Visuellement splendide! Allégories et métaphores s'enchaînent avec une intelligence et une sensibilité rare. Tous les comédiens sont magnifiques. Un film qui n'est pas facile d'accès mais qui vous procure un plaisir indicible si vous acceptez sa forme parfois abscons, ses effets de style par moment ampoulés et littéraires. Et sa longueur ...
Voila un 3eme film de Xavier Dolan est toujours autant de qualité ! c'est magnifique avec des plans exceptionnel une B.O ennivrante ! un scénario captivant, des acteurs en perpétuel conflit pour montrer une chose ! Est-ce que l'indiférence des différences est possible dans un amour passionnel ? Je vous conseille vivement Laurence Anyways ! c'est un Grand film et Xavier Dolan se hisse au niveau de grand réalisateur ! La nouvelle génération est arrivé !
Quand on est devant le cinéma Québécois, c'est souvent étrange, voir malsain. Mais là, on est au summum ! 2h 39min d'atroce perversité de ce "Laurence" répugnant, le tout dans un amoncellement de scènes répétitives et longues. Seule une scène vaut le coup, quand le couple se ballade avec des vêtements pleuvant.
Film long, mais qui arrive tout de même a nous gardé jusqu'à la fin, on veut savoir ce qu'il va advenir de ce couple.
Melvil Poupaud est parfait dans le rôle, il y apporte de la douceur et une féminité sans tombé dans le cliché de "la grande folle". Quant à Suzanne Clément, elle joue juste, elle en est troublante. Le choix des décors, costumes, et plans nous rappel que nous somme devant du Dolan, et c'est ce qui m'as plu, il reste fidèle a lui même.
Le tout fait de ce film, un très bon film, qui fait plaisir a voir et qui sort le thème de la Transsexualité des clichés.
très bon sujet, très bonne dynamique au moins pendant une heure, après ça tourne en rond, ça s'éloigne, ça flippe, mais au final on reste subjugué par ce cinéma différent
Laurence Anyways, troisième long métrage du prodigieux et très contesté Xavier Dolan, mettant en scène Laurence Alia qui annonce à Fred sa compagne, qu'il ne peut plus vivre en homme mais qu'il doit devenir " celle [qu'il] est né" Ce film de 2h48 s'étale sur 10 ans de 1989 à 1999. Ce film n'est pas un documentaire-fiction sur la Transsexualité, il parle d'un amour impossible, fort et passionné, et quoi de plus déchirant pour un couple le changement de sexe d'un des partenaires ? Xavier Dolan crée ce fantasme à la caméra, nous montre une nouvelle histoire d'amour au cinéma, cet amour assez new-wave et fantasmé emporte le spectateur notamment dans les "scènes-clips" ( Boîte de nuit, cinébal, Ile au noir" et ce spectateur devient témoin de cette chute amoureuse et le laisse perplexe ( scène du restaurant, et dispute à l'île au Noir). Xavier Dolan met en scène les obstacles sociaux, moraux que Laurence rencontre et questionne le spectateur sur cette personne que la société marginalise mais qui se targue d'être normale. Entre un jeu très réservé et très percutant de Melvil Poupaud et un jeu animal de Suzanne Clément ( récompensée à Cannes ), le couple devient une figure de l'amour impossible.
Quel scénario et quel film !! L'actrice canadienne est incroyable, et Melvil vraiment dans ce rôle est surprenant et au final ça passe. La bande son est extra, et même si le film est long, on ne le sent pas du tout passé. C'est émouvant, touchant, drôle par moment enfin tout est dans cette histoire incroyable et juste. Très beau film.
Un sujet difficile, bien plus difficile que dans ses précédents films, traité avec intelligence et gravité et même une pointe parfois de légèreté (une révolte sire?). Remarquable !
Un scénario excellent écrit par le jeune génie canadien Xavier Nolan. Le script est porté par des acteurs magnifiques ( Melvil Poupaud, Suzanne Clément). On se laisse agréablement porter pendant 2h30 par le récit d'une nouvelle vie. Le film est soutenu par une bande original électro-pop des années 80 excellente qui donne encore plus d'épaisseur au long-métrage.
Il a un prénom de femme, elle a un prénom d’homme. Laurence et Fred sont amoureux, fous amoureux. Mais ils ne vivent pas une histoire d’amour comme les autres. Parce que nous sommes en 1990 et parce que Laurence veut devenir une femme.
Dans son troisième long-métrage, Xavier Dolan dépeint la passion amoureuse sous les traits d’un drame identitaire. Un scénario de 2h40 qui file à toute allure, des costumes extravagants et de la musique des années 90, nous voilà emportés dans la vie de Fred et Laurence sur plus d’une décennie.
Lire la suite ici: http://quaiducinema.wordpress.com/2012/08/13/dolan-calme-et-volupte-laurence-anyways-xavier-dolan-2012/
Très bon film, j'en profite pour conseiller d'aller le voir au Brady où il est actuellement diffusé, cette salle dispose en effet d'un écran 4/3, et ce film en 4/3 est parfaitement projeté en plein écran dans celle-ci.
Un pur chef d'œuvre ! Je ne comprend pas que ce film n'ait pas été sélectionné pour la palme d'or !! Suzanne clément est parfaite dans ce rôle !!! L'esthétique vintage du film ma vraiment touche .. Un film qui reste gravė dans ma mémoire malgré le temps qui passe ! Carton plein pour Nolan après j'ai tué ma mère et les amours imaginaires . Je suis fan !!
À 23 ans, Xavier Dolan en est déjà à son troisième long métrage… Après les remarqués « J’ai tué ma mère« , qui évoquait les relations on ne peu plus tendues entre un ado homosexuel et sa mère, et « Les amours imaginaires« , l’histoire d’une sorte de ménage à trois platonique dans lequel deux amis (un gars, une fille) se disputaient le même éphèbe, il revient sur les écrans avec « Laurence Anyways« , une histoire d’amour sur fond de transidenté. Si son style baroque et volontiers esthétisant peu agacer, il faut reconnaître que le jeune cinéaste québécois a réussi en quelques petites années à marqué sa patte faite entre autres de ralentis bariolés sur fond de musique pop dans le paysage du film francophone. Son dernier film s’est d’ailleurs vu récompensé de la Queer Palm au dernier Festival de Cannes, qui a toujours fait honneur aux films de Xavier Dolan dans la sélection « Un certain regard ».
Si « Laurence Anyways » parle d’un homme qui veut (et va) devenir femme, c’est avant tout d’une histoire d’amour dont il est question. Celle d’un couple passionné : lui, Laurence (Melvil Poupaud), prof de littérature de 35 ans et jeune romancier prometteur. Elle, Fred (Suzanne Clément), scripte dans le cinéma, qui l’aime depuis quelques années. Sauf qu’un jour, Laurence révèle à Fred qu’il a toujours voulu être une femme, et lui demande de l’accompagner dans son processus de transformation. Voilà de quoi ajouter à la confusion des genres déjà instaurée dans le choix de leurs prénoms (comme Fred, Laurence est un prénom mixte au Québec)… Cette métamorphose de Laurence en femme, que l’on suivra sur une dizaine d’années (de la fin des années 80 à la fin des années 90) n’est pourtant pas le sujet central du film, puisque c’est sur la relation entre ces deux personnages qui s’aiment et se déchirent que Dolan se concentre.
A travers les différentes étapes qui marquent le parcours de Laurence vers sa transformation finale, le cinéaste explore des thèmes multiples. Comment accepter que ce qu’on aime chez l’autre est tout ce qu’il déteste chez lui, comme lui crie Fred quand il apprend sa décision. Comment l’accompagner malgré tout dans sa transformation et faire face au regard des autres et de la société. Comment conserver le désir pour quelqu’un qui change de genre… Si Fred tente au départ tant bien que mal de soutenir Laurence dans sa démarche et son parcours du combattant, au détriment de ce qu’elle veut (« un homme »), leur couple ne pourra survivre à la volonté d’être elle-même de Laurence. Une histoire d’amour tragique et moderne en somme, mais pleine de vie, de force et d’espoir. L’espoir que Laurence garde de retrouver un jour celle qu’elle aime, mais qui ne peut pas l’aimer telle qu’elle se veut être.
Il faut saluer ici la prestation d’une grande sobriété de Melvil Poupaud, qui évite l’écueil d’en faire trop et s’avère à la fois convainquant et très touchant. Sa prestation est cela dit quasiment éclipsée par celle de sa partenaire Suzanne Clément, criante de vérité, d’amour, et d’une rage qu’elle laisse éclater au détour de scènes particulièrement intenses. Le reste du casting n’est pas en reste avec notamment une Nathalie Baye épatante dans le rôle parfaitement écrit de la mère de Laurence, et Monia Chokri, irrésistible, qui incarne la soeur lesbienne de Fred.
Si on peut reprocher au film sa durée peut-être un peu excessive et ses effets de style parfois un peu trop appuyés (il faut aimer), il faut reconnaître que « Laurence Anyways » est un film d’une grande force et d’une grande beauté, qui ne laisse pas le spectateur indifférent. Son auteur est décidément un jeune réalisateur à suivre.
Un film bouleversant à tout niveau ... Xavier Dolan un jeune réalisateur Canadien qui fait un boulot très intéressant. Il bouleverse les codes établie de la trans-sexualité et aborde un sujet très contemporain encore peu exploré par d'autres réalisateurs (selon moi). Seul regret, j'ai l'impression que quelques scènes aurai pu être plus développer pour mieux comprendre certain personnage ou certaines scènes. Manque de temps, d'argent ? Ceci étant dit je conseil à tout amoureux du 7ième art d'aller voir ce film.