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    Et vogue le navire
    note moyenne
    4,0
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    28 critiques spectateurs

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    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 20 novembre 2011
    N'ayant vu aucun autre opus, à ce jour, du grand italien, je ne peux m'exclamer "Du grand Fellini" et me contenterai d'un simple "Du grand cinéma !". Parfois drôle, parfois émouvant, souvent jouissif et globalement totalement absurde, le film, qui affiche clairement sa conscience d'en être un, nous emporte deux heures durant dans cette croisière, qui contient un bon lot de personnages tous plus atypiques les uns que les autres. Du bonheur !
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

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    5,0
    Publiée le 18 janvier 2016
    Film italien de Federico Fellini
    C'est évident : du cinéma à l'état pur. Que de qualités pour ce film qui fait partie des
    chefs d'oeuvre de Fellini. Une réalisation parfaite : du Noir et Blanc à la couleur, les mouvements de caméra, les décors,, tout est voulu et maîtrisé.
    En plus, tous les acteurs sont excellents, même pour les petits rôles.
    De très belles séquences (le début en cinéma muet, le concert avec les verres, dans la soute un concours de chant, les repas...)
    Ce film peut être considéré comme un film symbolique : une civilisation qui disparaît, la fin de valeurs esthétiques, la nostalgie d'un monde qui n'existe plus.
    Symbole du rhinocéros ? Mystère.
    En tout cas, c'est un film magnifique par son style, ses décors, sa musique et par ses acteurs.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 16 août 2010
    les premières minutes sont une évocation de la naissance du cinéma : on passe du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, etc. Ce film est prodigieux, déjanté, drôlatique et tragique lorsqu'il évoque notamment le naufrage (au sens propre et figuré) de la domination européenne. James Cameron a forcément vu ce film pour réaliser Titanic...
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 9 septembre 2014
    En 1984, Fellini sort "E la nave va"; il s'agit d'une satire sociale se déroulant au début de la première guerre mondiale. La haute société se prépare à rendre un dernier hommage à sa grande Diva décédée, Edmée Tetua, et disperser ses cendres au large de l'île d'Erimo, selon les dernières volontés de la défunte... Une œuvre où se mêlent lyrisme et comique, le tout teinté de mélancolie. La mise en scène de Fellini est superbe et raffinée; les décors et costumes somptueux, la photographie, sublime (avant d'être en couleur, elle passe par le sépia et le noir et blanc). Les acteurs livrent tous de très belles prestations. A noter la scène du début, en clin d'œil au cinéma muet, formidable. Etant donné la disparition de Nino Rota, la bande originale est signée ici Gianfranco Plenizio. "E la nave va" est un de mes Fellini préférés et un de mes films préférés tout court. Un grand film, merveilleux, d'où se dégage une certaine nostalgie... Pour ma part, ce film mérite d'être considéré comme un chef-d'œuvre.
    Fritz L
    Fritz L

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    5,0
    Publiée le 5 juillet 2007
    Ce film est un paradoxe ; il est certainement l’un des plus réussi, des plus poétique, des plus abouti de Fellini et pourtant ce l’échec fut terrible. Encore aujourd’hui il est impossible à trouver en DVD. Le maître italien a porté ce projet pendant trois années pour le peaufiner, l’améliorer sans cesse. Et le résultat final tient du prodige.


    Il est difficile de narrer l’histoire, d’une part parce qu’elle n’est qu’un accessoire pour mettre en valeur la satire sociale d’une société moribonde à laquelle Fellini sait ne pas survivre. D’autre part, la dévoiler c’est mettre en évidence ses excès et ses incongruités qui, une fois le film vu, font sa force, lui donnent aussi un côté baroque et une puissance mélancolique inouïe.


    Fellini signe là un film testament. Il rend hommage au cinéma de jadis, dont le sien, et l’on retrouve tout ce que l’on admire chez lui. A l’image de son paquebot, il remet sa vie à flot, à travers une galerie de personnages tous aussi excentriques les uns que les autres ou des décors faramineux, pour mieux signifier l’opulence et la superficialité bénéfique de ce monde appelé à disparaître. Il s’appuie également sur une technique étourdissante de maîtrise tant dans ses effets de mise en scène, que sur la lumière et une direction artistique de grande classe.


    Quant aux acteurs, à l’image de Jeffrey Jones, sorte de Monsieur Loyal de ce grand cirque, ils sont tous excellents, avec une mention pour Barbara Jefford qui campe une Ildebrande Cuffari, petsèque adorablement détestable.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    2,0
    Publiée le 8 janvier 2022
    Une croisière funéraire lyrique assez ennuyante, le film étant une succession de scènes folkloriques parfois séduisantes, mais avec trop de personnages et sans réel fil conducteur.
    Après reste la magie de Fellini.
    DAVID MOREAU
    DAVID MOREAU

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    1,0
    Publiée le 29 janvier 2022
    Les temps sont durs et l'écho du créateur résonne si loin....et plus si affinités. J'ai juste loupé l'embarquement de ce bateau.
    bsalvert
    bsalvert

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    2,0
    Publiée le 26 mai 2011
    un film dans lequel le plaisir des acteurs n'a pas traversé la toile.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 9 mai 2014
    Fellini ne manque pas d'imagination mais hélas c'est petite croisière ne m'a pas fait rêver et il est difficile de suivre son cap.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 3 février 2013
    Quelque soit la beauté formelle de ce film, il ne me parait pas possible de le considérer comme un chef d’oeuvre tant il est inclassable et personnel à l’univers de Fellini, génie cinématographique certes mais dont la jouissance de la totalité de son oeuvre est réservée à un nombre restraint de spectateurs. Parmi toutes ses passions, le réalisateur fait ici la part belle à l’opéra italien. Même s’il ridiculise un peu les interprètes, il en sublime les voix et ne peut cacher l’admiration qu’il leur porte . L’ensemble constitue un magnifique spectacle malgré une absence de scénario et un grand n’importe quoi dans les péripéties...Tout est beau, sauf les dialogues qui dans ce contexte ne peuvent être qu’insignifiants. Ce film est à la fois le contre point d’Amarcord où l’on voyait apparaître un grand bateau illuminé et sans doute le plus réussi de sa fin de carrière. ''Et vogue le navire’’ est peu connu et passe rarement dans nos salles, sa vision serait totalement dénaturée par un écran de télévision fut -il de 140 cm . Les cinéphiles et les passionnés de l’art italien doivent pourtant vraiment le connaitre, Fellini y retrouve toutes ses qualités originelles.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,5
    Publiée le 29 février 2020
    Lassé peut-être d’explorer son monde par échantillonnage du réel, Fellini a créé son monde à lui, généré par la (dernière) volonté d’une cantatrice fictive : voir ses cendres emportées sur l’île de ses souvenirs. C’est un paquebot de luxe qui les emporte avec tous ses amis pour une cérémonie funéraire qui se transforme en croisière, une sorte de Titanic doté d’une quête artistique. Étant donnée l’exiguïté qu’engendrent & perçoivent autant d’artistes sur le pont & dans les cabines, on peut dire aussi bien pour eux que pour Fellini ou la défunte que… c’est dans la boîte.

    Pas une boîte de “conserve” toutefois, plutôt une boîte de Petri sociologique : microcosme excentrique, le navire agit en catalyseur de personnalités soudain libres de se reconnaître & de s’exhiber presque sans jugement. Il va faire germer une nouvelle société en étages, où les “classes” sont strictement séparées mais dont chaque contact est prétexte à réaction : ici les machinistes deviennent une audience pour les quelques chanteurs d’opéra qui s’ennuient parmi les passagers, là les réfugiés serbes deviennent objets de dégoût.

    Freddie Jones (devenu imprésario de “Rhinoceros Man” trois ans après le passage de Lynch), chroniqueur de son état, est le témoin. Sa flagrante incompétence bouffonne n’importe d’ailleurs pas, car on compte sur lui : lui seul a le droit de regarder la caméra, c’est lui qui filtre les agissements mondains pour les rendre “spectatibles”, & subrepticement, en dépit de sa maladresse, il deviendra translateur moral entre des gens d’une même classe que la promiscuité pousse à l’incompréhension mutuelle.

    Voire, le journaliste participera à ce que cette traversée d’une Méditerranée aux dimensions atlantiques perde d’une binarité ostensible si le thème des classes sociales n’avait pas suffit à la représenter : le premier soir, la Lune (“elle paraît fausse !”) se levait au moment du coucher du Soleil & l’on ne manquait pas, pendant qu’un personnage poète relevait le contraste du chaud du jour & du froid de la nuit, de remarquer les couleurs bien séparées à l’écran.

    L’atteignement du juste milieu, ce mélange ultime que le réalisateur opère en se frottant les mains, il se produit quand, au troisième jour, les choses deviennent “bizarres”. Comprendre : “normales”, car ce sont enfin des préoccupations humaines et non morales, réelles & non mondaines qui s’imposent : la guerre, surtout, enfin – on est en 1914.

    Le cinéma ne devrait-il parler que de sa propre époque ? C’est ce que Fellini a en tout cas toujours cherché à faire & à enseigner, trébuchant fréquemment sur la frontière entre documentaire & fiction, incapable d’évoquer l’Histoire avec un grand I sans grossir ses traits à l’extrême.

    Son film naît du muet : au début, personne ne parle, il use même d’intertitres & il n’y a aucune musique. Simulant à merveille la spontanéité des années 10, prémices de la démocratisation de la caméra, il livre une énième leçon en faisant semblant de tirer avec peine son œuvre de son faux grand âge – les intertitres disparaissent, les dialogues parlants arrivent & le filtre sépia s’efface ; le dernier symptôme du vieux cinéma servira justement à la séparation des classes qui nous met dans le bain : les machinistes s’agitent plus vite que les ouvriers de Metropolis tandis que les nantis sont en slowmotion.

    Survenu de la naissance même de l’art, sacrifiant littéralement un bateau d’artistes dans leur tristesse commune d’avoir perdu une amie & collègue, E la nave va n’est pas qu’une expérience réussie avec pas mal de mutations volontaires du génome social au travers de ses scènes : c’est une œuvre d’art D’ART.

    → https://septiemeartetdemi.com/
    Philippe C
    Philippe C

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    3,0
    Publiée le 18 octobre 2013
    Entre narration, opéra, surréalisme, poésie, vision historique, ode au cinéma d'antan, loufoquerie, message politique, on a quelques difficultés à classer ce film métaphorique et parfois un peu ennuyeux.
    Malgré cela il y a quelques scènes d'anthologie, comme les chanteurs au milieu des ouvriers qui alimentent les chaudières du bateau ou encore les scènes avec le rhinocéros, le concert de verres dans les cuisines, et l'hypnose de la poule.
    Les décors a minima, rappellent souvent ceux de l'opéra : la mer n'est pas une vraie mer, les cuirassiers sont en carton pâte? Tout cela est voulu et apparent
    La fin pourrait ressembler au Titanic ..ou bien, prémonition, à ce qui passe au large de Lampedusa...
    Newstrum
    Newstrum

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    4,5
    Publiée le 19 avril 2017
    Le dernier des grands Fellini. Un film sur la fin d'une époque, empreint de poésie et de nostalgie. Le navire du titre semble voguer sur les flots du temps. Voir ma critique complète sur mon blog :
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    3,0
    Publiée le 1 août 2020
    Et vogue le navire m'a plutôt séduit.
    Je ne suis pas forcément un grand fan de Fellini (je trouve malheureusement ces films souvent trop longs et contemplatifs comme c'est le cas pour Huit et Demi et La Dolce Vita) mais ce film-ci m'a plutôt plu et ne tombe pas trop dans les travers du réalisateur italien.
    L'histoire est séduisante. On suit les mésaventures d'un paquebot, le Gloria N., et de ses passagers qui avaient initialement pour but d'accompagner les cendres de la défunte cantatrice Edmée Tetua. Ce paquebot se retrouve embarqué dans un contexte historique plus grand que lui spoiler: (l'explosion des tensions entre les nations européenne, qui mènera par la suite à la Première Guerre Mondiale)
    .
    Les acteurs jouent dans l'ensemble plutôt bien. Les décors de navire sont très réussis et on est parfaitement immergé dans une croisière au début du XXe siècle.
    C'est surprenant que ce film ne fasse pas partie des plus notoires de Federico Fellini, car c'est pour moi un de ses meilleurs.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 12 août 2017
    Alors au crépuscule de sa carrière, il ne tournera plus que trois films par la suite, Federico Fellini propose Et vogue le navire... en 1984 où il évoque une croisière organisée pour les funérailles d'une cantatrice célèbre.

    C'est en 1914 que le cinéaste italien nous immerge, nous emmenant sur un navire où il va mettre en scène quelques affrontements, que ce soit musicales ou entre humains au cœur d'un magnifique hommage à l'art, à la musique et au cinéma. Les premières minutes sont d'ailleurs mémorables avec l'évocation de la naissance du muet, Fellini faisant passer son oeuvre du muet au parlant puis du noir et blanc à la couleur.

    Satire sociale pertinente, Et Vogue Le Navire... voit Federico Fellini mettre brillamment en scène une atmosphère fascinante et poétique, alors que le cinéaste italien navigue entre ton déjanté, drolatique ou encore tragique. La galerie de personnages est passionnante, excentrique, variée et riche, à l'image de l'écriture du film tant pour le déroulement que les dialogues, tout comme l'évocation du naufrage de la domination européenne. Il arrive à faire ressortir l'émotion et la magie des personnages et enjeux, sans en oublier le côté un peu déjanté qu'il maîtrise ici à merveille.

    On retrouve toute la justesse de Fellini et ça en devient un vrai régal, plusieurs séquences en deviennent mémorables à l'image de celle de la cuisine où quatre artistes font un concert à l'aide des verres à pied ou avec le rhinocéros. La photographie est très jolie, tout comme les décors et la reconstitution en règle générale, ce que Fellini ne manque pas de sublimer en maîtrisant avec grand brio sa caméra, s’appuyant sur une technique étourdissante de maîtrise tant dans ses effets de mise en scène, que sur la lumière.

    Federico Fellini propose avec Et Vogue le Navire... une oeuvre à la fois poétique, déjantée, riche et immersive, où il évoque la vie et l'art avec intelligence, sublimant de bout en bout une passionnante et excentrique galerie de personnages.
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