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Septième Sens
99 abonnés
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1,5
Publiée le 13 mars 2014
La vie est trop longue. Deux êtres amoureux finissent, au fil des années, par se détester. Idem pour un clan qui, à force de rancœurs et de secrets inavoués, se détruit de l'intérieur. Les relations devraient être plus brèves pour garder leur intensité intacte. Un été à Osage County est l'histoire d'une famille comme il en existe des millions. Mais ce que que le réalisateur John Wells a oublié de mentionner, c'est que les films aussi durent parfois trop longtemps.
Dans la famille « Cliché », je voudrais d'abord la fille aînée (Roberts). Celle considérée comme la rebelle de la fratrie et qui n'a pas peur de s'opposer à sa pauvre mère malade. Ensuite, je demande la tante (Martindale), vous savez, la grosse bonne femme qui veut toujours embrasser tout le monde. Puis j'aimerais avoir la benjamine (Juliette Lewis), une petite cruche qui n'a pas le cerveau plus grand qu'une moule et qui ramène à chaque réunion de famille un nouveau salaud. Enfin je voudrais la petite fille (Breslin), entrée en pleine crise d'adolescence et refusant de parler à quiconque parce que le monde est trop naze. Cette famille vous dit quelque chose ? Peut-être parce que nous avons pratiquement vu le même schéma dans Rock the Casbah, film franco-marocain tout aussi raté.
Malgré des acteurs qui se démènent comme ils peuvent dans ce festival grand-guignolesque, la surabondance de personnages ne nous permet à aucun moment de les apprécier et de compatir à leurs soucis. Bien au contraire, ils nous énervent tous car ils sont trop rapidement évoqués, et nous avons l'impression de zapper sur leurs problèmes comme si nous étions devant notre poste de télévision. C'est d'ailleurs le principal soucis du film, qui semble se servir des tourments familiaux faciles et sans profondeur pour divertir un public en manque de sensation. Repas se transformant en règlement de comptes, inceste, bagarre, viol, Un été à Osage County vous réserve bien des surprises pour que vous passiez deux heures des plus distrayantes !
Adapté d'une pièce de théâtre multiprimée notamment aux Tony Awards en 2008 d'après Tracy Letts, également scénariste du film, on se trouve plongé dans l'intimité d'une réunion familiale suite à un décès. Mis en scène par un des réalisateurs atitré de la série "Urgences" qui en a profité pour devenir ami avec Geroge Clooney qui officie donc comme producteur. Il s'agit avant tout du parfait prototype du film à Oscars en témoignent déjà plusieurs nominations pour les acteurs en premier lieu desquels Meryl Streep et Julia Roberts. Car le casting reste le premier atout promotionnel du film avec en plus la jeune Abigail Breslin, Juliette Leis, Ean McGregor, Chris Cooper, Dermot Mulroney et même la star montante Benedict Cumberbatch... Rien d'extraordinaire en soi, il s'agit d'une chronique familiale avec son lot de crises et de secrets. Mais le film offre surtout son lot d'agacements et devient de plus en plus long et lourd à supporter. La plupart des personnages sont antipathiques, on oscille entre secrets dévoilés mais attendus, hystérie et moments plus calmes mais toujours teintés de haine et/ou d'hypocrisie. On ne dira pas famille dégénérée mais on est pas loin. Dommage car les acteurs sont eux impeccables, leur performance est clairement le seul point fort du film. Cette hystérie collective arase surtout une tension presque trop "belle" pour être vraie. Un mélo à Oscars mais qui manque un minimum d'attachement aux personnages dont finalement seul deux pièces rapportées (comme on dit) semblent être "normaux". Douloureux...
Un décès, une réunion de famille difficile avec la maladie d'un des membres plus les problèmes de chacun, on ne peut pas dire que le sujet soit très original. Bon le casting est excellent mais ils ont vraiment trop forcé sur les problèmes et la personnalité des personnages ça devient une réunion de psychopathes assez pénible..
Doté d'un casting alléchant, "Un été à Osage County" n'arrive tout de même pas à être prenant pour le public. En effet, l'histoire est ennuyeuse et la réalisation n'apporte pas d'effet particulier. Néanmoins, les acteurs jouent assez bien. Ainsi, le film n'est pas captivant et peu divertissant.
On sort sonné comme après un combat de boxe mais sans vraiment d'empathie pour cette mère hystérique et si peu aimante ... Ce règlement de comptes familial donne l'occasion à Meryl Streep et à Julia Roberts de nous montrer leur talent d'actrices mais rien de bon ne sort de ce Fasten américain ...
Quel film ! Une mise en scène juste habilement orchestrée qui déplacent les points de vue de chacun des membres de cette famille brisée en profondeur. Quelle qualité de dialogues ! Ce film à peine esquissé par la critique mérite ABSOLUMENT d'être découvert c'est dur, c'est une souffrance de voir ces personnages se déchirer mais quel brio de réalisation . Festen reste en comparaison une esquisse.
La tradition du mélo choral hollywoodien ne date pas d'hier. D'abord avec Douglas Kirk puis tous un tas de rejetons,dont on peut citer parmi les plus récents "Esprit de famille" ou "Another Happy Day". Le film de John Wells suit cette ligne directrice,en poussant assez loin le bouchon en ce qui concerne les règlements de compte,les secrets tordus et les répliques qui font mal. Nanti d'un casting époustouflant(mais souvent sous-employé),"Un été à Osage County" laisse un sentiment contradictoire. Celui de voyeurisme devant tant de révélations,qui quelque part peuvent rappeler notre propre vie familiale. Celui,aussi,de l'agacement devant cette histoire en vase clos,où tous les personnages semblent narcissiques et misanthropes. Meryl Streep lâche les chevaux en matriarche accroc aux médicaments et haineuse envers ses filles. On préfère la relative pudeur de Julia Roberts ou la discrétion émouvante de Julianne Nicholson. En revanche,les hommes ne sont pas à la fête. Soit ils trompent leur femme(Ewan McGregor),soit ils sont lâches(Chris Cooper,Sam Shepard)ou simplement idiots(Benedict Cumberbatch)! Reconnaissons que ce film est un petit plaisir dans son genre,baigné dans la lumière d'une Oklahoma hors du temps. Il lui manque surtout le sens de la mesure.
je sors de la salle de cinéma à l'instant et encore une fois le jeu d'acteur de Meryl Streep m'en a mis plein la vue ... sans parler de Julia Roberts et des autres ... je sais d'autant plus maintenant pourquoi j'aime le Cinéma !!!!
John Wells nous offre un film magnifique sur l'Amérique profonde et ses paradoxes, la beauté, le deuil et la rédemption. Les acteurs sont parfaits et des dialogues d'une grande finesse.
Pour un article très détaillé sur "Un été à Osage County" en avant-première:
Dans ce film, les mots ont remplacé les poings mais la violence est là, palpable au point de l'embrasement. L'amour , la fraternité a déserté les coeurs. Quand on ne l'a pas reçu soi-même, difficile d'en donner. Voici donc le thème de ce film qui réunit une famille désunie à l'occasion de la disparition du père. Point d'attendrissement à attendre. Chacun est centré sur son ego, sur son quant à soi. Le mot famille paraît de trop d'ailleurs, réduit d'ailleurs par une des soeurs à une "combinaison aléatoire de cellules". Malgré la torpeur d'un été surchauffé, les personnages sont à cran. Meryl streep la mère en grenade dégoupillée, camée et étonnamment habitée en fait quand même des tonnes dans le registre de la monstruosité. Julia Roberts la fille préférée au caractère trempé qui a hérité de sa mère n'est pas loin de prendre le même chemin en surjouant certaines scènes (celle du poisson chat qui n'est pas crédible). La subtilité, l'émotion n'a pas de mise ici. Il reste quelques scènes toutefois assez poignantes , celle ou la mère raconte l'histoire des bottes par exemple. Dommage toutefois que la tension accumulée dans ce film s'évanouit par le départ un à un des personnages : le règlement de compte désigne un vainqueur par forfait. Chacun reste dans son camp , dans sa rancoeur et sa haine. Paradoxalement j'ai beaucoup apprécié le role joué par miss Nicholson , seul être féminin encore "sauvable" et qui fait preuve d'une magnifique sensibilité dans ce film Trop caricatural à mon goût, un brin surjoué sur le mode foldingue, et surtout une fin bâclée qui renvoie tout ce vilain monde dos à dos sans véritablement d'autre message qu'aucun pardon aucune rédemption n'est possible à ce point de non-retour. Ok et so what ? deux heures pour voir les vestiges d'une famille se muer en champ de ruines? A trop vouloir miser sur ses numéros d'acteurs pour viser les oscars, le film s'achève sur une parabole inachevée qui nous laisse en plan . Une curiosité ici, la place des hommes, étouffés , méprisés, moqués...mais humains. Un clin d'oeil ironique pour ce film vu pendant la journée de la femme.
Comme souvent la bande annonce laissait présager du pire. On y voit la grande Meryl Streep en faire des tonnes sur deux minutes. Cela se confirme sur le film entier. On ne dira pas qu'elle est mauvaise, en fait, elle est toujours à la limite. Son immense talent compense naturellement les lacunes de la direction d'acteurs (elle récolte par la même occasion une dix-huitième nomination aux Oscar, battant son propre record). Un casting quatre étoiles complète la distribution...