Il n’est pas anodin que l’assaut de la maison familiale, lors d’un dernier acte musclé et particulièrement réussi, commence par l’endormissement des parents de Christy qui lui-même répond à la névrose latente des parents d’Alan – fils irresponsable, potentiellement drogué, indigne en somme. C’est que Small Soldiers, comme nombre de films réalisés par Joe Dante, recourt aux codes du teen movie non pour conforter l’opposition entre deux générations, l’une incomprise, l’autre étouffante et aliénée par le travail, mais au contraire pour redistribuer l’imaginaire de l’enfance parmi les adultes, mieux pour raccorder ces derniers à leur besoin fondamental de fiction. Ce raccord passe par des crises et des sevrages symboliques, en l’occurrence ici l’utilisation de médicaments introduits dans une boisson alcoolisée ; nul hasard si le maître mot des personnages est l’éducation, choix curieux compte tenu du genre investi – le teen movie – qui la rejette souvent en bloc au nom d’une prétendue liberté de toute chose. C’est que l’éducation passe, dans le cinéma de Joe Dante, par l’erreur, par la transgression des règles de conduite et d’usage qui conduisent nos héros à apprendre d’eux-mêmes. Pensons à l’évacuation des eaux du bassin dans Piranhas (1978), aux trois règles non respectées dans Gremlins (1984), à l’expérience aux limites de la science proposée par Innerspace (1987) ou à la curiosité paranoïaque qui prend le dessus dans The ‘Burbs (1989). L’imagination constitue aussitôt à la fois une faculté mais aussi et surtout une énergie à exploiter pour se tirer d’embarras : appeler les Gorgonites à la révolte en quittant leur statut de perdants et devenir des héros, exploiter le réseau électrique du quartier, bidouiller, inventer. Nous regretterons alors que Small Soldiers ne prenne davantage le temps d’innover, lancé à toute allure dans une intrigue balisée et guère surprenante : qu’est devenu le sens du rythme, alternant séquences d’action et scènes intimistes, qui faisait la réussite de Gremlins ? La multiplication des références au cinéma de guerre, peu subtiles au demeurant, l’enchaînement mécanique des démonstrations numériques, le second degré permanent, tout cela mine un long métrage dépourvu de spontanéité et, ô malheur, d’identité véritable. Reste un talent de mise en scène certain. Reste la partition grandiose de Jerry Goldsmith qui croise de façon ludique et intelligente ses œuvres précédentes. Une curiosité divertissante, néanmoins mineure dans la grande filmographie de Joe Dante.
Petit film d'époque sympathique qui prête à sourire tant les invraisemblances sont nombreuses. Finalement, tout est possible et aurait pu durer éternellement sans ce champs magnétique.....
Wsh les Boys ca va, gros film lourd en sfx story super bien rédigé impossible de s’ennuyer devant ce chef d'oeuvre la vie bon souvenir avant la generation Z. Merci Gulli.
Sans doute le dernier long métrage notable de Joe Dante, Small Soldiers symbolise tout ce qui a fait sa renommée pendant sa période faste. Plutôt acerbe concernant la critique sociétale dans son ensemble, son film n'en reste pas moins très fun et très ludique. Les effets spéciaux ont très bien vieillis et l'on retrouve quelque peu l'atmosphère des Gremlins, ça reste pour toute la famille avec différents degrés de lecture et surtout dans l'ensemble, ce gigantesque foutoir est assez jubilatoire ! En outre ça fourmille d'idées de mise en scène, c'est plutôt drôle et sacrément fun, sans oublier une petite morale bien sympathique. Du tout bon au final et un film plutôt mésestimé alors qu'il est bourré de qualités. A voir et revoir.
Certes, le début est très sympa et l’on retrouve son âme d’enfant devant de formidables jouets évolutifs. Toutefois, une fois l’intrigue installée, le rythme n’évolue pas vraiment jusqu’à un final heureusement très énergique. Il est toutefois dommage que les personnages principaux ne soient pas assez brossés ou qu’ils soient parfois trop caricaturaux. Ainsi, ce « Gremlins 3 déguisé » manque tout de même de folie pour s’imposer comme un film culte même s’il se laisse tout à fait visionner.
Un petit film relativement sympathique, les acteurs sont corrects, l'animation est visuellement agréable à regarder. En revanche, il y a beaucoup d'incohérences scénaristiques... Est-ce un film pour enfants? Une comédie? Ou autre? Small Soldiers surfe sur plusieurs catégories sans trop les approfondir, dommage.
Quinze ans après avoir donné vie aux gremlins dans le film éponyme de 1984, Joe DANTE anime des jouets équipés d'une puce mise au point par le ministère de la Défense. "Small Soldiers" est un film culte de la fin des années 1990 qui a réalisé le rêve de beaucoup d'enfants à l'époque. Doté d'un scénario simpliste, le film s'apprécie comme un plaisir coupable que l'on ne se lasse jamais de revoir. La bataille entre le Commando d'Élite et les Gorgonites offre également de bonnes références cinématographiques.
Ce film étonnamment assez méconnu, réalisé par Joe Dante et sorti en 1998, n'est pas mal du tout ! C'est l'histoire de petits soldats en plastique, des jouets quoi, dont la puce ne les rend que trop vivant. J'avais vu ce film il y a déjà quelques années et, bien qu'en ayant gardé un bon souvenir, je ne ne m'en souvenais plus tellement et je ne regrette pas de l'avoir revu car il est toujours aussi bon ! L'histoire n'est pourtant pas spécialement originale, on a tous en tête un film avec des jouets devenant vivants mais c'est vrai qu'ici, c'est plutôt bien fait, tout simplement. On retrouve d'ailleurs une certaine ambiance des années 80, bien que le film date de la fin des années 90 ! Effectivement, ou alors ce n'est peut-être qu'une impression personnelle, mais nous retrouvons cette ambiance des films de Steven Spielberg, dont le film est d'ailleurs produit par ses studios, DreamWorks et Amblin, et puis surtout, nous retrouvons la patte de Dante et notamment le style qu'il avait notamment déjà adopté sur son film le plus célèbre, à savoir "Gremlins". Déjà que le film comporte des clins d’œil envers ce dernier (on retrouve également Dick Miller, acteur fétiche du réalisateur, tout le temps dans un personnage réactionnaire), il adopte également la même ambiance, la même atmosphère, notamment grâce à des situations similaires, à la banlieue et aux personnages, finalement très similaires dans les deux films. Nous retrouvons également toute cette critique de la nouvelle technologie, qui n'en est ici que plus marquée, forcément, le vendeur de jouets anciens en bois se retrouve confronté à la violence et à la technologie des nouveaux jouets. Mais pour autant, le film ne sonne pas déjà-vu car, tout d'abord nous n'avons pas affaire aux mêmes monstres, les discours sociaux et métaphores n'étant alors pas les mêmes, et puis, dans les années 90, nous avons beaucoup de films traitant de la violence, à la fois visuellement mais aussi dans les discours qu'ils adoptent. En plus de nous rappeler les années 80, le film s'inscrit donc également dans son époque. Du côté des acteurs, nous retrouvons Kristen Dunst, Gregory Smith, Phil Hartman etc. mais également Tommy Lee Jones dans la voix de Chip. "Small Soldiers" n'est donc pas le plus culte des films de Joe Dante mais c'est tout de même un bon divertissement qui mérite d'être plus connu !
C’est du pur Joe Dante,on peut considérer Small Soldiers comme un faux remake de Gremlins fait à la fin des années 90. Sur le thème des jouets et des jeux violents il nous fait un film vraiment drôle, acerbe, porté par de vrais gueules de cinéma. Ce film a tout de même le goût d’un cinéma disparu, un cinéma qui ose tout en laissant transparaître son amour pour cet art, le divertissement réfléchi, et une forme de popularité au sens noble du terme. Dommage que les effets spéciaux aient pris un petit coup de vieux et que le film ressemble beaucoup trop à Gremlins pour qu’on ne soit pas tenté de les comparer en permanence.
Vu que c'est réalisé par Joe Dante et vu la trame du film on ne peut s'empêcher de penser que Small Soldiers est un 3ème volet déguisé de Gremlins avec des petits êtres semant la pagaille dans une gentille et paisible ville américaine. Le début est très sympa, les 30 premières minutes se suivent avec un réel plaisir et l'on retrouve avec joie l'esprit et le style d'autres films du même genre toutefois il est regrettable que l'histoire a du mal à évoluer et cela se ressent dans le rythme du film qui devient plus calme. Le milieu du film est un ventre mou qui a du mal à me séduire même le final se voulant tonitruant m'a semblé très banal. Après les acteurs jouent bien notamment les jeunes interprètent en particuliers Kristen Dunst, les jouets sont bien doublés, 20 ans après sa sortie les effets spéciaux fonctionnent toujours très bien mais je trouve que la magie n'opère pas cette fois-ci. Et je rajouterais que si les producteurs de l'époque avaient considéré ce film trop violent pour le jeune public je le trouve pour ma part par moment assez enfantin et manquant de folie.
Cela faisait un bon moment que je ne l'avais pas vu, et clairement celui-ci m'a paru moins riche que lors de mon premier visionnage. Niveau effets spéciaux, rien à dire : plus de vingt ans après, ces derniers restent toujours très efficaces, voire très nettement appréciables au vu de la bouillie numérique que l'on nous ressert régulièrement aujourd'hui. Les différents jouets sont ainsi plus vrais que nature : mouvements, expressions... C'est vraiment du très beau boulot, amenant une vraie personnalité à ce blockbuster assez original dans son idée initiale, confortée par une dimension légèrement anti-militariste pour le moins inhabituel chez l'oncle Sam. Seulement, ayant bien grandi depuis sa sortie, je vois plus facilement les limites de ce genre de spectacles et ici, il s'agit du scénario. Pourtant, il y a de bonnes idées: l'intelligence artificielle conçue à des fins militaires au départ, intégrer les Barbie pour se joindre à l'armée des « bad guys », choisir le casting des « Douze Salopards » pour doubler les gros militaires bornés et celui de « Spinal Tap » pour les créatures pacifiques et pas toujours très malignes... Mais sur l'ensemble, si ce n'est une atmosphère nostalgique joliment rendue, notamment à travers la jolie relation qu'entretiennent Gregory Smith et Kirsten Dunst, je trouve que ça manque vraiment de liant, de matière, se contentant un peu trop de ces chouettes innovations durant 100 minutes sans proposer de réels rebondissements ou changement de rythme, la « grande bataille finale » m'ayant même paru un peu longuette, malgré, là encore, pas mal d'imagination, notamment dans la façon d'exploiter le décor et les différences de taille entre protagonistes. Un divertissement que l'on redécouvre donc avec un minimum de plaisir, ne serait-ce que pour son discours à contre-courant et ses effets visuels bien plus probants que le numérique d'aujourd'hui, mais dont la richesse nous paraît moindre dans le scénario et son évolution. Légère déception.
Après les Gremlins, Joe Dante nous fait replonger en enfance avec des jouets soldats qui vient vraiment et qui livrent une guerre sans merci au jouets monstres. Qui n'a jamais voulu faire vivre ses jouets préférés? Tous le monde ! d'où le plaisir de ce film, où Kristen Dunst, déjà dans les petits papiers des grands réalisateurs, essaye d'enrayer cette guerre ! Toujours produit par Spielberg, les effets spéciaux sont géniaux, ludiques et divertissants. L'humour bon enfant et qui donne moins de migraine qu'un film avec un scénario difficile et bien évidemment des clin d'œil juteux. Un petit film fantastique sympa !