L'humanité a dû quitter la terre il y a plus de 1000 ans pour une autre planète car elle n'était plus vivable. Mais voilà sur cette autre planète vit des créatures, les Ursas qui tuent les êtres humains. Cependant un homme sans peur est devenu légendaire dans ce combat contre ces aliens, son nom : le général Cypher Raige. Lors d'une mission où il a emmené son fils Kitai avec lui, un incident se produit et le vaisseau qui transportait à son bord un de ces Ursa va se cracher sur la Terre. Le général a la jambe cassée et ne peut compter que sur son fils pour trouver la balise de détresse et être secouru. C'est sur ce speech traitant d'un énième exode de la terre qui est devenu invivable pour l'homme, qui finalement trouve une autre planète mais dont celle-ci est peuplée de méchantes créatures qui aiment tués des êtres humains que commence le film. Un peu d'originalité n'aurait pas fait de mal bon sang. C'est du classique et surtout du prévisible jusqu'au bout des ongles, autrement dit jusqu'à la fin, tout ça pour dire que l'on est jamais surpris et que cela en devient vite ennuyeux. On devine ce qui va se passer et pire on s'y attend même. Sur le point du scénario apparemment il a été écrit par Will Smith lui-même. Au vue des nombreuses incohérences, des dialogues et scènes clichés qui en deviennent presque ridicules je dirais plutôt que c'est son fils qui l'a écrit ... Après ce n'est qu'une hypothèse que je soutiens et à laquelle je crois dur comme fer mais ce qui va suivre pourrait le prouver. Les clichés s'amoncèlent et s'imbriquent comme des legos dans ce film, le père sévère et totalement dénué de peur érigé en héros et modèle, les moments de bravoure où le fils défi l'autorité du père pour la survie des deux, le crash sur Terre où il ne reste que deux survivants qui sont bien évidemment le père et le fils et bien sûr la créature qui représente la menace. Enfin dit comme ça, cela peut paraitre anodin mais à l'écran ça a dû mal à passer croyez moi. Le plus flagrant et le problème le plus récurent du film, ce sont ses incohérences scénaristiques auxquelles n'importe quel scénariste digne de ce nom aurait pensé. Plusieurs exemples qui sautent aux yeux, comme par exemple les créatures qui sont aveugles mais qui sentent les phéromones dégagées par l'homme quand il a peur. Donc c'est ainsi que vint un homme sans peur pour les combattre, ça fait très culte du héros tout ça. Mais surtout si ils ont une technologie aussi évoluée pour voyager dans l'espace à la vitesse de la lumière pourquoi n'ont t-ils pas pensé à une combinaison hermétique qui recycle l'air pour que ces bestioles ne sentent pas leurs phéromones ? C'est simple ça existe déjà non de telles combinaisons ? Et elles ne sont capables de ne sentir que les phéromones et pas le sang, bizarre non ? Ils n'ont que des coutelas pour se battre, qu'est-ce quil a bien pu se passer pour que les armes à feu et de lancer disparaissent à un tel niveau de technologie et surtout contre un ennemi aussi puissant ? Vous me direz c'est aller chercher la petite bête mais un scénario solide et bien foutu donne souvent un film passionnant et ici hélas ce n'est pas le cas. Et de plus dans un film de science fiction les détails et la cohérence du tout joue pour beaucoup dans la crédibilité de l'univers. Et ici à cause de tous ces points noir on a dû mal à entrer dedans et à y croire. Pour continuer dans les déboires on peut enfin aborder la question du jeu des acteurs. Wil Smith mais Will Smith c'est Ali, MIB, Je suis une légende, on le connait, on l'aime, il sait jouer juste et magnifiquement bien comme dans Ali. Alors pourquoi dans After Earth il parait sous joué, se restreindre, être sous utilisé. Est-ce que c'était un conseil du réalisateur ? Car ici il joue carrément un père coincé, sévère, placide en toute situation et sans expression qui ne se déride jamais. Un rôle qui ne lui sied guère ici et qui dessert totalement ses talents d'acteurs. Du côté de son fils c'est une autre histoire, on peut vraiment dire qu'il ne joue pas vraiment bien ou alors qu'il n'est pas doué. On retrouve pratiquement la même expression sur son visage durant toute la durée du film, c'est à dire une sorte d'expression d'anxiété constante même quand il doit exprimer autre chose ... Il tire une tête pas possible dans n'importe quelle condition, à tel point qu'on ne sait plus vraiment quels sentiment il veut afficher finalement. Pas vraiment réconfortant si il doit continuer à suivre les pas de son père. Dans ce gloubi boulga peu passionnant on peut distinguer la quête initiatique du fils qui cherche à montrer sa valeur à son père, qui cherche à égaler et dépasser son modèle. Mais aussi qui tient à être la fierté de celui-ci, qui tient à être reconnu à ses yeux, avoir son amour d'acquit. Un thème souvent vu un peu partout dans les films, mangas et autres médias, classique et toujours autant utilisé de manière plus ou moins fine, ici plus ou moins à vous de voir ... ou pas.