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insomnia35
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4,0
Publiée le 4 juin 2012
Festen est un film qui brise tous les tabous, qui nous en met plein la vue, un film d'auteur qui peut de prime abord sembler inintéressant mais qui arrive d'une façon sournoise à s'insinuer dans notre esprit, on éprouve de la haine, de la compassion, de la rancœur.Thomas Vinterberg nous assène de coups sans relâche. Malheureusement, le film manquant sans doute de moyen, les acteurs surjouent souvent, et la réalisation est trop souvent plate. Ca n'enlève cependant rien à sa qualité, Festen est un film qui enfonce toutes les portes, et aucun de ses protagonistes ni de ses spectateurs, n'en ressortira vraiment indemne.
Avec «Festen», Thomas Vinterberg a signé un long métrage d'une force étourdissante. Premièrement grâce à sa caméra virtuose et sans arrêt en mouvement, mais qui, contrairement à nombre de films tournés caméra à l'épaule nous gratifie de plans magnifiques et d'un montage exceptionnel. Deuxièmement, grâce au scénario, d'une profondeur bouleversante, alternant comme dans toute vie moments d'horreur pure et de joie, mais peut-être encore plus admirable dans sa construction chronologique diablement efficace. Et troisièmement, grâce aux acteurs. TOUS sont exceptionnels, magistraux dans des rôles complexes, fouillés, terriblement humains. Il est amusant de comparer Vinterberg à Lars von Trier à travers le prisme du Dogme : le film du premier déborde d'« humanité » tant l'émotion y affleure, le procédé radical utilisé servant à épurer au maximum le récit, à débarrasser de toute affèterie les caractères des personnages, à acérer le propos au maximum pour les besoins de la tragédie que constitue «Festen». Chez Lars von Trier, le Dogme est avant tout une remise en question du 7e art, de la nature même d'un film : «Les Idiots» est certes et peut-être avant tout une réflexion sur l'homme, mais c'est aussi une réflexion sur l'art cinématographique. On ne retrouve pas cette richesse dans le film de Thomas Vinterberg, qui tient plus comme je le disais de la tragédie, brillamment mise en images certes mais à la portée plus limitée. Par la suite les films de Vinterberg révèleront combien son talent était tributaire du Dogme : l'« humanité » de «Festen» deviendra un ramassis de bons sentiments et de racolage, la justesse de ton du présent long métrage deviendra un amas de convenances et de consensualisme des plus déplorables sans l'ascétisme du célèbre manifeste. Savourons donc «Festen», il est peu probable que Vinterberg parvienne à réitérer l'« exploit », rappelons combien il a été un jour inspiré, en espérant qu'il le redevienne un jour! A voir absolument! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Moins on ne sait du film, plus est le plaisir de le regarder car oui, cette oeuvre est une réelle surprise. Suivant les différentes règles du dogme, les plans sont mal soignés (il est devenu une habitude de voir quelques micros survolés la tête des acteurs) et la bande originale est... inexistante (hors mis pendant le générique). Enfin bref, ce film est anticonformiste et très mystérieux, tout comme le scénario... Violent, critique, rebondissant et modeste... Un vrai bijou !
Tout le monde crie au génie pour ce film... et je ne vois vraiment pas pourquoi ! Personnellement je l'ai vu une fois et ne souhaite pas le revoir. Ça parle juste de la dénonciation d'un fils pour son père pédophile. Ok le sujet est grave mais ce film n'a rien d'extra-ordinaire. On n'est pas à l'aise durant le film et si c'est à cause de ça que ce film est apprécié, ça ne vaut vraiment pas la peine. Je le déconseille donc.
Festen est ce que j'appellerai un film coup de poing. Ce long métrage danois, est un portrait complet et vraiment très intéressant d'une famille bourgeoise. Une famille pleine de secrets, qui ne vit que selon les lois du paraître. Plus qu'un portrait d'une famille bourgeoise, le film est également une image de la société elle-même. Des idées qui y sont enfouies, des préjugés, des conflits, des haines. Il est vrai que l'on peu reprocher, surtout au début, un certain manque de rythme. Ce rythme se trouve cependant dans la suite du film, qui est d'une intensité tout simplement énorme. Un autre point qui m'a vraiment plu, c'est le jeu des acteurs. Alors, de ce côté-là, il faut le dire c'est fantastique. La crédibilité est au maximum, et à certains moments, on a l'impression qu'on est vraiment devant une fête de famille et une situation réelle. Après bon, il est vrai qu'il manque peut être un peu plus d'ambiance au film. Cependant, dans mon optique, cela ne retire rien au fait que Festen est un film très intélligent, bien réalise, et surtout magnifiquement joué, par de grands acteurs. Bref, un très bon film, a voir sans hésitation.
Un chef d'oeuvre. Un magnifique combat d'un fils pour se faire reconnaître en tant que personne, en tant qu'être humain digne de respect.Il est vraiment question de survie dans ce film car le fils s'engage dans une lutte à mort avec son père, avec l'Ordre familial que ses parents ont établi et ou il occupe la statut plus que paradoxal de fils qui a réussi et de créature bonne à b..Le père est un monument de perversité car il passe son temps à humilier son fils en le maintenant dans un climat de terreur psychique tout en le flattant.
Premier long-métrage labélisé "Dogme95" (mouvement cinématographique lancé en 1995 par des réalisateurs danois, en réaction aux superproductions anglo-saxonnes et à l'utilisation abusive d'artifices). Thomas Vinterberg n’en est pas à son premier film, c’est pourtant Festen (1998) qui va le révéler au grand public (et aux professionnels). Le film marque les esprits, frappe par son originalité, tant au niveau des cadrages (très brutes, très frontaux) que par son scénario (d’un réalisme saisissant). La direction d’acteur est sans faille, tout comme la mise en scène qui confère une spécificité qui lui est propre. Le film de Thomas Vinterberg nous plonge en plein cœur d’une fête de famille, à l’occasion des soixante ans du chef de famille. Dans une luxueuse propriété, toute la famille est réunie et c’est lors du dîner que l’aîné va lors de son discours, révéler de lourds secrets concernant le patriarche. Malaise dans la salle, l’émotion est palpable, l’énervement est à son comble, la honte et la gêne aussi, comment s’en dépêtrer d’autant plus que le spectateur est pris au piège et doit assister (tout en étant estomaquer) à tout ce déballage familial. Véritable règlement de compte sans aucun tabou, le fils prend à partie son père devant toute l’assemblée, entre la gêne et le « rire jaune », Thomas Vinterberg nous bluffe littéralement, tout comme la prestation de Ulrich Thomsen qui ne nous laisse pas de marbre. Nominé à cinq reprises lors du 51ème Festival de Cannes 1998 (dont la Palme d'Or), le film fut récompensé du Prix du Jury.
Un drame familial bouillonnant qui brille par son manque de tenue et son anarchie fiévreuse. Le dogme danois initié notamment par Lars Von Trier tient avec ce film de Thomas Vinterberg, son plus bel étendard.
Ce n'est pas tant l'utilisation du Dogme95 par Vinterberg qui nous intéresse ici mais bien la façon dont le danois met en scène ce drame familial. Bien sûr, sa manière de filmer nous transporte tout droit dans ce dîner de fête mais le montage nous confère une place bien plus distante des évènements. La force de Festen réside surtout dans son récit, épouvantable, qui nous fait voir toutes les relations tomber en décrépitude et laisse flotter un perpétuel sentiment de malaise. En s'appuyant sur la sincérité tout ce qu'il y a de plus brut, Festen marque les mémoires grâce à ses interprètes qui vivent ce cauchemar avec force et nous laisse nous spectateurs vidés de nos tripes et pantois et impuissant face à tout ce chaos.
Quelle famille ! "Festen" nous fait vivre une fête de famille durant laquelle vont resurgir des secrets enfouis et bien sordides comme il faut. Ce qui est assez extraordinaire ici, c'est son réalisme : chaque personnage est fouillé, crédible, les situations sont crues, violentes, et Thomas Vinterberg ne tombe jamais dans la complaisance, il montre ce qu'il faut montrer et laisse le champ libre à des acteurs talentueux, notamment Ulrich Thomsen (probablement un des acteurs danois les plus connus hors de son pays). "Festen" laisse le spectateur hébété, un peu épuisé, abasourdi devant cet afflux de brutalité cinématographique. Si le scénario et le jeu des acteurs sont indéniablement excellents, reste à accrocher (ou pas) au style du Dogme. S'il est évident qu'il serait rapidement pénible de ne voir que des films sur ce modèle, il est également certain que les premiers films du mouvement (qui a évidemment ses limites) proposaient quelque chose de nouveau : pour ma part, je trouve très intéressant d'être plongé aussi radicalement dans cette réunion de famille. Il ne reste plus qu'à se demander ce qu'est devenu Thomas Vinterberg...
"Festen" ou comment montrer sa façon de penser au cours d'un diner d'anniversaire, en effet le personnage qu'incarne Ulrich Thomsen nous surprend par sa sincérité plus que surprenante ! Malgrés la façon de filmer de ce film Danois qui est assez originale, on en vient à se prendre au jeu et on bout d'impatience de savoir comment tout cela va se terminer !
"Festen" est un vrai film, réaliste et assez noir. L'originalité est ce contraste entre cette fête de famille et ce qui se cache derrière. Les acteurs sont bons, le scénario à la hauteur néanmoins après une forte tension très brutal, le film se perd un petit peu et perd de son efficacité. Au niveau de la mise en scène et de la photographie, pas terrible non plus et plutôt pauvre même si cela aurait pour effet de renforcer le réalisme, je trouve plutôt que ça nuit à sa qualité. Festen reste un bon film et vraiment intéressant à voir!!
Premier film style Dogme que je vois il me semble. Franchement je suis pas fan de la mise en scène. Certes y a un côté réaliste mais bon ça ressemble à du grand n'importe quoi niveau cadrage, enfin bon y a des moments on se demande quand même pourquoi il fou sa caméra à cette endroit et pourquoi il ne la tient pas droite, car là c'est quand même un peu pénible parfois. Bon, malgré ça j'ai trouvé que la mise en scène avait le mérite de vraiment donner un côté réaliste à l'histoire et de vraiment permettre au scénario d'être assez crédible du coup. Je trouve qu'il y a une montée dans l'hystérie et dans l'horreur qui est maitrisée dans Festen, elle n'arrive pas n'importe comment, ni tout d'un coup, elle est latente, puis elle prend forme et explose. Du coup pour ma part j'ai trouvé que c'était assez crédible et j'ai aimé ça. J'ai vu pas mal de films de ce genre, et Festen est souvent montré un peu comme un des précurseurs du genre, et je comprends pourquoi, je le trouve plus réussi que les autres films du genre que j'ai pu voir.