Laurence Anyways
Note moyenne
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330 critiques spectateurs

5
81 critiques
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58 critiques
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27 critiques
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20 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 août 2012
La durée du film a dû en décourager plus d'un mais c'est encore une fois un chef d'oeuvre que signe Xavier Dolan. Musique et prises de vue rythment le film et nous font oublier sa longueur. Brilliant et loin de stereotypes, Dolan nous étonne une nouvelle fois.
Colette L.
Colette L.

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2012
A voir absolument.
Un film génial et bouleversant porté par des acteurs prodigieux.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 août 2012
2h39 de pur bonheur!
Un film qui montre toute la difficulté et les problèmes engendrés par un tel choix de vie.
sophiet22
sophiet22

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2012
Une histoire d' amour contrariée filmée avec émotion. Une réalisation plutôt originale et une BO qui m'a donné des frisons.
Lucas65
Lucas65

140 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2012
Pour moi, Laurence Anyways est LE choc cinématographique en 2012, un véritable rêve de cinéma d'ont l'on ne voudrait jamais sortir. Un film complètement abouti, maitrisé à tous les niveaux. Xavier Dolan est pour moi un génie, qui à l'instar d'un Stanley Kubrick (si, si !) mobilise avec une rare virtuosité tous les moyens de cinéma, en terme de son, d'image, de montage, de musique, d'imaginaire fictionnel, d'écriture, d'influences cinématographiques pour livrer un objet filmique "total", "cosmique", d'une puissance quasi inégalable dans le paysage cinématographique actuel.
La différence avec un Stanley Kubrick - cerises sur le gâteau - c'est qu'il rajoute à son cinéma de "mégalomane" (au bon sens du terme : l'ambition et le goût du risque sont 2 qualités essentielles que doivent posséder tout grand cinéaste), une sensibilité "queer", une compréhension incroyablement fine de l'humain, un humour ravageur, un sens incroyable de la réplique, une esthétique du "mauvais goût" et de la vulgarité extrêmement élaborée, une manière - presque un art - de digérer des influences multiples et variées (Almodovar, Araki, Cassavetes, Cameron, Wong-Kar-Wai etc.) et de les incorporer avec une rare intelligence dans son imaginaire de cinéaste, pour livrer au final une oeuvre qui n'appartient qu'à lui.
Dolan est peut-être un pilleur fou (mais qui ne l'est pas parmi les grands cinéastes actuels ? : difficile de faire l'impasse sur l'histoire du cinéma !), mais un pilleur d'une cohérence et d'une virtuosité inouie.
Tout dans Laurence Anyways, plus encore que dans J'ai tué ma mère et Les amours imaginaires, me parle, me séduit, me bouleverse :
- Les dialogues sont profonds, pertinents, caustiques, brillants, drôles. Les échanges entre Melvil Poupaud et Nathalie Baye sont un régal dont je ne me lasserai jamais. Idem pour toutes les scènes entre Laurence et Fred.
- la direction d'acteurs, qui est exceptionnelle : Suzanne Clément dans un registre hyper spectaculaire, émotif, "félin", explosif, Melvil Poupaud dans un registre plus "infra", délicat, secret, pudique. Tous les acteurs secondaires (Nathalie Baye absolument géniale) sont idéalement castés et dirigés !
- Dolan gagne sur tous les registres : la fresque lyrique, la comédie queer, la drame sentimental, le clip au délicieux mauvais goût... Il n'y a dans son film, aucune minute à enlever. Les 2h 30 passent comme un rêve que l'on souhaiterait éternel...
- Tout, dans le film, bouleverse, touche vraiment au plus profond. Tout ce que dit Laurence Anyways sur l'affirmation de soi, le courage, l'égoisme parfois nécessaire, l'impossibilité du couple, la nécessité d'honnêteté envers soi-même et les autres, la solitude, l'impuissance à comprendre autrui, le poids écrasant des parents etc. témoigne d'une intelligence émotionnelle, d'une sensibilité, d'une finesse absolument prodigieuses pour un cinéaste de seulement 23 ans.
- Quant à la BO, je vais faire bref tellement elle est parfaite (le morceau final "Let's go out tonight" de Craig Armstrong, quelle merveille !)...
En bref, des films comme cela, aussi amples, puissants, ambitieux, risqués, bouleversants, euphorisants, il y en a très, très peu dans l'histoire du cinéma. Une chose est sûre : Xavier Dolan peut être désormais considéré comme l'un des très grands maitres du cinéma mondial !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 août 2012
Je peux parler de tout ce que je n’ai pas aimé : les scènes du début, très fabriquées, petits dispositifs hystériques censés dire l’amour fou des 2 personnages, les costumes (signés Xavier Nolan) d’un mauvais goût stupéfiant (même avec l’alibi de la reconstitution, les années 80/90 n’excusent pas tout !), et la "Nolanette", cette machine à clips qui se met en marche toutes les 5 minutes et tartine d’images exubérantes une BO sans accroc. Mais je peux dire aussi à quel point ces 2 heures quarante m’ont paru courtes, sans un poil d’ennui, et combien j’ai été scotchée par les deux acteurs, un Melvil Poupaud bouleversant et une Suzanne Clément incandescente.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 août 2012
film dont la violence n'a d'égal que la profondeur du sujet traité. Violence des rapports de couple sans fard ni concession. Suzanne Clément est extraordinaire, melvil Poupaud compose un personnage complexe et ambigu de façon remarquable.
A voir absolument.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2012
Après un premier long-métrage sympathique (J’ai tué ma mère) et un second que je n’ai pas encore eu l’occasion de voir (Les Amours imaginaires), Xavier Dolan semble avoir fait le grand saut en laissant de côté son propre vécu pour se lancer dans une histoire purement fictive, sans délaisser la sexualité pour autant. Bien au contraire, en abordant le thème des transgenres, on pourrait penser que l’auteur québécois réalise sa confrontation la plus directe avec ses sujets de prédilection. L’identité, l’amour impossible, tout ça (bien entendu, comme dit précédemment, je n’ai pas vu Les Amours imaginaires). Les premières minutes de Laurence Anyways suffisent à retrouver l’esprit qui occupait déjà chaque plan de J’ai tué ma mère. La symétrie, les couleurs, les lumières... Tout est de nouveau présent pour ce troisième long-métrage qui confirme l’aisance du réalisateur à imposer sa Dolan Touch. Cette certaine élégance publicitaire qui s’étale ici sur 2h40… Une durée qui ne se fait pourtant pas sentir, tant l’univers de ce couple s’avère intéressant. Intéressant par leur volonté de surmonter ce qui semble insurmontable, Laurence ayant – semble-t-il – fait un choix décisif, qui ne peut lui permettre de conserver le confort de sa vie d’avant. Il ne peut pas tout avoir et ses proches ne manquent pas de le lui rappeler. Confort en apparence uniquement, puisque si tout semblait d’amour et d’eau fraiche pour Fred (la copine de Laurence), la présence d’un service trois pièces chez ce dernier paraissait devenir de plus en plus malvenue, jusqu’au jour de ses trente ans, où tout explose. Comme si, tout à coup, la présence d’un nom féminin sur le corps d’un homme reprenait ce qui lui est dû, et que Laurence était voué à devenir la femme qu’il aurait dû être. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de penser que, en suivant cette logique, Fred aurait pu elle aussi décider de changer de sexe, comme semble le laisser entrevoir la fin du film (la coupe androgyne de celle-ci me laissant sceptique concernant un éventuel retour à la source). Et puis de toute manière, une telle interprétation est purement française puisque si l’on en croit les dires de Dolan, Laurence serait un prénom mixte, au Québec. Ainsi donc, c’est un amour impossible. Cette solitude récoltée par le protagoniste, était-ce réellement le choix de Laurence ? L’existence d’un éventuel bonheur serait donc impossible pour elle ? Voilà ce que semblent sous-entendre les yeux qui occupent l’excellent prologue du film, où les mœurs d’une certaine population semblent concentrés en une multitude de regards jugeurs, où l’ouverture d’esprit ne se fait pas percevoir. Par ailleurs, si Laurence se soucie plus de la perduration de son couple que du regard des autres, le long-métrage s’intéresse nettement à ces mœurs, que l’on peut voir changer plus ou moins à mesure que cette dernière devient femme. C’est ainsi que le film se voit étalé sur toute une décennie, nous abandonnant à une fin de millénaire. Conversation explicite où une journaliste décrète des « on entre dans une nouvelle ère ». Où l’évocation d’un « bug de l’an 2000 » prend la forme d’une révolution, d’une ouverture d’esprit plus grande. Où les questions condescendantes qui sortaient de la bouche d’une serveuse deviennent un « vous êtes belle » de la part de cette journaliste. Enfin, cette génération 90’s est aussi un prétexte pour développer toute une imagerie grotesque et kitsch au possible, où une galerie de personnages magistralement stéréotypés (les Rose, hilarants) apportent au long-métrage une touche d’humour extravagant. De fait, les pullovers à feuilles mortes et les foulards bleus pétants finissent par apparaitre tout naturellement – avec un mauvais goût faussement involontaire de la part du réalisateur –, sur les épaules de Melvil Poupaud et Suzanne Clément, les deux interprètes de cette tragique romance qui ne peut avoir de happy end. Lorsque la naïveté qui apparait sous les traits de Poupaud est mêlée à son ambition démesurée, Clément voit une occasion de se déchainer face à la caméra, lors de disputes où elle explose littéralement. Un fabuleux couple d’acteur qui sont parvenus avec brio à rendre leur personnage attachant, au point de ne voir défiler les minutes, les heures du film. En conclusion, Laurence Anyways est une très belle ode à la vie, à la tolérance, à l’amour. En gros, tout ce que l’on peut trouver de bon dans un film de Xavier Dolan, ici, dans une histoire d’amour peu banale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2012
Film en même temps très réaliste et romanesque. La bande musicale est excellente. C'est drôle et aussi très triste. On passe un moment formidable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2012
Avec Laurence Anyways , Xavier Dolan enfonce le clou.
Une mise en scène fantastique, des acteurs fabuleux et un scénario hors du commun.
On sent clairement la maturité du réalisateur dans ce troisième film qui nous touche vraiment.
a voir absolument
seul bémol, le film film parait longuet sur la fin cependant ce détail lui donne son charme, et sa crédibilité ;)
Timdu26
Timdu26

107 abonnés 481 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2012
Mais qu''est-ce qu'on peut dire devant un tel film ? Devant le talent évident de Xavier Dolan qui signe ici, pour moi, son meilleur film. Un film unique qui raconte une histoire d'amour unique. Rempli de mélancolie, de tristesse mais aussi de bonheur, de joie, Dolan arrive à arrêter le temps, grâce à sa réalisation originale, accompagnée par le montage divin dont la musique mystique nous fait voyager, penser, aimer. Une histoire si puissante, si forte. Laurence Anyways n'est pas un film seulement sur un homme qui se transforme en femme, c'est tout d'abord une histoire d'amour entre deux personnes qui s'aiment et qui s'aimeront toujours. Deux personnes liées jusqu'à la fin qui vont petit à petit s'égarer, ne plus pouvoir se voir, en ayant toujours ce sentiment que rien ne peut détruire leur amour, et que rien ne le détruira. Une fresque monumentale aux scènes remarquables, à la photographie majestueuse, aux costumes typiquement Dolannien, un film qui a la grande classe car il arrive à nous faire tenir pendant 2h40 par la succession des scènes originalement mises en places. Bref, Laurence Anyways est un film qui parle de la complexité de l'amour et de l'être humain, c'est un film magnifique et mélancolique, un film qui nous brise le cœur tout en nous donnant de l'espoir.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2012
J'avais beaucoup aimé "J'ai tué ma mère". Le nouveau métrage de Xavier Dolan apparait plus dense, plus riche, mais au risque d'être plus inégal et parfois même agaçant. On regrette donc que quelques digressions intello toc viennent parasiter l'âme du film : son histoire d'amour. La mise en scène est une nouvelle fois remarquable, tout comme la bande son.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 août 2012
Je ne connais pas les acteurs (à part Nathalie BAYE), ni l'auteur du film. Le début est assez rébarbatif, la caméra va dans tout les sens (mal de mer!). Il faut donc suivre (voir sur l'écran, 10 ans auparavant, 1 mois plus tard, 1990, 1995...). Pour l'interprétation de tout les acteurs, c'est un sans faute. Wouah pour la chevelure de Fred au bal ! C'est long dans l'ensemble, mais pas trop. Pour les dialogues, il faut suivre: l'accent Canadien, les expressions Canadiennes, il aurait fallu un peu plus de sous-titres. Dans l'ensemble, le sujet a été bien rendu, pas de tabou ni de cliché.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2012
Troisième long-métrage à seulement 23 ans pour le (très mature) québécois Xavier Dolan, après nous avoir sidéré avec J'ai tué ma mère (2009) et nous avoir laissé sur notre faim avec Les amours imaginaires (2010), il nous revient avec cette fois-ci, un film fleuve de… 160 minutes (!). Laurence Anyways (2012) narre l’histoire de Laurence, un professeur de littérature qui, venant d’atteindre la trentaine souhaite devenir une femme, un projet qui lui tient particulièrement à cœur et pour cause, cela fait années qu’il en rêve, pour lui, il aurait dû naître femme. Nous sommes à la fin des années 80, le film va suivre durant toute une décennie la lente transformation physique opérée par Laurence, de ses sacrifices en passant par des peines de cœur, de ses désillusions aux rencontres qui le marqueront à jamais. Xavier Dolan dresse des portraits touchants, sincères et tellement criant de vérité que l’on se prend rapidement d’affection pour le tandem incarné par Melvil Poupaud & Suzanne Clément. Dolan est parvenu à insuffler énormément de choses, passant de la colère à la tristesse en un claquement de de doigts. Le jeune réalisateur a sublimé son film, à commencer par sa direction artistique où l’on y retrouve de magnifiques acteurs, de Nathalie Baye en passant par Melvil Poupaud ou l’impressionnante Suzanne Clément (que l’on pouvait déjà retrouver dans le premier film de Dolan), ajoutez à cela une B.O électro collant parfaitement à l’univers du film (très années 80/90), des décors en passant par les costumes (les immondes gros pulls en laine). On aura aussi une pensée aux acteurs (et actrices) formant le groupe des "Five Roses", nous redonnant le sourire à la moindre réplique. Au final il en résulte une histoire d’amour impossible et au combien déchirante, dressant aussi le portrait de la transsexualité (chose relativement rare sur grand écran), magnifiquement interprété et mis en scène, seule regret et pas des moindre, que la durée importante du film se soit fait ressentir à plusieurs reprises. Signalons enfin que le film fut nominé à sept reprises lors du 65ème Festival de Cannes, mais ne remporta qu’un seul trophée (mais amplement mérité), celui du Prix d'interprétation féminine pour Suzanne Clément.
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 août 2012
Laurence Anyways passe complètement à côté de son sujet pour se raccrocher à l'évolution du couple que forment Melvil Poupaud et Suzanne Clément. Leur interprétation est catastrophique, pas moins que celle de Nathalie Baye, ce qui fait qu'on ne croit pas à la moitié des scènes, voire - pour mon voisin de fauteuil - à la relation toute entière. Je prendrais pour exemple la scène où Suzanne Clément insulte une serveuse pendant dix minutes. On a beaucoup de mal à s'attacher à ces personnages, malgré le fait qu'ils sortent de la norme, y compris à Laurence. En dépit de deux ou trois fulgurances cinématographiques, le film est interminable et truffé de scènes et de personnages inutiles. Il est bien loin d'être à la hauteur de ses ambitions. Xavier Dolan a intérêt à redescendre rapidement sur terre, sous peine que les critiques cessent de lui pardonner sa prétention démesurée.
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