre les personnages interprétés par de brillants acteurs. Michael Fassbender incarne un homme charismatique à la fois froid et sociable dont on ressent la souffrance. Difficile pour lui de contrôler ses pulsions et de mêler les sentiments au sexe. Carey Mulligan joue sa petite sœur, James Badge Dale son patron et ami et Nicole Beharie une femme attirante. Tous ces individus nous offrent des relations d'une grande justesse en partie dû aux dialogues authentiques, entrainants des discussions agréables et passionnantes en même temps. Ces interactions provoquent des émotions et des sentiments forts lors de très jolies scènes marquantes. Si ces moments sont si beaux c'est que la réalisation de Steve McQueen, bien que sobre, renvoie une esthétique soignée entre son cadrage personnel et sa photographie charmante. On pourrait lui reprocher quelques petites longueurs dans ses séquences mais c'est un parti pris afin de conférer cette atmosphère si singulière. Cela permet entre autre d'avoir de jolis moments charnelles, le cinéaste filmant avec acuité les corps dénudés rendant le tout sensuel. D'autant plus que ces belles images sont merveilleusement accompagnées par une b.o. tenant une place essentielle, sachant également laisser place au silence quand nécessaire. Celle-ci semble presque en faire trop par moments même si sa présence est toujours agréable. Reste une fin convenable, laissant songeur sur la finalité de ce qu'a voulu nous raconter cette histoire. Malgré quelques défauts, Shame est un film méritant d'être regardé pour toutes ses belles qualités et la particularité se son sujet qui concerne plus de monde qu'on ne le croit.
Une fois le film terminé, je l'ai trouvé plutôt décevant. Il commençait bien avec les scènes de regards dans le métro où on se demande ce que le personnage pense. spoiler: On entend au début des messages venant d'une fille désespérée qui rythment les relations sexuelles sans lendemain de Brandon. Elle finit même par parler d'un cancer de la vulve (brandon raccroche avec dégout) et on suppose alors que c'est une amante. Mais c'est sa sœur !!
Et c'est de là je pense que vient le titre du film… La vraie honte que ressent Brandon n'est pas celle de son addiction au sexe mais le fait d'etre attiré par sa sœur. Son addiction pour le sexe serait alors un moyen de compenser. Quand Sissy débarque chez lui, ils se retrouvent nez à nez, Sissy est nue, premier reflexe de brandon: lui donner une serviette pour qu'elle se cache, premier reflexe de Sissy: s'essuyer le visage (elle reste nue) Brandon semble exaspéré.
Lorsque Sissy fait l'amour avec le patron et que brandon entend tout il est jaloux et part courir pour se défouler.
Il y a ensuite une petite histoire d'amour avec sa collègue mais elle a trop de sentiments pour lui et ça le repulse (cf: moment dans l'hôtel où elle le regarde en souriant pendant qu'elle l'embrasse.)
Arrivé après ce passage on ne sait plus où steve mcqueen veut en venir, je décroche. J'ai l'impression que ce film est une version brouillon raté de nymphomaniac.
Ce film, à la mise en scène particulièrement malhabile - et ce malgré un jeu d'acteurs convaincant et une atmosphère appropriée -, effleure piteusement son sujet pourtant gravissime : en suivant l'archétype du manipulateur affectif, sorte de petite créature égocentrée qui tisse des réseaux de dépendance afin de jouir d'une manière quasi-masochiste des rapports de force établis, Steve accole des plans parfois curieux (ex. plan radiateur) et dépourvus d'enjeux (ex. plan jogging - passage pour piétons) sans parvenir à orienter correctement le regard, pour un résultat superficiel et décevant.
Un film qui nous raconte l'histoire d'un personnage torturé incarné par Michael Fassbender noyé dans son addiction sexuelle. Avec parfois quelques longueurs, ce film est néanmoins un incontournable du réalisateur Steve MacQueen.