Laurence Anyways
Note moyenne
4,2
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330 critiques spectateurs

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81 critiques
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132 critiques
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58 critiques
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27 critiques
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20 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 juillet 2012
Un très bon film et une belle histoire d'amour.
Seule critique, c'est un peu long et il y a quelques scènes notamment avec des effets visuels un peu cheap sur lesquelles le réalisateur s'apesantit inutilement.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2012
Un film splendide ! On ne voyait pas bien comment faire un film de 2h40 (!!!) simplement sur la base d'un changement d'identité sexuelle. Surtout dans un milieu socio-culturel où un tel changement n'a rien de définitivement rédhibitoire ; certaines scènes du film le démontrent. Et bien, le pari est réussi, grâce à la puissance extraordinaire de la mise en scène et l'implication des comédiens. De ces derniers, on retiendra surtout l'exceptionnelle Suzanne Clément qui a droit à plusieurs scènes d’anthologie, mais aussi la surprenante Nathalie Baye, le flegme incarné ! Melvil Poupaud tient son rang. Tous ces acteurs sont magnifiés par l'inventivité constante de la mise en scène qui joue des cadres, des couleurs, du découpage, de la voix-off pour vivifier chaque scène et relancer constamment l'attention dans ce film-fleuve. Xavier Dolan a énormément mûri depuis "Les Amours imaginaires" (et il a gagné en budget...). Quand on pense qu'à 23 ans, il assure scénario, dialogues, mise en scène, montage, costume, etc. C'est étourdissant. Attendons qu'il trouve des thèmes plus forts encore (il semble parfois enfermé dans son univers branché et arty) et ce sera un immense cinéaste.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2012
Xavier Dolan tout en traitant un sujet fort et profond, se fait plaisir, une fois de plus il nous gratifie des images léchées, très travaillées et souvent inspirées, mais tout cela semble TROP en rapport du scénario, c'est parfois dommageable, mais souvent jouissif, tant il manie la musique intelligemment. C'est superbe, mais l'émotion manque, car pas assez de simplicité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juillet 2012
Très bon film.
Une histoire assez originale traitée de manière sensible et cohérente. Une image très travaillée, une musique recherchée et omniprésente.
Parfois quelques passages ostentatoires, comme la scène de la soirée mondaine genre défilé de mode night club.
Mais j'ai vraiment beaucoup aimé ce film et franchement pas vu le temps passer.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2012
pour un sujet aussi ardu, ce film a un côté virtuose de part sa mise en scéne et ses formidables acteurs! et merci au réalisateur de ne pas y avoir joué...il est un génie qui j'espére va faire d'autres films aussi réussis.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 juillet 2012
De l'audace, un souffle de liberté, une claque aux préjugés. Faut-il nécessairement être jeune et/ou étranger à l'hexagone pour oser, pour s'autoriser à penser et à dire les choses autrement ?
nikko60
nikko60

6 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2012
Sur un sujet rarement traité au cinéma, le transgenre, Dolan nous sert une soupe indigeste avec des vrais morceaux de drame qui surnagent dans un bouillon fadasse.
Quelques moments forts, quelques passages oniriques appuyés, le tout noyé dans un flot de musiques qui ne parviennent pas à faire le liant.
On est parfois dans un clip, parfois dans une pub de parfum, mais dieu que tout cela est long et bavard.
La faiblesse apparaît surtout dans les scènes intimistes qui s'étirent jusqu'à perdre tout intérêt. Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour rendre le tout crédible, mais les spectateurs ne tiennent plus en place au bout d'une heure, consultent leur portable, changent de fesse sur leur fauteuil.
Pour ton prochain film Xavier, pense à nous, fais plus court, par pitié.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juillet 2012
J'avais fort peu apprécié le premier opus en 2009 du jeune "génie" québécois ("J'ai tué ma mère"), notant alors : "nombriliste sur le fond, hystérique sur la forme". Du coup, j'avais "zappé" sans regret son 2ème film ("Les Amours imaginaires") l'année suivante ! Cédant aux sirènes de la critique (tout en subodorant que je risquai de m'en repentir), je viens de m'infliger une vraie purge (2 h 40 - pour dire quoi d’ailleurs ? – « c’est beaucoup trop long », pour paraphraser le début du film, quand Laurence, prof de lettres, veut faire un mot pour dénoncer la logorrhée proustienne !). Qu'a voulu montrer (à défaut de démontrer) l'enfant chéri du Boboland (puisqu'il est à la fois à l'écriture et à la mise en scène) ? Une histoire d'amour majuscule entre Laurence et Fred (la meilleure trouvaille que ces deux prénoms épicènes), compliquée par la variable du "transgenre" ? Sans doute quelque chose comme cela, mais le scénario est filandreux au possible, les personnages, ou bien outrés (le duo central), ou bien oubliés en cours de route (comme la mère de Laurence, ou les "freaks" Rose), les péripéties et narrations diverses, ou délayées, ou elliptiques. Quant à "Laurence", le résultat tient plus du travesti que du transsexuel au visuel (aucun changement de certains caractères sexuels secondaires, comme la pilosité faciale – il semble que ses jambes étaient, elles, rasées – et encore la tessiture vocale) et surtout on ne sent guère son évolution psychologique, qui devait pourtant faire l’essentiel du propos. Aucune performance d’acteur donc pour Melvil Poupaud, au-delà d’un « histrionnage » peu convaincant. Sa partenaire canadienne, Suzanne Clément, est nettement meilleure en « Fred » : on lui doit les rares moments d’émotion (1 étoile pour elle seule). Verbeux, creux, mais (comme déjà noté pour « J’ai tué ma mère ») : « quelques (rares) idées de mise en images intéressantes ». Mon opinion sur Xavier Dolan n’aura donc pas évolué d’un iota ! Si vous voulez voir un mélo époustouflant sur l’ « alter-sexualité », je vous conseille plutôt « Mourir comme un homme » du Portugais Joao Pedro Rodrigues (2009) – rien à voir avec ce pétard mouillé (et prétentieux) !
fernand l
fernand l

222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2012
film original sur un sujet délicat.belles musiques,belles esthétiques
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2012
Xavier Dolan réutilise ici la force d’évocation et la qualité plastique qui avaient fait de ses deux premiers films de pures réussites artistiques. Son scénario n’est cette fois pas basée sur sa propre expérience mais évoque un autre thème propre à la communauté gay dont il s’ait fait le porte-étendard dans le cinéma québécois, celui de la transsexualité, et en lui donnant une approche unique, celle de la relation amoureuse hétéro confronté au changement de sexe d’un des deux conjoints. En étirant son récit sur 10 ans, et son film sur 160 minutes, le scénario se devait de creuser la psychologie des personnages, et là encore il s’agit d’une réussite littéraire grâce à l'écriture de dialogues passionants. Outre la mise en scène utilisant un style visuel lyrique plein de couleurs vives et de splendides ralentis romanesques, l’usage ingénieux de la musique et les interprétations des acteurs participent à nous faire passer un très bon moment de romance agitée.
Fabouille93
Fabouille93

3 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2012
Ce film m'a scotché! Sujet très bien traité, super jeu des acteurs. Le choix des musiques est très intelligent. Ce jeune Xavier Dolan a un avenir plus que prometteur: bravo à lui!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 juillet 2012
Comment parler de Laurence Anyways sans le trahir, sans l'abîmer, sans le ternir ? Film-fleuve imparfait, troublant, déroutant mais inattendu, inespéré. De ceux qui se glissent jusque sous la peau, dans les rêves de la nuit, qui accompagnent dès le réveil et offrent la certitude que oui, enfin, on a vu quelque chose de tumultueux certes, mais aussi de différent, nouveau, moderne. Pas révolutionnaire, non, puisque son sujet est vieux comme le monde et le cinéma, mais bien plus que cela. Unique. Merci donc à Xavier Dolan de m'emmener aussi loin, de me faire ressentir autant d'émotions en 2 h 39 mn. Le résultat est là. Impressionnant dès la première image de ce rideau flottant, vaporeux qui se soulève, jusqu'à la toute dernière qui arrive trop tôt et nous laisse orphelins de Laurence !

De quoi s'agit-il ? D'une bonne dizaine d'années dans la vie de Laurence (c'est un garçon) et de Fréd (c'est la fille !) qui s'aiment d'amour fort et rédigent des listes de tout ce qui pourrait éventuellement ne pas leur procurer du plaisir. C'est mainstream. Laurence enseigne la littérature de façon très rock'n'roll à de jeunes gens qui apprécient beaucoup la méthode. Fréd travaille dans le cinéma, script sans doute. Ils s'aiment fort je vous dis, se comprennent au moindre regard, s'amusent et parfois même parlent comme dans les livres. Et puis un soir, Laurence explose "il faut que je te parle sinon je vais mourir", et tout s''effondre, mais pas tout de suite. Il parle et ne meurt pas. Laurence veut devenir une femme. En fait, il EST une femme puisqu'il ne s'est jamais senti homme. Il (se) ment depuis 35 ans et il souffre. Fréd s'écroule : "tu me mens depuis qu'on se connaît, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu es gay ?". Sauf que Laurence n'est pas gay. C'est juste qu'il n'est pas un homme mais cela ne change rien, il aime toujours Fréd, plus que jamais. C'est décidé, dès la rentrée, il s'habille en fille. Le coup accusé, Fréd décide d'accompagner son homme dans la métamorphose et de le soutenir. Vaillante et généreuse, fougueuse, amoureuse, la jeune femme est même fière de son Laurence qui va devoir affronter ses proches, ses collègues, ses élèves, le monde...

Laurence, le premier matin du reste de sa vie, se présente au lycée où il enseigne, pour la première fois habillé en fille et maquillé, alors que ses cheveux sont encore très ras et l'allure bien masculine. La traversée du couloir est un moment inouï. Insolent et déterminé Laurence avance à grandes enjambées. Appuyé sur le bureau face à sa classe qui fait brusquement silence en le découvrant ainsi vêtu, le coeur de Laurence palpite au-dela de l'écran et fait vibrer celui du spectateur. Cet instant suspendu semble interminable. Ne comptez pas sur moi pour vous dire qui va rompre ce pesant silence et comment se conclut cette scène magistrale !

Puis Laurence se fait tabasser par un gras lourd, devient persona non grata de l'éducnat, rencontre de vieilles dames bariolées exentriques qui vont l'aimer sans condition... pendant ce temps Fréd perd pied, sombre dans la dépression et quitte Laurence. Si la scène ne vous fait pas sangloter, quittez la salle ! Séparés, Fréd et Laurence vont tenter de vivre, mais leur amour est plus grand que le temps et l'espace qui les éloignent désormais. Lorsque Laurence termine enfin son recueil de poèmes et l'envoie à Fréd pour lecture, Xavier Dolan exprime au sens le plus strict du terme ce que torrent de larmes veut dire. Et c'est ce qui est beau et fort dans ce film lyrique, exalté, exubérant. Le réalisateur n'a peur de rien, d'aucun effet, et le cinéma en procurent beaucoup, pour dire la profondeur d'un amour ou l'ampleur d'un chagrin. Ni de pousser l'ampli à 10, ni d'user (sans abuser) des ralentis, de faire tomber les feuilles ou les flocons pour faire joli ou signifier que c'est le début du commencement de la fin du monde. Il n'hésite pas dans la même BO à faire se côtoyer Brahms, Beethoven, Tchaïkovski, Vivaldi, Satie et Céline Dion, Dépêche Mode, Duran Duran. Une des scènes particulièrement réussie, baroque, exubérante est celle du bal où, sur Fade to grey de Visage, Fréd fait basculer sa vie, celle de Laurence (absent) et le film...

Ce ne sont pas seulement les images, les plans, le format carré qui sont magnifiques et originaux, c'est toute la fougue et la ferveur mises pour exprimer la profondeur d'un sentiment qui balaie tout sur son passage mais finalement ne parvient pas à s'accomoder d'un anti-conformisme pas banal. Le réalisateur évoque mais ne s'appesantit pas sur la marginalité de la situation. Rien n'est lourd pour exprimer l'ostracisme, l'exclusion, la solitude et le fait que la transexualité soit considérée comme une maladie mentale. La détermination de Laurence n'est à aucun moment mise en doute mais ce qui intéresse davantage Xavier Dolan, c'est l'intensité insensée d'un amour romantique impossible. Et là, il y va à fond dans les ruptures, les retrouvailles, le manque, les séparations et ce "besoin de consolation impossible à rassasier". Pour tenter de trouver ce réconfort, Laurence se tourne régulièrement vers sa mère (Nathalie Baye, exceptionnelle), la supplie, se jette dans ses bras. Il ne trouve que les paroles embarrassées ou blessantes d'une femme tranchante comme un scalpel qui osera un "je ne t'ai jamais considéré comme mon fils"... Je vous laisse découvrir la seconde partie de la phrase (qui ouvre à nouveau les vannes lacrymales).

Cela dit, entre deux sanglots, il n'est pas interdit de rire franchement car sur le parcours de Laurence et Fréd passe toute une galerie de personnages parfois hauts en couleur. Notamment la soeur de Fréd, l'hilarante et époustouflante Monia Chokry (révélation divine des Amours Imaginaires).

Mais les deux piliers de ce film phénomène ou phénoménal sont évidemment l'impressionnante Suzanne Clément qui est sans faillir, la Fréd aux cheveux rouge, tour à tour extravagante, extravertie, puis border line frôlant la folie. Et bien sûr Melvil Poupaud, tout entier livré, abandonné à Laurence qui décide "de descendre la pente dans la peau d'une femme". Sa voix, ses gestes, le moindre de ses sourires, de ses larmes, de ses clins d'oeil est inoubliable.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2012
Troisième long métrage d'une jeune homme de 23 ans qui a une confiance insolent en lui, et malgré cette présomption hautaine qu'on mettra sur le compte de la jeunesse Xavier Dolan prouve une fois de plus qu'il a un talent fou. Le jeune réalisateur a déclaré à l'AFP que ce film était son oeuvre "la plus aboutie, la plus complète, la plus accessible et la plus touchante"... Ceci n'est qu'à moitié vrai ! Effectivement l'ambitionde cette histoire prouve qu'il a encore muri mais ça reste bizzarement un film qui manque d'audace notamment dans la description du transgenre. Un style unique dans la mise en scène où Xavier Dolan offre au spectateur des instants de fulgurance et de grâce infinie bien servi par des acteurs prodigieux. Les 2h40 de cette histoire fleuve sont sans doute un peu long mais il est évident pourtant que le scénario a besoin de cette durée pour garder toute sa cohérence. Si certain crie à ceux qui veulent entendre qu'il pompe Almodovar moi je dis que c'est du Dolan pur jus ; juste le thème de la sexualité les rejoignent à part ça ?! Un film qui transpire la passion et l'envie, où la forme, aussi belle soit-elle, ne gâche pas un fond qui touche au coeur. Cependant, si c'est son oeuvre la plus accessible je lui préfére "Les amours imaginaires".
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juillet 2012
j'ai beaucoup aimé ce film ainsi que la musique film très prenant 2h 39 mais on ne s'ennuie pas il ne laisse pas indemne
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 23 juillet 2012
Melvil Poupaud et Nathalie Baye s'en sortent bien et ils ont du mérite. Nous pensions voir un film sur un problème de société, ce n'en est qu'une triste caricature qui sert bien mal sa cause. On ne nous épargne rien : c'est horriblement long, très laid (décors, vêtement, maquillages...) avec des ralentis, des poncifs visuels, des scènes ridicules le bouquet étant la douche sur canapé. Ces gens voudraient nous faire croire qu'ils s'aiment ? c'est raté.
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