8610 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
306 critiques spectateurs
5
89 critiques
4
123 critiques
3
50 critiques
2
27 critiques
1
11 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ashitaka3
129 abonnés
1 233 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 30 décembre 2014
Festen est un film suivant un dogme bien précis: pas de musique rajoutée, tournage chronologique... Le film, tourné dans un amateurisme assumé, prend tout son sens au bout d'une vingtaine de minutes. Le reste de l'histoire est choquant et traumatisant. C'est un chef-d'oeuvre absolu tout simplement. Les acteurs sont formidables. Parfait!
10 ans avant Un conte de Noël, Thomas Vinterberg prenait pour thème des rapports familiaux difficiles. Mais la comparaison s’arrête là, Festen est une plongée en eaux troubles où chaque personnage montre ses côtés les plus sombres dans un film qui fait froid dans le dos. Festen est aussi un film qui suit les préceptes du Dogme 95. Lars von Trier et Thomas Vinterberg ont initié ce mouvement cinématographique. Ils ont édictés des règles à suivre lors de la réalisation d’un film, en réaction à un cinéma qui s’éloigne du réel. Ainsi, la caméra est portée à l’épaule, la lumière est naturelle et non trafiquée, l’ajout de musique est proscrit si elle n’est pas jouée lors du tournage. Ce souci de montrer le réel explique aussi l’absence de cinéma de genre chez les réalisateurs du Dogme.
Il y a bien quelque chose de pourri au royaume du Danemark. Thomas Vinterberg - co-créateur du Dogme (style européen à léconomie en opposition à la toute puissance des studios hollywoodiens) avec Lars von Trier - profite dune réunion familiale dans une luxueuse demeure aristo pour nous servir une soupe délicieusement amère, carrément acide même. Il décrit une nature humaine qui regorge de bien des infamies et dont les plus honorables représentants en apparence (ici le patriarche qui fête des 60 ans) ne sont pas indubitablement les plus respectables. On sen doutait un peu, certes. Mais là où lAir de famille de Cédric Klapisch balançait quelques piques sur les rapports houleux inhérents à la famille, tout en restant sur le ton de la comédie, Festen ne concède aucun compromis et témoigne que le passé stigmatise les traumas du présent (la mort récente dune des surs bouleverse la fratrie et fait ressurgir de vieux démons). Les révélations se succèdent au rythme des toasts portés tout au long dune soirée qui aboutit à lécurement. Bien que tout soulagement soit inaccessible (les cicatrices sont indélébiles), la vérité mise à nue a le mérite de dévoiler le vrai visage de chacun. Une leçon de dignité.
Prenez une bonne famille, attendez qu'on honore le patriarche. Dynamitez le tout savament et vous aurez ce chef d'oeuvre. Mal à l'aise tout le long, vous sortirez changé de ce film. La caméra à l'épaule, selon le Dogme, seul le jeu d'acteur compte et non les accessoires. Vous avez l'impression que ce sont vos rushs que vous visionnez. Secrets de famille, non dits, racisme, inceste, culpabilité, suicide... Tout y passe. Et vous ne fêterez plus l'anniversaire de votre père comme avant ...
Daccord le scénario et les acteurs sont plutôt bons. Mais malgré cela ce film est quasiment irregardable. Le réalisateur semble prendre plaisir à produire les images les plus mauvaises de toute lhistoire du cinéma. Alors pourquoi ? , pour servir lhistoire ? Franchement elle navait pas besoin de çà.
Le Dogme est à mon avis une mode, un tic cinématographique, mais ceci n'enlève rien à la valeur de Festen, une oeuvre majeure de 1998. C'est un film important car il atteint profondément le spectateur tout en le faisant rire de temps à autre, sans que ce dernier ne s'accompagne de honte (ce qui n'est pas évident au départ), seule un légère gêne. Cependant, la violence émotionnelle du film est omniprésente. Evidement influencé par Ingmar Bergman, Festen m'a également beaucoup fait pensé à Jean Renoir dans La règle du jeu lorsque apparaissent (dans des situations à chaque fois cocasses et ambivalentes) les servants et autres cuisiniers. La violence inouie alterne avec de drôles de moments d'un faux calme apparent. Tout ce petit monde entretient ainsi des relations très ambigües avec leurs « maîtres » qu'ils observent, conseillent et manipulent en même temps. D'une certaine façon, ils sont plus que des catalyseurs mais des acteurs de l'histoire. La scène allusive aux relationsincestueuses que le père entretenait avec ses enfants est un des moments les plus impressionnants qu'il m'était permis de voir au cinéma. L'interprétation de tous les acteurs et actrices est excellente. Un grand film qui aurait mérité la palme d'or à Cannes cette année là.
Je l'ai vu il y a très longtemps maintenant, alors la critique sera difficile. Film aux personnages plus vrais que nature, mais à l'image assez travaillée. Son coté réaliste frappe fort. Sans aller jusqu'aux excès relatés par l'histoire, la plupart de gens ont eu des problèmes de famille. Et ici, on retrouve avec justesse l'hystérie des disputes de famille les plus explosives. Film choc qui interpelle.
D'autres en ont déja très bien parlé. Chef d'oeuvre, claque monumentale. Si il peut sembler long à démarrer le film nous envoute littéralement et embarque le spectateur dans un voyage pas si depaysant que ce qu'on aimerait croire. Un drame dans toute sa splendeur. Les chocs émtionnels sont là, tout est cru, brutal, mais les apparences sont tenaces et chacun s'efforce à sa manière de préserver les apparences.Le talent est d'avoir su mettre le doigt, mettre en scène et filmer ce déni, cette lâcheté collective qui consiste à faire comme si de rien n'était, même une fois mis au pied du mur, même face à l'indéniable verité les protagonistes restent de marbre. Le realisateur épingle ici un sentiment bien humain s'il en est : La fuite, le fait de se réfugier derrière les convenances pour fermer les yeux. Et ça chacun de nous y a été confronté de près ou de loin. Magistral, à voir au plus vite.
Le Dogme, cest en fait la possibilité de devenir réalisateur pour tout un chacun Il suffit davoir un appareil photo numérique. Mais alors pourquoi Festen est un bon film ? Sûrement pas grâce à ses cadrages ridicules, son absence de lumière, ses flous « artistiques », non Il y surtout des acteurs et des dialogues. Renoncer au dogme mais garder ses deux éléments aurait pû mener au chef duvre.
Sensationnel. Ce film est d'une rare intensité et il m'a fallu le voir 2 fois en 2 jours. J'avais volontairement refusé de connaitre le scénario pour avoir de la surprise, eh bien ça fait de l'effet: une sorte de gros gong qui réveille et qui tient en haleine. Le choc a été fort pour moi; alors j'ose imaginer ce que doivent ressentir les personnages. Festen ("la fête") est loin d'être gaché par le style caméra au poing, qui rajoute au film un aspect documentaire, qui crée en mon sens un aspect d'autant plus de sincère et de réel. 4 étoiles est un minimum pour ce chef d'oeuvre.
Un film exceptionnel réalisé par l'intéressant Thomas Vinterberg (Dear Wendy, It's All About Love,...) qui, avec Festen, fracasse la famille lors d'un anniversaire durant lequel certains secrets vont resurgir. Une réalisation implaccable mis en avant par le Dogme (Caméra portée, lumière naturelle,...) et des acteurs impressionants (Henning Moritzen, Ulrich Thomsen, Thomas Bo Larsen, Paprika Steen, Birthe Neumann, Trine Dyrholm,...) font de Festen un très grand film.
Quatre étoiles et si je pouvais en mettre plus, sans hésiter je les mettrai. Ce film est vraiment fantastique, "choquant" oui certainement. Je n'avais jamais rien vu de semblable et ce film est vraiment une perle. À voir, à voir, à voir !