8117 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
932 critiques spectateurs
5
131 critiques
4
304 critiques
3
196 critiques
2
142 critiques
1
85 critiques
0
74 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Rémi T
4 abonnés
85 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 13 juillet 2012
Qu'il est difficile de se faire une opinion pour ce film. Il est vrai que l'oeuvre dispose d'une remarquable puissance graphique, avec des plans uniques aux tons mélancoliques, sombres. L'acteur principal exerce son rôle avec perfection, on plonge petit à petit avec lui dans sa nevrose malsaine. Mais voilà, nous avons droit à quelques scènes interminables, qui sont d'une durée inexpliquée. Puisque les scènes les plus percutentes sont les plus brèves, on attendrait d'avantage une certaine profondeur. Les dialogues sont rares et auraient mérité plus de consistance. Bref, un film assez spécial, que l'ont pourrait qualifié d'authentique, on doit lire entre les lignes, entre les images pour y découvrir les moindres subtilités.
Second long métrage de Steve McQueen Après un film violent sur les prisonnier irlandais en 1981, McQueen nous livre ici la vie d'un accro au sexe à New York. Comme son prédécesseur, ce film est extrêmement bien maîtrisé visuellement et nous présente une image superbe dont les teinte froide nous font ressentir la douleur du personnage principal. Personnage principal encore une fois interprété par Michael Fassbender, qui livre à nouveau une performance exceptionnelle. En effet, il joue à merveille ce personnage froid et distant obsédé par le sexe et sans cesse à la recherche de nouveau "plan cul". Au niveau du son, on oscille entre le silence pesant et les moment soutenu par une musique généralement classique, s'adaptant parfaitement à l'ambiance du film. Au final, McQueen nous livre un drame superbe dans la lignée de Hunger en remplaçant la violence par une présentation extrêmement crue du sexe. Un film qui vaut le détour.
Avec un titre comme celui-ci, le moins que l'on pouvait espérer c'était de voir la honte retranscrite à l'écran. Effectivement c'est le cas et ce que j'ai trouvé vraiment fort c'est qu'en tant que spectateurs, on ressent de la honte, la même que vit le personnage principal mais on ne la ressent pas pour nous et bien pour lui. C'est le point fort du film, d'être extérieur, de ne pas juger, et de simplement montrer les évènements et ce qui est. Autre point du film qu'il faut aborder c'est son thème : L'addiction sexuelle. Sujet sensible donc, et pour qu'il puisse être crédible et bien traité il fallait de bons acteurs pour donner vie aux personnages, qui sont par conséquent les éléments principaux sur lesquels toute la réussite du film va reposer. Steve McQueen a su cependant bien s'entourer puisque Michael Fassbender et Carey Mulligan livrent tout deux des interprétations magistrales qui forcent le respect. Mais autant le jeu d'acteur est excellent, autant le film souffre de trop nombreux défauts qui gâchent un peu le plaisir de voir des personnages si torturés. C'est en partie ce côté détaché et externe à tout dans lequel le film s'enlise qui en est la cause. Et la conséquence à tout cela c'est qu'aucune vie n'émane de l'oeuvre. J'ai clairement ressenti un grand vide en le regardant, comme s'il manquait quelque chose. Alors peut-être suis-je tout simplement passé à côté, mais le fait est que je n'ai pas du tout accroché. Pourtant j'aime beaucoup les films "lents", du genre "Drive" ou "Sleeping Beauty" où les silences deviennent poétiques, et jouent à la tension du film, alors qu'ici ils ne font qu'augmenter l'impression de vide. Alors ça peut-être vu comme une représentation du vide que ressent le personnage dans sa vie, mais ça reste gênant et regarder du vide, ou bien la vie complètement vide de quelqu'un, et bien c'est ennuyeux. C'est dommage d'autant plus que de nombreuses choses assez intéressantes sont présentées, comme par exemple la relation entre le frère et la soeur, mais ne sont pas assez approfondies, comme par exemple la fin qui devient donc très prévisible. Ensuite puisqu'il faut bien en parler et ça me permettra de finir sur un point positif: le sexe. On aurait pu rapidement tomber dans le vulgaire et l'outrance, mais bien que les scènes puissent être assez explicites et même parfois assez crues, elles ne sombrent pas dans ce qu'on pourrait appeler de la simple "pornographie". D'après les réactions que j'ai lu beaucoup l'ont perçu de cette façon, et je trouve que bien que cela puisse gêner le spectateur (et c'est d'ailleurs le but du film) ce n'est jamais choquant. C'est même beau esthétiquement parlant et là dessus on peut dire que McQueen a fait un très bon boulot. Je sors donc un peu déçu de ce "Shame". Bien que certaines choses soient intéressantes, que le casting soit excellent et qu'il soit très beau visuellement, l'ensemble manque cruellement de vie, d'approfondissement et devient vite ennuyeux.
Carrey Mulligan dans deux des meilleurs films de l'année 2011, Drive et Shame, qui sont similaires, notamment au travers de la mise en scène et de la photographie superbes, les deux "héros", deux "monstres" incapables de contrôler leurs actes, et donc Mulligan, posée en spectatrice tragique de leurs travers et mal-êtres. Contrairement à ce qui a pu être dit, le film n'est pas long, ni lent, il passe très vite, pour peu qu'on se laisse embarquer dans l'histoire et l'énorme performance de Fassbender. Il y a un vrai rythme, une tension palpable, en autres dans les séquences de début et de fin usant de manière ingénieuse du montage parallèle et de la musique magnifique de Harry Escott. McQueen filme un New-York froid et sinistre, nous gratifie de plusieurs plan-séquences bien foutus, qu'ils soient tournés en plan fixe (scène du dîner avec Marianne), ou en travelling (jogging de Fassbender dans N-Y by night...). Les scènes de sexe ne sont en aucun cas gratuites. La scène de triolisme est génialement mise en scène, et montre parfaitement la souffrance du héros jusqu'au paroxysme de la jouissance.
Mise à part la bande originale de ce film et notamment les oeuvres pour piano de Bach, rien dans ce film ne m'à plu. Curieuse de voir comment le réalisateur et le scénariste allait bien pouvoir traiter d'un sujet si déroutant et tabou que l'addiction sexuelle, je reste sur ma faim. Car même si on devine le mal être et la culpabilité débordante de l'acteur principal, véritable Sex Addict, aucune piste réflexion n'est vraiment abordée.Les scènes sont beaucoup trop longues, l'enchaînement des plans est beaucoup trop lent ... Bref on s'ennuie. Faire l'impasse sur ce film ne serait pas une mauvaise idée.
Un film Dérangeant , Le sujet est complexe et rarement utilisé au cinéma , et L'intérprétation de Michael fasbender et Carey Mulligan sont excellents dans leurs rôles . Enfin une réalisation soignée qui nous plonger dans un univers ou on se sent pas a notre place , en conclusion un film magnifique d'ésthètisme .
Shame c'est avant tout un drame. Dès les premières minutes nous pouvons sentir tout le malaise et le mal-être de Michael Fassbender. Mal-grès quelques scènes inutilement longue on reste captivé par la performance des acteurs. Le sex-additctisme est ici très bien traité, d'une manière troublante et parfois glauque mais le résultat est brillant.
Visiblement tous le monde n'arrive pas à saisir la subtilité du travail de Steve Mc Queen surtout avec ce film. (En même temps, on est conditionné pour ne plus penser alors rien d'étonnant) Ce film n'est absolument pas moralisateur, au contraire il montre les choses de façon dépouillées de tout jugement, laissant apparaître l'essentiel qui se trouve justement (en autres) dans les longueurs et les silences. Un film très dur, sans jugement ni conclusion, juste un constat sur la détresse lier un un des maux de notre époque, où l'on a de quoi se sentir perdu... Si vous n'êtes pas du genre de spectateurs a réfléchir et voir plus loin que les images que l'on vous montre, vous n'aimerez pas ce film. Il en faut pour tous les goût mais les goût et les couleurs ça se discute pas; alors si vous préférez le cinéma de divertissement pur et où vous n'avez pas besoin de trop réfléchir, ou ressentir, n'allez pas le voir. Si vous êtes cinéphile, rien que pour le travail de Mc Queen, il faut le voir. J'ai vraiment aimé ce regard sur la ville de New York, comme on ne la montre jamais... intéressant.
Difficile de juger un tel film. Néanmoins, un mot me vient : bof. Il est vrai que les ambiances sont particulièrement bien travaillées, la psychologie des personnages est complexe et cohérente, le sujet abordé est effectivement peu commun au cinema et que dire de la performance de Michael Fassbender ! Toutefois, j'ai davantage l'impression d'avoir regardé un docu-fiction sur la vie d'un gars accroc au sexe qu'une véritable oeuvre cinématographique. Tout le long du film, on ne reste que spectateur de ce qu'il se passe, des milliers de perches pourraient être tendues pour nous impliquer dans ce drame mais il n'en est rien. Le film ne permet l'émergence d'aucune pensée, d'aucune émotion (même lors des scènes les plus "fortes"). Le tout reste donc très plat et finalement peu fouillé. C'est certainement le parti pris par le réalisateur, on aime ou aime pas, et moi, j'aime pas.
Superbe film. Vraiment on voit les deux aspects du personnage entre son addiction et la vie qu'il aimerait avoir. Ce n'est pas un film à voir avec un regard "ça va être trash et dégeu" mais comment si vous alliez voir un film sur l'addiction à une drogue. Je déconseille avant 18 ans, avant ça on risque de ne pas comprendre. Super acteur aussi, bravo !
Ce film est lent et décousu. Les scénes sont longues, le personnage principal quasiment muet y joue pour beaucoup. Meme si le sujet traité est interéssant et plutot dans l air du temps, on ne retient rien de ce film.
Sur le plan artistique, Shame est une œuvre très intéressante et parfaitement maitrisée par son relativement jeune mais prometteur réalisateur, Steve McQueen II. Le film est tourné de façon exemplaire, certaines images sont d'une beauté extraordinaire, et chaque plan semble avoir été minutieusement élaboré au préalable. On comprend mieux les raisons qui ont fait que cette œuvre s'est vue attribuer la Caméra d'or lors du festival de Cannes de l'année 2008. La prestation des différents acteurs est également remarquable (principalement celle de Michael Fassbender, l'acteur principal, qui parvient ici à nous transposer totalement dans son univers à la fois morbide et sinistre) et il faut aussi souligner l'excellente qualité de la mise en scène de M. McQueen II. Néanmoins, les critiques les plus pointues diront que l'on peut retrouver dans ce film quelques défauts récurrents, tels que la monotonie de certains plans ou encore la fâcheuse tendance du réalisateur à tomber dans la surenchère, aussi bien au niveau du scénario que du côté esthétique. Effectivement, sur ce dernier point, il est indéniable que M. McQueen II, malgré tout le mérite qui lui revient pour cette œuvre, pêche parfois dans son envie de choquer le spectateur et tombe ainsi en quelque sorte dans une exagération apathique qui risque d'avoir l'effet inverse de celui escompté (au moins, une sensation d’ennui et, au pire, de dégout et de répulsion). Personnellement, je pense que la scène dans laquelle on voit Brandon (le principal protagoniste) pénétrer dans un club gay et s'adonner à des pratiques que l'on pourrait qualifier de "douteuses", voir même d'"immorales", constitue certainement l'un des exemples les plus concrets pour illustrer tout cela. En effet, le réalisateur fait ici, selon mon humble avis, un raccourci un peu maladroit et surtout mal approprié entre l'addiction sexuelle dont souffre Brandon et la déviance sexuelle sous toutes ses formes (ici, l'homosexualité, mais cela aurait très bien pu être la pédophilie ou la zoophilie). Mais malgré ses quelques défauts dont il était cependant très important de mentionner l'existence, Shame reste un très bon film traitant de manière totalement décomplexée un problème de société très contemporain dans lequel un grand nombre de spectateurs risqueraient de se retrouver.
Quand j'ai entendu parler pour la première fois de ce film en 2011, je me suis dis que je savais déjà parfaitement à quoi il allait ressembler. Je m'attendais à quelque chose de sobre, provoquant, brutal, mais aussi maitrisé et avec une excellent performance. Et maintenant, un an plus tard, je viens de le voir et je n'avais pas tout à fait raison sur toute la ligne : certe ce n'est pas un film qui traite un sujet facile, et il se doit donc d'être sobre et parfois explicite, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il soit présenté de cette façon là. Je m'attendais à ce qu'on me décrive un personnage antipathique mais torturé par ce qu'il est vraiment. A la place, j'ai plutôt éprouvé de la sympathie pour ce personnage, ce qui était un défi pour un film qui décide de traité un sujet comme celui-ci. Sa mise en scène est excellente, ses plans parfaitement cadrés, son protagoniste intriguant et intérréssant (grace au superbe jeu de Michael Fassbender, sans oublier Carey Mulligan, très bien elle aussi) et sa réalisation parfaitement maitrisée fait de "Shame" un bon film, plus prenant dans sa première moitié que dans sa 2ème mais qui vaut tout de même le coup, car il traite d'un sujet difficile et intime de façon explicite certe, mais aussi intelligente et émotionnelle. Note : ne le regardez pas avec vos parents, vous le regretterez!
Un film qui dérange, mais en même temps qui ne juge pas cet homme. Juste une description de sa vie qui est dictée par le sexe, avec le bon comme le mauvais. Plein d'émotions...