Twixt
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316 critiques spectateurs

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Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2013
Francis Ford Coppola réalise ce que sa stature lui permet de réaliser, du n’importe quoi. Oui, fort d’être le cinéaste à la tête d’énormités telles que le Parrain ou encore Apocalypse Now, l’ami Coppola semble avoir laissé maintenant sa place à la descendance, sa fille, Sofia, du moins qualitativement. Oui, à l’inverse d’un Spielberg, d’un Ridley Scott et j’en passe, cinéastes constants, à peu de chose près, Coppola, lui, s’est gentiment mais sûrement effacé pour ne pointer que parfois le bout de son nez au travers, ici, d’une œuvre insignifiante, telles que celle-ci. Twixt, fable néo-gothique à l’esthétisme soigné mais à la maigreur scénaristique absolue.

Oui, ici le maître cinéaste trace le destin d’un écrivain romancier en mal d’inspirations, fort d’un semi succès ne faisant pas de lui un incontournable. Val Kilmer, lui aussi un individu échappé d’une gloire d’antan que l’on ne rencontre plus très souvent, incarne ledit romancier. Père d’une jeune fille décédée, un mariage difficile et des finances contraignantes, voilà la route toute tracée pour notre ami Hall Baltimore, qui trouve à Swann Valley, petite bourgade austère comme le cinéma nous en a servi des tonnes, une nouvelle inspiration, un nouveau sens à sa vie. Coppola traite ici, l’on semble comprendre, du deuil, de légendes et de religion.

Pour être honnête, l’on ne discerne pas franchement ou le cinéaste tente de nous entraîner. Sans doute dans les méandres de son inconscient, dans un film hybride qui n’a ni stature ni but précis si ce n’est fantasmer sur un univers bien particulier. L’écrivain rêve, se propulsant dans les ténèbres, rencontrant des personnalités douteuses, Edgar Allan Poe, plus particulièrement, tentant de revenir sur un tragique évènement d’antan. Oui, que vient faire là le célèbre écrivain de son temps, que vient faire dans la soi-disant réalité un shérif détraqué, quel est le sens du clocher à plusieurs horloges? Il apparaît très vite, à moins de perdre un temps fou à sonder son esprit, que l’on ne nous amènera pas de réponses, et pire encore d’un point de vue engouement, que l’on s’en fiche royalement.

Seul élément à sauver le film d’un sinistre désenchantement, son esthétique. Oui, Coppola, malgré tout, est resté un savant vendeur d’images, un cadreur hors pair, un cinéaste génial à qui l’on a malheureusement coupé les ailes en termes d’inspirations. Regrettable alors qu’on image à quel point le bonhomme peut être énorme si l’on lui confie quelque chose de substantielle. Pour ne pas être impoli, disons simplement que Twixt apparaît comme un fantasme de vieillard, comme une œuvre loufoque d’un cinéaste dépassé qui tente de s’exhiber dans des registres peu communs. Une véritable souffrance que d’endurer, heureusement, l’heure et demie qui constitue son dernier film, un navet en puissance et ce malgré une prestation plutôt sympathique de l’autre oublié du cinéma, Val Kilmer. 05/20
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2013
Malgré son retour surprenant, un nouveau film de Francis Ford Coppola, c'est toujours un évènement, le réalisateur d'Apocalypse Now étant revenu derrière les écrans après dix ans d'inactivité. Passé au numérique, le metteur en scène nous a pondu deux œuvres pour le moins singulières. Il continue donc dans cette voie avec son 22e film, Twixt, nous présentant à nouveau une étrangeté difficilement abordable, revenant pour le coup à ses premiers amours... En effet, l'ex-assistant de Roger Corman qui a, comme beaucoup, commencé avec le cinéma de genre, retrouve le fantastique à travers cette histoire d'enquête fortuite dans les méandres d'une petite bourgade. Notre héros, un écrivain déchu, atterrit dans ce coin paumé plein de secrets et de gens atypiques, afin de dédicacer en vain son nouveau roman. Les différentes rencontres qu'il va faire ainsi que la disparition d'une jeune fille vont lui donner une certaine nouvelle inspiration et le pousser à mener sa propre petite enquête sur cette mystérieuse disparition, se faisant pour cela aider par un shérif fan de ses œuvres et même le fantôme d'Edgar Allan Poe, l'écrivain américain ayant lui-même passé un certain temps dans la bourgade maudite. Au premier abord dénué de toute logique (les apparitions fantomatiques ne sont guère expliquées), garni de quelques séquences déstabilisantes et de dialogues peu abordables, Twixt rejoint les deux précédents films du réalisateur dans cette atmosphère aussi bizarre qu'intrigante. Ainsi, à travers son investigation, notre héros de base torturé va pénétrer dans un monde de mystères, de secrets et de révélations douteuses et insoupçonnées, le changeant à jamais. Ce protagoniste est incarné par un Val Kilmer éternellement sur le retour, bouffi et sans plus aucun charme mais néanmoins ici brillant, la sobriété générale de son jeu et sa conviction naturelle en faisant un héros tout à fait attachant. En soi, Twixt est un film indéniablement inégal, déroutant et peu mémorable, la qualité visuelle du long-métrage pouvait aisément faire passer Sin City pour un chef-d’œuvre. De plus, de nombreux passages inutiles et un certain rythme lancinant ne favorisent aucunement la compréhension du film. Toutefois et au final, le long-métrage demeure intrigant et par moments d'une poésie macabre envoutante qui ne mérite pas intégralement le blâme mais qui dévoile au contraire une nouvelle facette d'un metteur en scène déchu qui trouve une certaine renaissance à travers des œuvres plus personnelles que jamais.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 2 février 2013
Très mauvais film . On s'ennuie , il n'y a aucune intrigue , c'est incompréhensible , c'est pénible ... Bref , ce film ne vaut pas la peine d'être visionné . 1/5
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2013
Même si l’œuvre ne séduit pas en permanence, force est de constater ici un vrai travail esthétique entre le cinéma expressionniste de Murnau et la poésie sombre d'Edgae Allan Poe, dont le fantôme hante littéralement au sens propre le fil de Coppola.
Jouant sur la couleur et le noir et blanc, sur le rêve et la réalité, cette danse trouble ou s'immisce la culpabilité d'un auteur qui se sent responsable de la mort de sa fille reste un objet cinématographique ambitieux qui remplit bien son rôle fascinant pour les passionnés du 7eme art.
Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2013
Coppola en a marre qu’on lui parle de sa gloire passée. Il en a marre qu’on lui parle d’Apocalypse Now, de Brando, alors il tente une sortie honorable, en essayant de se réinventer, et de repartir à zéro, (c’est impossible et il le sait).il faut voir les références qui pullulent, et mêmes les autocitations voir l’auto bio pure et simple. Val kilmer, c’est lui. C’est cadré avec une précision de malade, et les plans sont virtuoses. Il abuse des contrastes de lumières et des textures. On aboutit à quelque chose de beau plastiquement, mais de très froid, le numérique à ses qualités et ses défauts. L’atmosphère gothique est agréable, la séance de spiritisme marrante, et l’esthétique est très glacée, à la Sin City. L’histoire est un peu fourre-tout, le climax ne surprend pas tellement le reste nous paraît artificiel parce que c’est contrôlé et sans folie aucune. On dirait le travail d’un ado de près de 80 ans, très talentueux, mais qui a peur de se laisser aller. Coppola en a marre qu’on lui rappelle son passé, mais son passé se rappelle tout le temps à lui.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 janvier 2013
Une ambiance gothique jusqu'au bout des ongles, des tas de clichés, mais traités avec un mélange d'esthétisme très réussi et de second degré désarmant, qui survient souvent aux moments les plus inattendus. Beaucoup d'humour aussi, et une continuelle ambiguïté entre gravité et dérision, une déconstruction progressive des structures traditionnelles du récit et une fin en queue de poisson : Twixt est un film étrange. Très étrange.
Un film où l'on se demande toujours plus ou moins où l'on se trouve, dont la beauté ne peut que conquérir mais dont les défauts et la tendance à trop brouiller les frontières - toutes les frontières - peuvent aussi rebuter.

A vouloir rompre et morceler son récit, Coppola obtient en effet un résultat parfois un peu trop déstructuré, et qui finit par perdre en cohérence. Certaines scènes se juxtaposent au reste sans réellement s'y enchaîner, et donnent l'impression d'avoir été posées là un peu au hasard, trop vite. Le film aurait peut-être gagné à une vingtaine de minutes en plus, pour étoffer un peu mieux sa dernière partie.

Malgré cela, je me suis laissée conquérir avec un très grand plaisir et une fascination indubitable. Je ne le conseillerais pas à grand monde, ce film, sinon à ceux qui comme moi aiment se perdre sur des chemins insolites, possèdent un solide sens du second degré et aiment sortir d'une salle avec des questions plein la tête, un mélange d'émerveillement esthétique, d'amusement et d'incertitude sur la nature exacte de ce qu'ils viennent de voir.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 janvier 2013
Twixt, deux doigts coupent fin ! Et c'est bien fini! La magie et la "poésie" de ce film n'a pas opéré sur moi.Le semblant de scénario à la Stephen King , ne prend pas.Sa réalisation est plutot moyenne (pourtant c'est du Coppola), les reves d'un Val Kilmer qui manque terriblement de crédibilité, deviennent mou et agaçants.L'esprit reste curieux mais on est déçu au final.Un film peut etre trop rapide (1h20), survolé et ennuyeux avec des acteurs pas franchement convaincants.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 janvier 2013
On dirait un film d'un mec de 20 ans qui a du potentiel et qui fera probablement de grandes choses dans le suite de sa carrière . Audacieux il lui restera à épurer son oeuvre . Et enfaîte c'est Coppola , ce jeunot nous livre une oeuvre bourré de défauts mais tellement belle esthétiquement avec une mise en scène stylisée . Pas mal comme seconde jeunesse .
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 janvier 2013
....Quelle déception...sans dévoiler la fin quelle déception vraiment! Il y avait une ambiance, il y avait de bonnes idées et une esthétique vraiment sympa, il y avait Val Kilmer en écrivain porté sur la bouteille (comme tout écrivain dans les films d'ailleurs) et puis ce nom au générique... De Palma. C'est moche de vieillir vraiment ça rend maladroit...il faut croire.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2015
Depuis son retour derrière la caméra en 2007, Coppola affiche une liberté totale par rapport aux studios avec lesquels il aura bataillé tout au long de ses meilleures années créatives. A plus de 70 ans c’est désormais à une introspection que se livre le réalisateur à travers ses films. Comme toujours chez Coppola l'italien d'origine, c’est la famille qui sert de guide à la création artistique. Il va ici très loin dans l'exposition de ses blessures intimes, évoquant de manière explicite dans une scène onirique en présence de la figure tutélaire d'Edgar Allan Poe, la mort de son fils Gian-Carlo en 1986 dans un accident de speed boat. Par Val Kilmer interposé il semble se repentir de sa trop grande implication à l'époque dans son travail qui l'a certainement empêché d’apporter la présence affective nécessaire à son fils aîné. Cette douleur pressentie dès l'entame du film à travers les rapports de Hall Baltimore (allusion à la ville ou Poe à longtemps vécu et a trouvé la mort en 1849) avec sa femme, met plus des deux tiers du film pour se révéler. En convoquant Edgar Allan Poe auprès de l'écrivain de seconde zone qu'est Hall Baltimore, Coppola se confronte aux affres de la création et à l'énorme don de soi qu'elle exige. Baltimore est en panne d'inspiration et Edgar Allan Poe lui montre par l'exemple que c'est en allant puiser dans la grande douleur de sa vie (sa femme Virginia morte à 25 ans) qu'il a dressé le portrait de ses héroïnes célèbres (Ligeia, Lenore) et écrit son poème le plus reconnu (The Raven). Coppola qui selon ses propres dires a failli devenir fou sur le tournage d' "Apocalypse Now" connaît bien les conséquences néfastes d'une implication extrême. Il intègre ses réflexions à un univers fantastique balisé par les pérégrinations oniriques d’un Hall Baltimore cornaqué par le shérif du village (Bruce Dern démoniaque) qui entend profiter de la présence inespérée de l’écrivain en mal d’inspiration pour que celui-ci lui serve de marchepied vers la reconnaissance publique de l’acte insensé qu’il vient de commettre. Le réalisateur qui filme magnifiquement (en numérique) les rêves de Baltimore, parsème son film de références à ses travaux passés comme « Outsiders », « Rusty James » ou « Dracula ». C’est sûr, les partis pris radicaux de Coppola et l’aspect un peu déstructuré de son récit ont dû en rebuter plus d’un y compris parmi ses plus fidèles admirateurs qui n'ont sans doute pas compris depuis quelques années les chemins de traverse empruntés par l’ancien enfant chéri d’Hollywood. Mais qui peut vraiment reprocher à un homme de 70 ans de s’octroyer une liberté totale quitte à livrer des films imparfaits aux moyens forcément limités, conséquence consubstantielle désormais à cette liberté recherchée et retrouvée ? « Twixt » film quelquefois un peu déroutant voire pompeux à certains moments réserve quelques très bonnes surprises comme la renaissance d’un Val Kilmer que l’on avait pas vu depuis longtemps à pareil fête ou la voix-off si particulière d’un Tom Waits parfait pour donner en introduction le ton mystérieux utile à Coppola pour emporter notre adhésion à une suite un peu chaotique qui aboutira à une fin brutale qui nous arrive en pleine face comme si après avoir bien travaillé Coppola nous plantait là pour aller se boire une bonne bouteille issue des vignes qu’il cultive amoureusement depuis plus de trente ans.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 janvier 2013
C'est un film de genre décalé, un horror movie un peu littéraire, bien construit. Le seul reproche que l'on peut faire c'est de rater quelques coches qui auraient rendu l'histoire un peu plus intriquée et donc plus intéressante.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 janvier 2013
Néophytes : passez votre chemin. Je n'ai vu là qu'un recueil d'essais de réalisation, de montage, de techniques, de pirouettes scénaristiques, le tout mal ficelé ensemble... bref un film d'essai ne présentant pas d’intérêt : lent, décousu et rasoir. Navré de ne pas avoir le haut niveau intellectuel requis pour apprécier le génie de M. Coppola. Je dois être sans doute être un abruti de plus qui trouve ce "film" très mauvais.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2013
j'attendai mieux en ayant lu le sujet
je me suis un peu perdu comme le personnage principal
entre les moments de rêves et de réalité
l'histoire est séduisante mais il manque un je ne sais quoi
ZOGAROK
ZOGAROK

17 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2013
C'est l’œuvre d'un cinéaste se vivant soudain comme un gamer, s'attachant à la mise en scène avec une superficialité revêche. Résultat : un spectacle curieux, nonchalant et ravissant, cynique et généreux. Une sorte de rêve lucide où Coppola assume et revendique un lâcher-prise tout en portant haut ses ambitions d'esthète et d'explorateur introspectif.



>> Lire la chronique intégrale sur Zogarok : (à venir)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 janvier 2013
Alors on a envie de le voir... l'affiche est belle, le synopsis prometteur.
Oui mais voila, on se fait ch*** !
L'histoire n'a ni queue ni tête, on dirait un puzzle qu'un gamin fou aurait mal assemblé.
On attend un truc... n'importe-quoi, qui nous rappellerai Dracula ou même donnerait un quelconque intérêt à ces 90 minutes de votre vie que vous aller gaspiller.

Ami cinéphile amateur de SF, passe ton chemin.
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