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stephanevocel
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5,0
Publiée le 3 février 2009
UN TRES GRAND FILM. Au tout début, j'étais relativement rebuté par le côté caméra à l'épaule, qui n'était pas très loin de me porter à la nausée. Puis l'ambiance du film a peu à peu pris le pas sur le malaise. Au bout du compte ,on a simplement l'impression d'être l'un des convives de ce banquet tout simplement surréaliste. A mon sens un choc cinématographique et l'une des oeuvres majeures du cinéma (SI, SI ...).
Il est bizarre de voir que les films gagnants ou participants au festival de Cannes sont souvent inconnus. Ici, c'est bien le cas. On remarque que c'est un film d'amateur : la caméra à l'épaule, le scénario quelque fois bordélique où on passe d'une scène à l'autre trop vite. Quant au sujet, il est normal d'être choqué par l'histoire de l'inceste car c'est la pure vérité qui est retranscrite. Je n'ai rien à dire des acteurs, certains font bien leur boulot, mais je ne peux pas en dire plus car les acteurs danois sont vraiment inconnus du grand public.
Prix du jury à Cannes en 1998, film culte tourné selon les principes du Dogme, encore jamais vu. Le moins que l'on puisse dire est que ce premier long métrage de Thomas Vinterberg est un choc. Comme quoi l'on peut raconter une histoire forte, glaçante, terrible et bouleversante avec le minimum d'effets et de moyens. Un scénario en béton et des acteurs très inspirés suffisent amplement, la preuve. Un film puissant duquel on ne sort pas indemne. Certainement l'un des meilleurs déballages de linge sale familial de l'histoire du cinéma. En tout cas pas vraiment une ode à la famille, à l'extrême opposé de toutes les sucreries dégoulinantes hollywoodiennes à la moralité souvent bien plus douteuses...
ce film est un vrai bijou! Autant je n'étais pas convaincu par le fameux "dogme", autant le sujet s'y prete ici et permet avec beaucoup de simplicité et sans grands moyens de faire passer des propos choc. Au point de vue psychologique, la réaction de chacun des protagonistes est très juste, du frère ainé qui ira jusqu'au bout de son processus de dénonciation, une fois celui-ci enclenché, du frère cadet et de la soeur qui refusent d'entendre, puis finissent par être plus virulant que lui (culpabilité oblige) des convives qui vont la sourde oreille et cautionne. A voir absolument.
film coup de poing. Impossible d'en sortir indemne. Comme toujours le cinema danois nous donne une profonde lecon, et en meme temps nous laisse peut d'espoir sur la nature humaine. Ulrich Thomsen est un acteur incroyable ( il faut le voir egalement dans Adams Apple).
Il y a des films, et il y a FESTEN. Aucun meurtre, aucune gerbe de sang ni aucune autre violence physique filmée ne pourrait égaler la boucherie psychologique dont on est témoin lors de ce repas de famille. Si on pouvait mettre 50 étoiles à un film, il les mériterait. FESTEN, c'est l'apothéose d'un cinéma trop peu connu du grand public et qui pourtant pourrait atteindre et toucher en plein cœur les plus solides d'entre nous. Les mots manquent pour décrire l'intensité de cette expérience d'1h40. Décidément, les grandes contraintes font les grands films. Un objet filmique non identifié à manipuler avec précaution.
Je n'étais pas très emballé par le sujet un peu vu et revu(une réunion de famille qui tourne au vinaigre... bofff) mais en fait dès que le film commence, on se laisse prendre et on ne décroche plus jusqu'au générique de fin. La mise en scène est grandiose car on oublie complètement que c'est une fiction. Le grain de l'image et le faux coté maladroit du caméraman contribue à cette impression de réalité, qu'on trouvait seulement dans les films de Pialat. Un grand moment de cinéma où il n'y a pas une seconde d'ennui et ou l'intérêt fait peu à peu place au trouble puis au dégout et à la révolte..à voir absolument en V.O. (film Danois) Encore Bravo !
Festen possède des qualités indéniables et c'est un film profondément dérangeant. Cependant je n'ai pas réussi à accrocher plus que ça. Les images sont fades et la musique est absente (même si je sais que c'est un parti pris). La réaction des membres de la famille apprenant l'inceste au début m'a paru étrange. Au final, le film ne m'a pas marqué, ce pourquoi il obtient 2 étoiles.
Tout paraît vrai. La puissance du film, sa fluidité (mettant de côté les ennuyeux principes du Dogme) viennent de là. Un des intérêts du film est la découverte progressive de cette famille et de sa drôle d’histoire ; pas de présentation inutile de chacun des personnages, on est plongé dans l’action, sans être pour autant perdu. L’ambiance de fête familiale aux allures hypocrites est recrée à la perfection. Malheureusement, les vingt dernières minutes ont quelque chose de « long », par le systématisme des réactions des personnages, et du déroulement de l’histoire qui finit par être prévisible.
Film qui sort du lot de part son image décallée qui donne de la bougeoisie et de part sa cassure nette avec les relations qui peuvent exister entre différents membres d'une famille apparamment très liés
Festen, c'est le choc. Une fable qui commence comme une comédie satirique et qui se termine comme un thriller psychologique des plus éprouvants. Thomas Vinterberg s'affirme avec ce petit bijou comme le véritable maître du Dogme 95, loin devant Lars Von Trier ( ce dernier réalise à mon sens des films trop artificiels : prenez l'exemple de Dogville...). La richesse de Festen ne se limite heureusement pas aux principes d'épuration de l'école Danoise : ici, les règles de la mise en scène sont transcendées par l'épaisseur des personnages et la qualité du scénario, redoutable et efficace. C'est avec un malin plaisir que l'on assiste aux règlements de comptes des différents membres de cette famille bourgeoise : secrets de famille douloureux ( et le mot est faible ! ), hypocrisie et faux-semblants, vengeances et jeux de massacre... Certains pourront être agacés par le dispositif ( Festen est filmé caméra à l'épaule, l'absence de musique illustrative est déroutante...). Pour ma part, la claque est intégrale. Un petit chef d'oeuvre, effrayant et jubilatoire. Culte.
Le cinéma Nordique formé autour du Dogme essentiellement instauré par le duo Von Trier-Vintenberg se veut être un cinéma-vérité, car pour reprendre l'une de ses idées (je n'ai plus les termes exacts en tête), ce n'est pas le tournage qui doit être orchestré autour de la caméra mais la caméra qui se situe au bon endroit au bon moment, prête à capter l'action passionnante nécessaire à la constitution de toute bonne oeuvre cinématographique se respectant. Seulement voilà, ces objectifs à la prétention importante et critiquable ne sont tout simplement pas applicables puisque comme le prouve "Festen" les essais de ce genre nécessitent l'obligation de raconter quelque chose d'un tant soi peu intéressant. Par conséquent, on n'a plus recours à aucune forme de vérité possible puisque l'on met en scène une histoire souvent inventée de toutes pièces afin de ne pas sombrer dans un quelconque nihilisme (genre je filme des fleurs parce que c'est ça la vérité, il y aurait confusion avec la banalité). Les films du Dogme se réclament donc de règles qu'ils ne respectent pas dans le fond et servent plus à mettre en avant un mouvement artistique organisé autour d'un style visuel homogène et facilement reconnaissable. Bref, "Festen" est l'exemple-parfait de ce que notre duo de cinéastes farfelus peut délivrer de mieux, à savoir un long-métrage captivant car sans temps mort aucun, vivant et dynamique, faussement hésitant et réellement chargé d'une tension saisissante conduisant à des événements souvent imprévisibles. Cynique, il recherche et obtient un choc frontal avec le spectateur par l'intermédiaire d'une relation directe et tranchante, provocatrice et violente. L'étude des moeurs à un niveau social général comme individuel et psychologique est percutante même si on peut reprocher au film de parfois tomber dans son propre piège, celui du sensationnalisme malgré le fait que l'accumulation abusive de glauque est évitée. Quelques fautes techniques pour une puissante descente aux enfers.
Une claque cinématographique comme il y en a rarement au cinéma.Festen et le genre de film qui fonctionne a la perfection et que on oublit pas une fois visionné.
Grâce à ce film dérangeant, Thomas Vinterberg se permet de briser à la fois tous les codes du cinéma conventionnel et l'image de la petite bourgeoisie. Son histoire est tétanisante de part son réalisme dans les réactions humaines face à l'horreur et dans sa mise en scène (la caméra au poing et la lumière naturelle rappellent justement un gentil film de famille...). Tous les dialogues sont excellents pour nous faire partager la psychologie des membres de cette famille en pleine implosion. Il s’agit de ce qu’il ressorti de meilleur du Dogme 95, cet accord passé entre cinéastes scandinaves pour refaire rimer réalisme et cinéma.